:storygold: :s25: đŸ‡”đŸ‡č :fpf: :vianense: O LeĂŁo de Lisboa

Ca sent le clash pour un départ ça

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come jessica alba GIF

Viens Ă  Wrexham Ganso !! :grin:

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@FC_Guimaraes

@Rhino en vrai y’aura pas vraiment besoin de clash. Il est trùs bon et je doute pouvoir le retenir trùs longtemps.

@Manthyz paye !!

- « des lignes rouges plus que franchises » -

Le vent d’automne soufflait plus fort qu’à l’accoutumĂ©e sur la cĂŽte de Viana do Castelo. Un vent rugueux, qui giflait les vitres de la Citadelle des Anges avec une fureur que l’on aurait cru presque humaine. Il y avait dans l’air une tension, comme un silence trop lourd dans un huis clos, une pression invisible mais constante qui pesait sur les Ă©paules de tous ceux qui portaient les couleurs bleu et blanc de Vianense.

Depuis plusieurs semaines, la guerre de l’ombre entre AnĂ­bal GuimarĂŁes et Lamar Jackson avait quittĂ© le domaine sportif pour devenir une sĂ©rie noire. Ce qui n’était au dĂ©part qu’un affrontement idĂ©ologique et tactique entre deux entraĂźneurs aux philosophies diamĂ©tralement opposĂ©es s’était muĂ© en quelque chose de plus toxique, de plus dangereux. Et avec les rĂ©vĂ©lations de Lamar, distillĂ©es dans une interview surrĂ©aliste qui avait fait le tour des tabloĂŻds britanniques et lusitaniens, une nouvelle frontiĂšre venait d’ĂȘtre franchie.

Des noms furent prononcĂ©s. Pas seulement celui d’AnĂ­bal, qu’on accusait d’avoir trempĂ© dans des affaires louches ou d’ĂȘtre le pantin d’un rĂ©seau plus vaste. Mais ceux de ses proches. Ses fils. Son sang. Victor GuimarĂŁes, latĂ©ral prometteur, joyau de l’acadĂ©mie. Et Ganso, le fils de Saldanha, son filleul de cƓur, son poulain. Deux gamins de moins de vingt ans, catapultĂ©s malgrĂ© eux dans l’arĂšne.

« Quand ils ne peuvent pas m’abattre, ils s’en prennent Ă  ceux que j’aime. VoilĂ  leur mĂ©thode. » avait soufflĂ© AnĂ­bal, la mĂąchoire crispĂ©e, les yeux rouges de colĂšre froide.

Quelques jours aprĂšs la publication de l’interview, une pancarte fut retrouvĂ©e devant le portail de la maison familiale. Dessus, une menace explicite : « Le sang appelle le sang. Tu veux la guerre ? Tu l’as. » La plaque Ă©tait signĂ©e d’un symbole Ă©trange, une sorte de cobra stylisĂ© mĂȘlĂ© Ă  un ballon de football. Il n’en fallut pas plus pour que Yessica, habituellement stoĂŻque, fonde en larmes. Les enfants avaient Ă©tĂ© immĂ©diatement exfiltrĂ©s par la sĂ©curitĂ© privĂ©e. La nanny, ancienne militaire reconvertie, dormait dĂ©sormais dans la chambre attenante aux jumeaux.

À Vianense, le directeur gĂ©nĂ©ral Hugo Viana convoqua un comitĂ© d’urgence. Les bureaux du centre d’entraĂźnement furent sĂ©curisĂ©s avec des contrĂŽles biomĂ©triques. Les entrĂ©es visiteurs furent suspendues pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e. Et, sur ordre d’AnĂ­bal, une cellule de crise fut créée. Chaque membre du staff, chaque Ă©ducateur, chaque agent de sĂ©curitĂ© reçut une consigne claire : « PrioritĂ© absolue Ă  la sĂ©curitĂ© de Victor et Ganso. »

Les deux jeunes furent alors installĂ©s au centre de formation du club, devenu leur bunker. Une aile entiĂšre leur fut rĂ©servĂ©e, rĂ©amĂ©nagĂ©e en mini-appartement. Des vigiles armĂ©s patrouillaient nuit et jour dans les couloirs, discrets mais intransigeants. Le terrain d’entraĂźnement n’était plus un sanctuaire, c’était devenu une forteresse.

Un soir, alors qu’Aníbal rentrait tard aprùs un match à Braga, il passa voir les deux jeunes. Il frappa doucement à la porte. Ganso ouvrit, torse nu, visiblement sorti du sommeil.

« T’as pas cours demain ? » demanda AnĂ­bal avec un demi-sourire.

« J’ai cours de la peur, Ani. Et elle est ouverte H24. » rĂ©pondit Ganso, l’air las.

Assis sur le canapĂ©, Victor, les yeux cernĂ©s, ne dit rien. Il fixait un Ă©cran diffusant les images d’un match passĂ©, peut-ĂȘtre pour s’échapper.

« Je suis désolé, les gars. Vous ne devriez pas vivre ça. Pas à votre ùge. »

*« Ce n’est pas ta faute, paĂŻ. » murmura Victor. « Mais ils veulent te faire craquer. Et nous, on encaisse Ă  ta place. »

Ces mots transpercÚrent Aníbal. Ils le déchirÚrent plus que les pires défaites.

« Vous ĂȘtes ma fiertĂ©. Et ma faiblesse. Mais je vous le promets
 Ce cauchemar va s’arrĂȘter. BientĂŽt. »

Il se leva, leur tapota l’épaule et sortit en silence. Dehors, la pluie s’était mise Ă  tomber, drue, lavant les pĂ©chĂ©s d’un monde devenu fou.

À la confĂ©rence de presse suivante, lorsqu’un journaliste britannique osa lui demander s’il ne pensait pas que le conflit avec Lamar avait Ă©tĂ© « surjouĂ© » par les mĂ©dias, AnĂ­bal, stoĂŻque, dĂ©clara simplement :

« Le jour oĂč vous recevrez une photo floutĂ©e de votre enfant avec une croix rouge dessus, vous viendrez me reparler de ‘surjeu’. »

Et dans la salle, personne n’osa rĂ©pliquer.

- Chapitre 827 -
- « L’ombre du rĂȘve Â» -
- Chapitre 829 -
Coming SOON - 01/09
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Toute cette histoire prend des proportions folles. Ca va se terminer par la mort de quelqu’un

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Est-ce que la mort d’un personnage marquera la fin de l’histoire
 avant de passer sur FM26 ? :stuck_out_tongue:

En tout cas, sombre histoire tout ça


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Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino EspĂ©rons qu’on en arrive pas lĂ .

@CaptainAmericka Avant le passage Ă  FM26 je sais pas.

- E se este fosse o ano deles? -
- Et si c’était leur annĂ©e ? -

Alors que le club de Vianense reste sur 19 victoires consĂ©cutives et n’a plus perdu depuis le 11 septembre et la septiĂšme journĂ©e contre le Benfica. Ce mois de Janvier s’annonçait charniĂšre avec un tour de Taça et les demi finales d’Allianz Cup mais aussi avec la fin de la phase de championnat d’Europa League.

L’annĂ©e a commencĂ© par une opposition en Taça contre le Sporting Portugal. Le match fut engagĂ© malgrĂ© la jeunesse du onze de Vianense. Rapidement menĂ© au score Viana a su revenir en dĂ©but de seconde pĂ©riode Victor servant idĂ©alement Adjei en profondeur. Le buteur ghanĂ©en ne se fit pas priĂ© pour trouer les filets adverses. EmmenĂ© en prolongation, le Sporting craqua totalement en encaissant sur une incursion de Luis Almeida tandis que Adilson assurait la qualif avant la pause. Dans la foulĂ©e, les deux clubs se retrouvaient en championnat et cette fois ce sont les cavaleiros qui ouvrĂšrent le score sur un centre tir de Pedro Tiba. Si le Sporting rĂ©ussit Ă  revenir au score avant la pause. Vianense continua son Ă©treinte Ă  la reprise et fut rĂ©compensĂ© Ă  l’heure de jeu avec un nouveau but de MamadĂș sur un service de SĂ©rgio Mata.

Contre Gil Vicente, le club du Minho ouvrit de nouveau rapidement le score avec un but tout en puissance d’Emmanuel Adjei parti en profondeur. Le match tomba dans un faux rythme. Il fallu attendre les derniĂšres minutes pour voir le trĂšs jeune Luvanor marquer le second but suivi de MamadĂș. Vianense remis ça contre Salgueiros avec des buts de Ganso et d’Adjei qui pliĂšrent le match juste avant la pause en deux minutes.

Quelques jours plus tard Vianense retrouvait l’Europa League pour finir sa campagne principale avec un dĂ©placement au Feyenoord avant de recevoir une semaine plus tard le shakhtar. Les nĂ©erlandais second de leur championnat ont ouvert le score aprĂšs 45 secondes profitant de l’apathie de la jeune dĂ©fense des cavaleiros. Pedro Tiba Ă©galisa toutefois aprĂšs moins d’un quart d’heure sur un dĂ©bordement vorace plein d’agilitĂ©. En seconde pĂ©riode MamadĂș donna l’avantage aux siens avant de voir Luvanor marquer de nouveau sur un corner de SĂ©rgio Mata. Peu avant la fin du match MamadĂș s’offrit un doublĂ© sur un service de Victor Ă  peine entrĂ© en jeu.

LancĂ© dans une sĂ©rie folle Vianense s’imposa seur le fil en Allianz Cup pour sa troisiĂšme opposition du mois contre le Sporting. PortĂ© par sa jeunesse, Viana ouvrit le score par son jeune latĂ©ral gauche Marcos Paulo. 3 minutes plus tard Gilson Silva doublait la mise. En seconde pĂ©riode le Sporting a d’abord rĂ©duit le score avant d’égaliser. Alors qu’on se dirigeait vers une prolongation MamadĂș sorti du bois pour marquer un but salvateur qui envoya Vianense en finale de l’Allianz Cup. Les hommes d’Anibal finirent ce mois de Janvier sur une nouvelle victoire, la 26 Ăšme consĂ©cutive. Emmanuel Adjei titulaire ouvrit le score aprĂšs 13 minutes. Le buteur ghanĂ©en servit ensuite idĂ©alement en retrait Gilson Silva pour le second but des portugais. Les ukrainiens Ă  la rue parvinrent Ă  garder le score en l’état mais en seconde pĂ©riode l’entrĂ©e de SĂ©rgio Mata changea la donne. Le jeune ailier servit d’abord Adjei qui s’offrit un doublĂ© avant de marquer lui mĂȘme le dernier but. Au coup de sifflet final, Anibal GuimarĂŁes sauta de bonheur et pris son capitaine dans les bras en lui glissant qu’il allait faire quelque chose de grand.

Avec cette sĂ©rie Vianense prends la tĂȘte du championnat devant le Benfica avec un match de moins. Toujours en course en Allianz Cup et en Taça, le club rĂ©alise aussi le grand chelem en Europa League.

Date Club Score Buteurs
:taca_do_portugal: T5 4/1/2045 :grootsporting: Sporting CP p 3 - 1 E.Adjei (52), L.Almeida (95), A.Gomes (104)
:ligaportugal: J18 7/1/2045 :grootsporting: Sporting CP 1 - 2 P.Tiba (4), MamadĂș (68)
:ligaportugal: J19 11/1/2045 :gil_vicente: Gil Vicente 3 - 0 E.Adjei (3), Luvanor (88), MamadĂș (89)
:ligaportugal: J20 14/1/2045 :salgueiros: Salgueiros 0 - 2 Ganso (39), E.Adjei (40)
:europa: M7 19/1/2045 :feyenoord: Feyenoord 1 - 4 P.Tiba (12), MamadĂș (53, 78), Luvanor (64)
:allianz_cup: 1/2 22/1/2045 :grootsporting: Sporting CP 3 - 2 M.Paulo (32), G.Silva (35), MamadĂș (90+4)
:europa: M8 26/1/2045 :shakhtar: Shakhtar 4 - 0 E.Adjei (13, 61), G.Silva (26), S.Mata (77)

- Classificação -
- Classement -

Clt
Équipe
J G N P Bm Be Diff Pts
1er :grootchampions: :vianense: Vianense 20 17 2 1 47 9 +38 53
2e :grootchampions: :fc_porto: Porto 21 16 2 3 51 21 +30 50
3e :europa: :sl_benfica: Benfica 21 15 4 2 54 22 +32 49
4e :europa: :farense: Farense 21 15 4 2 39 20 +19 49
5e :conference: :casa_pia: Casa Pia 21 8 8 5 29 26 +3 32
6e :belenenses: Belenenses 21 9 5 7 34 43 -9 32
7e :grootsporting: Sporting CP 21 8 7 6 41 36 +5 31
8e :vitoria_guimaraes: VitĂłria de GuimarĂŁes 21 8 5 8 32 31 +1 29
9e :estrela_da_amadora: Estrela da Amadora SAD 21 8 3 10 25 40 -15 27
10e :tondela: Tondela 21 8 2 11 42 39 +3 26
11e :salgueiros: Salgueiros 21 7 1 13 22 45 -23 22
12e :portimonense: Portimonense 21 5 6 10 27 32 -5 21
13e :santa_clara: Santa Clara 20 5 3 12 15 35 -20 18
14e :gil_vicente: Gil Vicente 21 4 6 11 24 35 -11 18
15e :braga: Braga 21 4 6 11 30 37 -7 18
16e B :uniao_de_leiria: UniĂŁo de Leiria 21 4 5 12 26 36 -10 17
17e :ligaportugal2: :estoril_praia: Estoril Praia 21 4 5 12 27 36 -9 17
18e :ligaportugal2: :boavista: Boavista 21 2 8 11 25 47 -22 14

- Classificação -
- Classement -

Clt
Équipe
J G N P Bm Be Diff Pts
1er Q1 :vianense: Vianense :portugal: 8 8 0 0 33 5 +28 24
2e Q2 :francfort: Eintracht Frankfurt :germany: 8 7 1 0 25 7 +18 22
3e Q3 :partizan: FK Partizan :serbia: 8 6 0 2 15 6 +9 18
4e Q4 :hambourg: Hamburg :germany: 8 5 3 0 16 8 +8 18
5e Q5 :fc_porto: Porto :portugal: 8 5 2 1 30 22 +8 17
6e Q6 :manunited: Man Utd :england: 8 5 1 2 14 12 +2 16
7e Q7 :feyenoord: Feyenoord :netherlands: 8 4 3 1 16 14 +2 15
8e Q8 :midtjylland: FC Midtjylland :denmark: 8 4 2 2 16 9 +7 14
9e Barr :shakhtar: Shakhtar :ukraine: 8 4 2 2 8 9 -1 14
10e Barr :leeds: Leeds Utd :england: 8 4 1 3 23 16 +7 13
11e Barr :saintgall: St. Gallen :switzerland: 8 4 1 3 18 12 +6 13
12e Barr :marseille: Marseille :france: 8 4 1 3 16 11 +5 13
13e Barr :paok: PAOK :greece: 8 4 1 3 10 6 +4 13
14e Barr :realsociedad: Real Sociedad :spain: 8 3 4 1 13 10 +3 13
15e Barr :besiktas: Beßiktaß :tr: 8 3 3 2 16 13 +3 12
16e Barr :dundee: Dundee Utd :scotland: 8 3 3 2 15 12 +3 12
17e Barr :milan: AC Milan :italy: 8 4 0 4 14 11 +3 12
18e Barr :tsc: TSC :serbia: 8 3 3 2 15 13 +2 12
19e Barr :rapidwien: Rapid Wien :austria: 8 3 2 3 11 13 -2 11
20e Barr :lazio: Lazio :italy: 8 2 4 2 14 15 -1 10
21e Barr :hibernian: Hibernian :scotland: 8 2 4 2 10 12 -2 10
22e Barr :gorica: Gorica :croatia: 8 3 0 5 14 14 0 9
23e Barr :legia_warszawa: Legia Warszawa :poland: 8 2 3 3 11 11 0 9
24e Barr :atletico: Atlético de Madrid :spain: 8 2 3 3 9 10 -1 9
25e :ferencvaros: FerencvĂĄrosi TC :hungary: 8 3 0 5 12 16 -4 9
26e :new_saints: The New Saints :wales: 8 2 3 3 9 14 -5 9
27e :ajaccio: Ajaccio :france: 8 2 2 4 11 16 -5 8
28e :genk: Genk :belgium: 8 2 2 4 9 14 -5 8
29e :kilmarnock: Kilmarnock :scotland: 8 2 1 5 12 17 -5 7
30e :grootsporting: Sporting CP :portugal: 8 1 3 4 12 19 -7 6
31e :ljubljana: Olimpija Lublana :slovenia: 8 2 0 6 11 19 -8 6
32e :valerenga: VÄlerenga :norway: 8 0 4 4 7 12 -5 4
33e :craiova: Universitatea Craiova :romania: 8 0 4 4 11 21 -10 4
34e :levski_sofia: Levski Sofia :bulgaria: 8 0 3 5 6 18 -12 3
35e :apollon_limassol: Apollon Limassol :cyprus: 8 0 3 5 5 25 -20 3
36e :kairat: Kairat :kazakhstan: 8 0 0 8 3 28 -25 0

- Classificação dos goleadores -
- Classement des buteurs -

Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
:1st_place_medal: :guinea_bissau: :portugal: MamadĂș ManĂ© 22 (6) 20 1
:2nd_place_medal: :ghana: :portugal: Emmanuel Adjei 15 (9) 17 1
:3rd_place_medal: :portugal: Sérgio Mata 25 (6) 11 9
:brazil: :portugal: AntĂŽnio Carlos 10 (13) 9 4
:cape_verde: :portugal: LuĂ­s Almeida 18 (17) 9 8

- Classificação dos colonos -
- Classement des passeurs -

Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
:1st_place_medal: :portugal: Sérgio Mata 25 (6) 11 9
:2nd_place_medal: :portugal: Renato Pacheco 32 (1) 4 8
:3rd_place_medal: :spain: :portugal: Victor GuimarĂŁes 10 (4) 0 8
:portugal: :cape_verde: Gilson Silva 17 (12) 8 8
:cape_verde: :portugal: LuĂ­s Almeida 18 (17) 9 8
- Chapitre 828 -
- « des lignes rouges plus que franchises » -
- Chapitre 830 -
Coming SOON - 03/09
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Que c’est beau ! :heart_eyes:

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Que du vert partout. On adore ça par ici

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Dans le climat ambiant, enchainer de telles succĂšs c’est beau. Vianense est au sommet partout, en espĂ©rant que l’équipe garde le cap jusqu’au bout.

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Oh bah putain, il lui faudrait des merdes plus souvent Ă  Anibal si ça lui permet d’enchainer des rĂ©sultats comme ça :joy:

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Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@celiavalencia un mois bien plaisant en effet.

@Rhino oui on tourne bien lĂ .

@RedM1nd Anibal a jamais Ă©tĂ© si fort que lorsque la tempĂȘte menace. Il gagne la C1 avec Valladolid quand il risque une suspension pour corruption rappelons le.

@CaptainAmericka :no:

image

- « L’ombre d’un roi dĂ©chu » -

Il avait Ă©tĂ© le roi des matins dorĂ©s, celui qu’on annonçait comme l’hĂ©ritier des grands. À seulement 19 ans, Afonso Ferreira s’était imposĂ© dans l’esprit des suiveurs de Vianense comme l’une des promesses les plus flamboyantes du football portugais. Finisseur chirurgical, torse droit, regard fier et crĂąne rasĂ© de ceux qui n’ont peur de rien ni de personne, il avait tout pour rĂ©gner. Mais le trĂŽne est souvent trop Ă©troit pour ceux qui n’ont pas les Ă©paules.

Et Afonso, au lieu de grandir, avait sombré.

L’affaire des paris truquĂ©s, qui avait Ă©clatĂ© comme une bombe dans les travĂ©es de la Citadelle des Anges, avait laissĂ© des traces indĂ©lĂ©biles. Il avait Ă©tĂ© mĂȘlĂ©, avec Belarmino Raimundo, Ă  une manipulation honteuse de rĂ©sultats. Des captures d’écran, des virements bancaires, des Ă©changes codĂ©s dans des applications cryptĂ©es. E se este fosse o ano deles? avait Ă©tĂ© secouĂ©. AnĂ­bal GuimarĂŁes, furieux mais aussi brisĂ©, avait exigĂ© des sanctions immĂ©diates. Les deux jeunes furent suspendus, Ă©cartĂ©s, reniĂ©s. Afonso fut prĂȘtĂ©, loin, sans option d’achat. Non pas pour rebondir. Mais pour disparaĂźtre.

Il avait atterri Ă  Heerenveen, puis Ă  Groningen, sans jamais briller. Son jeu s’était effritĂ©, comme rongĂ© de l’intĂ©rieur. Mais le plus inquiĂ©tant n’était pas sur le terrain. C’était l’homme derriĂšre le joueur. Ce garçon, jadis si sĂ»r de lui, s’était transformĂ© en une silhouette instable, noyĂ©e dans les nuits sans fin et les excĂšs de toutes sortes.

Et puis, un soir de janvier, le nom d’Afonso Ferreira refit surface.

Amsterdam. Quartier rouge. 5h12 du matin.

Les gyrophares bleus dessinaient des cercles maladroits sur les façades en briques. À l’arriĂšre d’un fourgon de police, un jeune homme, nu comme au jour de sa naissance, hurlait des paroles sans queue ni tĂȘte en portugais approximatif. Il puait l’alcool, la sueur et le naufrage. Quelques heures plus tĂŽt, des dizaines de vidĂ©os avaient circulĂ© sur les rĂ©seaux. Un homme, visiblement sous influence, dansait sur le toit d’un bar, exhibant ses parties intimes Ă  la foule hilare. L’homme, c’était lui. Afonso Ferreira.

InterpellĂ© pour exhibitionnisme public, ivresse manifeste, et trouble Ă  l’ordre public, il fut placĂ© en garde Ă  vue. Le consulat portugais intervint pour Ă©viter un scandale diplomatique. Mais il Ă©tait trop tard. Les images avaient dĂ©jĂ  fait le tour du monde. Et surtout du Portugal.

À Vianense, Hugo Viana fut rĂ©veillĂ© en pleine nuit. Il prit le tĂ©lĂ©phone et, en voyant la vidĂ©o, soupira longuement. Il appela immĂ©diatement AnĂ­bal.

« Tu as vu ? »

« Oui
 Je ne sais mĂȘme plus quoi dire, Hugo. »

« On l’a perdu. DĂ©finitivement. »

« On l’a laissĂ© partir. C’est pas la mĂȘme chose. » rĂ©pondit AnĂ­bal, amer.

Au petit matin, un communiqué bref et glacial fut publié sur le site officiel du club :

« Le SC Vianense prend acte avec consternation des Ă©vĂ©nements survenus Ă  Amsterdam impliquant le joueur Afonso Ferreira, actuellement prĂȘtĂ©. Le joueur, dĂ©jĂ  sanctionnĂ© dans le passĂ© pour des faits incompatibles avec l’éthique du club, ne portera plus jamais les couleurs de Vianense. Nous souhaitons Ă  Afonso de trouver la paix intĂ©rieure qu’il n’a jamais su prĂ©server. »

Et ce fut tout.

Afonso, autrefois perle de la formation, enfant de la région, héros de la Coupe U19, rejoignait cette liste noire silencieuse des talents brûlés trop tÎt. Non pas par manque de talent, mais par une incapacité à porter le poids de leurs propres démons.

Dans un bar de Porto, un vieux recruteur sirotait son bagaço en haussant les Ă©paules devant l’écran :

« Ce gosse
 Il avait un pied droit comme FalcĂŁo. Mais il avait le cerveau d’un ballon crevĂ©. »

Et sur les rĂ©seaux, les rumeurs allaient bon train. Certains disaient qu’il s’envolerait bientĂŽt vers un club obscur d’Asie. D’autres murmuraient qu’il rejoindrait Lamar Jackson dans un projet improbable en AmĂ©rique. Mais pour ceux qui l’avaient vu grandir Ă  Viana, le silence Ă©tait plus assourdissant que tous les articles de presse.

Car au fond, ce n’était pas la chute d’un joueur que l’on venait de vivre.

C’était la mort symbolique d’un enfant du club.

Et cette mort-lĂ , AnĂ­bal ne la pardonnerait jamais.

- Chapitre 829 -
- E se este fosse o ano deles ? -
- Chapitre 831 -
Coming SOON - 03/09
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Des joueurs qui craquent, il y en a et il y en aura toujours

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Le monde pro n’est pas facile


Petit apartĂ© : j’ai vu passer d’ailleurs que Crystal Palace avait ouvert un centre de suivi sur 3 ans aprĂšs, pour les joueurs non conservĂ©s au club. Des suivis psycho, de l’aide Ă  la rĂ©insertion dans le monde pro et parfois mĂȘme, un poste au sein du club. C’est tellement une belle idĂ©e !
Afonso aurait bien eu besoin de ça actuellement


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Punchline approuvée !

Ça pue un peu tout ce qu’il se passe Ă  cĂŽtĂ© du terrain ! Par contre, en match, l’équipe est impĂ©riale. D’autant que Benfica est en train de flancher :smiley:

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Résumé

@FC_Guimaraes

@Rhino oui malheuresement tous ne sont pas prĂȘt pour la pression inhĂ©rente au haut niveau.

@CaptainAmericka oui j’ai vu ça aussi. Je crois que le LOSC fait pareil et essaye de trouver des contrats pros dans des petits championnats pour ceux qui percent pas. On en a envoyĂ© 2-3 en Albanie ou AzerbaĂŻdjan. C’est moins sexy mais ils vivent de leur passion au moins.

@alexgavi :hoho: l’important c’est le terrain :sac:

- Le départ brutal du soldat Tiba -

La fin janvier approchait avec cette tension sourde qu’on associe souvent aux fenĂȘtres de transfert : ce moment du football moderne oĂč les projets de cƓur s’échappent dans les lignes froides d’un contrat, oĂč les promesses d’un cycle s’effilochent parfois au grĂ© d’un appel, d’un agent trop bavard ou d’un chĂšque trop bien garni.

À Viana do Castelo, le calme avait jusque-lĂ  Ă©tĂ© olympien.

Les bureaux de la Cidadela n’avaient connu qu’un lĂ©ger remue-mĂ©nage : quelques prĂȘts de jeunes pousses dĂ©sireuses de temps de jeu, et l’épisode dĂ©sormais banal — mais toujours embarrassant — de l’exfiltration d’Afonso Ferreira, arrachĂ© Ă  son naufrage batave pour ĂȘtre envoyĂ© en Belgique, loin des tentations et des projecteurs.

Mais personne ne s’attendait à ce que le coup de tonnerre vienne d’Allemagne .

Il Ă©tait un peu plus de dix heures ce mardi-lĂ , lorsqu’un mail fit trembler le bureau d’Hugo Viana, signĂ© par le VFL Wolfsburg.

46 millions d’euros.

Montant exact de la clause libératoire de Pedro Tiba. Pas un mot de plus. Pas de négociation. Juste un fait. Implacable.

Pedro n’était pas un joueur comme les autres. Il Ă©tait un morceau d’ADN du projet GuimarĂŁes.

LancĂ© Ă  seize ans dans le grand bain, formĂ© Ă  la maison, façonnĂ© sur la pelouse annexe de Darque, il avait tout connu avec Vianense : la montĂ©e, la dĂ©couverte de l’Europe, les soirs de Taça, les larmes de dĂ©faite, les chants en tribunes, les tapes dans le dos d’AnĂ­bal, et cette communion rare qu’on ne forge qu’en club familial.

164 matchs. 14 buts. 40 passes décisives.

Mais ces chiffres, froids et précis, ne racontaient rien de la férocité de ses retours défensifs, de ses appels dans le dos des défenses, ni de son cri primal aprÚs chaque tacle glissé réussi.

Tiba, c’était un soldat. Mais mĂȘme les plus fidĂšles peuvent ĂȘtre trahis
 ou convaincus.

Quand la rumeur commença à enfler, Aníbal était chez lui.

Un jour de repos rare, passé avec ses jumeaux et Yessica.

Mais Ă  la lecture des alertes sur son tĂ©lĂ©phone, il s’éclipsa aussitĂŽt, direction la Cidadela, appelant Pedro sans relĂąche. En vain. Son instinct lui disait dĂ©jĂ  que le poison Ă©tait versĂ©.

Et il ne tarda pas Ă  en avoir la confirmation : l’agent de Tiba, un certain Marçal Silva, qu’il avait toujours tenu Ă  distance, avait organisĂ© en sous-marin un dĂ©part express, en verrouillant tout autour de son joueur.

TĂ©lĂ©phones coupĂ©s. RĂ©seaux sociaux inactifs. Tiba Ă©tait dĂ©jĂ  dans l’avion .

« Il n’a pas trahi le club, Ani. Il est jeune. On lui a vendu des rĂȘves. Et il a eu peur de te parler. MĂȘme JoĂŁo son frĂšre n’a pas plus d’informations»

Les mots d’Hugo Viana rĂ©sonnaient douloureusement dans la salle de rĂ©union oĂč le staff s’était retrouvĂ© en urgence.

AnĂ­bal ne dit rien. Il se leva, tourna longuement autour de la table. Il avait ce regard noir et fixe, celui qu’on lui connaissait dans les dĂ©faites les plus dures.

Il ne comprenait pas. Ou plutĂŽt
 il refusait de comprendre. Dans l’aprĂšs-midi, le site du club publia un communiquĂ© sobre, classe et digne .

Pas de rancune, pas de sous-entendu. Juste de la reconnaissance.

« Le Sporting Club Vianense annonce le départ de Pedro Tiba au VfL Wolfsburg. Le joueur a été un pilier du projet depuis ses débuts en équipe premiÚre. Nous lui souhaitons le meilleur pour la suite de sa carriÚre. Il restera à jamais un enfant de la maison. »

Mais dans les vestiaires, les langues se déliaient.

Certains jeunes Ă©taient choquĂ©s , d’autres murmuraient que Pedro Ă©tait devenu distant depuis quelques semaines . Et Victor GuimarĂŁes , fils d’AnĂ­bal et latĂ©ral en pleine ascension, savait que le poids de l’hĂ©ritage allait dĂ©sormais peser sur ses Ă©paules.

Il n’était pas prĂȘt ? Peut-ĂȘtre. Mais Ă  Viana, on ne choisit pas toujours quand on grandit . AnĂ­bal, ce soir-lĂ , resta tard Ă  la Cidadela. Il erra un moment sur la pelouse trempĂ©e de rosĂ©e, comme on cherche des rĂ©ponses dans le silence.

Il se souvenait de Tiba, gamin maigrelet, courant le long de la ligne blanche, avalant les mĂštres avec l’insouciance des grands destins. Il n’avait pas eu l’occasion de lui dire au revoir. Alors il le fit Ă  sa maniĂšre : en appelant son staff, en parlant Ă  Victor, et en reprenant son carnet noir, celui oĂč il couchait ses idĂ©es de jeu.

Car si un soldat tombait, le rĂ©giment continuait. Et le Vianense, lui, n’était pas mort. Pas encore. Pas tant qu’AnĂ­bal vivait pour lui.

- - -
- - -
- - - Pedro
Tiba - - -
Âge 20
Nationalité :portugal: Portugais
Apparitions 164
Buts 14
Assists 40
ANNEES CLUB :groot_played: :groot_conceded: :groot_saved:
:portugal: 39/40 [U16] :vianense: SC Vianense 32 6 19
:portugal: 39/40 [U19] :vianense: SC Vianense 11 0 6
:portugal: 40/41 [U19] :vianense: SC Vianense 38 3 13
:portugal: 40/41 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 9 0 0
:portugal: 41/42 [U19] :vianense: SC Vianense 4 0 2
:portugal: 41/42 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 30 4 7
:portugal: 42/43 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 50 3 13
:portugal: 43/44 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 43 2 13
:portugal: 44/45 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 32 5 7
:portugal: 43/45 :uefa: [U21] :fpf: Portugal U21 8 3 6
39-45 TOTAL - - - - - 164 14 40
- Chapitre 830 -
- « L’ombre d’un roi dĂ©chu » -
- Chapitre 832 -
Coming SOON - 04/10
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Quand les agents s’en mĂȘlent 
 :confused:

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Départ qui fait chier
 Merci les clauses libératoires


TrĂšs joli ce fond de couleur, et plus facile Ă  lire que quand c’est bleu foncĂ© parfois :smiley:

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Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino ah ça c’est un sacrĂ© coup dur.

@CaptainAmericka départ pas prévu en effet. Et encore pour le fond je me suis fail il est trop vif. :sac:

- “Un Lion qui rugit dans le dĂ©sert” -

Les projecteurs madrilĂšnes semblaient avoir trouvĂ© un nouvel amant. Depuis plusieurs mois dĂ©jĂ , Belarmino Raimundo, milieu fantasque et furieusement douĂ©, affolait les dĂ©fenses de la Liga sous les couleurs de l’AtlĂ©tico de Madrid. Ses chevauchĂ©es dans l’axe, sa capacitĂ© Ă  percuter et Ă  briser les lignes faisaient lever les foules du Metropolitano. Il Ă©tait redevenu ce qu’il avait toujours cru ĂȘtre : une Ă©toile.

Mais malgré les éloges de la presse ibérique, malgré les comparaisons paresseuses avec les anciens comme Deco ou João Moutinho, malgré les appels du pied répétés dans les studios télé et les réseaux sociaux, le téléphone de la fédération ne sonnait pas.

Pas un message. Pas un signe. Pas une convocation.

L’ùre AnĂ­bal GuimarĂŁes venait de commencer Ă  la tĂȘte de la Seleção, et Belarmino en Ă©tait l’un des grands absents. Un silence aussi pesant que symbolique. Une absence que nul n’expliquait clairement, mais que tout le monde interprĂ©tait. Car derriĂšre le rideau, l’histoire entre les deux hommes n’était pas neuve. Ils s’étaient aimĂ©s, formĂ©s, Ă©levĂ©s mutuellement Ă  Vianense, puis tout s’était effondrĂ© dans un fracas de dĂ©sillusion, d’affaire de paris, et de silences glacials. Belarmino, autrefois joyau du club du Minho, avait trahi, ou du moins déçu, dans un moment oĂč Vianense avait le plus besoin de loyautĂ©.

Et maintenant qu’il brillait Ă  Madrid, il voulait sa rĂ©demption. Mais elle ne viendrait pas.

Alors il décida de parler.

Dans une interview fleuve au quotidien MARCA, donnĂ©e depuis sa villa de La Moraleja, Belarmino, vĂȘtu d’un hoodie Balenciaga et d’un sourire narquois, balança :

« Si je m’appelais Gonçalo Sequeira ou Francisco Maior, je serais en sĂ©lection depuis un an. Mais AnĂ­bal me connaĂźt, il ne m’aime pas. Il rĂšgle des comptes personnels. C’est une vendetta. Une forme de discrimination dĂ©guisĂ©e. Il n’a jamais digĂ©rĂ© mon dĂ©part Ă  Madrid. C’est injuste, c’est blessant, et je le dis sans honte : je mĂ©rite d’ĂȘtre lĂ . »

L’interview fit l’effet d’une grenade dĂ©goupillĂ©e dans les couloirs de la Cidade do Futebol. Les chaĂźnes portugaises en firent des dĂ©bats nocturnes. Les rĂ©seaux sociaux explosĂšrent entre hashtags #RaimundoNaSeleção et #TeamAnibal.

Mais le plus calme de tous, ce fut AnĂ­bal GuimarĂŁes lui-mĂȘme.

Deux jours plus tard, dans une confĂ©rence de presse donnĂ©e Ă  Porto, Ă  la veille d’un match amical contre le Maroc, le sĂ©lectionneur national arriva en polo sobre, barbe impeccablement taillĂ©e, le regard impassible.

Un journaliste de RTP lui tendit la perche :

« Mister, une réaction aux propos de Belarmino Raimundo dans Marca ? »

Un silence. Puis un sourire. Et cette phrase, balancée comme un uppercut, dans un portugais aussi tranquille que moqueur :

« Écoutez
 ça m’en touche une
 sans faire bouger l’autre. »

L’assistance Ă©clata de rire. MĂȘme les photographes durent poser leurs appareils pour reprendre leur souffle.

Mais AnĂ­bal, fidĂšle Ă  son style, reprit aussitĂŽt son sĂ©rieux. Il leva les yeux, s’humecta les lĂšvres, puis enchaĂźna avec calme :

« Belarmino est un bon joueur. TrĂšs bon mĂȘme. Mais il y a des choses qui ne s’achĂštent pas : la loyautĂ©, la rigueur, le pardon. Il sera convoquĂ© si — et seulement si — ses performances, sa conduite, et son engagement le justifient. Je suis sĂ©lectionneur, pas rĂ©parateur de fiertĂ©s froissĂ©es. »

La dĂ©claration fit mouche. Le ton Ă©tait donnĂ©. Froid mais juste. DĂ©terminĂ© sans jamais sombrer dans l’émotion. Car AnĂ­bal n’était pas homme Ă  se laisser entraĂźner par le bruit. Il prĂ©fĂ©rait Ă©couter le terrain.

Dans les rues de Lisbonne, un graffiti fit son apparition sur un mur non loin du Stade National :

“Le mĂ©rite se gagne, il ne se crie pas.”
O LeĂŁo.

Et pendant ce temps, Ă  Madrid, Belarmino fixait son tĂ©lĂ©phone, toujours silencieux. Mais Ă  force de rugir dans le dĂ©sert, mĂȘme les lions s’épuisent.

- Chapitre 831 -
- Le départ brutal du soldat Tiba -
- Chapitre 833 -
Coming SOON - 05/10
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Cette phrase me fera toujours autant rire :joy: Meilleure rĂ©ponse qu’il aurait pu donner !

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@FC_Guimaraes

@CaptainAmericka une de mes catch phrase préféré au taf :sac:

- “Entre les Gants, la TempĂȘte” -

Le marchĂ© hivernal s’était clos dans un silence presque monastique du cĂŽtĂ© de Viana do Castelo. Tandis que l’Europe bruissait de transferts spectaculaires et de tractations de derniĂšre minute, la citadelle des Anges, elle, avait prĂ©fĂ©rĂ© la stabilitĂ©. Aucun cadre ne bougea, seul le jeune Pedro Tiba quitta le navire sinon seul deux ou trois jeunes pousses furent envoyĂ©es s’aguerrir ailleurs, loin des projecteurs, dans des championnats de seconde zone ou des clubs satellites. AnĂ­bal GuimarĂŁes en avait fait une affaire de principe : le groupe vivait bien, performant, et il n’était pas question de dĂ©sĂ©quilibrer une machine qui tournait Ă  plein rĂ©gime.

Mais en coulisse, une autre bataille grondait. Silencieuse, insidieuse, presque perfide.

Il Ă©tait prĂšs de vingt-trois heures ce soir-lĂ  lorsque le tĂ©lĂ©phone d’AnĂ­bal vibra sur le rebord de la cheminĂ©e de son bureau personnel. L’homme, plongĂ© dans les rapports de performances physiques du dernier cycle, dĂ©crocha sans vĂ©rifier l’appelant. Il n’avait pas besoin de voir le nom : Hugo Viana appelait rarement Ă  cette heure-ci, sauf urgence.

« Aní
 tu es debout ? » demanda la voix grave du directeur sportif.

« Toujours, tu me connais
 dis-moi tout. »

Le silence qui suivit fut bref, mais lourd. Puis Hugo enchaĂźna.

« Ça a fuitĂ©. Le clash entre Diogo et Bruno Ă  l’entraĂźnement de dĂ©cembre. A Bola en parle dĂšs demain matin. Et pour ne rien arranger, les agents des deux ont dĂ©cidĂ© de s’y mettre aussi. Ils vendent leurs poulains comme les piliers de notre saison. Ils sentent le vent tourner, ils veulent pousser. »

AnĂ­bal se redressa dans son fauteuil en cuir, regardant Ă  travers la baie vitrĂ©e l’Atlantique en contrebas, noir et agitĂ©.

« Merda
 », lĂącha-t-il dans un souffle.

Il avait su, dĂšs le dĂ©but, que cet Ă©pisode pouvait laisser des traces. Ce matin de dĂ©cembre, le soleil n’avait pas suffi Ă  rĂ©chauffer l’atmosphĂšre glacĂ©e laissĂ©e par les coups Ă©changĂ©s entre Diogo Vieitas, le capitaine silencieux et gardien fĂ©tiche du peuple de Viana, et Bruno Santana, jeune loup aux gants d’or et aux ambitions dĂ©vorantes. Telmo Tulio avait Ă©vitĂ© le drame. Mais les egos n’avaient jamais totalement cicatrisĂ©.

« Je vais gĂ©rer ça, Hugo. Mais il va falloir qu’on acte certaines choses d’ici l’étĂ©. Soit ils comprennent
 soit on choisit. Et cette fois, on ne pourra pas les garder tous les deux. »

« T’as une prĂ©fĂ©rence ? »

« J’ai ma petite idĂ©e. Mais ce sera Ă  eux de me prouver qu’ils la mĂ©ritent. »

Le lendemain, AnĂ­bal convoqua en privĂ© Diogo et Bruno, l’un aprĂšs l’entraĂźnement, l’autre juste avant. Deux rendez-vous distincts. Pas question de les confronter devant un bureau ou une table de cafĂ©. Il voulait leur parler Ă  cƓur ouvert, mais sĂ©parĂ©ment. Pour sonder leur Ă©tat d’esprit, pour tester leur loyautĂ©, et, surtout, leur volontĂ© de faire passer le club avant leurs ego.

Avec Diogo, la discussion fut directe, sans fioritures.

« T’es un cadre, un homme du nord. Tu sais ce que reprĂ©sente ce club. Tu veux continuer ici ? Il va falloir donner plus que des performances : de la sagesse. T’es le modĂšle. Agis comme tel. »

Vieitas, les mains jointes, ne rĂ©pondit que d’un hochement de tĂȘte. Il savait. Il regrettait toujours ce coup de sang. Ce geste malheureux qu’on pensait oubliĂ©.

Avec Bruno, ce fut plus tendu.

Le jeune homme, sĂ»r de lui, Ă©voqua ses statistiques, ses clean sheets, sa progression fulgurante. Il se voyait dĂ©jĂ  en Premier League. AnĂ­bal l’écouta calmement, sans l’interrompre, puis lui coupa la parole sĂšchement :

« Tu veux briller ? Brille avec nous. Mais sache une chose : ce club ne se pliera jamais aux caprices d’un gamin pressĂ©. Si tu veux la lumiĂšre, il faudra d’abord traverser l’ombre. »

Bruno baissa les yeux. Pas par peur, mais parce qu’il venait d’entendre, pour la premiùre fois, un homme lui parler comme un pùre, et non comme un agent.

Puis, dans les heures qui suivirent, Vianense publia un communiqué officiel :

“Le club de Vianense dĂ©plore les rumeurs rĂ©centes autour de soi-disant tensions dans son vestiaire. Nous rĂ©affirmons notre pleine confiance en l’ensemble de notre effectif, notamment en nos gardiens Diogo Vieitas et Bruno Santana qui ont Ă©tĂ©, et continueront d’ĂȘtre, des acteurs majeurs de notre saison. Le groupe vit bien, et le respect entre les hommes reste notre prioritĂ© absolue.”

AnĂ­bal, de son cĂŽtĂ©, fit ce qu’il savait faire de mieux : il dĂ©samorça la bombe par une phrase lĂąchĂ©e en confĂ©rence de presse avant un match contre Braga :

« Deux gardiens de haut niveau dans un mĂȘme effectif, c’est comme deux lions dans une arĂšne. Ça peut grogner, mais quand la meute arrive, ils rugissent ensemble. »
La salle rit. Les journalistes notĂšrent. Le feu, pour l’instant, Ă©tait Ă©teint.

Mais dans les bureaux feutrĂ©s du club, on avait compris : l’étĂ© s’annonçait dĂ©cisif.

Et Ă  Viana, le soleil ne cache jamais longtemps les ombres.

- Chapitre 832 -
- “Un Lion qui rugit dans le dĂ©sert” -
- Chapitre 834 -
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