:storygold: :s26: đŸ‡”đŸ‡č :vianense: O LeĂŁo de Lisboa

Le secteur dĂ©fensif n’est quand mĂȘme pas des plus rassurant

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Open bar derriĂšre lol

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@FC_Guimaraes

@Manthyz Poke copain

@Rhino tant qu’on gagne :sac:

@Tiien :sadpepe:

- « Tu as vu le nouveau sponsor de Wrexham ? Â» -

Le moteur de la berline Ă©lectrique fournie par la Federação Portuguesa de Futebol ronronnait doucement alors que le vĂ©hicule filait sur la nationale, entre Lisbonne et Viana do Castelo. AnĂ­bal GuimarĂŁes, silhouette droite et regard perdu, fixait sans vraiment le voir le paysage nocturne qui dĂ©filait Ă  travers la vitre teintĂ©e. Les pins, les falaises, l’Atlantique au loin
 rien ne l’apaisait vraiment. Pourtant, sportivement, tout allait pour le mieux.

Le Portugal, dont il avait pris les rĂȘnes quelques mois plus tĂŽt, avait remportĂ© cinq de ses six premiers matchs de Ligue des Nations avec brio. À Vianense, la jeunesse flamboyante continuait d’illuminer les pelouses du pays. On murmurait dĂ©jĂ  que cette gĂ©nĂ©ration-lĂ  serait l’hĂ©ritiĂšre des Invincibles. Mais derriĂšre le rideau des projecteurs, les choses se dĂ©litaient. La lumiĂšre de ses succĂšs ne suffisait plus Ă  faire disparaĂźtre l’ombre qui planait sur lui.

Quelques jours plus tĂŽt, Ă  Londres, AnĂ­bal avait Ă©tĂ© entendu dans les bureaux feutrĂ©s de Scotland Yard. Une convocation officielle, transmise via Interpol, dans le cadre de l’enquĂȘte autour de la disparition puis rĂ©apparition violente de Lamar Jackson. Le coach de Wrexham avait Ă©tĂ© retrouvĂ© errant, hagard, dans le nord de l’Angleterre, Ă  proximitĂ© d’un entrepĂŽt oĂč la police avait dĂ©couvert les corps de ressortissants japonais liĂ©s Ă  un clan mafieux. Le lien avec l’affaire Jackson restait flou, mais les tabloĂŻds, eux, n’avaient pas attendu. Le nom d’AnĂ­bal avait ressurgi, encore une fois. Toujours ce passĂ© qui collait, cette poussiĂšre qu’on croyait balayĂ©e mais qui revenait, par rafales.

Ce soir-lĂ , alors qu’il cherchait un peu de silence dans les bruissements du soir portugais, son tĂ©lĂ©phone vibra. L’écran indiquait Juan SebastiĂĄn Anaya.

Aníbal décrocha aussitÎt.

“Juanito, mon frĂšre, que me vaut l’honneur ? Tu devrais ĂȘtre sur une plage Ă  Rio ?”

Le latĂ©ral international, dĂ©sormais cadre de Palmeiras et Ă©ternel protĂ©gĂ© d’Ani, rit doucement.

“Je suis Ă  Londres. J’ai profitĂ© de l’invitation de Simon pour voir un match. Chelsea – Wrexham, Ă  Stamford Bridge.”

Le coach portugais haussa un sourcil, un sourire naissant sur le visage.

“Et donc t’as vu du football ? Ou tu veux juste me raconter les errances dĂ©fensives de Lamar une fois de plus ?”

Le ton changea. Juan devenait plus grave.

“Non
 c’est pas ça. Écoute, Ani
 Tu sais que je suis attentif aux dĂ©tails. Et lĂ , j’ai vu quelque chose qui m’a mis mal Ă  l’aise. TrĂšs mal Ă  l’aise. Le sponsor maillot de Wrexham. C’est PostobĂłn.”

Un silence tomba dans la voiture. Le genre de silence qui hurle. Aníbal fronça les sourcils.

“PostobĂłn ? Tu es sĂ»r ? Pas une publicitĂ© ponctuelle ? Une campagne caritative ?”

Juan insista.

“Non, bro. FlanquĂ© dans le dos, en plein centre du maillot sous le numĂ©ro. L’accord a Ă©tĂ© annoncĂ© pendant que j’étais en vol, je l’ai vĂ©rifiĂ© sur leur site. Sauf que tu sais aussi bien que moi ce qu’est PostobĂłn en Colombie. Une façade. DerriĂšre, il y a des intĂ©rĂȘts trĂšs, trĂšs lourds. Des gens que ni toi ni moi ne voulons revoir sur notre chemin. Les frĂšres Galindo, le clan Cruz, tous.”

Aníbal passa la main sur son visage, tiré par la fatigue.

“Putain de merde
”

“Tu vois oĂč je veux en venir ?”, ajouta Juan. “Pourquoi une entreprise aussi locale, aussi
 chargĂ©e, deviendrait sponsor d’un club gallois ? Ce n’est pas du hasard. Et si tu veux mon avis, ça n’a rien d’un geste commercial. C’est politique. C’est symbolique. Et ça te vise.”

AnĂ­bal resta silencieux un moment. Tout s’imbriquait, encore. Le retour de Coco Cruz dans les radars. L’effacement progressif de certaines dettes au BrĂ©sil. Les Ă©tranges coups de fil passĂ©s depuis des tĂ©lĂ©phones jetables. Et maintenant, PostobĂłn sur les maillots rouges de Wrexham. L’ancien ennemi redevenait une menace. Et Lamar, malgrĂ© ses dĂ©lires paranoĂŻaques, avait peut-ĂȘtre bien touchĂ© du doigt une part de vĂ©ritĂ©.

“Merci, Juan. Merci de me le dire. Rentre au BrĂ©sil. Ou va Ă  Valladolid. Mais tiens-toi loin de cette merde. Dis Ă  Saldanha que je vais avoir besoin de son flair bientĂŽt. Je dois parler Ă  Hugo. Et Ă  Cristiano. On ne peut plus faire semblant.”

Juan hésita un instant.

“Et toi ? Tu vas faire quoi ?”

Le regard d’AnĂ­bal se perdit dans l’horizon sombre, lĂ  oĂč les montagnes de Viana se dessinaient Ă  peine.

“Moi ? Je vais creuser. Et si c’est ce que je pense
 alors ils ne sont pas prĂȘts pour la tempĂȘte que je vais leur renvoyer.”

- Chapitre 822 -
- Seleção se classifica para Final Four -
- Chapitre 824 -
Coming SOON - 26/09
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Les problùmes ne font que s’accumuler pour Ani :confused:

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AYOOOOO LES PROBLEMES !!! :rofl: (bis)

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@FC_Guimaraes

@Rhino Ah ça on cumule on cumule.

@CaptainAmericka Julien Tanti sort de ce corps :sac:

-ZOOM-
5 choses Ă  savoir sur Francisco Maior

- - -Francisco
Maior - - -
- - -Francisco
Maior - - -
Âge 21
Nationalité :portugal: Portugais
Valeur 46-52M€
Salaire 356 000 €/m
Fin de Contrat 30 Juin 2049
ANNEES CLUB :groot_played: :groot_scored: :groot_assist:
:portugal: 38/39 [U16] :vianense: SC Vianense 35 12 19
:portugal: 38/39 [U19] :vianense: Vianense SC 9 2 8
:portugal: 39/40 [U19] :vianense: Vianense SC 35 5 7
:portugal: 39/40 :ligaportugal2: [PRO] :vianense: Vianense SC 11 0 0
:portugal: 40/41 [U19] :vianense: Vianense SC 34 6 11
:portugal: 40/41 :ligaportugal: [PRO] :vianense: Vianense SC 13 0 4
:portugal: 41/42 :ligaportugal: [PRO] :vianense: Vianense SC 37 1 3
:portugal: 42/43 :ligaportugal: [PRO] :vianense: Vianense SC 49 9 5
:portugal: 43/44 :ligaportugal: [PRO] :vianense: Vianense SC 47 5 6
:portugal: 44/45 :ligaportugal: [PRO] :vianense: Vianense SC 15 3 2
:portugal: 41/44 :uefa: [U21] :fpf: Portugal U21 4 0 2
:portugal: 44/45 :uefa: [A] :fpf: Portugal 5 0 3
38-45 TOTAL - - - - - 172 18 20

Membre clĂ© de Vianense depuis quelques saisons il s’est imposĂ© petit Ă  petit comme le plus grand talent issus du centre de formation de Viana. Il a pris une toute autre dimension depuis deux ans oĂč il alterne entre piston gauche et milieu central. Il est en outre devenu un international efficace mĂȘme si la concurrence demeure forte au sein de la Seleção.. Retour en cinq anecdotes sur le parcours de ce jeune prodige.

Le futur Bernardo Silva

Il y avait dans le toucher de balle de Francisco Maior quelque chose d’instinctif, d’évident. Comme une musique jouĂ©e depuis la naissance, sans apprentissage apparent, sans effort forcĂ©. Ceux qui l’avaient vu jouer Ă  onze ans sur les terrains cabossĂ©s de Darque juraient qu’il Ă©tait le seul mĂŽme de son Ăąge Ă  ne jamais regarder ses pieds en dribblant. L’Ɠil toujours levĂ©, la tĂȘte toujours dans le jeu, le souffle dĂ©jĂ  mĂ»r. Ce n’était plus un simple enfant, c’était dĂ©jĂ  un chef d’orchestre.

RepĂ©rĂ© trĂšs tĂŽt par les Ă©ducateurs de Vianense, il avait intĂ©grĂ© la cantera locale avant mĂȘme son douziĂšme anniversaire. TrĂšs vite, les comparaisons avaient fusĂ©. Trop vite, peut-ĂȘtre. On parlait de Bernardo Silva, pour son gabarit frĂȘle, sa conduite de balle basse, son flair unique. On Ă©voquait parfois Rui Costa, pour sa capacitĂ© Ă  ralentir le temps, Ă  rendre poĂ©tique le plus pragmatique des ballons. Mais Francisco, lui, ne s’était jamais vu dans ces figures du passĂ©. Il voulait juste jouer, porter le bleu roi de Viana, et rendre fiers ses parents, tous deux boulangers dans le centre-ville.

Le chouchou de Nike et du Kyks

À quinze ans, un nouveau tournant bouleversa sa trajectoire. Nike, flairant la pĂ©pite, envoya un Ă©missaire Ă  Viana do Castelo. En moins de quarante-huit heures, un contrat fut signĂ©. Le plus gros jamais accordĂ© Ă  un joueur mineur au Portugal depuis
 un certain Cristiano Ronaldo. Francisco devint, bien malgrĂ© lui, un produit marketing. Mais au lieu de se perdre dans la lumiĂšre, il trouva une ombre rassurante : Kylian MbappĂ©, lĂ©gende française alors en fin de carriĂšre, fut nommĂ© par la marque comme mentor personnel du jeune lusitanien.

Entre le champion du monde et le gamin de Viana, le lien fut immĂ©diat. Kylian vit en Francisco ce qu’il avait Ă©tĂ© : une comĂšte dans un ciel saturĂ© d’attentes. Et Francisco trouva chez l’ancien parisien un grand frĂšre, un conseiller, un protecteur. Ensemble, ils partagĂšrent des stages, des vacances, des repas de famille. Et c’est d’ailleurs lors d’un de ces rassemblements privĂ©s que Francisco croisa le regard d’Isadora da Silva Santos, la fille cadette de Neymar Jr.

Marié avec la fille de Neymar Jr

Isadora, Ă©levĂ©e loin des projecteurs par sa mĂšre Ă  SĂŁo Paulo, s’était toujours mĂ©fiĂ©e des footballeurs. Trop de drame, trop de bruit. Mais Francisco n’était pas comme les autres. Il parlait doucement, riait peu, mais avec sincĂ©ritĂ©. Il aimait les livres, les longues balades sur la plage, les pastĂ©is de nata bien tiĂšdes. Un an plus tard, ils se mariaient en toute discrĂ©tion Ă  Braga, dans la petite chapelle de Santa Cruz. Quelques mois plus tard, un fils naquit, Ney, clin d’Ɠil affectueux au grand-pĂšre paternel, et
 Ă  son parrain.

Membre de la famille d’Anibal

Car oui, AnĂ­bal GuimarĂŁes, l’homme de l’ombre, le maĂźtre tacticien, le roc du Vianense, avait acceptĂ© avec Ă©motion d’ĂȘtre le parrain de l’enfant. Lui qui avait modelĂ© Francisco comme un sculpteur travaille le marbre brut, le voyait dĂ©sormais devenir homme, pĂšre, mari. Il avait tenu le petit Ney dans ses bras lors du baptĂȘme, les yeux embuĂ©s, murmurant Ă  YĂ©ssica que ce garçon serait, un jour, capitaine du Portugal.

Viana per sempre

Aujourd’hui, Ă  21 ans, Francisco Maior compte prĂšs de 170 apparitions sous les couleurs du SC Vianense. Il a marquĂ© l’Europa League de son empreinte, brillĂ© en Liga Betclic, et s’impose petit Ă  petit comme un futur pilier de la sĂ©lection portugaise. Les plus grands clubs d’Europe le courtisent avec insistance : le Real Madrid, Liverpool, la Juventus
 Mais Francisco, fidĂšle Ă  ses promesses d’enfant, les repousse tous.

« Je suis né à Viana. Je veux y vieillir. »

C’est ce qu’il avait dĂ©clarĂ©, le regard droit, lors de la remise du trophĂ©e du Meilleur Joueur Portugais U23. Certains ricanĂšrent, d’autres applaudirent. Mais ceux qui connaissaient vraiment le garçon savaient que ce n’était pas de la posture. C’était sa vĂ©ritĂ©.

Et Ă  Viana, on l’aime pour ça. Pour sa fidĂ©litĂ© rare. Pour ses passes lumineuses. Pour ses silences pleins de sens. Pour sa maniĂšre de courir tĂȘte haute, de lever le poing vers la tribune Est aprĂšs chaque but, lĂ  oĂč ses parents sont toujours assis. On l’aime pour ce qu’il est : l’enfant dorĂ© d’un club devenu lĂ©gende vivante.

- Chapitre 823 -
- T’as vu le sponsor de Wrexham -
- Chapitre 825 -
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@FC_Guimaraes

@Manthyz on avance dans l’intrigue

- “Ce que la brume ne dit pas encore” -

La nuit Ă©tait tombĂ©e sur Viana do Castelo, douce et calme, bercĂ©e par ce vent lĂ©ger venu de l’ocĂ©an, ce vent qui semblait chaque soir vouloir nettoyer le monde de ses ombres, sans jamais y parvenir tout Ă  fait. Le terrain d’entraĂźnement du SC Vianense avait Ă©tĂ© vidĂ© depuis plusieurs heures, les crampons nettoyĂ©s, les lumiĂšres Ă©teintes, et les cris de Francisco Maior ou de Luvanor s’étaient depuis longtemps tus. AnĂ­bal GuimarĂŁes, lui, avait regagnĂ© la quiĂ©tude de sa villa ultra sĂ©curisĂ©, ce cocon Ă  l’abri des regards, blotti dans les hauteurs boisĂ©es de la ville.

Il avait embrassĂ© rapidement YĂ©ssica, plaisantĂ© un instant avec Pedro et Luisa, les jumeaux qui grandissaient Ă  vue d’Ɠil, . Une poignĂ©e de minutes plus tard, les enfants avaient filĂ© sous la surveillance bienveillante de la nounou et Anibal avait demandĂ© Ă  Ganso et Victor d’arrĂȘter la Playstation. AnĂ­bal s’était isolĂ© dans le salon d’hiver, cette piĂšce baignĂ©e de lumiĂšre le jour, devenue refuge nocturne, entre confort et secrets.

D’un geste laconique, il alluma l’écran plat accrochĂ© au mur. Le Real Madrid affrontait le Betis SĂ©ville. Le ballon circulait, Avalino Jr. multipliait les feintes. Mais l’esprit d’AnĂ­bal Ă©tait ailleurs.

Le tĂ©lĂ©phone vibra dans la poche intĂ©rieure de sa veste. Un nom s’afficha : Ichiban.

Il décrocha sans un mot, juste un souffle.

“Tu m’as oubliĂ© ou tu t’es rangĂ© ?” lança la voix grave et posĂ©e de l’ancien actionnaire de Vianense, Ichiban Kasuga, dĂ©sormais homme de l’ombre, stratĂšge et maĂźtre d’un empire silencieux au Japon.

Aníbal laissa échapper un léger ricanement fatigué.

“J’ai essayĂ© de me faire discret. Mais la poussiĂšre me suit, tu sais comment c’est. Et toi, tu m’appelles Ă  minuit. C’est pas pour parler de football japonais.”

Un silence. Puis Ichiban reprit.

“Je t’appelle parce que je dois clarifier des choses. Tu m’as demandĂ©, il y a quelques mois, de t’aider Ă  faire tomber Lamar Jackson. Tu voulais des rĂ©ponses. Tu voulais que quelqu’un paye. Mais je n’ai rien fait.”

AnĂ­bal fronça les sourcils, s’enfonçant dans le large canapĂ© de cuir.

“Rien ? T’attends quoi ? Qu’il revienne avec une ceinture d’explosif autour du buste ?”

Ichiban haussa Ă  peine la voix, mais le ton se fit plus tranchant.

“Des opĂ©rations de cette ampleur ne se mĂšnent pas en trois mois comme un plan de jeu contre Benfica. Et surtout, tu dois comprendre que l’affaire a pris une tournure diffĂ©rente. Ce commando japonais retrouvĂ© mort dans le nord de l’Angleterre
 ce n’étaient pas les miens.”

AnĂ­bal se redressa.

“Pas les tiens ? Pourtant les mĂ©dias parlent d’un groupe armĂ©, des sabres rituels, des origines nippones. Tu vas me dire que ça ne te concerne pas ?”

“Je contrĂŽle le Nord du Japon, AnĂ­bal. Ces types venaient du Sud. Ce commando-lĂ , ce sont des parias. Des anciens mercenaires renĂ©gats, excommuniĂ©s par les familles. Ils vendent leurs services au plus offrant, depuis la ThaĂŻlande jusqu’aux bidonvilles de Caracas. Ce n’est pas la Yakuza. C’est de la viande Ă  canon, instable, sans foi ni loi.”

AnĂ­bal soupira longuement, l’Ɠil fixĂ© sur le match, bien qu’il n’en voyait plus les images.

“Et qu’est-ce qu’ils foutaient là, alors ? Pourquoi Wrexham ? Pourquoi Lamar ?”

Ichiban marqua une pause.

“Ce qui m’inquiĂšte
 ce sont les armes retrouvĂ©es. Ce ne sont pas des armes japonaises. Pas mĂȘme des russes. Ce sont des automatiques typiques des cartels sud-amĂ©ricains. Tu te rends compte ? Un commando nippon armĂ© comme des assassins de MedellĂ­n. Ça ne fait aucun sens. Pas sans un commanditaire externe.”

AnĂ­bal se leva, faisant quelques pas dans la piĂšce, les mains dans les poches.

“Coco Cruz. C’est lui, pas vrai ? Avec Postobón sur le maillot de Wrexham, tout s’emboüte.”

Ichiban ne confirma pas, mais son silence en disait long.

“Je suis en train de dĂ©mĂȘler ce rĂ©seau, Ani. Il y a des ramifications au Mexique, en Espagne, et peut-ĂȘtre mĂȘme Ă  l’intĂ©rieur de la Premier League. D’ici quelques semaines, je saurai. Et je te donnerai un nom. Mais en attendant, Ă©coute-moi bien : tu dois rester calme. Tu es sous surveillance. Il y a des gens qui attendent une erreur, un faux pas, pour te faire tomber. Pas avec des balles, mais avec des dossiers, des preuves, des articles. Tu as un pays Ă  guider maintenant. Ne les laisse pas t’entraĂźner vers ta part d’ombre.”

AnĂ­bal resta un long moment silencieux. Puis il hocha la tĂȘte, plus pour lui-mĂȘme que pour son interlocuteur.

“Merci, Ichi. Je ne te demanderai pas comment tu sais tout ça. Je sais juste que je n’ai jamais vraiment Ă©tĂ© seul.”

Ichiban laissa échapper un bref sourire audible à travers le combiné.

“On ne laisse pas tomber un frĂšre. MĂȘme quand il joue Ă  cache-cache avec la mort.”

Le téléphone raccrocha. Le silence revint.

Sur l’écran, le Real venait de marquer. AnĂ­bal n’eut mĂȘme pas un sourire. Il retourna vers la chambre conjugale, l’esprit embrouillĂ©. DerriĂšre les rideaux tirĂ©s, la nuit portugaise semblait soudain plus lourde qu’elle ne l’avait Ă©tĂ© depuis longtemps.

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Ça devient de plus en plus tentaculaire ! :sweat_smile:
On en est Ă  se demander laquelle des deux tĂȘtes sautera en premier ? Celle d’Anibal, ou Lamar ?

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J’ai tout rattrapĂ© :hot_face:

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@FC_Guimaraes

@alexgavi oui c’est un beau bordel. Peut ĂȘtre que les deux vont sauter au final.

@toopil beaucoup de retard ? :sac:

- A primavera serĂĄ europeia! -
- Le printemps sera européen ! -

AprĂšs un excellent dĂ©but de saison, Vianense restait sur neuf victoires dont huit sans encaissĂ©s de buts. Si la premiĂšre sĂ©rie continua la seconde pris fin dĂšs la quatriĂšme journĂ©e d’Europa League. En effet Vianense encaissa un but rapide contre les roumains de Craiova. Mais l’attaque en revanche ne laissa rien passer et MamadĂș s’offrit un doublĂ© sur deux passes de Victor. Le coup fatal venu de Luis Almeida qui marqua juste avant et juste aprĂšs la mi-temps. Gilson Silva marqua aussi Ă  l’heure de jeu. Les hommes d’Anibal continuĂšrent en Liga avec une victoire contre Portimonense Ă  la faveur d’un nouveau doublĂ© de MamadĂș.

En Taça, Vianense eu une opposition un peu plus relevĂ© qu’au tour prĂ©cĂ©dent en affrontant Anadia. L’attaque fut une nouvelle fois assez prolifique avec un doublĂ© de Luis Almeida et un but d’Emmanuel Adjei trĂšs rapidement. Adjei poussa aussi Reis Ă  la faute. En seconde pĂ©riode Gilson Silva et Renato Pacheco donnĂšrent de l’ampleur au score. En Europa League le sans faute continuait avec une victoire fleuve sur l’Apollon Limassol. Emmanuel Adjei en grande forme ouvrit le score aprĂšs 6 minutes de jeu. La jeunesse guidĂ© par le capitaine Gilson Ă  peine plus agĂ© qui marqua lui aussi. Le prodige Francisco Maior participa Ă  la fĂȘte tandis que Eli Patermeu inscrivit un doublĂ© plein de classe confirmant la rivalitĂ© entre lui et Almeida. Novembre se termina sur une nouvelle victoire contre Casa Pia oĂč MamadĂș et Ganso marquĂšrent. Mais dans ce match Viana perdit MamadĂș blessĂ© qui ne reviendra pas avant le dĂ©but d’annĂ©e prochaine.

Date Club Score Buteurs
:europa: M4 3/11/2044 :craiova: Universitatea Craiova 1 - 5 MamadĂș (pen 42, 60), L.Almeida (45+3, 47), G.Silva (66)
:ligaportugal: J13 6/11/2044 :portimonense: Portimonense 2 - 0 MamadĂș (35, 55)
:taca_do_portugal: T4 20/11/2044 :anadia: Anadia 2 - 6 L.Almeida (11, 35), E.Adjei (18), V.Reis (54), G.Silva (59), R.Pacheco (72)
:europa: M5 24/11/2044 :apollon_limassol: Apollon Limassol 5 - 0 E.Adjei (6), G.Silva (17), F.Maior (28), E.Patermeu (32, 69)
:ligaportugal: J14 27/11/2044 :casa_pia: Casa Pia 0 - 2 MamadĂș (44), Ganso (52)

Avant de se reposer un peu Vianense devait toutefois finir l’annĂ©e et cela passa d’abord par un carton contre le FerencvĂĄrosi. Luis Almeida marqua d’entrĂ©e tandis que SĂ©rgio Mata se rappela au bons souvenirs de ses supporters en inscrivant un doublĂ©. En fin de match Carlos SimĂ”es sur corner et Emmanuel Adjei ajoutĂšrent deux autres buts. Dans la foulĂ©e le club fit tomber Estrela Amadora avec une nouveau match de classe de sa jeunesse. Antönio ouvrit le score avant qu’Adjei ne claque un nouveau doublĂ© sur deux nouvelles assists de Victor.

Vianense valida ensuite sa qualification en Allianz Cup en faisant tomber Portimonense. Luis Almeida ouvrit le score. Dans la foulĂ©e Vianense mis la pression sur la dĂ©fense avant de prendre le large. Patermeu offrit un but sur un plateau Ă  SĂ©rgio Mata avant que le jeune Pedro Tiba ne serve Antönio. L’annĂ©e se clotura avec une victoire contre Tondela Ă  la faveur d’un but sur coup franc de Pedro Tiba avant qu’un feu d’artifice cloture l’annĂ©e de la Citadelle des anges. Emmanuel Adjei marqua de nouveau suivi par Antönio. A la demi heure de jeu Renato Pacheco ajouta un but. En seconde pĂ©riode Pedro Tiba et le jeune Adilson marquĂšrent eux aussi.

Avec cette victoire Vianense se place Ă  Ă©galitĂ© avec Benfica aprĂšs la moitiĂ© du championnat accentuant une pression folle sur les aigles tandis qu’ils sont dĂ©jĂ  qualifiĂ©s pour les huitiĂšmes de finale d’Europa League.

Date Club Score Buteurs
:europa: M6 8/12/2044 :ferencvaros: Ferencvårosi TC 5 - 1 L.Almeida (9), S.Mata (11, 63), C.SimÔes (67), E.Adjei (72)
:ligaportugal: J15 11/12/2044 :estrela_da_amadora: Estrela da Amadora SAD 3 - 1 AntĂŽnio (22), E.Adjei (pen 57, pen 61)
:allianz_cup: GS 15/12/2044 :portimonense: Portimonense 0 - 3 L.Almeida (32), S.Mata (58), AntĂŽnio (80)
:ligaportugal: J16 28/12/2044 :tondela: Tondela 0 - 1 P.Tiba (37)
:ligaportugal: J17 31/12/2044 :belenenses: Belenenses 5 - 1 E.Adjei (15), AntĂŽnio (17), R.Pacheco (34), P.Tiba (57), A.Gomes (67)

- Classificação -
- Classement -

Clt
Équipe
J G N P Bm Be Diff Pts
1er :grootchampions: :sl_benfica: Benfica 17 14 2 1 47 16 +31 44
2e :grootchampions: :vianense: Vianense 17 14 2 1 40 8 +32 44
3e :europa: :fc_porto: Porto 17 12 2 3 39 18 +21 38
4e :europa: :farense: Farense 16 11 3 2 30 17 +13 36
5e :conference: :casa_pia: Casa Pia 17 8 4 5 27 24 +3 28
6e :belenenses: Belenenses 17 7 4 6 21 31 -10 25
7e :grootsporting: Sporting CP 17 6 6 5 33 32 +1 24
8e :estrela_da_amadora: Estrela da Amadora SAD 17 7 3 7 22 28 -6 24
9e :tondela: Tondela 16 7 2 7 34 26 +8 23
10e :vitoria_guimaraes: VitĂłria de GuimarĂŁes 16 6 4 6 25 25 0 22
11e :salgueiros: Salgueiros 16 6 0 10 18 35 -17 18
12e :portimonense: Portimonense 16 4 5 7 22 28 -6 17
13e :santa_clara: Santa Clara 16 3 3 10 12 31 -19 12
14e :braga: Braga 16 2 5 9 18 27 -9 11
15e :boavista: Boavista 16 1 8 7 20 32 -12 11
16e B :gil_vicente: Gil Vicente 17 2 5 10 16 28 -12 11
17e :ligaportugal2: :uniao_de_leiria: UniĂŁo de Leiria 16 2 5 9 18 27 -9 11
18e :ligaportugal2: :estoril_praia: Estoril Praia 16 2 5 9 20 29 -9 11

- Classificação -
- Classement -

Clt
Équipe
J G N P Bm Be Diff Pts
1er 1/8 :vianense: Vianense :portugal: 6 6 0 0 25 4 +21 18
2e 1/8 :francfort: Eintracht Frankfurt :germany: 6 5 1 0 17 7 +10 16
3e 1/8 :partizan: FK Partizan :serbia: 6 5 0 1 14 4 +10 15
4e 1/8 :shakhtar: Shakhtar :ukraine: 6 4 1 1 8 5 +3 13
5e 1/8 :hambourg: Hamburg :germany: 6 3 3 0 12 7 +5 12
6e 1/8 :feyenoord: Feyenoord :netherlands: 6 3 3 0 12 9 +3 12
7e 1/8 :midtjylland: FC Midtjylland :denmark: 6 3 2 1 12 4 +8 11
8e 1/8 :dundee: Dundee Utd :scotland: 6 3 2 1 14 9 +5 11
9e B :fc_porto: Porto :portugal: 6 3 2 1 20 16 +4 11
10e B :rapidwien: Rapid Wien :austria: 6 3 2 1 10 7 +3 11
11e B :marseille: Marseille :france: 6 3 1 2 13 8 +5 10
12e B :manunited: Man Utd :england: 6 3 1 2 9 10 -1 10
13e B :tsc: TSC :serbia: 6 2 3 1 11 9 +2 9
14e B :besiktas: Beßiktaß :tr: 6 2 3 1 11 10 +1 9
15e B :realsociedad: Real Sociedad :spain: 6 2 3 1 10 9 +1 9
16e B :ferencvaros: FerencvĂĄrosi TC :hungary: 6 3 0 3 12 12 0 9
17e B :legia_warszawa: Legia Warszawa :poland: 6 2 2 2 10 9 +1 8
18e B :atletico: Atlético de Madrid :spain: 6 2 2 2 8 7 +1 8
19e B :leeds: Leeds Utd :england: 6 2 1 3 14 14 0 7
20e B :lazio: Lazio :italy: 6 1 4 1 9 9 0 7
21e B :paok: PAOK :greece: 6 2 1 3 6 6 0 7
22e B :saintgall: St. Gallen :switzerland: 6 2 1 3 9 10 -1 7
23e B :hibernian: Hibernian :scotland: 6 1 4 1 7 8 -1 7
24e B :kilmarnock: Kilmarnock :scotland: 6 2 1 3 7 9 -2 7
25e :ajaccio: Ajaccio :france: 6 2 1 3 11 14 -3 7
26e :new_saints: The New Saints :wales: 6 2 1 3 6 11 -5 7
27e :gorica: Gorica :croatia: 6 2 0 4 11 10 +1 6
28e :milan: AC Milan :italy: 6 2 0 4 6 9 -3 6
29e :grootsporting: Sporting CP :portugal: 6 1 2 3 9 12 -3 5
30e :genk: Genk :belgium: 6 1 2 3 5 10 -5 5
31e :valerenga: VÄlerenga :norway: 6 0 3 3 5 9 -4 3
32e :levski_sofia: Levski Sofia :bulgaria: 6 0 3 3 5 10 -5 3
33e :ljubljana: Olimpija Lublana :slovenia: 6 1 0 5 7 15 -8 3
34e :craiova: Universitatea Craiova :romania: 6 0 3 3 8 17 -9 3
35e :apollon_limassol: Apollon Limassol :cyprus: 6 0 2 4 4 20 -16 2
36e :kairat: Kairat :kazakhstan: 6 0 0 6 3 21 -18 0

- Classificação dos goleadores -
- Classement des buteurs -

Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
:1st_place_medal: :guinea_bissau: :portugal: MamadĂș ManĂ© 20 (2) 15 1
:2nd_place_medal: :ghana: :portugal: Emmanuel Adjei 10 (9) 12 1
:3rd_place_medal: :portugal: Sérgio Mata 19 (5) 10 3
:brazil: :portugal: AntĂŽnio Carlos 9 (12) 9 4
:cape_verde: :portugal: LuĂ­s Almeida 14 (14) 8 4

- Classificação dos colonos -
- Classement des passeurs -

Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
:1st_place_medal: :spain: :portugal: Victor GuimarĂŁes 7 (3) 0 8
:2nd_place_medal: :portugal: :cape_verde: Gilson Silva 14 (11) 6 7
:3rd_place_medal: :portugal: Eli Patermeu 13 (4) 7 7
:portugal: Pedro Tiba 22 (4) 3 7
:portugal: Renato Pacheco 26 4 6
- Chapitre 824 -
- “Ce que la brume ne dit pas encore” -
- Chapitre 826 -
Coming SOON - 29/09
10 « J'aime »

ça casse des culs la pour le moment, en route pour le titre
.

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On veut le titre. L’équipe le mĂ©rite tellement

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Oh putain l’égalitĂ© quasi parfaite avec Benfica
 :hot_face: C’est quoi cette saison de malade ???
On sait (malheureusement) qu’il va y avoir un match
 UN seul
 Un seul match qui va te faire tomber et dĂ©crocher d’eux :sadpepe: Mais en attendant, on s’accroche Ă  l’espoir que ! Quelle saison bordel !

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- Une tempĂȘte hivernale -

La lumiĂšre blafarde de dĂ©cembre filtrait Ă  peine Ă  travers les brumes de Viana do Castelo ce matin-lĂ . Le vent salĂ© venu de l’Atlantique lĂ©chait les hauteurs de la Citadelle des Anges, mordant les visages, fouettant les esprits encore engourdis. MalgrĂ© le froid piquant, l’entraĂźnement du jour devait se tenir Ă  huis clos. La saison battait son plein, la Supertaça avait Ă©tĂ© emportĂ©e de haute lutte face au Benfica, et Vianense trĂŽnait fiĂšrement dans le haut du tableau. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes
 jusqu’à ce que tout, subitement, vacille.

Le groupe, compact et appliquĂ©, s’adonnait Ă  un de ces petits jeux d’échauffement que l’on croyait inoffensifs. Ballon Ă  une touche, chĂątiment en cas d’erreur. Rires, moqueries gentilles, claps dans le dos. L’ambiance, d’abord joyeuse, s’était lentement tendue lorsque Diego Vieitas, le portier international portugais, avait commencĂ© Ă  fulminer.

“Mais il a trichĂ©, putain ! Il Ă©tait hors zone, c’est pas possible de pas le voir !”

Le ton monta d’un cran. En face, Bruno Santana, tout juste 20 ans et dĂ©jĂ  propulsĂ© gardien numĂ©ro 1 bis grĂące Ă  ses performances en Europa League, soutenait son point avec calme mais fermetĂ©. Il n’avait rien fait de mal. Mais Diego, Ă  fleur de peau depuis plusieurs semaines, crut y voir de la condescendance.

Un mot en entraĂźna un autre. Les regards se figĂšrent. Et, sans prĂ©venir, Diego frappa. D’un geste sec, direct, il saisit Bruno par le col avant de lui dĂ©cocher un crochet du droit. Le jeune tomba Ă  genoux, plus surpris que blessĂ©, le souffle coupĂ©. Le silence se fit. Puis, dans un Ă©lan d’instinct, Telmo TĂșlio, le jeune troisiĂšme gardien d’origine brĂ©silienne, surgit de la mĂȘlĂ©e et s’interposa violemment, sĂ©parant les deux hommes avant que le vestiaire ne s’enflamme tout entier.

AnĂ­bal GuimarĂŁes, restĂ© Ă  l’écart sur le bord du terrain pour discuter avec son staff, avait tout vu. En quelques enjambĂ©es, il Ă©tait lĂ , ses yeux lançant des Ă©clairs. Il n’eut besoin d’aucun mot pour que le groupe comprenne : l’entraĂźnement Ă©tait terminĂ©.

“Vestiaires. Tout le monde. Maintenant.”

Le retour au vestiaire fut silencieux, pesant, irrespirable. Les crampons raclaient le bĂ©ton sans qu’aucune parole ne soit Ă©changĂ©e. Une fois Ă  l’intĂ©rieur, AnĂ­bal ferma la porte Ă  double tour, s’avança jusqu’au centre de la piĂšce et explosa.

“Vous croyez que c’est ça, le haut niveau ?! Qu’on se frappe quand on perd ?! Qu’on salit l’écusson pour une putain de passe mal jugĂ©e ?!”

Ses mots fusaient comme des balles, son visage rougi par la colĂšre, les veines de son cou saillantes. Il ne s’adressait Ă  personne et Ă  tout le monde Ă  la fois. Il n’était plus un coach Ă  cet instant. Il Ă©tait le pĂšre d’une famille trahie, blessĂ©e.

“On est Ă  Vianense. On dĂ©fend plus qu’un club. On dĂ©fend un idĂ©al. Si vous l’avez oubliĂ©, je vous le rappellerai. Par la voix. Ou par le banc.”

Un silence. Puis un mouvement. Diego, tĂȘte basse, s’avança.

“Je suis dĂ©solĂ©, mister
 dĂ©solĂ© Ă  tous.”

Le mot Ă©tait sincĂšre, mais son poids restait mince face Ă  l’impact du geste. Hugo Viana, directeur sportif et figure tutĂ©laire, Ă©tait prĂ©sent dans le coin du vestiaire, appuyĂ© contre une armoire mĂ©tallique. Il se redressa lentement, mains croisĂ©es dans le dos, et d’un ton glacial dĂ©clara :

“Diego, tu es suspendu temporairement. Par mesure disciplinaire. Mais
 pour ne pas Ă©clabousser ton image, nous dirons que tu souffres d’une contracture. En revanche, si tu ne joues pas le jeu, si tu laisses fuiter la vĂ©rité  nous ne te couvrirons plus.”

Le message Ă©tait clair. Un fusible venait de sauter. Et Diego, d’ordinaire si fier, hocha la tĂȘte sans dire un mot. Il savait. Il avait merdĂ©. Bruno, de son cĂŽtĂ©, resta digne, refusant de se poser en victime. Anibal, dans un dernier souffle, reprit la parole :

“Ce club n’est pas bĂąti sur les talents individuels. Il est bĂąti sur l’union. Sur la fidĂ©litĂ©. Sur le respect. Je vous laisse digĂ©rer ça. Et que ça ne se reproduise plus.”

Le groupe se dispersa. La journĂ©e s’acheva dans un calme tendu. Mais quelque chose avait changĂ© dans les entrailles du vestiaire. La perfection n’était qu’une façade. Et mĂȘme Ă  Vianense, les fissures pouvaient apparaĂźtre.

Anibal le savait mieux que quiconque : le plus dur ne serait pas de gagner. Ce serait de garder son peuple uni.

- Chapitre 825 -
- A primavera serĂĄ europeia! -
- Chapitre 827 -
Coming SOON - 30/09
8 « J'aime »

Une petite erreur sans conséquence on va dire. Un passage sur le banc va le calmer

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Ohhhh ça bouge dans tous les sens cette histoire


AprĂšs l’extra sportif, voila que ça merde Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme du collectif. Il va falloir surmonter tout ça.

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60 messages environ

Mad Breaking Bad GIF by MOODMAN

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Le management qui fait tout pour taire l’affaire alors qu’on sait tous qu’une fouine va aller poucave en moins de temps qu’il en faut pour le dire

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Oui, ça serait surprenant que ça ne fuite pas
 Il va forcĂ©ment y avoir un petit malin qui sera fier de livrer l’exclu
 :sac:

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Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino c’est l’idĂ©e et puis Bruno Santana pousse le salaud.

@VertPourToujours Les lumiÚres attirent et créé de la jalousie. On verra si ça déborde hors des gardiens.

@toopil ah oui quand mĂȘme. C’est tombĂ© quand j’ai un peu ralenti ça tombe bien :sac:

@RedM1nd ah ça c’est bien possible. On verra bien.

@CaptainAmericka :sac:

- « L’ombre du rĂȘve » -

La nuit Ă©tait tombĂ©e depuis longtemps sur Viana do Castelo. Le vent qui s’engouffrait dans les ruelles de la vieille ville caressait les pavĂ©s froids comme une mĂ©moire qui refuse de mourir. Au loin, la mer battait ses vagues contre la cĂŽte, en une symphonie sourde et rĂ©guliĂšre. Dans la villa d’AnĂ­bal GuimarĂŁes, le feu crĂ©pitait dans la cheminĂ©e du salon d’hiver. L’air sentait le bois, la cannelle, et un soupçon d’agitation silencieuse.

Assis dans un fauteuil en cuir usĂ©, Ganso, 19 ans, regardait le plafond avec des yeux de mĂŽme qui refusent de vieillir. Il portait un haut simple, une chaĂźne en or discrĂšte, et un regard inquiet. En face de lui, AnĂ­bal, avec sa veste nike qui ne le quitte jamais et pantalon de survĂȘtement, terminait de verser deux verres de jus de maracujĂĄ dans des gobelets en porcelaine dĂ©poli. Un moment simple, presque banal, mais chargĂ© d’électricitĂ©. Le genre de scĂšne qui ne dit rien, mais qui dit tout.

« T’es bien silencieux, gamin
 » lança finalement AnĂ­bal, sans le regarder, les yeux fixĂ©s sur la cheminĂ©e.

Ganso ne rĂ©pondit pas tout de suite. Il posa les coudes sur ses genoux, pencha la tĂȘte et soupira longuement.

« Ani
 Je voulais pas t’en parler ici. C’est pas le bon endroit. Mais j’ai besoin de te le dire. »

AnĂ­bal tourna lentement la tĂȘte vers lui. Il savait. Il avait lu entre les lignes depuis des semaines. Les coups d’Ɠil vers le banc. Les agents trop prĂ©sents Ă  l’entraĂźnement. Les regards fuyants. Les likes sur Instagram aux posts d’Arsenal, Liverpool ou Newcastle. Il savait.

« Vas-y, crache le morceau. » souffla-t-il.

Ganso prit une inspiration, comme pour se donner du courage.

« J’ai parlĂ© avec mon pĂšre. Et avec ma mĂšre aussi. Tu sais, cette maison
 ce calme
 ce luxe
 ça me dĂ©passe parfois. Je viens de lĂ -bas, tu sais ? Du vrai BrĂ©sil. Pas celui des plages de Copacabana. Celui des favelas, des nuits sans lumiĂšre, des repas qu’on saute pour payer le loyer. J’ai bossĂ© dur, coach. TrĂšs dur. Et je suis pas venu ici pour regarder les autres faire carriĂšre. Je veux jouer. Plus. Être titulaire tout le temps. Me montrer. »

Il s’interrompit. La voix tremblait. L’émotion Ă©tait lĂ , brute, sincĂšre.

« Et j’ai eu des touches. Des clubs immenses, coach. Everton. Aston Villa. Et mĂȘme Arsenal. Des offres sĂ©rieuses. »

Le silence s’épaissit. Dans l’ñtre, une bĂ»che se fendit en deux dans un craquement sec. AnĂ­bal se redressa, posa son verre sur la table basse, et se pencha vers Ganso, les coudes sur les genoux, les yeux dans les siens.

« Tu sais ce que tu es en train de me dire, là ? Que tu veux partir ? Ou que tu veux grandir trop vite ? »

« Je dis que j’ai un rĂȘve, Coach. La Premier League. Et que je sens que c’est le moment. »

AnĂ­bal sourit. Tristement. Il avait eu cette mĂȘme conversation, ou presque, avec Gabriel, avec JoĂŁo Carvalho, avec Altair
 Et il savait comment cela se terminait.

« Écoute, Ganso. T’as fait 29 apparitions cette saison. À ton Ăąge. Dans un club qui joue le titre. Qui va en Europe. Qui mise sur toi. Tu crois vraiment que ce sera mieux ailleurs ? En Angleterre, t’auras peut-ĂȘtre un salaire doublĂ©, triplĂ©. Mais t’auras aussi trois mecs devant toi, dix derriĂšre. Et personne pour te couvrir quand tu feras une erreur. Ici, tu bosses avec des gens qui t’aiment. Qui te protĂšgent. Tu veux tout, tout de suite. Mais le football, c’est pas Uber Eats. »

Ganso baissa la tĂȘte. Il savait qu’AnĂ­bal avait raison. Mais son cƓur battait au rythme d’un autre tambour, celui de l’ambition brĂ»lante, de la revanche sociale, de la fiertĂ© de sa mĂšre qui l’appelait « meu campeĂŁo » mĂȘme aprĂšs un match sur le banc.

« J’ai pas dit que je partais demain. J’ai juste dit que je veux plus. »

AnĂ­bal se leva. Il s’approcha de la baie vitrĂ©e et regarda la mer noire au loin.

« Je comprends. Mais moi aussi, j’veux plus. Plus de respect, plus de patience. Tu sais ce que j’ai vĂ©cu. Ce que j’ai dĂ» sacrifier. T’as encore rien vu, Ganso. Et t’es dĂ©jĂ  une star. Reste. Prends ton temps. T’auras ton heure. Mais pas maintenant. Pas comme ça. »

Le jeune brĂ©silien hocha lentement la tĂȘte. Puis se leva Ă  son tour.

« Merci pour le jus, coach. Je vais aller me reposer. »

« Tu veux que je te raccompagne ? »

« Non. Je vais marcher un peu. J’en ai besoin. »

La porte se referma dans un cliquetis discret. AnĂ­bal resta seul dans le salon. Le match du Real passait toujours en sourdine sur la tĂ©lĂ©vision. Mais il ne le regardait plus. Il pensait Ă  Ganso. À cette jeunesse insatiable, impatiente, qui refusait d’attendre. Il savait que le lien Ă©tait fragile, dĂ©sormais. Qu’un souffle pourrait tout faire Ă©clater. Il fallait agir vite. Ou perdre une autre pĂ©pite.

Et dehors, la nuit s’étirait, longue et froide, comme un avertissement muet.

- Chapitre 826 -
- Une tempĂȘte hivernale -
- Chapitre 828 -
Coming SOON - 01/10
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