:storygold: :s25: 🇵🇹 :fpf: :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Manthyz on avance dans l’intrigue

- “Ce que la brume ne dit pas encore” -

La nuit était tombée sur Viana do Castelo, douce et calme, bercée par ce vent léger venu de l’océan, ce vent qui semblait chaque soir vouloir nettoyer le monde de ses ombres, sans jamais y parvenir tout à fait. Le terrain d’entraînement du SC Vianense avait été vidé depuis plusieurs heures, les crampons nettoyés, les lumières éteintes, et les cris de Francisco Maior ou de Luvanor s’étaient depuis longtemps tus. Aníbal Guimarães, lui, avait regagné la quiétude de sa villa ultra sécurisé, ce cocon à l’abri des regards, blotti dans les hauteurs boisées de la ville.

Il avait embrassé rapidement Yéssica, plaisanté un instant avec Pedro et Luisa, les jumeaux qui grandissaient à vue d’œil, . Une poignée de minutes plus tard, les enfants avaient filé sous la surveillance bienveillante de la nounou et Anibal avait demandé à Ganso et Victor d’arrêter la Playstation. Aníbal s’était isolé dans le salon d’hiver, cette pièce baignée de lumière le jour, devenue refuge nocturne, entre confort et secrets.

D’un geste laconique, il alluma l’écran plat accroché au mur. Le Real Madrid affrontait le Betis Séville. Le ballon circulait, Avalino Jr. multipliait les feintes. Mais l’esprit d’Aníbal était ailleurs.

Le téléphone vibra dans la poche intérieure de sa veste. Un nom s’afficha : Ichiban.

Il décrocha sans un mot, juste un souffle.

“Tu m’as oublié ou tu t’es rangé ?” lança la voix grave et posée de l’ancien actionnaire de Vianense, Ichiban Kasuga, désormais homme de l’ombre, stratège et maître d’un empire silencieux au Japon.

Aníbal laissa échapper un léger ricanement fatigué.

“J’ai essayé de me faire discret. Mais la poussière me suit, tu sais comment c’est. Et toi, tu m’appelles à minuit. C’est pas pour parler de football japonais.”

Un silence. Puis Ichiban reprit.

“Je t’appelle parce que je dois clarifier des choses. Tu m’as demandé, il y a quelques mois, de t’aider à faire tomber Lamar Jackson. Tu voulais des réponses. Tu voulais que quelqu’un paye. Mais je n’ai rien fait.”

Aníbal fronça les sourcils, s’enfonçant dans le large canapé de cuir.

“Rien ? T’attends quoi ? Qu’il revienne avec une ceinture d’explosif autour du buste ?”

Ichiban haussa Ă  peine la voix, mais le ton se fit plus tranchant.

“Des opérations de cette ampleur ne se mènent pas en trois mois comme un plan de jeu contre Benfica. Et surtout, tu dois comprendre que l’affaire a pris une tournure différente. Ce commando japonais retrouvé mort dans le nord de l’Angleterre… ce n’étaient pas les miens.”

AnĂ­bal se redressa.

“Pas les tiens ? Pourtant les médias parlent d’un groupe armé, des sabres rituels, des origines nippones. Tu vas me dire que ça ne te concerne pas ?”

“Je contrôle le Nord du Japon, Aníbal. Ces types venaient du Sud. Ce commando-là, ce sont des parias. Des anciens mercenaires renégats, excommuniés par les familles. Ils vendent leurs services au plus offrant, depuis la Thaïlande jusqu’aux bidonvilles de Caracas. Ce n’est pas la Yakuza. C’est de la viande à canon, instable, sans foi ni loi.”

Aníbal soupira longuement, l’œil fixé sur le match, bien qu’il n’en voyait plus les images.

“Et qu’est-ce qu’ils foutaient là, alors ? Pourquoi Wrexham ? Pourquoi Lamar ?”

Ichiban marqua une pause.

“Ce qui m’inquiète… ce sont les armes retrouvées. Ce ne sont pas des armes japonaises. Pas même des russes. Ce sont des automatiques typiques des cartels sud-américains. Tu te rends compte ? Un commando nippon armé comme des assassins de Medellín. Ça ne fait aucun sens. Pas sans un commanditaire externe.”

Aníbal se leva, faisant quelques pas dans la pièce, les mains dans les poches.

“Coco Cruz. C’est lui, pas vrai ? Avec Postobón sur le maillot de Wrexham, tout s’emboîte.”

Ichiban ne confirma pas, mais son silence en disait long.

“Je suis en train de démêler ce réseau, Ani. Il y a des ramifications au Mexique, en Espagne, et peut-être même à l’intérieur de la Premier League. D’ici quelques semaines, je saurai. Et je te donnerai un nom. Mais en attendant, écoute-moi bien : tu dois rester calme. Tu es sous surveillance. Il y a des gens qui attendent une erreur, un faux pas, pour te faire tomber. Pas avec des balles, mais avec des dossiers, des preuves, des articles. Tu as un pays à guider maintenant. Ne les laisse pas t’entraîner vers ta part d’ombre.”

AnĂ­bal resta un long moment silencieux. Puis il hocha la tĂŞte, plus pour lui-mĂŞme que pour son interlocuteur.

“Merci, Ichi. Je ne te demanderai pas comment tu sais tout ça. Je sais juste que je n’ai jamais vraiment été seul.”

Ichiban laissa échapper un bref sourire audible à travers le combiné.

“On ne laisse pas tomber un frère. Même quand il joue à cache-cache avec la mort.”

Le téléphone raccrocha. Le silence revint.

Sur l’écran, le Real venait de marquer. Aníbal n’eut même pas un sourire. Il retourna vers la chambre conjugale, l’esprit embrouillé. Derrière les rideaux tirés, la nuit portugaise semblait soudain plus lourde qu’elle ne l’avait été depuis longtemps.

- Chapitre 823 -
- T’as vu le sponsor de Wrexham -
- Chapitre 825 -
Coming SOON - 27/09
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