Réponses aux lecteurs
@Rhino Ah ça on cumule on cumule.
@CaptainAmericka Julien Tanti sort de ce corps ![]()
- - -Francisco |
Maior - - - |
|---|---|
- - -Francisco |
Maior - - - |
| Âge | 21 |
| Nationalité | |
| Valeur | 46-52M€ |
| Salaire | 356 000 €/m |
| Fin de Contrat | 30 Juin 2049 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 38/39 | [U16] | SC Vianense | 35 | 12 | 19 | |||
| 38/39 | [U19] | Vianense SC | 9 | 2 | 8 | |||
| 39/40 | [U19] | Vianense SC | 35 | 5 | 7 | |||
| 39/40 | [PRO] | Vianense SC | 11 | 0 | 0 | |||
| 40/41 | [U19] | Vianense SC | 34 | 6 | 11 | |||
| 40/41 | [PRO] | Vianense SC | 13 | 0 | 4 | |||
| 41/42 | [PRO] | Vianense SC | 37 | 1 | 3 | |||
| 42/43 | [PRO] | Vianense SC | 49 | 9 | 5 | |||
| 43/44 | [PRO] | Vianense SC | 47 | 5 | 6 | |||
| 44/45 | [PRO] | Vianense SC | 15 | 3 | 2 | |||
| 41/44 | [U21] | Portugal U21 | 4 | 0 | 2 | |||
| 44/45 | [A] | Portugal | 5 | 0 | 3 | |||
| 38-45 | TOTAL - - - - - | 172 | 18 | 20 |
Membre clé de Vianense depuis quelques saisons il s’est imposé petit à petit comme le plus grand talent issus du centre de formation de Viana. Il a pris une toute autre dimension depuis deux ans où il alterne entre piston gauche et milieu central. Il est en outre devenu un international efficace même si la concurrence demeure forte au sein de la Seleção.. Retour en cinq anecdotes sur le parcours de ce jeune prodige.
Le futur Bernardo Silva
Il y avait dans le toucher de balle de Francisco Maior quelque chose d’instinctif, d’évident. Comme une musique jouée depuis la naissance, sans apprentissage apparent, sans effort forcé. Ceux qui l’avaient vu jouer à onze ans sur les terrains cabossés de Darque juraient qu’il était le seul môme de son âge à ne jamais regarder ses pieds en dribblant. L’œil toujours levé, la tête toujours dans le jeu, le souffle déjà mûr. Ce n’était plus un simple enfant, c’était déjà un chef d’orchestre.
Repéré très tôt par les éducateurs de Vianense, il avait intégré la cantera locale avant même son douzième anniversaire. Très vite, les comparaisons avaient fusé. Trop vite, peut-être. On parlait de Bernardo Silva, pour son gabarit frêle, sa conduite de balle basse, son flair unique. On évoquait parfois Rui Costa, pour sa capacité à ralentir le temps, à rendre poétique le plus pragmatique des ballons. Mais Francisco, lui, ne s’était jamais vu dans ces figures du passé. Il voulait juste jouer, porter le bleu roi de Viana, et rendre fiers ses parents, tous deux boulangers dans le centre-ville.
Le chouchou de Nike et du Kyks
À quinze ans, un nouveau tournant bouleversa sa trajectoire. Nike, flairant la pépite, envoya un émissaire à Viana do Castelo. En moins de quarante-huit heures, un contrat fut signé. Le plus gros jamais accordé à un joueur mineur au Portugal depuis… un certain Cristiano Ronaldo. Francisco devint, bien malgré lui, un produit marketing. Mais au lieu de se perdre dans la lumière, il trouva une ombre rassurante : Kylian Mbappé, légende française alors en fin de carrière, fut nommé par la marque comme mentor personnel du jeune lusitanien.
Entre le champion du monde et le gamin de Viana, le lien fut immédiat. Kylian vit en Francisco ce qu’il avait été : une comète dans un ciel saturé d’attentes. Et Francisco trouva chez l’ancien parisien un grand frère, un conseiller, un protecteur. Ensemble, ils partagèrent des stages, des vacances, des repas de famille. Et c’est d’ailleurs lors d’un de ces rassemblements privés que Francisco croisa le regard d’Isadora da Silva Santos, la fille cadette de Neymar Jr.
Marié avec la fille de Neymar Jr
Isadora, élevée loin des projecteurs par sa mère à São Paulo, s’était toujours méfiée des footballeurs. Trop de drame, trop de bruit. Mais Francisco n’était pas comme les autres. Il parlait doucement, riait peu, mais avec sincérité. Il aimait les livres, les longues balades sur la plage, les pastéis de nata bien tièdes. Un an plus tard, ils se mariaient en toute discrétion à Braga, dans la petite chapelle de Santa Cruz. Quelques mois plus tard, un fils naquit, Ney, clin d’œil affectueux au grand-père paternel, et… à son parrain.
Membre de la famille d’Anibal
Car oui, AnĂbal GuimarĂŁes, l’homme de l’ombre, le maĂ®tre tacticien, le roc du Vianense, avait acceptĂ© avec Ă©motion d’être le parrain de l’enfant. Lui qui avait modelĂ© Francisco comme un sculpteur travaille le marbre brut, le voyait dĂ©sormais devenir homme, père, mari. Il avait tenu le petit Ney dans ses bras lors du baptĂŞme, les yeux embuĂ©s, murmurant Ă YĂ©ssica que ce garçon serait, un jour, capitaine du Portugal.
Viana per sempre
Aujourd’hui, à 21 ans, Francisco Maior compte près de 170 apparitions sous les couleurs du SC Vianense. Il a marqué l’Europa League de son empreinte, brillé en Liga Betclic, et s’impose petit à petit comme un futur pilier de la sélection portugaise. Les plus grands clubs d’Europe le courtisent avec insistance : le Real Madrid, Liverpool, la Juventus… Mais Francisco, fidèle à ses promesses d’enfant, les repousse tous.
« Je suis né à Viana. Je veux y vieillir. »
C’est ce qu’il avait déclaré, le regard droit, lors de la remise du trophée du Meilleur Joueur Portugais U23. Certains ricanèrent, d’autres applaudirent. Mais ceux qui connaissaient vraiment le garçon savaient que ce n’était pas de la posture. C’était sa vérité.
Et à Viana, on l’aime pour ça. Pour sa fidélité rare. Pour ses passes lumineuses. Pour ses silences pleins de sens. Pour sa manière de courir tête haute, de lever le poing vers la tribune Est après chaque but, là où ses parents sont toujours assis. On l’aime pour ce qu’il est : l’enfant doré d’un club devenu légende vivante.


