:storygold: :s25: 🇵🇹 :fpf: :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino en vrai y’aura pas vraiment besoin de clash. Il est très bon et je doute pouvoir le retenir très longtemps.

@Manthyz paye !!

- « des lignes rouges plus que franchises » -

Le vent d’automne soufflait plus fort qu’à l’accoutumée sur la côte de Viana do Castelo. Un vent rugueux, qui giflait les vitres de la Citadelle des Anges avec une fureur que l’on aurait cru presque humaine. Il y avait dans l’air une tension, comme un silence trop lourd dans un huis clos, une pression invisible mais constante qui pesait sur les épaules de tous ceux qui portaient les couleurs bleu et blanc de Vianense.

Depuis plusieurs semaines, la guerre de l’ombre entre Aníbal Guimarães et Lamar Jackson avait quitté le domaine sportif pour devenir une série noire. Ce qui n’était au départ qu’un affrontement idéologique et tactique entre deux entraîneurs aux philosophies diamétralement opposées s’était mué en quelque chose de plus toxique, de plus dangereux. Et avec les révélations de Lamar, distillées dans une interview surréaliste qui avait fait le tour des tabloïds britanniques et lusitaniens, une nouvelle frontière venait d’être franchie.

Des noms furent prononcés. Pas seulement celui d’Aníbal, qu’on accusait d’avoir trempé dans des affaires louches ou d’être le pantin d’un réseau plus vaste. Mais ceux de ses proches. Ses fils. Son sang. Victor Guimarães, latéral prometteur, joyau de l’académie. Et Ganso, le fils de Saldanha, son filleul de cœur, son poulain. Deux gamins de moins de vingt ans, catapultés malgré eux dans l’arène.

« Quand ils ne peuvent pas m’abattre, ils s’en prennent à ceux que j’aime. Voilà leur méthode. » avait soufflé Aníbal, la mâchoire crispée, les yeux rouges de colère froide.

Quelques jours après la publication de l’interview, une pancarte fut retrouvée devant le portail de la maison familiale. Dessus, une menace explicite : « Le sang appelle le sang. Tu veux la guerre ? Tu l’as. » La plaque était signée d’un symbole étrange, une sorte de cobra stylisé mêlé à un ballon de football. Il n’en fallut pas plus pour que Yessica, habituellement stoïque, fonde en larmes. Les enfants avaient été immédiatement exfiltrés par la sécurité privée. La nanny, ancienne militaire reconvertie, dormait désormais dans la chambre attenante aux jumeaux.

À Vianense, le directeur général Hugo Viana convoqua un comité d’urgence. Les bureaux du centre d’entraînement furent sécurisés avec des contrôles biométriques. Les entrées visiteurs furent suspendues pour une durée indéterminée. Et, sur ordre d’Aníbal, une cellule de crise fut créée. Chaque membre du staff, chaque éducateur, chaque agent de sécurité reçut une consigne claire : « Priorité absolue à la sécurité de Victor et Ganso. »

Les deux jeunes furent alors installés au centre de formation du club, devenu leur bunker. Une aile entière leur fut réservée, réaménagée en mini-appartement. Des vigiles armés patrouillaient nuit et jour dans les couloirs, discrets mais intransigeants. Le terrain d’entraînement n’était plus un sanctuaire, c’était devenu une forteresse.

Un soir, alors qu’Aníbal rentrait tard après un match à Braga, il passa voir les deux jeunes. Il frappa doucement à la porte. Ganso ouvrit, torse nu, visiblement sorti du sommeil.

« T’as pas cours demain ? » demanda Aníbal avec un demi-sourire.

« J’ai cours de la peur, Ani. Et elle est ouverte H24. » répondit Ganso, l’air las.

Assis sur le canapé, Victor, les yeux cernés, ne dit rien. Il fixait un écran diffusant les images d’un match passé, peut-être pour s’échapper.

« Je suis désolé, les gars. Vous ne devriez pas vivre ça. Pas à votre âge. »

*« Ce n’est pas ta faute, paï. » murmura Victor. « Mais ils veulent te faire craquer. Et nous, on encaisse à ta place. »

Ces mots transpercèrent Aníbal. Ils le déchirèrent plus que les pires défaites.

« Vous êtes ma fierté. Et ma faiblesse. Mais je vous le promets… Ce cauchemar va s’arrêter. Bientôt. »

Il se leva, leur tapota l’épaule et sortit en silence. Dehors, la pluie s’était mise à tomber, drue, lavant les péchés d’un monde devenu fou.

À la conférence de presse suivante, lorsqu’un journaliste britannique osa lui demander s’il ne pensait pas que le conflit avec Lamar avait été « surjoué » par les médias, Aníbal, stoïque, déclara simplement :

« Le jour où vous recevrez une photo floutée de votre enfant avec une croix rouge dessus, vous viendrez me reparler de ‘surjeu’. »

Et dans la salle, personne n’osa répliquer.

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- « L’ombre du rêve Â» -
- Chapitre 829 -
Coming SOON - 01/09
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