:storygreen: :s1: đŸ‡ŻđŸ‡” :matsumoto_yamaga: Vert Et Contre Tous

Et bien cette ambiance me donne envie d’y sĂ©journer :sweat_smile:

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Le Japon y est pour beaucoup :sweat_smile:

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Merci :folded_hands: On va voir oĂč ça nous mĂšne !

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Merci ! Bienvenue Ă  bord :smiling_face:

Aller dans un endroit calme et serein
Tu es sĂ»r de ne pas ĂȘtre dans un Temple ?

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Matsumoto est trÚs différent de Tokyo, son rythme aussi :smiling_face:

— Épisode 4 —

je les rencontre

Ils me regardent.
J’apprends à les regarder aussi.

Le jour est déjà installé, sans éclat particulier.

Matsumoto se met en mouvement doucement. À l’hĂŽtel, tout semble identique Ă  la veille, mais je ne le regarde plus de la mĂȘme maniĂšre. Je descends prendre un cafĂ©. La routine commence Ă  s’installer, presque malgrĂ© moi.

Je bois lentement. Par la fenĂȘtre, quelques passants. Des habitudes qui se rĂ©pĂštent. Je termine sans me presser. Ce matin, je n’ai pas besoin d’arriver en avance. Juste Ă  l’heure.

Le centre d’entraĂźnement est dĂ©jĂ  vivant quand j’y arrive.

Des voitures se garent. Des portiĂšres claquent. Des joueurs discutent par petits groupes. Certains rient. D’autres restent Ă  l’écart. Le club fonctionne. Il n’a pas attendu mon arrivĂ©e pour le faire.

L’entraĂźnement est ouvert. Quelques supporters sont dĂ©jĂ  lĂ , le long de la main courante. Des habituĂ©s, surtout. Ils regardent sans faire de bruit. Comme si cela faisait partie du dĂ©cor.

Je traverse le parking sans me faire remarquer. Quelques salutations. Des inclinaisons de tĂȘte. Des regards rapides, curieux, mesurĂ©s. Les anciens semblent Ă  leur place. Les plus jeunes observent, comme s’ils cherchaient des repĂšres avant mĂȘme de chercher le ballon.

Le vestiaire est occupé.

Des sacs au sol. Des voix qui se croisent. Des gestes rĂ©pĂ©tĂ©s. Chacun connaĂźt son espace. Quand j’entre, les Ă©changes ne s’arrĂȘtent pas complĂštement. Ils changent simplement de volume. Une attention diffuse s’installe. Rien de forcĂ©. Rien d’hostile.

Je reste debout un instant. J’observe.

Je dis quelques mots. Pas plus. Pas moins. On va prendre le temps. On va travailler ensemble. Je n’ajoute rien. Je n’ai rien à promettre aujourd’hui.

Le capitaine vient me voir ensuite. On Ă©change briĂšvement. L’horaire. L’état du terrain. La reprise. Il me souhaite la bienvenue. Je le remercie. C’est simple. Ça suffit.

Sur le terrain, les premiers ballons circulent. Échauffement. Courses. Étirements. Les corps se mettent en route. Certains parlent beaucoup. D’autres presque pas. Je remarque ceux qui regardent autour d’eux. Ceux qui s’imposent naturellement. Ceux qui attendent.

Je croise Lucas Rian. Je lui glisse un mot en portugais. Il sourit. L’échange est bref. Il reprend aussitĂŽt.

Je n’interviens pas. Pas encore.

Paulinho est lĂ , en retrait, au bord du terrain. Il observe la sĂ©ance. Moi aussi, parfois. Il me demande ce que j’en pense. Je lui dis que j’ai besoin de temps. Il acquiesce.

Le staff s’affaire autour. Chacun semble savoir quoi faire. J’écoute. Je prends mes marques. Rien n’est Ă  bousculer aujourd’hui.

La sĂ©ance se dĂ©roule sans heurt. Sans Ă©clat non plus. Juste ce qu’il faut pour commencer. Quand elle se termine, les joueurs repartent comme ils sont arrivĂ©s. Par petits groupes. Avec leurs habitudes. Les supporters s’éloignent.

Le groupe se dirige ensuite vers la cantine.
Les places se prennent sans consigne. Je m’assieds aussi. J’observe encore.

Je reste quelques instants de plus.

En repassant devant le vestiaire, je comprends que quelque chose a changé. Pas dans le groupe. En moi.

Aujourd’hui, je les ai rencontrĂ©s.

Demain, le travail commencera vraiment.

Lieu évoqué :

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C’est grave sympa ce centre d’entrainement entourĂ© par la forĂȘt lĂ  !

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J’aime beaucoup le cadre aussi !

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Tant que ta femme y fait pas un footing de nuit ça va :sac:

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Ton capitaine a 35 ans, on dirait qu’il en a seulement 20 :grin:

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Le cadre est idéal pour travailler :smiley:
J’aime beaucoup le profil de Rian !

Si le coach a apprécié cette premiÚre journée, alors le feeling est bien passé. La suite va se mettre en place petit à petit.

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Au poste de gardien, l’ñge ne compte pas, c’est pour ça :joy:

complĂštement ! Tu as parfaitement rĂ©sumĂ© l’état d’esprit ! j’espĂšre aussi que Rian fera des diffĂ©rences sur son cĂŽtĂ© :wink:

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— Épisode 5 —

je commence Ă  voir

Les automatismes apparaissent.
Je comprends peu Ă  peu comment ce groupe fonctionne.

La prĂ©paration s’installe sans faire de bruit.

Les jours se ressemblent. Les horaires aussi. Le froid du matin, les terrains encore durs, les corps qui mettent plus de temps Ă  se lancer. On s’entraĂźne, on rĂ©cupĂšre, on recommence. Rien ne dĂ©borde. Rien ne surprend vraiment.

Les matchs passent. À l’extĂ©rieur, toujours. Des Ă©quipes modestes, peu de rĂ©sistance. Je n’y attache pas plus d’importance. Ce que je cherche n’est pas lĂ . Je regarde ailleurs. Les attitudes. Les automatismes. La maniĂšre dont le groupe vit ces journĂ©es rĂ©pĂ©tĂ©es.

Le systĂšme se met en place naturellement. Le 4-2-3-1 s’impose sans discussion. Les repĂšres viennent vite. Certains joueurs semblent soulagĂ©s. D’autres s’adaptent. Personne ne conteste. Personne ne s’impose encore.

Peu à peu, une hiérarchie se dessine.

Elle ne passe pas par la voix.

Elle passe par les gestes.

Par la maniĂšre de se placer Ă  l’échauffement.

Par ceux vers qui les ballons reviennent quand rien n’est vraiment demandĂ©.

Watanabe est de ceux-lĂ .

Il ne parle pas beaucoup. Il n’en fait pas plus que nĂ©cessaire. Mais quand il est lĂ , le groupe se cale. Les jeunes le regardent sans insistance. Les autres jouent plus simple autour de lui. Il ne cherche pas Ă  marquer son territoire. Il occupe juste l’espace qui lui revient.

Je le remarque sans le chercher.

À l’entraünement, il termine souvent les exercices. Il ne se plaint pas. Il ne force pas non plus. Il connaüt le rythme. Le sien. Celui du club. Celui de la division. Il n’est pas là pour prouver. Il est là pour tenir.

À cĂŽtĂ©, d’autres situations attirent mon attention.

Des recrues qui montent en puissance. Tsubasa Ando et Ozaki, sĂ©rieux, constants. Pas spectaculaires, mais prĂ©sents chaque jour. À l’inverse, certains cadres historiques peinent davantage. Rien d’alarmant. Mais assez pour noter.

Noguchi travaille à part. Une partie de la préparation lui a échappé. Il revient progressivement, discrÚtement, sans réclamer quoi que ce soit. Je sais que son temps viendra plus tard.

Suzuki, lui, est bien lĂ . Il s’entraĂźne normalement. Il est impliquĂ©. Il fait ce qu’on attend de lui. Sa place ne fait dĂ©bat pour personne.

Pas encore.

Tanaka lutte encore. Les séances avec la réserve ne sont pas une punition. Mais il le vit comme tel. Je le sais. Je fais semblant de ne pas le voir.

Paulinho passe rĂ©guliĂšrement. Toujours en retrait. Il regarde, comme moi. Parfois, il me demande simplement si tout va bien. Je rĂ©ponds oui. C’est vrai. Pour l’instant.

La prĂ©paration touche Ă  sa fin sans que je m’en rende vraiment compte.

Le groupe est en place. Pas parfait. Pas Ă©quilibrĂ© partout. Mais prĂȘt Ă  commencer. Les automatismes sont lĂ . Les statuts aussi. Je n’ai encore rien bousculĂ©.

Ce n’était pas le moment.

La saison approche.

Et pour la premiĂšre fois depuis mon arrivĂ©e, je ne regarde plus seulement ce qui m’entoure.

Je commence à savoir sur qui je vais m’appuyer.

Organisations évoquées :

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Rian a l’air trĂšs intĂ©ressant.

Concernant la tactique, je me posais une question: à droite on trouve un défenseur intérieur et un attaquant intérieur. Il y aura assez de largeur?

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Les qualitĂ©s techniques de Suzuki sont incroyables pour un attaquant :smiley: Et le jeune Tanaka a l’air plein de promesses :fire:

Le coach est en train de se façonner un bon groupe pour cette saison. D’autant plus que la prĂ©-saison a servie Ă  crĂ©er des automatismes, c’est tout bon pour l’instant.

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Oui, c’est un choix.

Je m’appuie beaucoup sur le relationnisme, avec des joueurs proches, et des connexions courtes.

Le surnombre est surtout recherchĂ© Ă  gauche pour exploiter la vitesse d’Osaki, profil que je n’ai pas Ă  droite.

Et dĂ©fensivement, avec beaucoup d’équipes Ă  deux attaquants dans la division, le repli Ă  trois sĂ©curise davantage les transitions Ă  la perte de balle :+1:

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Merci Adri :folded_hands:

Suzuki est notre meilleur joueur sur le papier, et Tanaka est notre pépite.

La pré-saison a surtout servi à créer des repÚres, le reste se fera avec le début des matchs :fire:

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La tactique donne l’impression d’une Ă©quipe coupĂ©e en deux mais j’ai hĂąte de voir ce que cela va donner!

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