Merci beaucoup ![]()
La suite arrive.
Ca sent le recit de folie !!

Merci ![]()
Lâhistoire ne fait que commencer.
Je quitte Tokyo.
Pas pour fuir.
Pour avancer.
La chambre est encore sombre.
Tokyo dort mal, mais ne sâarrĂȘte jamais vraiment. Je reste allongĂ© quelques minutes, Ă Ă©couter les bruits Ă©touffĂ©s derriĂšre la fenĂȘtre. Le rĂ©veil sonne. Je lâĂ©teins aussitĂŽt. Aujourdâhui, je pars.
Je referme ma valise sans y penser. Les gestes sont mĂ©caniques. Rien ne dĂ©borde. Rien ne manque. Ă lâaccueil, je rends la clĂ© sans un mot de trop. Personne ne me demande oĂč je vais. Câest trĂšs bien comme ça.
Le taxi me dĂ©pose Ă la gare. Shinjuku est dĂ©jĂ en mouvement. Trop grand, trop rapide. Je traverse la foule sans mây arrĂȘter. Billet en main, je rejoins le quai. Le train est lĂ . Ă lâheure.
Quand il dĂ©marre, Tokyo sâĂ©loigne sans cĂ©rĂ©monie.
Les immeubles laissent place aux zones plus ouvertes. Puis aux reliefs. Le paysage change progressivement, sans rupture nette. Je regarde par la fenĂȘtre, longtemps. Je pense moins. Je me laisse porter. Le football nâest toujours pas lĂ . Pas vraiment. Ce qui mâoccupe, câest autre chose. Le climat. La ville. Le quotidien qui mâattend. Lâisolement, peut-ĂȘtre.
Le train ralentit. Matsumoto.
La gare est plus petite. Plus calme. Lâair est diffĂ©rent. Plus sec. Plus froid. Je descends avec ma valise. Autour de moi, peu de monde. Personne ne se presse. Tout semble aller Ă un autre rythme.
Paulinho mâattend sur le quai.
Il sourit en me voyant arriver. Rien de forcĂ©. Juste un sourire franc. On se prend dans les bras, simplement. Une accolade. Jâen avais besoin.
Il ne dit pas grand-chose. Pas de grandes phrases. Pas de promesses. Juste que si jâai besoin de quoi que ce soit, il est lĂ . Ăa suffit.
On marche cĂŽte Ă cĂŽte en quittant la gare. Il me parle de la ville. Du froid. De lâhiver qui sâinstalle ici plus tĂŽt quâailleurs. Des montagnes qui entourent Matsumoto. JâĂ©coute. Je regarde. Ăa mâaide Ă atterrir.
Le Buena Vista est calme Ă cette heure-lĂ . Je rĂ©cupĂšre la clĂ©, monte dans la chambre. Une nouvelle fois, je ne dĂ©fais pas tout. Juste ce quâil faut.
Par la fenĂȘtre, la ville est silencieuse. Rien Ă voir avec Tokyo. Et pourtant, quelque chose me semble plus rĂ©el ici.
La nuit tombe vite.
Je mâassieds un moment, sans allumer la lumiĂšre. Demain, je verrai le club. Les dirigeants. Les visages.
Aujourdâhui, je suis juste arrivĂ©.
Le reste peut encore attendre.
Un plaisir de te lire à nouveau @JoseSoares , bien évidemment, je vais suivre !
Excellent choix ce club. Lâun des dĂ©fis Nippons les plus excitants cette annĂ©e. Le stade est magnifique. La rĂ©gion lâest tout autant.
Ăa y est, le dĂ©nouement est proche !
Plus longtemps Ă attendre Coach, lâaventure va dĂ©marrerâŠ
Merci beaucoup ![]()
Je suis content de revenir ici !
Jâai encore tout Ă dĂ©couvrir, mais lâenvironnement me donne clairement envie dây croire.
Patience ![]()
Chaque chose en son temps.
On sent que la taille plus humaine de Matsumoto sied davantage à notre entraineur que la mégalopole de Tokyo ![]()
Oui, câest exactement ça.
Le rythme est différent ici⊠et ça change beaucoup de choses !
Ăvidemment que je saute dans le train !
Ils savent que je suis lĂ .
Je découvre seulement ce que cela implique.
Je me réveille tÎt.
La lumiĂšre entre Ă peine dans la chambre. Matsumoto est calme, presque immobile. Rien Ă voir avec Tokyo. Ici, le silence nâest pas vide. Il est prĂ©sent.
Je descends prendre un café.
Ă lâhĂŽtel, on me reconnaĂźt sans vraiment me connaĂźtre. Un regard un peu plus long. Un sourire poli. La rĂ©ceptionniste me salue comme la veille. Elle me demande simplement si jâai bien dormi. Je rĂ©ponds oui. Câest vrai. Ou presque.
Je mâinstalle prĂšs de la fenĂȘtre. La tasse est chaude. Le cafĂ© est fort. Autour de moi, peu de monde. Quelques habituĂ©s. Des gestes lents. Personne ne parle fort. Je prends le temps. Jâobserve.
Dans la rue, certains regards sâarrĂȘtent sur moi. Rien dâinsistant. Rien dâagressif. Juste cette impression diffuse dâĂȘtre identifiĂ©. Pas comme un touriste. Pas encore comme quelquâun dâici.
Je marche un peu.
La ville se dĂ©voile sans chercher Ă sĂ©duire. Les montagnes ne sont jamais loin. Le froid pique lĂ©gĂšrement. Je respire profondĂ©ment. Je sens une forme de pression, lĂ©gĂšre mais constante. Comme si quelque chose mâattendait sans se presser.
Je le comprends progressivement : ici, on observe avant dâaccueillir.
Je prends un taxi pour me rendre au centre dâentraĂźnement. Le chauffeur sâincline lĂ©gĂšrement. Je fais de mĂȘme. Peu de mots sont Ă©changĂ©s. Le trajet se fait en silence. Je regarde dĂ©filer la ville, plus attentivement que la veille.
Ă lâapproche du centre dâentraĂźnement, tout ralentit en moi.
Les bĂątiments sont sobres. Fonctionnels. Rien dâostentatoire. Ă lâintĂ©rieur, quelques salariĂ©s me saluent. Poliment. Respectueusement. Sans chaleur excessive. Sans distance non plus.
La direction est là . Peu de mots. Peu de gestes. Le président parle calmement. Les objectifs sont posés. Je sens leurs regards. Pas de défi. Pas de rejet. Une évaluation silencieuse.
Je comprends alors que je ne suis pas encore lâentraĂźneur.
Je suis celui que Paulinho a choisi.
Celui quâon regarde avant de dĂ©cider quoi en penser.
En sortant, je passe devant le vestiaire. Il est vide. Les joueurs ne sont pas lĂ . Le terrain est silencieux. Tout est prĂȘt.
Aujourdâhui, je commence Ă comprendre oĂč je suis.
Demain, ils arriveront.
Puis:
Dans un temple bouddhiste? ![]()
Trouvez-lui un mioche qui hurle dans la rue ou il va tous nous rendre ultra zen!
Il va falloir faire ses preuves avant tout chose⊠JusquâĂ ce moment la, les regards seront toujours lourds. Et cette sensation dâĂȘtre observĂ© toujours prĂ©sente.
Promis, ça ne restera pas aussi silencieux trÚs longtemps !
Quand on va dĂ©couvrir quâil a rejoint un groupe de sumotori on va bĂ©gayer fort ![]()
Jâen suis ![]()
Je vais suivre ça avec grand intĂ©rĂȘt ! Une aventure au Japon câest moins courant, trĂšs curieux ou tout cela va nous mener ![]()

