:storygold: :s26: đŸ‡”đŸ‡č :vianense: O LeĂŁo de Lisboa

DrĂŽle de spĂ©cimen ton gardien ! En 2048, je me demande comment aura vieilli une sĂ©rie comme les Sons, qui a Ă©tĂ© tournĂ©e bien avant sa naissance. C’est un peu comme K2000 ou Magnum pour certains d’entre nous :sweat_smile:

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Je me demande oĂč tu vas trouver toutes ces idĂ©es d’infos en tout genre ! C’est gĂ©nial :joy:

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@FC_Guimaraes @alexgavi un crack ce gardien mais un peu perché.

@CaptainAmericka c’est dur en vrai :hoho:

- Une domination qui fait débat -

À la fin du mois de janvier, Vianense ne gagnait plus seulement ses matchs.
Il les vidait de leur suspense.

La mi-saison venait Ă  peine d’ĂȘtre franchie, et les chiffres avaient quelque chose d’irrĂ©el : 100 % de victoires, 92 buts inscrits, seulement 4 encaissĂ©s. Le genre de bilan que l’on associe d’ordinaire aux jeux vidĂ©o, aux championnats dĂ©sĂ©quilibrĂ©s ou aux dynasties anciennes que l’histoire a fini par embellir. Sauf que lĂ , tout se dĂ©roulait sous les yeux du monde, semaine aprĂšs semaine, dans un football moderne censĂ© niveler les Ă©carts, Ă©touffer les empires, empĂȘcher les clubs de tout contrĂŽler trop longtemps.

Vianense, lui, continuait.

Depuis prĂšs de deux ans et demi, le club d’AnĂ­bal GuimarĂŁes semblait avoir dĂ©placĂ© les limites du possible. Les adversaires changeaient, les compĂ©titions aussi, les joueurs partaient puis revenaient, mais le rĂ©sultat restait le mĂȘme. Une pression permanente. Une supĂ©rioritĂ© tactique brutale. Une profondeur d’effectif devenue presque indĂ©cente. Une maniĂšre de transformer chaque match en dĂ©monstration froide, parfois magnifique, parfois franchement Ă©touffante.

Au Portugal, on oscillait encore entre fiertĂ© et rĂ©signation. Vianense Ă©tait devenu un monstre national, oui, mais un monstre portugais. On cĂ©lĂ©brait son influence, son modĂšle, sa capacitĂ© Ă  faire rayonner une Liga trop souvent mĂ©prisĂ©e par les voisins plus riches. À Viana, Ă©videmment, personne ne s’excusait de gagner. Les supporters vivaient cela comme un Ăąge d’or absolu, une revanche sur toutes les annĂ©es d’anonymat, sur toutes les moqueries passĂ©es, sur tous ceux qui avaient jurĂ© que le projet finirait par s’écrouler.

Mais ailleurs, le ton changeait.

En Espagne, les plateaux commencĂšrent Ă  parler d’anomalie compĂ©titive. Certains Ă©ditorialistes, Ă  Madrid comme Ă  Barcelone, se demandaient si une telle domination Ă©tait encore « saine » pour le football europĂ©en. Le mot revenait souvent, avec cette hypocrisie tranquille des grandes nations habituĂ©es Ă  dominer tant que ce sont leurs clubs qui Ă©crasent les autres. Lorsque le Real, le Barça ou l’AtlĂ©tico rĂ©gnaient, on parlait de cycles. Lorsque Vianense le faisait, on parlait d’inquiĂ©tude.

En Angleterre, le malaise Ă©tait plus frontal encore. Les journalistes britanniques, qui avaient longtemps traitĂ© Vianense comme une belle histoire exotique, peinaient dĂ©sormais Ă  masquer leur agacement. La Premier League, pourtant persuadĂ©e d’ĂȘtre le centre naturel du monde, voyait un club portugais attirer les regards, former des talents, rapatrier des lĂ©gendes, gagner en Europe et dicter la narration. Ce n’était plus charmant. C’était irritant.

Dans plusieurs Ă©missions, la mĂȘme question revint sous des formes diffĂ©rentes :
Vianense était-il devenu trop fort ?

Personne ne savait vraiment quoi répondre sans paraßtre ridicule.

Car la domination du club n’était pas artificielle au sens grossier du terme. Elle ne reposait pas seulement sur l’argent. Elle avait une histoire, une formation, des trajectoires, une culture de jeu, une fidĂ©litĂ© rare. Mais son niveau actuel dĂ©passait tellement les standards que mĂȘme les observateurs les plus admiratifs semblaient gĂȘnĂ©s. Il y avait quelque chose de presque obscĂšne dans cette facilitĂ©. Comme si Vianense avait transformĂ© la compĂ©tition en rituel personnel.

Le plus Ă©trange, c’est que le club ne semblait mĂȘme pas euphorique.

AnĂ­bal restait distant. Le banc vibrait moins que les statistiques ne l’auraient laissĂ© croire. Les joueurs cĂ©lĂ©braient, bien sĂ»r, mais avec une concentration presque militaire. On ne voyait pas une Ă©quipe grisĂ©e par sa supĂ©rioritĂ©. On voyait une formation en mission, un groupe qui avançait avec la gravitĂ© de ceux qui ne jouent pas seulement pour gagner, mais pour accomplir quelque chose.

C’est peut-ĂȘtre cela qui dĂ©rangeait le plus l’Europe.

Vianense ne semblait pas chercher à plaire. Vianense ne semblait pas chercher à convaincre. Vianense gagnait, simplement, encore et encore, comme si la victoire était devenue une langue privée que le reste du continent ne comprenait plus.

Dans les journaux français, on parla de « dynastie totale ». En Italie, de « rouleau compresseur émotionnel ». En Allemagne, certains admiraient la structure. En Espagne et en Angleterre, on serrait davantage les dents.

À Viana, Ilaix Moriba refusa d’entrer dans le dĂ©bat. JoĂŁo Infante, lui, rĂ©pondit Ă  sa maniĂšre lorsqu’un journaliste lui demanda si une telle domination ne risquait pas de tuer l’intĂ©rĂȘt du championnat.

Quand les autres dominaient, on nous disait de travailler plus. Alors on a travaillé plus.

La phrase fit le tour des réseaux. Elle résumait tout.

Vianense n’allait pas ralentir pour rassurer l’Europe. AnĂ­bal n’allait pas demander Ă  son groupe de gagner moins fort pour rendre les dĂ©bats plus confortables.

À la mi-saison, le club Ă©tait invaincu, parfait, presque intouchable. Et pourtant, derriĂšre l’admiration, un malaise s’installait. Non pas parce que Vianense trichait avec le football, mais parce qu’il le poussait Ă  un point oĂč les autres ne savaient plus comment exister.

La domination était totale. Et le continent, lentement, commençait à la vivre comme une menace.

- Chapitre 1048 -
- uma maquina de guerra -
- Chapitre 1050 -
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La jalousie encore et toujours

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il est écrit
L’europe n’a pas l’habitude de voir un club portugais tout gagner

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Toujours pareil. DĂšs lors qu’une Ă©quipe gagne trop, quel que soit le sport, ça dĂ©range. Et pourtant, il n’y a rien Ă  dire au sujet de la construction d’équipe. L’équipe est forte, non pas parce que la club a achetĂ© les meilleurs joueurs, mais parce que son succĂšs s’est construit patiemment :smiley:

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Alors, c’est sympa le futur mais ça a quand mĂȘme pas super l’air pratique pour lire ça :sac: Et bravo l’intimité  Moi qui achĂšte beaucoup de magazines que l’on trouve tout en haut des kiosques, il va falloir que je partage? (je parle de magazines d’astronomie, hein
 :sac: )

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@FC_Guimaraes

@Rhino toujours ces sales rats :sac:

@celiavalencia c’est une vĂ©ritĂ©. La derniĂšre fois c’était Benfica y’a 80 ans :sac:

@alexgavi c’est ça bientĂŽt on va nous dire qu’on est chargĂ© comme Armstrong.

@toopil c’est le recto chef y’a le verso. C’est comm quand tu lit ton journal au cafĂ© en vrai. Les pornos tu les lis (regardes) pas en public mon salaud, enfin j’espĂšre :hoho: En plus c’est chiant ça colle aprĂšs :pasrire:

- Le cercle d’Anibal prends la parole ! -

Dans le vacarme grandissant autour de la domination de Vianense, deux voix finirent par se lever. Pas celles d’AnĂ­bal, trop Ă©loignĂ© dĂ©sormais des dĂ©bats mĂ©diatiques ordinaires. Pas celles d’Ilaix ou de JoĂŁo, trop directement liĂ©s Ă  la dĂ©fense institutionnelle du club. Cette fois, ce furent Ganso et Victor GuimarĂŁes qui prirent la parole, presque naturellement, comme si le vestiaire avait senti qu’il devait rĂ©pondre lui-mĂȘme Ă  ce malaise venu d’Espagne, d’Angleterre et de tous ces plateaux oĂč l’on commençait Ă  trouver suspect qu’un club portugais gagne trop souvent.

Le plus frappant fut leur calme.

Ganso, d’abord, intervint dans une Ă©mission brĂ©silienne, Ă  distance, depuis Viana. Son retour au club avait dĂ©jĂ  touchĂ© les supporters, parce qu’il ne ressemblait pas Ă  une opĂ©ration de carriĂšre. Il avait quittĂ© Leipzig pour six mois, sans garantie absolue de statut, simplement parce que le moment l’appelait. Et lorsqu’on lui demanda pourquoi tant de joueurs revenaient ou restaient dans un club que certains mĂ©dias dĂ©crivaient dĂ©sormais comme Ă©touffant pour la concurrence, il sourit avec une douceur presque triste.

« Parce que ceux qui parlent de Vianense depuis l’extĂ©rieur ne comprennent pas ce que c’est Â» rĂ©pondit-il. « Ils voient les titres, les scores, l’argent, les noms. Mais ils ne voient pas la maison. Â»

Le mot resta. La maison.

Ganso expliqua que Vianense n’était pas seulement une Ă©quipe dominante. C’était un lieu oĂč beaucoup avaient grandi, Ă©chouĂ©, recommencĂ©. Un club oĂč les joueurs n’étaient pas seulement des actifs Ă  valoriser, mais des trajectoires que l’on accompagnait parfois depuis l’enfance. Il parla de son propre parcours, de son arrivĂ©e jeune Ă  Viana, de la maniĂšre dont AnĂ­bal l’avait accueilli, lui et Victor, comme deux garçons Ă  construire avant d’ĂȘtre deux footballeurs Ă  exposer.

« Quand vous avez mangĂ© Ă  la table des gens, quand vous avez grandi dans leurs couloirs, quand vous avez vu ce club passer de presque rien au sommet du monde, vous ne regardez plus les offres Ă©trangĂšres de la mĂȘme façon. Bien sĂ»r qu’elles existent. Bien sĂ»r qu’elles font rĂ©flĂ©chir. Mais ici, gagner a un goĂ»t diffĂ©rent. Â»

Victor, lui, prit la parole le lendemain dans un entretien accordĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision portugaise. Son visage Ă©tait encore marquĂ© par les derniers mois, mais il parlait avec plus de stabilitĂ© qu’au dĂ©but de saison. Il avait retrouvĂ© du jeu, un peu de lumiĂšre, et surtout cette autoritĂ© Ă©trange qui naĂźt parfois chez ceux que la vie a forcĂ©s Ă  vieillir trop vite.

Lorsqu’on lui demanda si la domination de Vianense n’était pas devenue malsaine, il ne se braqua pas. Il eut mĂȘme un lĂ©ger rire.

« Malsaine pour qui ? Pour ceux qui ne gagnent pas ? Â»

La journaliste sourit, surprise par la franchise.

Victor reprit plus posément.

« Je comprends que ça agace. Quand un club gagne beaucoup, les gens cherchent toujours une raison de trouver ça anormal. Mais la vĂ©ritĂ©, c’est que Vianense a travaillĂ© pendant des annĂ©es pour arriver lĂ . On parle souvent des anciens revenus cette saison, mais la plupart des cadres sont nĂ©s ici, dans la rĂ©gion, ou ont grandi au club. Ce n’est pas une Ă©quipe achetĂ©e en six mois. C’est une Ă©quipe construite sur quinze ans. Â»

Il cita les noms sans chercher l’effet : Francisco Maior, Luis Almeida, Bruno Santana, Renato Pacheco, Carlos SimĂ”es, Mamadu, les anciens revenus pour aider, les jeunes qui poussaient encore derriĂšre. À l’entendre, Vianense n’était pas une anomalie financiĂšre, mais une accumulation de fidĂ©litĂ©s, de formations rĂ©ussies, de paris gagnĂ©s, de choix parfois douloureux.

« Quand vous ĂȘtes d’ici, ou quand ce club vous a donnĂ© votre chance, vous n’avez pas forcĂ©ment envie de partir juste parce qu’un club plus riche vous appelle Â» ajouta Victor. « Nous, on veut gagner ici. Encore. Et encore. Â»

Cette phrase fit beaucoup réagir.

En Espagne, certains y virent de l’arrogance. En Angleterre, on parla d’un discours romantique masquant une puissance devenue Ă©crasante. À Viana, en revanche, elle fut reçue comme une Ă©vidence. Les supporters comprenaient exactement ce que Victor voulait dire. Depuis le dĂ©but de l’ùre AnĂ­bal, le club avait grandi sans jamais totalement perdre son centre de gravitĂ©. MĂȘme au sommet du monde, mĂȘme avec des Ballons d’Or, des champions du monde et des retours de stars, Vianense continuait de se raconter comme un foyer avant de se vendre comme une marque.

Ganso et Victor n’avaient pas cherchĂ© Ă  faire taire les critiques. Ils avaient simplement rappelĂ© ce que beaucoup refusaient d’entendre : cette domination n’était pas nĂ©e d’un accident. Elle venait d’une culture. D’un lien. D’un sentiment d’appartenance suffisamment fort pour que certains joueurs refusent des ponts d’or, que d’autres reviennent aprĂšs des annĂ©es, et que les meilleurs veuillent encore Ă©crire l’histoire lĂ  oĂč ils l’avaient commencĂ©e.

Au fond, leur message était limpide.

Vianense ne gagnait pas parce qu’il empĂȘchait ses joueurs de partir.
Il gagnait parce que, pour beaucoup d’entre eux, partir aurait signifiĂ© perdre quelque chose de plus prĂ©cieux qu’un contrat.

Et dans une saison oĂč AnĂ­bal parlait moins que jamais, ce furent finalement ses fils de football qui expliquĂšrent le mieux son Ɠuvre.

- Chapitre 1049 -
- une domination qui fait débat -
- Chapitre 1051 -
Coming SOON - 27/05
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VoilĂ , tout est dit !

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Ah bah ça se voit qu’ils n’ont pas connu les clubs gĂ©rĂ© par le pĂšre G. Lopez et cie eux !!
Les rageux ne comprennent pas qu’ils font face Ă  un club qui travaille trĂšs bien depuis des annĂ©es. LĂ , t’as un club qui a vraiment travaillĂ© sur le « long terme Â». Et ce ne sont pas des paroles en l’air. Les mots « long terme Â» prennent tout leur sens.

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@FC_Guimaraes

@alexgavi Cet effectif quand mĂȘme quand on y pense. Je pense qu’en construction on est au dessus de mon lĂ©gendaire Cobresal.

@CaptainAmericka Lopez AHAHA mon salaud.

- La passe de quatre -

Leiria avait retrouvé cette atmosphÚre étrange qui accompagnait désormais chacune des finales de Vianense.
Un mĂ©lange de fascination et de lassitude. Le pays tout entier semblait partagĂ© entre l’admiration et l’épuisement face Ă  cette dynastie devenue incontrĂŽlable. En face, le FC Porto voulait faire tomber le monstre. DerriĂšre eux, un peuple entier rĂȘvait enfin de voir Viana trĂ©bucher.

Mais depuis quelques semaines, quelque chose avait changĂ© autour d’AnĂ­bal GuimarĂŁes. Le coach semblait revivre.

Ce n’était pas encore le AnĂ­bal lumineux des grandes annĂ©es, celui qui plaisantait avec ses adjoints ou provoquait les journalistes avec arrogance. Non. Celui-lĂ  Ă©tait probablement mort avec une partie de sa famille. Mais le regard Ă©tait revenu. La rage aussi. Sur la touche, il redevenait insupportable pour les arbitres, exigeant avec ses joueurs, incapable de rester assis plus de trente secondes. Il vivait chaque ballon comme une question de survie.

Et son équipe lui ressemblait de nouveau.

DĂšs les premiĂšres minutes, Vianense imposa un rythme infernal. Porto tenta d’exister par sĂ©quences, poussĂ© par un public largement acquis Ă  sa cause dans un EstĂĄdio Municipal de Leiria incandescent. Mais les Dragons comprirent vite qu’ils allaient devoir livrer une guerre plus qu’un match de football. Carlos SimĂ”es dirigeait sa ligne dĂ©fensive comme un gĂ©nĂ©ral. Gabriel et Altair Ă©crasaient les duels. Joaquin Fernandez, malgrĂ© ses trente-cinq ans, semblait jouer avec le temps lui-mĂȘme, ralentissant ou accĂ©lĂ©rant le jeu selon son envie.

Sur le banc, AnĂ­bal ne tenait plus en place.

« Plus haut ! Plus haut ! Étouffez-les ! Â» hurlait-il sans arrĂȘt Ă  Francisco Maior et Luis Almeida.

Chaque récupération de balle déclenchait une réaction du coach portugais. Chaque duel gagné faisait lever João Infante et Diego Mauricio dans son sillage. Le staff de Vianense ressemblait à une meute revenue à son état sauvage.

Puis vint la trente-quatriĂšme minute.

Porto tenta de ressortir proprement cĂŽtĂ© gauche, mais Renato Pacheco bondit sur une passe hĂ©sitante et rĂ©cupĂ©ra le ballon dans le camp adverse. En une touche, il transmit Ă  Joaquin Fernandez. L’Argentin leva immĂ©diatement la tĂȘte. Une demi-seconde. Pas plus. Assez pour voir l’appel de MamadĂș dans le dos de la dĂ©fense.

Le quintuple Ballon d’Or glissa alors un extĂ©rieur du pied obscĂšne de facilitĂ© entre deux dĂ©fenseurs. MamadĂș surgit, contrĂŽla du droit et termina d’une frappe croisĂ©e imparable. 0-1.

Le parcage de Vianense explosa.

MamadĂș hurla sa rage en courant vers le banc pendant qu’AnĂ­bal serrait les poings comme un homme possĂ©dĂ©. Le buteur bissau-guinĂ©en sauta ensuite dans les bras de son coach, et pendant quelques secondes Leiria retrouva l’image qui faisait peur Ă  toute l’Europe : celle d’un Vianense uni, violent dans son intensitĂ© Ă©motionnelle, presque impossible Ă  briser.

La seconde période fut une bataille.

Porto poussa, tenta, força. Bruno Santana sortit deux arrĂȘts immenses. Carlos SimĂ”es joua avec une arcade ouverte les vingt derniĂšres minutes. Victor GuimarĂŁes termina le match Ă©puisĂ©, les jambes lourdes, mais continua de couvrir son couloir comme si sa vie en dĂ©pendait.

Et AnĂ­bal, lui, ne s’arrĂȘta jamais.

À chaque dĂ©gagement, chaque contre, chaque duel, il semblait porter l’équipe avec sa seule volontĂ©. Ceux qui l’avaient vu dĂ©river durant les mois prĂ©cĂ©dents comprirent ce soir-lĂ  qu’il restait encore une braise impossible Ă  Ă©teindre chez lui.

Quand l’arbitre siffla finalement la fin du match, Vianense venait de remporter une nouvelle Allianz Cup. La sixiĂšme de son histoire. La quatriĂšme consĂ©cutive.

Les joueurs se prĂ©cipitĂšrent sur la pelouse dans une explosion de joie. Joaquin tomba Ă  genoux. MamadĂș monta sur les panneaux publicitaires face aux supporters. JoĂŁo Infante enlaca Hugo Viana tandis que Ruben Amorim riait nerveusement comme un homme incapable de rĂ©aliser ce qu’ils continuaient d’accomplir.

Au milieu du chaos, Aníbal resta quelques secondes immobile. Puis, lentement, il leva les yeux vers le ciel de Leiria. Personne ne l’entendit parler. Mais tous comprirent à qui il pensait.

Club
:allianz_cup: Finale :allianz_cup:
EstĂĄdio Municipal
do Leiria
0 - 1
futebol club
Porto
Vianense
Sporting Club
:but: MamadĂș (34’)
- Chapitre 1050 -
- le cercle d’Ani prends la parole -
- Chapitre 1052 -
Coming SOON - 29/05
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Courte victoire, mais victoire quand mĂȘme. On ne va pas faire la fine bouche :grin:

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Un peu de suspense de temps en temps ne fait pas de mal

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Courte victoire mais l’important n’est pas lĂ  ce soir. L’important c’est la maniĂšre
 de coacher ! On a retrouvĂ© un Anibal dĂ©chainĂ© qui en veut ! Et ça faisait bien longtemps.

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Et un trophée de plus ! :smiley:

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Un nouveau titre !
il y a une piÚce entiÚre de trophée en mode musee dans ce stade

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@FC_Guimaraes

@Rhino un titre reste un titre.

@Tilo82 Tant qu’on finis par prendre le titre ça me va.

@CaptainAmericka On retrouve en effet un Anibal dĂ©chainĂ©. Mais qu’est ce que ça cache.

@alexgavi J’ai arrĂȘtĂ© de compter :hoho:

@celiavalencia c’est vrai qu’il va falloir ouvrir un musĂ©e bientĂŽt :hoho:

- Un capitaine légendaire -

Il y avait des records qui se battaient dans le bruit, les communiquĂ©s, les images d’archive montĂ©es trop vite et les slogans faciles. Et puis il y avait ceux qui semblaient simplement confirmer une Ă©vidence ancienne, comme si tout le monde savait depuis longtemps qu’un jour, le nom de Carlos SimĂ”es finirait par s’installer au-dessus des autres dans l’histoire de Vianense.

À 26 ans seulement, le capitaine venait de battre le record d’apparitions en championnat avec le club. 311 matchs de Liga sous le maillot de Viana. Il dĂ©passait ainsi Tiago EstevĂŁo, l’ancien gardien formĂ© au Borussia Dortmund, recrutĂ© en 2026 par AnĂ­bal GuimarĂŁes lors de son premier passage au club, et devenu l’un des grands visages de la dĂ©cennie 2020. Ce record-lĂ  n’était pas anodin. EstevĂŁo avait Ă©tĂ© un pilier d’un Vianense encore fragile, un gardien venu d’ailleurs pour protĂ©ger un projet naissant. Carlos, lui, reprĂ©sentait l’étape suivante : l’enfant du club devenu colonne vertĂ©brale d’un empire.

Tout avait commencé en août 2038.

Carlos n’avait que 16 ans lorsqu’AnĂ­bal l’avait lancĂ© contre Vizela, lors du premier match de son retour sur le banc de Vianense. À l’époque, beaucoup y avaient vu une audace, presque une provocation. Un dĂ©fenseur central aussi jeune, dans une Ă©quipe en reconstruction, sous les ordres d’un entraĂźneur qui revenait dĂ©jĂ  chargĂ© d’histoire. Mais AnĂ­bal avait vu autre chose. Il avait vu le calme. La lecture. Cette maniĂšre rare, chez un adolescent, de ne pas confondre agressivitĂ© et autoritĂ©.

Depuis, Carlos n’était presque plus sorti de l’histoire.

Il avait tout gagnĂ©. 6 Allianz Cup, 1 Liga Meu Super, 4 Liga Betclic, 6 Taça, 6 SuperTaça, 3 Supercoupes d’Europe, 3 Champions League, 1 Coupe UEFA-Comnebol, 1 Europa League. Et ce palmarĂšs, dĂ©jĂ  presque absurde, n’était mĂȘme pas terminĂ©. Toutes compĂ©titions confondues, il comptait dĂ©sormais 481 apparitions, 46 buts et 36 passes dĂ©cisives avec Vianense. Des chiffres d’ancien. Des chiffres de lĂ©gende. Sauf que Carlos n’avait que vingt-six ans.

Ce qui frappait le plus, pourtant, ce n’était pas seulement la longĂ©vitĂ©. C’était la maturitĂ© prĂ©coce de son rĂšgne. Capitaine depuis ses 18 ans, il avait grandi en portant dĂ©jĂ  les responsabilitĂ©s d’un homme fait. Il avait appris Ă  parler aux anciens, Ă  guider les jeunes, Ă  calmer les ego, Ă  absorber les crises. Dans cette saison si particuliĂšre, oĂč AnĂ­bal semblait souvent plus loin du terrain que jamais, Carlos avait Ă©tĂ© l’un des relais les plus prĂ©cieux du vestiaire. Pas le plus bruyant. Pas le plus dĂ©monstratif. Mais celui que tout le monde Ă©coutait quand il fallait revenir au simple : travailler, gagner, respecter le maillot.

Le club lui rendit hommage avec sobriĂ©tĂ©, mais avec une Ă©motion rĂ©elle. Une vidĂ©o retraça ses dĂ©buts contre Vizela, ses premiers buts, ses brassards successifs, ses finales, ses blessures, ses retours. Dans les tribunes, les supporters dĂ©ployĂšrent une banderole simple : “Carlos, o nosso capitĂŁo.” Rien de plus. Cela suffisait.

Aníbal, lui, prit exceptionnellement la parole dans les médias.

Depuis des mois, chacune de ses interventions publiques était scrutée, pesée, interprétée. Mais cette fois, il parla avec une tendresse rare. Une tendresse presque paternelle.

« Carlos, c’est l’une des plus grandes rĂ©ussites de ma vie d’entraĂźneur Â» dĂ©clara-t-il. « Pas seulement parce qu’il joue bien. Pas seulement parce qu’il a gagnĂ©. Mais parce qu’il est devenu exactement l’homme que j’espĂ©rais voir grandir ici. Â»

Il marqua une pause, comme souvent lorsqu’un souvenir revenait trop fort.

« Je l’ai lancĂ© Ă  16 ans. À cet Ăąge-lĂ , on peut apprendre beaucoup de choses. Mais on ne peut pas inventer la personnalitĂ©. Lui, il l’avait dĂ©jĂ . Il avait dĂ©jĂ  ce calme, cette fiertĂ©, cette maniĂšre de protĂ©ger les autres. Â»

Puis il ajouta une phrase qui toucha profondément le club :

« J’ai eu beaucoup de capitaines dans ma carriĂšre. Carlos est de ceux qui n’ont jamais eu besoin du brassard pour l’ĂȘtre. Â»

Le principal intĂ©ressĂ©, fidĂšle Ă  lui-mĂȘme, reçut l’hommage avec pudeur. Il remercia le club, ses coĂ©quipiers, les staffs successifs, Tiago EstevĂŁo lui-mĂȘme, qu’il cita avec respect. Puis il eut un mot pour AnĂ­bal, sans chercher l’effet.

« Le coach m’a donnĂ© ma vie de footballeur. Tout ce que j’ai fait ici a commencĂ© avec sa confiance. Â»

Dans une saison saturĂ©e de records collectifs, de retours mythiques et de douleurs intimes, cet hommage Ă  Carlos SimĂ”es avait quelque chose de stabilisant. Il rappelait que l’histoire de Vianense ne tenait pas seulement aux grands coups de mercato ou aux trophĂ©es europĂ©ens. Elle tenait aussi Ă  ces trajectoires longues, Ă  ces enfants du club devenus des hommes sous le mĂȘme maillot.

Carlos SimÔes venait de battre un record. Mais surtout, il rappelait au monde que les dynasties ne se construisent jamais seulement avec des étoiles. Elles se construisent avec des capitaines.

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Un grand parmi les grands

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C’est vrai qu’on a l’impression que Simoes est un vieux briscard, comme un vieux qui avait toujours Ă©tĂ© lĂ . Mais non, il n’a que 26 ans ! Il peut facilement en faire de 10 plus :smiley:

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Seulement 26 ans et dĂ©jĂ  champion dans toutes les compĂ©titions possibles en club ! Une machine de guerre qui n’a plus besoin d’aller voir ailleurs. S’il pouvait ĂȘtre une lĂ©gende de fidĂ©litĂ© Ă©galement ça serait incroyable !

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