:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino toujours ces sales rats :sac:

@celiavalencia c’est une vérité. La dernière fois c’était Benfica y’a 80 ans :sac:

@alexgavi c’est ça bientôt on va nous dire qu’on est chargé comme Armstrong.

@toopil c’est le recto chef y’a le verso. C’est comm quand tu lit ton journal au café en vrai. Les pornos tu les lis (regardes) pas en public mon salaud, enfin j’espère :hoho: En plus c’est chiant ça colle après :pasrire:

- Le cercle d’Anibal prends la parole ! -

Dans le vacarme grandissant autour de la domination de Vianense, deux voix finirent par se lever. Pas celles d’Aníbal, trop éloigné désormais des débats médiatiques ordinaires. Pas celles d’Ilaix ou de João, trop directement liés à la défense institutionnelle du club. Cette fois, ce furent Ganso et Victor Guimarães qui prirent la parole, presque naturellement, comme si le vestiaire avait senti qu’il devait répondre lui-même à ce malaise venu d’Espagne, d’Angleterre et de tous ces plateaux où l’on commençait à trouver suspect qu’un club portugais gagne trop souvent.

Le plus frappant fut leur calme.

Ganso, d’abord, intervint dans une émission brésilienne, à distance, depuis Viana. Son retour au club avait déjà touché les supporters, parce qu’il ne ressemblait pas à une opération de carrière. Il avait quitté Leipzig pour six mois, sans garantie absolue de statut, simplement parce que le moment l’appelait. Et lorsqu’on lui demanda pourquoi tant de joueurs revenaient ou restaient dans un club que certains médias décrivaient désormais comme étouffant pour la concurrence, il sourit avec une douceur presque triste.

« Parce que ceux qui parlent de Vianense depuis l’extĂ©rieur ne comprennent pas ce que c’est Â» rĂ©pondit-il. « Ils voient les titres, les scores, l’argent, les noms. Mais ils ne voient pas la maison. Â»

Le mot resta. La maison.

Ganso expliqua que Vianense n’était pas seulement une équipe dominante. C’était un lieu où beaucoup avaient grandi, échoué, recommencé. Un club où les joueurs n’étaient pas seulement des actifs à valoriser, mais des trajectoires que l’on accompagnait parfois depuis l’enfance. Il parla de son propre parcours, de son arrivée jeune à Viana, de la manière dont Aníbal l’avait accueilli, lui et Victor, comme deux garçons à construire avant d’être deux footballeurs à exposer.

« Quand vous avez mangĂ© Ă  la table des gens, quand vous avez grandi dans leurs couloirs, quand vous avez vu ce club passer de presque rien au sommet du monde, vous ne regardez plus les offres Ă©trangères de la mĂŞme façon. Bien sĂ»r qu’elles existent. Bien sĂ»r qu’elles font rĂ©flĂ©chir. Mais ici, gagner a un goĂ»t diffĂ©rent. Â»

Victor, lui, prit la parole le lendemain dans un entretien accordé à la télévision portugaise. Son visage était encore marqué par les derniers mois, mais il parlait avec plus de stabilité qu’au début de saison. Il avait retrouvé du jeu, un peu de lumière, et surtout cette autorité étrange qui naît parfois chez ceux que la vie a forcés à vieillir trop vite.

Lorsqu’on lui demanda si la domination de Vianense n’était pas devenue malsaine, il ne se braqua pas. Il eut même un léger rire.

« Malsaine pour qui ? Pour ceux qui ne gagnent pas ? Â»

La journaliste sourit, surprise par la franchise.

Victor reprit plus posément.

« Je comprends que ça agace. Quand un club gagne beaucoup, les gens cherchent toujours une raison de trouver ça anormal. Mais la vĂ©ritĂ©, c’est que Vianense a travaillĂ© pendant des annĂ©es pour arriver lĂ . On parle souvent des anciens revenus cette saison, mais la plupart des cadres sont nĂ©s ici, dans la rĂ©gion, ou ont grandi au club. Ce n’est pas une Ă©quipe achetĂ©e en six mois. C’est une Ă©quipe construite sur quinze ans. Â»

Il cita les noms sans chercher l’effet : Francisco Maior, Luis Almeida, Bruno Santana, Renato Pacheco, Carlos Simões, Mamadu, les anciens revenus pour aider, les jeunes qui poussaient encore derrière. À l’entendre, Vianense n’était pas une anomalie financière, mais une accumulation de fidélités, de formations réussies, de paris gagnés, de choix parfois douloureux.

« Quand vous ĂŞtes d’ici, ou quand ce club vous a donnĂ© votre chance, vous n’avez pas forcĂ©ment envie de partir juste parce qu’un club plus riche vous appelle Â» ajouta Victor. « Nous, on veut gagner ici. Encore. Et encore. Â»

Cette phrase fit beaucoup réagir.

En Espagne, certains y virent de l’arrogance. En Angleterre, on parla d’un discours romantique masquant une puissance devenue écrasante. À Viana, en revanche, elle fut reçue comme une évidence. Les supporters comprenaient exactement ce que Victor voulait dire. Depuis le début de l’ère Aníbal, le club avait grandi sans jamais totalement perdre son centre de gravité. Même au sommet du monde, même avec des Ballons d’Or, des champions du monde et des retours de stars, Vianense continuait de se raconter comme un foyer avant de se vendre comme une marque.

Ganso et Victor n’avaient pas cherché à faire taire les critiques. Ils avaient simplement rappelé ce que beaucoup refusaient d’entendre : cette domination n’était pas née d’un accident. Elle venait d’une culture. D’un lien. D’un sentiment d’appartenance suffisamment fort pour que certains joueurs refusent des ponts d’or, que d’autres reviennent après des années, et que les meilleurs veuillent encore écrire l’histoire là où ils l’avaient commencée.

Au fond, leur message était limpide.

Vianense ne gagnait pas parce qu’il empêchait ses joueurs de partir.
Il gagnait parce que, pour beaucoup d’entre eux, partir aurait signifié perdre quelque chose de plus précieux qu’un contrat.

Et dans une saison où Aníbal parlait moins que jamais, ce furent finalement ses fils de football qui expliquèrent le mieux son œuvre.

- Chapitre 1049 -
- une domination qui fait débat -
- Chapitre 1051 -
Coming SOON - 27/05
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