:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@alexgavi Cet effectif quand même quand on y pense. Je pense qu’en construction on est au dessus de mon légendaire Cobresal.

@CaptainAmericka Lopez AHAHA mon salaud.

- La passe de quatre -

Leiria avait retrouvé cette atmosphère étrange qui accompagnait désormais chacune des finales de Vianense.
Un mélange de fascination et de lassitude. Le pays tout entier semblait partagé entre l’admiration et l’épuisement face à cette dynastie devenue incontrôlable. En face, le FC Porto voulait faire tomber le monstre. Derrière eux, un peuple entier rêvait enfin de voir Viana trébucher.

Mais depuis quelques semaines, quelque chose avait changé autour d’Aníbal Guimarães. Le coach semblait revivre.

Ce n’était pas encore le Aníbal lumineux des grandes années, celui qui plaisantait avec ses adjoints ou provoquait les journalistes avec arrogance. Non. Celui-là était probablement mort avec une partie de sa famille. Mais le regard était revenu. La rage aussi. Sur la touche, il redevenait insupportable pour les arbitres, exigeant avec ses joueurs, incapable de rester assis plus de trente secondes. Il vivait chaque ballon comme une question de survie.

Et son équipe lui ressemblait de nouveau.

Dès les premières minutes, Vianense imposa un rythme infernal. Porto tenta d’exister par séquences, poussé par un public largement acquis à sa cause dans un Estádio Municipal de Leiria incandescent. Mais les Dragons comprirent vite qu’ils allaient devoir livrer une guerre plus qu’un match de football. Carlos Simões dirigeait sa ligne défensive comme un général. Gabriel et Altair écrasaient les duels. Joaquin Fernandez, malgré ses trente-cinq ans, semblait jouer avec le temps lui-même, ralentissant ou accélérant le jeu selon son envie.

Sur le banc, AnĂ­bal ne tenait plus en place.

« Plus haut ! Plus haut ! Étouffez-les ! Â» hurlait-il sans arrĂŞt Ă  Francisco Maior et Luis Almeida.

Chaque récupération de balle déclenchait une réaction du coach portugais. Chaque duel gagné faisait lever João Infante et Diego Mauricio dans son sillage. Le staff de Vianense ressemblait à une meute revenue à son état sauvage.

Puis vint la trente-quatrième minute.

Porto tenta de ressortir proprement côté gauche, mais Renato Pacheco bondit sur une passe hésitante et récupéra le ballon dans le camp adverse. En une touche, il transmit à Joaquin Fernandez. L’Argentin leva immédiatement la tête. Une demi-seconde. Pas plus. Assez pour voir l’appel de Mamadú dans le dos de la défense.

Le quintuple Ballon d’Or glissa alors un extérieur du pied obscène de facilité entre deux défenseurs. Mamadú surgit, contrôla du droit et termina d’une frappe croisée imparable. 0-1.

Le parcage de Vianense explosa.

Mamadú hurla sa rage en courant vers le banc pendant qu’Aníbal serrait les poings comme un homme possédé. Le buteur bissau-guinéen sauta ensuite dans les bras de son coach, et pendant quelques secondes Leiria retrouva l’image qui faisait peur à toute l’Europe : celle d’un Vianense uni, violent dans son intensité émotionnelle, presque impossible à briser.

La seconde période fut une bataille.

Porto poussa, tenta, força. Bruno Santana sortit deux arrêts immenses. Carlos Simões joua avec une arcade ouverte les vingt dernières minutes. Victor Guimarães termina le match épuisé, les jambes lourdes, mais continua de couvrir son couloir comme si sa vie en dépendait.

Et Aníbal, lui, ne s’arrêta jamais.

À chaque dégagement, chaque contre, chaque duel, il semblait porter l’équipe avec sa seule volonté. Ceux qui l’avaient vu dériver durant les mois précédents comprirent ce soir-là qu’il restait encore une braise impossible à éteindre chez lui.

Quand l’arbitre siffla finalement la fin du match, Vianense venait de remporter une nouvelle Allianz Cup. La sixième de son histoire. La quatrième consécutive.

Les joueurs se précipitèrent sur la pelouse dans une explosion de joie. Joaquin tomba à genoux. Mamadú monta sur les panneaux publicitaires face aux supporters. João Infante enlaca Hugo Viana tandis que Ruben Amorim riait nerveusement comme un homme incapable de réaliser ce qu’ils continuaient d’accomplir.

Au milieu du chaos, Aníbal resta quelques secondes immobile. Puis, lentement, il leva les yeux vers le ciel de Leiria. Personne ne l’entendit parler. Mais tous comprirent à qui il pensait.

Club
:allianz_cup: Finale :allianz_cup:
Estádio Municipal
do Leiria
0 - 1
futebol club
Porto
Vianense
Sporting Club
:but: Mamadú (34’)
- Chapitre 1050 -
- le cercle d’Ani prends la parole -
- Chapitre 1052 -
Coming SOON - 29/05
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