:storygreen: :s1: 🇾🇰 :msk_rimavska_sobota: Le vent de Bari : confessions de Giuseppe Colombani

Aprùs avoir conquis le monde du ballon rond (du moins je l’espùre), il a eu le cƓur de la journaliste :sac:

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Et quel cƓur ! :rofl:
J’avais pas captĂ© qu’on Ă©tait si loin dans le temps ! C’est fou, on n’arrĂȘte plus le progrĂšs ! :hot_face:

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J’ai bandĂ©, j’avoue :bave:

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Réponse aux lecteurs

@Rhino Un vieux libidineux ? Au mois, il doit ĂȘtre blindĂ©, ça c’est sĂ»r !

@CaptainAmericka Elle a le coeur brisĂ©, cette pauvre journaliste. Oui, l’interview a bien lieu en 2066.

@Toopil Certains aiment le cƓur, toi t’aimes la Slovaquie et la Hongrie !

- Dossier préparatoire : MƠK Rimavskå Sobota -

Compilation historique Ă  destination de Chiara Moretti


fiche d’identitĂ©


Nom actuel MestskĂœ ĆĄportovĂœ klub RimavskĂĄ Sobota
Anciens noms RAC Rimaszombat
Ć K Slovan RimavskĂĄ Sobota
> FC Tauris RimavskĂĄ Sobota
MFK RimavskĂĄ Sobota
Ville :slovakia: RimavskĂĄ Sobota ( :hungary: Rimaszombat)
Population 24 000 habitants
Stade Na ZĂĄhradkĂĄch
Président Robert Sevcik
Division en 2026 2. Liga slovaque
Situation financiĂšre Budget parmi les plus faibles du championnat
Objectif officiel Survie sportive


le stade


Stade Na Zahradkach (dans les jardins)
capacité 1970
places assises 1654
places supplémentaires 5000
Pelouse Naturelle
état Dans son jus

ParticularitĂ© : le public est trĂšs proche du terrain. Lorsque le stade est plein, l’ambiance dĂ©passe largement ce que sa taille pourrait laisser imaginer. Le stade est certes modeste mais laisse rarement indiffĂ©rent.



Les maillots




PALMARÈS PRINCIPAL


Champion de deuxiĂšme division slovaque : 2003-2004

Participations Ă  la premiĂšre division slovaque : 1996-1999, 2004-2005

Participation Ă  la Coupe Intertoto : 1998



LE CLUB EN UNE PHRASE


Un club suffisamment ancien pour avoir connu trois pays, pas suffisamment riche pour s’en souvenir confortablement.



Le logo au cours du temps




1908 OU 1913 ?


L’histoire du football Ă  RimavskĂĄ Sobota commence par une petite querelle statistique. Le club revendique ses origines en 1908. Mais les premiĂšres traces d’une activitĂ© footballistique vĂ©ritablement organisĂ©e apparaissent plutĂŽt en 1913. Les deux dates sont donc utilisĂ©es selon les Ă©poques.

1908 correspond à la naissance du mouvement sportif local. 1913 à la création effective de la premiÚre structure footballistique. Les historiens du club considÚrent généralement que les deux dates ont raison. Ce qui constitue une solution trÚs centre-européenne à un problÚme historique.



LES RACINES HONGROISES


À sa naissance, le club ne joue Ă©videmment pas en Slovaquie. La Slovaquie n’existe pas encore. La ville appartient alors au Royaume de Hongrie au sein de l’Empire austro-hongrois.

Le premier club prend le nom de Rimaszombat Athletic Club (RAC) et adhÚre à la Fédération hongroise de football. Les premiers matchs sont disputés sur un terrain improvisé servant également de marché municipal.

Pendant plusieurs annĂ©es, les adversaires les plus frĂ©quents sont les villes voisines de :hungary: Losonc ( :slovakia: Lučenec), :hungary: FĂŒlek ( :slovakia: FiÄŸakovo), :hungary: RozsnyĂł ( :slovakia: RoĆŸĆˆava), :hungary: ZĂłlyom ( :slovakia: Zvolen). Autrement dit, des rivalitĂ©s locales disputĂ©es dans un monde qui n’existe plus aujourd’hui.

AprÚs la PremiÚre Guerre mondiale et le traité de Trianon, la région est intégrée à la Tchécoslovaquie. Le club rejoint alors progressivement les structures du football tchécoslovaque. Le changement est administratif. Les habitants, eux, continuent souvent de parler hongrois.



UNE VILLE ENTRE DEUX MONDES


Cette particularitĂ© demeure l’une des caractĂ©ristiques fondamentales de RimavskĂĄ Sobota. La ville se situe dans une rĂ©gion oĂč les influences slovaques et hongroises se croisent depuis plus d’un siĂšcle.

Dans certains quartiers, les noms de famille, les conversations, les enseignes et parfois mĂȘme les chants du stade rappellent davantage Budapest que Bratislava. Le club reflĂšte cette double identitĂ© et c’est probablement ce qui le rend plus complexe qu’il n’y paraĂźt.



LES ANNÉES DE PATIENCE


Pendant la majeure partie du XXe siĂšcle, RimavskĂĄ Sobota demeure un club provincial. Le premier progrĂšs notable intervient dans les annĂ©es 1950. Sous le nom de Ć K Slovan RimavskĂĄ Sobota, l’équipe atteint la troisiĂšme division tchĂ©coslovaque.

L’aventure reste brĂšve, le club retourne dans les compĂ©titions rĂ©gionales. Il faut attendre les annĂ©es 1980 pour observer une nouvelle progression durable.



L’ÂGE D’OR TAURIS


Tout change au dĂ©but des annĂ©es 1990. Comme souvent dans le football, grĂące Ă  l’argent. Le groupe agroalimentaire Tauris investit massivement. La municipalitĂ© suit, d’autres partenaires locaux Ă©galement.

Le résultat est spectaculaire.

1995 : champion de troisiĂšme division.

1996 : promotion en premiĂšre division slovaque.

Sous le nom de FC Tauris Rimavskå Sobota, le club vit la période la plus glorieuse de son histoire. Pendant trois saisons, il affronte les meilleures équipes du pays.

Des entraßneurs réputés comme Stanislav Jaråbek, Ladislav Jurkemik, Andrej Daƈko, ou encore le technicien local Frantiƥek Vaƥ passent sur le banc.



LE JOUR OÙ LA SAMPDORIA EST VENUE


Le sommet de cette pĂ©riode arrive en 1998. Coupe Intertoto. AprĂšs avoir Ă©liminĂ© les Nord-Irlandais d’Omagh Town, RimavskĂĄ Sobota hĂ©rite d’un adversaire improbable : la Sampdoria de GĂȘnes. L’un des grands noms du football italien.

Les Slovaques sont Ă©liminĂ©s. Mais remportent le match retour Ă  domicile. Victoire 1-0. Pour beaucoup d’anciens supporters, il s’agit encore aujourd’hui du plus grand soir de l’histoire du club.



LE RETOUR À LA RÉALITÉ


L’ñge d’or prend fin aussi vite qu’il est arrivĂ©. Lorsque Tauris change de propriĂ©taires, les investissements disparaissent progressivement. Le club replonge dans ses difficultĂ©s habituelles.

Une derniĂšre remontĂ©e en premiĂšre division survient en 2004 aprĂšs un titre de champion de deuxiĂšme division sous la direction de Petr ZelenskĂœ. L’expĂ©rience ne dure qu’une saison. Puis vient le dĂ©clin.

L’argent manque. Les ambitions diminuent. Le club est mĂȘme menacĂ© de disparition. La municipalitĂ© intervient alors pour sauver l’institution.

Une nouvelle structure est créée : MFK Rimavskå Sobota qui deviendra plus tard MƠK Rimavskå Sobota. Grùce à cette reprise municipale, le football professionnel survit dans la ville.



EN 2026


Lorsque Giuseppe Colombani arrive en Slovaquie Ă  l’étĂ© 2026, le club a dĂ©jĂ  connu plusieurs vies. Hongroise. TchĂ©coslovaque. Slovaque. PrivĂ©e. Municipale. Professionnelle. Semi-professionnelle.

Mais il demeure fidĂšle Ă  une constante : survivre. À cette date, personne n’attend grand-chose de RimavskĂĄ Sobota. Le maintien apparaĂźt dĂ©jĂ  comme un objectif ambitieux. Les moyens sont limitĂ©s. L’effectif Ă©galement. Et le poste d’entraĂźneur n’attire pas exactement les candidatures prestigieuses. C’est prĂ©cisĂ©ment ce qui le rend disponible pour un Italien de trente-trois ans sans expĂ©rience.

- Saison 1 - 26/27 -
- Chapitre 6 -
- Le club que personne ne regarde -
- Chapitre 8 -
- La question oubliée -
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Hmm, c’est lĂ  que se complexifie ton rĂ©cit puisque normalement, en 2066, une machine aussi dĂ©veloppĂ©e que Iana doit ĂȘtre capable de sortir l’historique du club entre 2026 et 2066 ! :joy:

En tout cas, en terme de trou paumé, on fait difficilement mieux, bravo :clap:

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Un premier défi difficile pour le coach

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Réponse aux lecteurs

@CaptainAmericka Trou paumĂ©, comme tu y vas, au cƓur de l’Europe et de l’Empire !? Sinon, Iana extrapole sur ce que souhaite le demandeur : elle veut savoir la situation du club avant l’arrivĂ©e de l’Italien, pas besoin de savoir ce qu’il a fait du club ensuite.

@Rhino ça c’est sĂ»r, sans recrutement, sans staff et avec 12 joueurs, ca ne s’annonce pas simple !

- La question oubliée -


Le lendemain matin, Chiara dĂ©couvrit que les assistants personnels de 2066 avaient hĂ©ritĂ© d’un dĂ©faut trĂšs humain. Ils oubliaient parfois l’essentiel.

Le cafĂ© fumait encore sur son bureau lorsqu’elle fit dĂ©filer le dossier prĂ©paratoire consacrĂ© au MĆ K RimavskĂĄ Sobota. L’écran projetait les informations dans l’air au-dessus de la table. Historique. Stade. PrĂ©sidents. RĂ©sultats. Crises financiĂšres. Coupe Intertoto. Sampdoria. Tout y Ă©tait. Ou presque.

— Iana, il manque quelque chose !

Quelques secondes de silence.

— Merci de prĂ©ciser.

— Les joueurs, c’est un club de football, non ?

— Confirmation : il s’agit effectivement d’un club de football.

Chiara leva les yeux au ciel. Les assistants artificiels devenaient plus insolents chaque année.

— Je veux dire les figures marquantes. Les noms. Les visages. Les gens dont les supporters se souviennent.

Une courte pause.

— Analyse de la demande.

L’hologramme se rĂ©organisa. Une nouvelle section apparut.

- - - - - JOUEURS MARQUANTS DE L’HISTOIRE DU CLUB- - - - -


— Donc tu les avais.

— Oui.

— Et tu ne les avais pas mis.

— ProbabilitĂ© Ă©levĂ©e que l’utilisateur moyen ne connaisse aucun de ces joueurs.

— Iana


Chiara sourit malgré elle, puis elle commença à lire. Krisztiån Németh. Ancien espoir de Liverpool. International hongrois.

PĂ©ter Farkas. Marek PetruĆĄ. Milan Jambor. Des noms qui n’évoquaient presque rien pour elle. Mais un dĂ©tail attira son attention. Toujours le mĂȘme. Hongrois. Hongrois. Hongrois. Elle releva la tĂȘte.

— Iana, pourquoi autant de Hongrois ?

Cette fois, Iana répondit immédiatement.

— Parce que RimavskĂĄ Sobota n’est pas tout Ă  fait ce qu’elle paraĂźt ĂȘtre.

Une carte apparut. Le sud de la Slovaquie. La frontiÚre hongroise. Budapest. La région de Gemer.

— Une part importante de la population locale appartient historiquement Ă  la minoritĂ© hongroise de Slovaquie. Pendant des dĂ©cennies, le club a servi de passerelle naturelle entre les deux footballs.

La carte s’agrandit. Des flùches apparurent. Budapest. Miskolc. Debrecen. Koơice. Rimavská Sobota.

— Plusieurs gĂ©nĂ©rations de joueurs ont grandi dans un environnement bilingue. Certaines Ă©quipes du club communiquaient quotidiennement dans deux langues.

Chiara se renfonça dans son fauteuil. VoilĂ  qui devenait intĂ©ressant. TrĂšs intĂ©ressant. Parce qu’elle se souvenait parfaitement de ce que Giuseppe lui avait racontĂ©.

Trente-trois ans. PremiÚre expérience. Pas un mot de slovaque. Un anglais trÚs approximatif. Et maintenant elle découvrait que certains joueurs parlaient également hongrois. Elle éclata de rire.

— Mon Dieu.

— Souhaitez-vous dĂ©velopper ?

— Je crois que je viens de comprendre la seule question que je n’ai pas encore posĂ©e.

— Laquelle ?

— Comment il faisait pour parler Ă  son Ă©quipe.

Le silence dura quelques secondes, puis Iana répondit.

— Analyse pertinente.

— Merci.

— C’est mon travail.

— Et oublier les joueurs ?

— DĂ©faut logiciel mineur.

— Tu viens littĂ©ralement d’inventer une excuse.

— Je m’adapte à l’espùce dominante.

Chiara secoua la tĂȘte puis ferma le dossier. Pour la premiĂšre fois depuis le dĂ©but de cette enquĂȘte, elle avait le sentiment d’avoir trouvĂ© une faille. Quelque chose que Giuseppe n’avait pas encore transformĂ© en lĂ©gende.

Parce qu’il adorait raconter les victoires. Les contrats. Les rencontres improbables. Les coups du destin. Mais les dĂ©tails pratiques ? Les choses embarrassantes ? Les moments oĂč il avait probablement eu l’air ridicule ? Ce terrain-lĂ  paraissait beaucoup moins explorĂ©.

Elle sourit. Oui, la prochaine fois, elle parlerait du vestiaire. Et elle avait l’étrange intuition que les rĂ©ponses seraient meilleures que l’histoire officielle.

- Saison 1 - 26/27 -
- Chapitre 7 -
- MĆ K RimavskĂĄ Sobota -
- Chapitre 9 -
- effectif 2026 -
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On en dĂ©couvre un peu plus sur l’histoire singuliĂšre de ce club

Ca doit ĂȘtre marrant certaines discussions entre Iana et Chiara :smile:

Le coach a dĂ» avoir de sacrĂ©s maux de tĂȘte dans les dĂ©buts :sweat_smile:

Réponse aux lecteurs

@Rhino J’aime bien me plonger dans l’histoire des clubs, on est souvent surpris. Ici, ça a plus trait Ă  l’histoire de la rĂ©gion.

@CaptainAmericka Je m’amuse bien Ă  l’écrire en tout cas. Pour le coach, oui, il a eu quelques maux de tĂȘtes sans doute dĂ»s Ă  quelques excĂšs dans les bars locaux !

Dossier Iana - L’effectif 2026 du MSK Rimavská Sobota -

Document préparatoire transmis à Chiara Moretti.

Sources : archives du club, presse locale, notes personnelles de Giuseppe Colombani.

Niveau de fiabilitĂ© : variable. Les notes de Giuseppe ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es au cours de ses premiers entraĂźnements. Certaines opinions peuvent donc ĂȘtre influencĂ©es par l’optimisme, l’inexpĂ©rience ou une consommation excessive de cafĂ© (italien).

le gardien



_______ jakub slaniniak
poste GB
Âge 26
Nationalité :slovakia:
taille / poids 1.95m 88kgs
Salaire 210€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Titulaire

L’un des piliers de l’équipe. Bon sur sa ligne, rassurant dans les airs et dotĂ© de rĂ©flexes solides. Son profil intrigue Giuseppe : malgrĂ© un Ăąge dĂ©jĂ  respectable pour un gardien, il semble encore en phase d’apprentissage.

Le technicien italien note surtout sa détermination et son envie de progresser.

« Pas encore un grand gardien. Peut-ĂȘtre pas loin de le devenir. »
— Notes de Giuseppe Colombani, juillet 2026


la défense



_______ Boris Novak
poste D G
Âge 24
Nationalité :slovakia:
taille / poids 1.89m 78 kgs
Salaire 60€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Rotation


_______ vasil kisiev
poste D GC
Âge 30
Nationalité :georgia:
taille / poids 1.84m 79kgs
Salaire 210€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Titulaire


_______ Peter Vasilko
poste D C / MD C / M C
Âge 32
Nationalité :slovakia:
taille / poids 1.92m 81 kgs
Salaire 210€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Titulaire


_______ Peter petran
poste D DC / MD C
Âge 45
Nationalité :slovakia:
taille / poids 1.81m 74kgs
Salaire 300€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Titulaire


Une défense expérimentée mais peu mobile.

Le cas de Peter Petran fascine immĂ©diatement Giuseppe. À quarante-cinq ans, il continue de jouer Ă  un niveau compĂ©titif tout en occupant dĂ©jĂ  un rĂŽle d’adjoint. RespectĂ© par tout le vestiaire, il constitue rapidement le prolongement naturel de l’entraĂźneur sur le terrain.

Vasilko apporte leadership et prĂ©sence aĂ©rienne, tandis que Kisiev compense ses limites techniques par son agressivitĂ© et sa vitesse. Novak est probablement le profil le plus simple de l’effectif : robuste, fiable, peu spectaculaire. Giuseppe l’a sorti de la rĂ©serve.

La ligne dĂ©fensive n’impressionne personne mais possĂšde une qualitĂ© rare dans les clubs modestes : elle sait exactement ce qu’elle est capable de faire.

« Ils connaissent leurs limites. C’est dĂ©jĂ  une force. »
— Notes de Giuseppe.


le milieu



_______ dilan vuantu
poste MD C / M C
Âge 23
Nationalité :ukraine:
taille / poids 1.72m 67 kgs
Salaire 180€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2029
Statut Titulaire


_____ matheus saturnino
poste MD C
Âge 26
Nationalité :brazil:
taille / poids 1.75m 69kgs
Salaire 250€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Titulaire


_____ Matej Varjic
poste M C / MO C
Âge 37
Nationalité :slovakia:
taille / poids 1.80m 70 kgs
Salaire 350€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Joueur-Clé


______ tomas fajcik
poste MO GDC
Âge 31
Nationalité :slovakia:
taille / poids 1.74m 60kgs
Salaire 140€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Titulaire


Le cƓur de l’équipe.

Tout tourne autour de Matej Vargic. Son physique dĂ©cline mais son cerveau continue d’aller plus vite que celui de la plupart des joueurs du championnat. Vision du jeu, qualitĂ© de passe, inspiration : il reste le principal crĂ©ateur de l’effectif.

À ses cĂŽtĂ©s, Saturnino apporte l’équilibre. Le BrĂ©silien n’est pas spectaculaire mais comprend parfaitement le jeu. Son placement et sa rĂ©gularitĂ© en font l’un des hommes de confiance de Giuseppe.

Vuantu reprĂ©sente davantage un pari sur l’avenir. Travailleur, agressif, intelligent dans ses choix, mais encore limitĂ© pour le niveau de la division.

Enfin, Fajcik revient d’une grave blessure au genou. Son Ă©tat physique constitue l’une des grandes inconnues de l’étĂ©.

« Si Vargic pense le jeu et Saturnino l’équilibre, nous avons dĂ©jĂ  une Ă©quipe. »
— Notes de Giuseppe


l’attaque



____ sebastian gembicky
poste MO D / BT
Âge 25
Nationalité :slovakia:
taille / poids 1.74m 70 kgs
Salaire 120€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Titulaire


________ jan ferletak
poste BT
Âge 23
Nationalité :slovakia:
taille / poids 1.78m 72kgs
Salaire N/A
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Rotation


_______ Erik Luptak
poste MO GC / BT
Âge 36
Nationalité :slovakia:
taille / poids 1.70m 67 kgs
Salaire 80€ p/s
Fin de Contrat 30/06/2027
Statut Titulaire

Le secteur facteur X de l’effectif.

Gembicky possĂšde des qualitĂ©s rares Ă  ce niveau : vitesse, dribble, appels, finition. Son individualisme agace parfois mais il demeure l’arme offensive principale du club.

Luptak revient d’une longue blessure. Son expĂ©rience et sa polyvalence pourraient offrir plusieurs solutions tactiques Ă  Giuseppe.

Ferletak intrigue davantage qu’il ne rassure, mĂȘme si Giuseppe l’a sorti de la rĂ©serve comme si le club pouvait se payer le luxe de mettre des joueurs au placard. Rapide, capable de marquer, mais encore irrĂ©gulier et parfois trop tendre dans les duels.

« Le problĂšme n’est pas de savoir si nous pouvons marquer, mais si nous pourrons faire toute la saison Ă  12. »
— Notes de Giuseppe.

Les autres

Nat Prénom Nom Poste
:slovakia: Denis Kralovic Rotation M G
:slovakia: Robert Bodo Rotation D C
:slovakia: Michal Lesko Rotation D D
:slovakia: Jakub Kiss Rotation BT

La profondeur d’effectif constitue probablement la plus grande faiblesse du club.

Ces joueurs seront utilisĂ©s pour compenser les blessures, les suspensions ou simplement permettre Ă  l’équipe de terminer la saison avec suffisamment de joueurs disponibles.

Giuseppe se montre d’ailleurs particuliĂšrement sĂ©vĂšre dans ses premiĂšres notes.

« De bons garçons. Pour la plupart. Mais si nous devons compter sur eux trop souvent, nous aurons probablement un problĂšme. Ce ne seront jamais des professionnels. Je n’ai plus qu’à prier la Sainte Vierge. »

Conclusion gĂ©nĂ©rale d’Iana

Forces :

  • ExpĂ©rience.
  • Leadership.
  • Colonne vertĂ©brale cohĂ©rente.
  • Quelques individualitĂ©s supĂ©rieures au niveau attendu.

Faiblesses :

  • Effectif extrĂȘmement court.
  • DĂ©fense faible dans le domaine aĂ©rien.
  • Pas de profondeur.
  • Plusieurs joueurs proches de la fin de carriĂšre.
  • Peu de valeur marchande.

Évaluation globale :

Un groupe qui ressemble davantage Ă  une Ă©quipe construite pour survivre qu’à une Ă©quipe construite pour progresser.

Ce qui explique probablement pourquoi personne ne comprit vraiment ce qu’un Italien de trente-trois ans venait faire ici.

- Saison 1 - 26/27 -
- Chapitre 8 -
- La question oubliée -
- Chapitre 10 -
- Les nations unies de deuxiĂšme division -
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Il y a du boulot pour le coach ^^

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Réponse aux lecteurs

@Rhino Et encore, le coach galĂšre pas trop pour faire son 11 !

- Les nations unies de deuxiĂšme division -

La fois suivante, Chiara arriva avec un sourire que Giuseppe n’aimait pas. Pas un sourire aimable. Pas un sourire amusĂ©. Un sourire de journaliste. Le genre qui annonce gĂ©nĂ©ralement une question embarrassante.

— Quoi ?

— J’ai lu le dossier.

— Mauvaise habitude.

— J’ai dĂ©couvert quelque chose.

— Encore pire.

Le vieux conteur soupira théùtralement. Chiara consulta quelques notes.

— Tu ne parlais pas slovaque.

— Non.

— Pas hongrois non plus.

— Heureusement.

— Heureusement ?

— Si j’avais essayĂ© de parler hongrois en plus du reste, ils auraient probablement demandĂ© mon expulsion avant le dĂ©but du championnat.

Un sourire passa sur son visage. Puis il reprit son verre.

— Tu veux savoir comment je communiquais avec l’équipe.

Ce n’était pas une question. Chiara hocha simplement la tĂȘte. Giuseppe rĂ©flĂ©chit quelques secondes.

— Trùs mal.

Le rire de la journaliste rĂ©sonna sur la terrasse. Il se pencha vers le petit carnet noir posĂ© Ă  cĂŽtĂ© de lui. Le mĂȘme carnet qui l’accompagnait depuis quarante ans. Les pages Ă©taient jaunies. La couverture usĂ©e. Mais l’écriture demeurait parfaitement lisible.

— Tiens. 14 juillet 2026. « ComprĂ©hension mutuelle : approximative. »

Il leva les yeux.

— C’était optimiste.

Le carnet retourna sur ses genoux.

— Les gens imaginent toujours qu’un entraĂźneur arrive avec ses idĂ©es, sa mĂ©thode, ses certitudes. Moi, je suis arrivĂ© avec un dictionnaire anglais-italien achetĂ© Ă  l’aĂ©roport de Rome. Je ne suis mĂȘme pas sĂ»r de l’avoir ouvert.

Chiara ne rĂ©pondit pas. Elle savait dĂ©sormais que les meilleurs passages arrivaient lorsqu’on ne disait rien.

— Mon anglais Ă©tait mĂ©diocre. Celui de Petran aussi. À nous deux, nous formions un anglophone fonctionnel. Trois jours par semaine. Quatre lorsqu’il faisait beau.

Son regard se perdit quelques instants vers la mer. Puis il reprit.

— Mais le vrai problĂšme n’était pas lĂ . Le vrai problĂšme, c’est qu’eux non plus ne parlaient pas tous la mĂȘme langue.

Cette fois, il ouvrit franchement le carnet.

— Vargic, Vasilko, Fajcik, Ferletak, Gembicky, Novak, Slaniniak. Les Slovaques. Ânonnant un peu de tchùque pour certains. Le noyau dur.

Petran parlait slovaque, polonais et un anglais rudimentaire. C’était mon adjoint. Mon capitaine. Mon interprĂšte. Mon ministre des Affaires Ă©trangĂšres.

Vuantu parlait ukrainien, russe et un peu français.

— Français ?

— Français.

— Pourquoi ?

— Aucune idĂ©e.

À Rimavská Sobota, j’ai trùs vite appris qu’il ne fallait jamais chercher une explication rationnelle à tout.

Il poursuivit.

— Kisiev parlait gĂ©orgien, armĂ©nien, azĂ©ri et quelques mots de slovaque. Luptak parlait slovaque et hongrois. Saturnino parlait portugais. Et beaucoup avec les mains. C’était dĂ©jĂ  ça.

Il sourit.

— Le plus drĂŽle, c’est que personne n’avait rĂ©ellement besoin de moi pour se comprendre. Le vestiaire avait dĂ©veloppĂ© son propre systĂšme. Un mĂ©lange de slovaque, de hongrois, de russe, de gestes, d’insultes et de langage footballistique universel. Moi, j’étais l’élĂ©ment perturbateur. L’Italien. Le seul homme incapable de comprendre ce qui se disait autour de lui.

— Tu exagùres.

— À peine. Je me souviens de ma premiĂšre rĂ©union vidĂ©o. J’avais prĂ©parĂ© un exposĂ© tactique magnifique. Quarante-cinq minutes de travail. Des schĂ©mas. Des animations. Des statistiques. Je termine. Silence complet. Onze joueurs me regardent. Je les regarde. Personne ne bouge. Finalement Petran lĂšve la main.

« Mister ? »

« Yes ? »

Il réfléchit. Longtemps. Puis il dit :

« Nobody understand. »

Chiara éclata de rire.

— Personne ?

— Personne. MĂȘme Petran n’était pas certain de comprendre ce que je venais de dire.

Il prit une gorgĂ©e d’eau.

— C’est ce jour-lĂ  que j’ai abandonnĂ© l’idĂ©e de parler football avec des mots. À partir de lĂ , je dessinais tout. Absolument tout. Des flĂšches. Des couleurs. Des cĂŽnes. Des aimants. Des vidĂ©os. Des gestes. J’étais devenu un mĂ©lange Ă©trange entre entraĂźneur et professeur de maternelle.

Il feuilleta quelques pages.

— Regarde.

Chiara se pencha. Au milieu de notes tactiques apparaissaient des croquis maladroits. Des terrains. Des flĂšches rouges. Des flĂšches bleues. Parfois des bonhommes bĂątons.

— C’est toi qui as dessinĂ© ça ?

— HĂ©las.

— On dirait une enquĂȘte criminelle menĂ©e par quelqu’un de trĂšs confus.

Le sourire de Giuseppe s’élargit.

— Le plus surprenant, c’est que les joueurs comprenaient parfaitement. Au fond, ils n’avaient pas besoin d’entendre un discours compliquĂ©. Ils avaient besoin de savoir oĂč courir. Quand presser. Quand couvrir. Quand donner le ballon Ă  Vargic. Surtout quand donner le ballon Ă  Vargic.

Il leva un doigt.

— Ça, tout le monde le comprenait. MĂȘme Saturnino. Et pourtant Saturnino Ă©tait capable de conserver le ballon pendant trois minutes simplement pour vĂ©rifier qu’il lui appartenait toujours.

Chiara nota la phrase.

— Tu te moques beaucoup de lui.

— Parce que je l’adorais.

Le silence revint quelques instants. Puis Giuseppe reprit.

— Ce groupe Ă©tait fascinant. Petran avait quarante-cinq ans. Vargic trente-sept. Luptak trente-six. Moi trente-trois. À certains entraĂźnements, j’avais l’impression d’ĂȘtre l’un des plus jeunes adultes prĂ©sents.

Chiara sourit.

— Ce n’était pas totalement faux.

— Exactement. Et malgrĂ© tout, ils m’ont acceptĂ©. Pas immĂ©diatement. Pas facilement. Mais ils m’ont acceptĂ©.

Son regard se perdit vers l’horizon.

— Je crois que la premiĂšre semaine, ils attendaient surtout de voir combien de temps j’allais tenir. Un Italien sans expĂ©rience. Sans diplĂŽme. Sans langue commune. Sans passĂ© dans le football slovaque. Objectivement, c’était une candidature trĂšs inquiĂ©tante.

— Et toi ?

— Moi ?

— Tu pensais quoi d’eux ?

Cette fois, Giuseppe éclata franchement de rire.

— Ah. Enfin une bonne question.

Il ouvrit de nouveau son carnet. Puis lut quelques lignes.

— « Effectif limitĂ©. Â»

Il tourna la page.

— « TrĂšs limitĂ©. Â»

Encore une page.

— « ExtrĂȘmement limitĂ©. Â»

Chiara éclata de rire.

— Tu Ă©tais optimiste.

— J’essayais.

Il continua.

— Mais ensuite j’ai Ă©crit autre chose.

Son doigt suivit quelques lignes. Puis sa voix ralentit.

— « Ils sont meilleurs que ce que les gens pensent. Â»

Le vent souffla doucement entre les oliviers.

— Parce que les journalistes regardent les budgets. Les dirigeants regardent les contrats. Les supporters regardent les rĂ©sultats. Moi, je regardais les joueurs. Et je voyais autre chose.

Je voyais Petran qui refusait de perdre un duel à quarante-cinq ans. Je voyais Vargic qui comprenait le jeu avant tout le monde. Je voyais Gembicky qui possédait largement le niveau supérieur. Je voyais Saturnino qui faisait toujours le bon choix. Je voyais des défauts partout. Mais je voyais aussi une équipe.

Pour la premiÚre fois depuis le début du récit, son ton devint plus sérieux.


— Tu sais ce que j’ai compris à Rimavská Sobota ?

Chiara secoua la tĂȘte.

— Les clubs pauvres recrutent des joueurs imparfaits. Les clubs riches aussi. La diffĂ©rence, c’est que les riches peuvent cacher leurs dĂ©fauts. Les pauvres doivent apprendre Ă  vivre avec.

Le silence revint. Long. Paisible. Puis Giuseppe referma le carnet.

— Et comme nous Ă©tions probablement l’équipe la plus pauvre du championnat


Il sourit.

— Nous avions beaucoup de dĂ©fauts.

— Combien ?

— Suffisamment pour remplir plusieurs chapitres.

Chiara leva les yeux de son carnet.

— Ça tombe bien.

Le sourire du vieil homme s’élargit. Ça tombait effectivement trĂšs bien. Car quelques jours plus tard arriva le premier match amical.

- Saison 1 - 26/27 -
- Chapitre 9 -
- effectif 2026 -
- Chapitre 11 -
- La 2. Liga slovaque 2026-2027 -
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J’aime beaucoup les maillots du club!

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En effet, un effectif limité, trop limité :joy:
Hùte de savoir si le coach a récupéré des joueurs libres ou pas.
Et de voir ce que donne les débuts !

Ça y est, j’ai rattrapĂ© mon retard. J’aime beaucoup oĂč tu nous emmĂšnes petit Ă  petit, et ce cĂŽtĂ© rĂ©trospectif ! C’est malin d’intĂ©grer des possibles technologies futures (l’assistant holographique).
Un peu galĂšre ce dĂ©but de carriĂšre d’entraineur, mais il doit bien en avoir plus d’un qui sont passĂ©s par lĂ  :sweat_smile:

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Réponse aux lecteurs

@toopil on peut dire qu’en faisant quelques recherches, c’est un club qui s’est cherchĂ© sur les maillots. J’aime bien ce dernier opus, ils ont abandonnĂ© leurs couleurs bleues, mais c’est simple et original.

@alexgavi ravi de voir ici ! J’avoue que je sais pas trop oĂč ca va m’emmener cette story, mais ça m’éclate bien pour l’instant

@CaptainAmericka vu que je coche toujours pas de mercato en dĂ©but de mes parties, il n’y aura pas de mouvements. Sauf que je suis tombĂ© sur le promu et que c’est une des rares Ă©quipes oĂč il n’yavait peut etre pas beaucoup de donnĂ©es. Je vais devoir utiliser les joueurs gĂ©nĂ©rĂ©s, et autant dire que ce ne sont pas des foudres. L’idĂ©e d’un pressing intensif est dĂ©jĂ  enterrĂ©e !

- Dossier Iana : La 2. Liga slovaque 2026-2027 : quinze Ă©quipes, un favori, et beaucoup d’incertitudes -

Le lendemain, Chiara dĂ©couvrit que les assistants personnels du futur possĂ©daient une qualitĂ© remarquable. Ils pouvaient produire cent pages d’informations en moins de trois secondes. Et quatre-vingt-dix-neuf de ces pages n’étaient gĂ©nĂ©ralement pas celles dont on avait besoin. Son cafĂ© venait Ă  peine d’arriver lorsque l’écran holographique afficha :

DOSSIER – 2. LIGA SLOVAQUE 2026-2027


— Vous avez demandĂ© une prĂ©sentation du championnat. J’ai donc prĂ©parĂ© une prĂ©sentation du championnat.

— Combien de pages?

— Quatre cent dix-sept.

Chiara fixa le plafond.

— Iana


— J’ai Ă©galement prĂ©parĂ© une version courte. Soixante-quatorze pages
 Ok, une version trĂšs courte est disponible.

— Combien ?

— Douze.

— Voilà.

Une nouvelle fenĂȘtre apparut.

LA 2. LIGA 2026-2027 EN UN COUP D’ƒIL

La deuxiùme division slovaque n’est pas un championnat. C’est un immense compromis.

Un compromis entre les clubs qui rĂȘvent de la Fortuna Liga et ceux qui cherchent simplement Ă  payer leurs factures jusqu’au printemps. Un compromis entre les vĂ©tĂ©rans qui refusent d’arrĂȘter leur carriĂšre et les jeunes qui tentent dĂ©sespĂ©rĂ©ment de la commencer. Un compromis entre les ambitions et la rĂ©alitĂ©.

Cette saison, quinze équipes prendront le départ. Une seule montera directement. Une autre disputera un barrage. Deux descendront.

La plupart des Ă©quipes peuvent rĂȘver de la montĂ©e. La plupart peuvent Ă©galement finir relĂ©gables aprĂšs deux mauvais mois. Le niveau apparaĂźt particuliĂšrement homogĂšne. À une exception prĂšs. Nous y reviendrons.


LES CANDIDATS AU MAINTIEN

:msk_rimavska_sobota: MĆ K RimavskĂĄ Sobota

Le club de Giuseppe Colombani est probablement l’équipe qui inspire le moins confiance aux bookmakers et le plus de curiositĂ© aux observateurs. Promu, interdit de recrutement et limitĂ© Ă  douze joueurs professionnels, le MĆ K semble avoir oubliĂ© quelques Ă©tapes dans sa prĂ©paration d’une saison de deuxiĂšme division. Pourtant, le gardien gĂ©ant Jakub Slaniniak, le cerveau Matej Vargic et la pĂ©pite offensive Sebastian Gembicky offrent de vĂ©ritables raisons d’espĂ©rer. Quant au BrĂ©silien Matheus Saturnino, plusieurs techniciens le considĂšrent dĂ©jĂ  comme un des joueurs les plus sous-estimĂ©s du championnat.

Pronostic : le maintien constituerait déjà une réussite. 15e à 12e.

:mfk_stara_lubovna: MFK StarĂĄ Äœubovƈa

Josef Vukovic arrive avec la rĂ©putation d’un bĂątisseur. C’est une bonne nouvelle, car son effectif ressemble davantage Ă  un projet de dĂ©veloppement qu’à une Ă©quipe installĂ©e. Le vĂ©tĂ©ran Kamil Karas devra encadrer une gĂ©nĂ©ration menĂ©e par Roman Beko et Jakub Kousal, deux ailiers capables d’enflammer un match en quelques accĂ©lĂ©rations. Cette Ă©quipe marquera probablement beaucoup de buts. Elle en concĂ©dera probablement autant.

Pronostic : spectaculaire, dans un sens ou dans l’autre. 15e à 10e.

:msk_povazska_bystrica: MĆ K PovaĆŸskĂĄ Bystrica

Si le football se jouait uniquement dans les trente derniers mĂštres, PovaĆŸskĂĄ Bystrica pourrait rĂȘver du podium. Peter Kotroczo est un buteur redoutable et Denis Potoma demeure l’un des meneurs de jeu les plus Ă©lĂ©gants du championnat. Malheureusement pour eux, les matchs comportent aussi une phase dĂ©fensive. Et c’est lĂ  que commencent les inquiĂ©tudes.

Pronostic : capable de battre n’importe qui, capable de perdre contre n’importe qui. 14e à 10e.


LE VENTRE MOU

:ofk_dynamo_malzenice: OFK MalĆŸenice

L’équipe possĂšde un mĂ©lange sĂ©duisant entre expĂ©rience et jeunesse. Martin Chudy continue de repousser la retraite dans les buts tandis que Matej Rehak apporte encore toute sa qualitĂ© technique. Mais le vĂ©ritable joyau s’appelle Kristian Stručka. À dix-neuf ans, le milieu gaucher est dĂ©jĂ  observĂ© bien au-delĂ  de la deuxiĂšme division. Si Thomas Kotlar confirme Ă©galement son potentiel devant, MalĆŸenice pourrait devenir la surprise du championnat. 9e Ă  6e.

:mfk_zvolen: MFK LokomotĂ­va Zvolen

Certaines équipes construisent leur avenir. Zvolen semble avoir décidé de prolonger son passé. Jakub Sylvestr marque encore des buts à trente-sept ans, Nosko défend encore à trente-huit ans et Gabriel Snitka joue toujours au milieu à quarante-et-un ans. Les médecins du club méritent probablement une prime.

Pronostic : tout dĂ©pendra de l’état des articulations. 14e Ă  8e.

:spartak_myjava: Spartak Myjava

L’autre promu possĂšde autant de talent que RimavskĂĄ Sobota, mais encore moins de profondeur. Les frĂšres jumeaux Jakub et Filip Buchel portent une grande partie des espoirs du club tandis que le dĂ©part dĂ©jĂ  programmĂ© de Marko Kunka Ă  la mi-saison inquiĂšte les supporters. Beaucoup de joueurs Ă©voluaient encore sous contrat amateur il y a peu.

Pronostic : maintien envisageable, mais rien ne sera facile. 12e Ă  10e

:fk_pohronie: FK Pohronie

Le jeune entraĂźneur Erik Grendel dispose d’une arme que beaucoup lui envient : Davit Skhirtladze. L’international gĂ©orgien reste l’un des attaquants les plus talentueux de la division. Autour de lui, le Bosnien Hamza Martinovic et le gardien Ivan Rehak devront permettre au club de franchir un palier.

Pronostic : candidat crédible à la premiÚre moitié de tableau. 8e à 5e.

:tatran_liptovsky_mikulas: Tatran LiptovskĂœ MikulĂĄĆĄ

Personne n’a envie d’affronter cette Ă©quipe. Peu de gens auront envie de regarder certains de ses matchs non plus. Michal Piter-Bučko continue de commander la dĂ©fense Ă  quarante-et-un ans tandis que RĂłmas GerĂĄt sĂ©curise l’entrejeu. Les buts seront rares. Les espaces aussi.

Pronostic : le cauchemar des équipes offensives. 10e à 7e.

:stk_samorin: FC STK 1914 Ć amorĂ­n

Probablement l’équipe la plus imprĂ©visible du championnat. Daniel Pavuk garantit des buts, le brĂ©silien Fellipe Vieira du spectacle et Marian Weber beaucoup d’espoirs. Lorsque tout fonctionne, Ć amorĂ­n ressemble Ă  un candidat au podium. Lorsque ce n’est pas le cas, tout devient soudainement beaucoup plus compliquĂ©.

Pronostic : impossible à prévoir.


les candidats au podium

:fc_vion: FC ViOn Zlaté Moravce

RelĂ©guĂ© rĂ©cemment, le club ne cache pas ses ambitions. Le ghanĂ©en Bright Donkor reprĂ©sente l’avenir, Martin Bukata et Denis Duga incarnent le prĂ©sent. Si la dĂ©fense suit le rythme de l’attaque, ZlatĂ© Moravce possĂšde toutes les armes pour jouer la montĂ©e. 7e Ă  3e.

:fk_matador_puchov: FK Matador PĂșchov

Pas de stars. Pas de bruit. Peu de faiblesses. Les ailiers Radek OvesnĂœ et Adam Goljan peuvent faire basculer n’importe quel match tandis que le gardien Samuel VavruĆĄ rassure tout le monde derriĂšre. C’est le genre d’équipe qui termine troisiĂšme sans que personne ne rĂ©alise vraiment comment. 4e Ă  2e.

:fc_petrzalka: FK PetrĆŸalka

L’effectif le plus cosmopolite du championnat. On y croise des Slovaques, des SĂ©nĂ©galais, des GhanĂ©ens et mĂȘme un jeune dĂ©fenseur français de prĂšs de deux mĂštres, Nathan Cruce-Crocy. Solide derriĂšre autour de Branislav Ninaj et Martin Poláček, l’équipe devra trouver davantage d’efficacitĂ© offensive pour viser plus haut. 7e Ă  4e.

:fk_inter_bratislava: Inter Bratislava

L’Inter refuse obstinĂ©ment de vieillir. Juraj PiroĆĄka marque encore Ă  trente-neuf ans, Michal Ć ulla arrĂȘte encore des ballons Ă  trente-cinq ans et plusieurs cadres semblent avoir trouvĂ© le secret de la longĂ©vitĂ©. Le problĂšme est que les saisons sont longues.

Pronostic : montée possible, infirmerie remplie également. 8e à 4e.


LE CAS PARTICULIER

:slovan_bratislava: Ć K Slovan Bratislava B

La rĂ©serve du gĂ©ant slovaque ne peut pas monter mais peut compliquer la vie de tout le monde. Son effectif est rempli de jeunes talents qui joueront probablement en premiĂšre division dans quelques annĂ©es. Martin MiĆĄovič pourrait dĂ©jĂ  figurer parmi les meilleurs buteurs du championnat tandis que le gardien tchĂšque Martin Naimann impressionne par sa maturitĂ©.

Pronostic : impossible à classer. Comme toutes les réserves. Top 6.


LE FAVORI

:msk_zilina: MĆ K Ćœilina

Puis il y a Ćœilina.

Et ensuite les autres.

RelĂ©guĂ© Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale, l’ancien champion de Slovaquie en 2017 et hĂ©gĂ©monique dans les annĂ©es 2000 possĂšde toujours un effectif qui semble appartenir Ă  une autre division. Denis Alijagic et LukĂĄĆĄ JuliĆĄ formeront probablement l’attaque la plus dangereuse du championnat. Samuel Datko distribuera le jeu tandis que Kristian Bari et Miroslav Káčer alimenteront les ailes. DerriĂšre, Filip KaĆĄa apporte son expĂ©rience Ă  une dĂ©fense dĂ©jĂ  solide.

L’effectif possĂšde du talent. Du banc. De la jeunesse. De l’expĂ©rience. Des finances. Et surtout un objectif unique. Remonter immĂ©diatement.

Pronostic : champion. Sauf accident industriel majeur.

- Saison 1 - 26/27 -
- Chapitre 10 -
- Les nations unies de deuxiĂšme division -
- Chapitre 12 -
- 11 jours avant la catastrophe -
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Ça confirme que Giuseppe va avoir du boulot :sweat_smile:

Autrement, il est fort probable que notre avenir tende vers ça, un assistant qui réfléchit pour nous. Google se renommera Gogole en notre honneur !

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Déjouer les pronos sera encore plus jouissif aprÚs ça !

Réponse aux lecteurs

@alexgavi Oui, ça, il va en avoir le bougre ! Et pour l’avenir de nos cerveaux et de nos compagnons IA, je pense qu’on tend dĂ©jĂ  vers ça plus ou moins. La compilation de datas est partout.Et des machines surpuissantes pour les gĂ©rer. Avec les consĂ©quences Ă©nergĂ©tiques qu’elles entrainent, qui est pour l’instant un frein Ă©norme. J’espĂšre seulement qu’on saura garder des prises de dĂ©cisions et de la crĂ©ativitĂ© humaine.

@CaptainAmericka Wait & See !

- 11 jours avant la catastrophe -

Chiara avait refermĂ© la tablette hier soir. Le dossier d’Iana venait de dresser un constat assez simple. Ćœilina devait monter. L’Inter pouvait rĂȘver. PĂșchov Ă©tait solide. RimavskĂĄ Sobota semblait condamnĂ©. Elle s’intĂ©resserait plus au comment demain.

Le lendemain, installée dans les fauteuils du patio de la villa de Giuseppe, elle leva les yeux vers lui.

— Comment tu as fait ?

— Pour quoi ?

— Les premiers jours.

Le vieux coach sourit immĂ©diatement. Le genre de sourire qui apparaissait lorsqu’il retrouvait un souvenir particuliĂšrement ridicule ou particuliĂšrement heureux ; parfois les deux Ă©taient indissociables. Il attrapa son carnet, le vieux , celui qui l’avait suivi partout et tourna quelques pages. Il s’arrĂȘta, puis Ă©clata de rire.

— Santa Maria..

— Quoi ?

— J’avais oubliĂ© Ă  quel point j’étais convaincu d’ĂȘtre intelligent.

Chiara sourit.

— Ça promet.

Il posa un doigt sur la page.

— Mardi 14 juillet 2026. Je dĂ©barque Ă  RimavskĂĄ Sobota. Je dĂ©couvre la ville. Le stade. Les installations. Je rencontre Robert et signe mon contrat. Je dĂźne avec Giulia. Tout est encore romantique. L’aventure, le dĂ©fi, le football, le destin. Toutes les conneries qu’on se raconte avant que la rĂ©alitĂ© n’arrive.

Il tourna la page.

— Puis Giulia repart le lendemain. Le 15. Et soudain
 je me retrouve seul.

Son sourire s’élargit.

— C’est Ă  ce moment-lĂ  que j’ai commencĂ© Ă  me demander ce que je foutais lĂ . J’ai appelĂ© Nicola. Pas de rĂ©ponse. J’ai rappelĂ©. Pas de rĂ©ponse. J’ai regardĂ© le plafond pendant une bonne partie de la nuit. Je crois avoir dormi une heure. Deux maximum.

Il relut une note.

— Tiens. « 15 juillet. PremiĂšre nuit seul. Peur. Â»

Il leva les yeux.

— Au moins, j’étais honnĂȘte.

Puis il continua.

— Le lendemain je visite le centre d’entraĂźnement. Le mot « centre Â» est d’ailleurs un peu ambitieux. Le terrain, le petit bĂątiment, mon bureau, la salle vidĂ©o, le projecteur. Et je me souviens trĂšs bien de ma rĂ©flexion.

Il consulta le carnet puis éclata de rire.

— Écoute ça. « Les infrastructures sont modestes mais suffisantes pour mettre en place ma philosophie. Â»

Chiara explosa de rire.

— Ta philosophie ?

— Ma philosophie. Je n’avais jamais dirigĂ© un entraĂźnement de ma vie, mais j’avais dĂ©jĂ  une philosophie.

Il leva les mains.

— À trente-trois ans, on a des prioritĂ©s Ă©tranges.

Le vieux coach tourna quelques pages.

— Puis arrivent les joueurs. Les douze, mĂȘme les blessĂ©s Tomas et Erik. Tout le monde. Et lĂ , quelque chose se passe. Je cesse d’avoir peur pendant une heure, parce que je peux enfin faire ce que j’aime : observer. Pas parler. Observer.

Il marqua une pause.

— Je n’avais pas besoin de leur faire un discours. Je voulais voir qui demandait le ballon, qui l’évitait, qui dirigeait les autres, qui comprenait vite, qui comprenait lentement, qui pensait avant de courir parce que je savais dĂ©jĂ  quelque chose : nous n’allions jamais ĂȘtre les plus riches, jamais les plus rapides, mais les plus forts physiquement. Alors il fallait ĂȘtre les plus intelligents.

Il tapota la couverture du carnet.

— Ça, je l’avais compris avant mĂȘme de connaĂźtre le mĂ©tier.

Chiara remarqua qu’il souriait moins, comme s’il revoyait rĂ©ellement cette sĂ©ance.

— Et trĂšs vite j’ai identifiĂ© les patrons. Petran. Vargic. Luptak qui marchait avec des bĂ©quilles, mais Ă©tait lĂ . Mes tauliers. Les meubles. Les murs porteurs du club. Ils Ă©taient lĂ  depuis dix ans, parfois davantage. Ils entraĂźnaient les jeunes, aidaient Ă  la buvette, portaient les cages, conduisaient le minibus, organisaient les lotos. Dans les grands clubs, on appelle ça la culture. À RimavskĂĄ Sobota, on appelait ça mercredi.

Chiara éclata de rire. Giuseppe aussi.

— Petran m’a sauvĂ©. Vraiment. Quelques notions d’anglais, quelques notions tactiques, un diplĂŽme d’entraĂźneur. Quarante-cinq ans. Moi, j’avais trente-trois ans et un carnet. Nous formions un staff remarquablement dĂ©sĂ©quilibrĂ©.

Il tourna une autre page.

— Écoute celle-lĂ . « PremiĂšre sĂ©ance encourageante. Â»

Il leva les yeux.

— C’était littĂ©ralement la premiĂšre sĂ©ance que j’animais de ma vie. La premiĂšre et je l’avais dĂ©jĂ  trouvĂ©e encourageante.

Chiara riait désormais franchement.

— Tu Ă©tais impossible.

— Je te l’ai dĂ©jĂ  dit, je suis italien. Nuance.

Puis il poursuivit.

— Je m’appuyais Ă©normĂ©ment sur Petran parce qu’en rĂ©alitĂ©, je ne savais pas comment construire une prĂ©paration. J’avais certes regardĂ© des centaines d’entraĂźnements au SSC Bari, Ă  Lecce. J’avais pris des notes, lu des livres. Mais conduire une sĂ©ance
 c’est autre chose. C’est comme regarder vingt saisons d’Urgences et demander ensuite un poste de chirurgien.

Il relut une nouvelle ligne. Son sourire s’élargit encore.

— Ah celle-ci est magnifique. « Le groupe assimile rapidement les concepts. Â»

— AprĂšs combien de sĂ©ances ?

— Une.

Chiara manqua s’étouffer avec son cafĂ©.

— Une seule ?

— Une seule.

Il secoua la tĂȘte.

— Mais ce qui est amusant
 c’est que ce n’était pas totalement faux. Au bout de quelques exercices ils comprenaient dĂ©jĂ  ce que je voulais. Pas parfaitement, mais vite, trĂšs vite. Bien plus vite que ce que j’avais imaginĂ©.

Il regarda la mer quelques secondes.

— C’est probablement Ă  ce moment-lĂ  que j’ai commencĂ© Ă  croire qu’on pouvait faire quelque chose. Pas parce qu’on Ă©tait bons, mais parce qu’on Ă©tait rĂ©ceptifs. C’est diffĂ©rent.

Le carnet changea encore de page et le sourire disparut.

— Puis j’ai demandĂ© les rĂ©sultats des amicaux.

Silence.

— 0-2 contre une D2 hongroise. 0-3 contre une D3 polonaise. 2-1 contre une D4 polonaise. Et Tomas qui se dĂ©truit le genou. Erik toujours blessĂ© Ă  la hanche. Je me souviens avoir recomptĂ© les joueurs plusieurs fois. Je pensais avoir oubliĂ© quelqu’un mais je n’avais oubliĂ© personne. On Ă©tait dix. Oui, dix.

Il leva les yeux.

— Pas dix titulaires en plus. Dix joueurs. C’est un dĂ©tail important.

Chiara secoua la tĂȘte.

— Et là tu demandes des renforts.

— Évidemment. Je regarde Petran et je dis :

« Need players. Â»

Il répond :

« No money. Â»

Je réponds :

« Need players. Â»

Il répond :

« No money. Â»

Cette discussion a probablement durĂ© cinq minutes. À la fin j’ai simplifiĂ©.

« Anybody. Â»

Cette fois il a compris. Tout le monde comprend le mot anybody. Alors ils ont appelĂ© des jeunes, des copains, des Ă©tudiants, un handballeur, un coureur de huit cents mĂštres, et mĂȘme un lutteur gĂ©orgien.

À ce stade, si quelqu’un possĂ©dait deux jambes et un certificat mĂ©dical, il devenait une cible prioritaire du recrutement.

Il tourna quelques pages puis relut. Longtemps. Cette fois son rire fut plus doux.

— Tiens. VoilĂ  une note intĂ©ressante. « Nous sommes trop vieux. Trop peu nombreux. Trop lents. Â»

Il releva les yeux.

— Jusque-lĂ  c’était assez juste.

Puis il reprit.

— La phrase suivante : « Mais nous comprenons vite. Â»

Le silence revint.

— Je crois que c’est la premiĂšre fois oĂč j’ai pensĂ© qu’on avait une chance. Pas une bonne Ă©quipe. Pas encore mais une Ă©quipe cohĂ©rente. Vargic comprenait le jeu avant tout le monde. Saturnino compensait les erreurs. Petran organisait tout. Gembicky pouvait gagner un match Ă  lui seul.

Pour la premiĂšre fois depuis mon arrivĂ©e
 j’ai pensĂ© qu’on pouvait construire quelque chose puis arriva le samedi : le jubilĂ© de Matej Vargic.

Giuseppe leva les yeux au ciel.

— J’ai mis un temps fou à comprendre.

On me dit : « JubilĂ© de Matej. Â» Dans ma tĂȘte : retraite. Discours. Photos. Plaque commĂ©morative. Larmes. Je vois Matej mettre ses protĂšge-tibias. Alors je demande : « Il joue ? Â»

On me rĂ©pond : « Bien sĂ»r. Â» Je rĂ©ponds : « Mais c’est son jubilĂ©. Â» Personne ne comprenait mon problĂšme.

Chiara éclata de rire.

— Finalement je l’ai installĂ© numĂ©ro dix. Au centre de tout parce qu’il Ă©tait encore le meilleur joueur du club et sans doute du terrain. Et pendant quarante-cinq minutes
 tout a fonctionnĂ©. Gembicky marque. Vargic marque. Ferletak marque. Petran marque. 4-0 Ă  la mi-temps.

Il regarda une nouvelle note.

— Écoute ça. « Les principes de jeu sont assimilĂ©s. Â»

Chiara Ă©clata de rire avant mĂȘme qu’il ne poursuive.

— Aprùs deux jours.

— AprĂšs deux jours. Je te rappelle que je n’avais jamais entraĂźnĂ© personne.

Le vieux coach secoua la tĂȘte.

— Pourtant
 ce n’est pas ça que je retiens. Les Autrichiens Ă©taient faibles, trĂšs faibles. En plus, ils avaient picolĂ© la veille. Ils Ă©taient lĂ  pour cĂ©lĂ©brer Matej, mais pas pour prĂ©parer la Ligue des Champions. Il faut ĂȘtre honnĂȘte. Mais ce que j’ai vu m’a marquĂ© parce que pendant quarante-cinq minutes
 j’ai vu sur le terrain exactement ce que j’avais dessinĂ© dans mon carnet.

Les dĂ©crochages de Vargic, les dĂ©placements de Saturnino, les appels de Gembicky. Le pressing, les couvertures, les triangles. Pour la premiĂšre fois, une idĂ©e que j’avais dans la tĂȘte existait rĂ©ellement.

Il referma doucement le carnet.

— Ça m’a probablement rendu plus dangereux que compĂ©tent.

Chiara nota immédiatement la phrase.

— Elle est bonne.

— Elle est vraie.

Le soleil commençait à descendre derriÚre la mer. Giuseppe caressait toujours la couverture usée du carnet.

— Aujourd’hui, quand je relis ces notes
 je vois les erreurs partout. Dans les sĂ©ances, dans l’organisation, dans mes certitudes, dans mon arrogance aussi. Santa Maria, mon arrogance


Il éclata de rire puis relut une derniÚre ligne et cette fois son sourire se fit presque tendre.

— J’avais Ă©crit : « Nous sommes prĂȘts. Â»

Il leva les yeux vers Chiara.

— Nous n’étions absolument pas prĂȘts. Pas du tout.

Puis il réfléchit quelques secondes.

— Enfin
 pas comme je l’imaginais.

Il referma le carnet. DĂ©finitivement pour aujourd’hui.

— Mais malgrĂ© tout, je n’avais plus peur. C’est ce qui me frappe aujourd’hui. Je regardais notre effectif, notre banc, nos blessures, nos finances. Et pourtant
 je n’avais plus peur. Je ne savais pas encore pourquoi. Je savais simplement que quelque chose fonctionnait. Quelque chose d’invisible, de fragile mais de rĂ©el.

Une semaine plus tard, le championnat allait commencer. Et trĂšs vite, les certitudes de beaucoup de monde allaient ĂȘtre mises Ă  rude Ă©preuve.

- Saison 1 - 26/27 -
- Chapitre 11 -
- Dossier Iana : La 2. Liga slovaque 2026-2027 -
- Chapitre 13 -
- Les adultes entrent dans la piĂšce -
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C’est Ă  se demander si Petran n’est pas le vrai Coach de l’équipe :grin:
Les choses évoluent petit à petit dans le bon sens. A voir ce que donnera la saison.

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