@Rhino Rapport à la dernière image ? Je me suis dit que c’était soit X-Files soit Film-X selon ce que l’on cherchait à voir !
@Pikouse @Nehoc @Manthyz @Dubois Heureux de savoir que vous accrochez ! J’espère vous tenir en haleine un bout de temps.
@JeffZeze Je suis comme toi sur la partie historique quand je lis d’autres stories, je peux vite passer au cœur de l’histoire. Ça va vite s’arrêter de toute façon, je vais sécher d’ici deux ou trois épisodes je pense.
@celiavalencia Je ne connaissais pas le nom de ce genre, merci pour la découverte ! J’aime beaucoup cette idée de bascule entre deux mondes. En y repensant, c’est un concept qui ressort souvent dans ce que je lis ou joue donc ça ne m’étonne pas qu’on retrouve ce genre d’inspiration.
@Groot Bordel, rien qu’imaginer jouer 125 saisons pour arriver en face de l’Ajax, ça me file une de ses flemmes…
@Lincoln6Echo Ouep, le petit Fernando va avoir du boulot !
On a parlé des liens entre le Vitesse et Chelsea mais savez-vous que le Vitesse a un lien bien plus étrange avec le Bayern de Munich ? Bon, on ne parle pas de gros sous, de prêts de joueurs mais de surnom. L’un des noms que l’on donne au club de Bavière est le FC Hollywood. Et l’un des noms du Vitesse ? Le FC Hollywood du Rhin !
Si on appelle le Bayern comme ça, c’est en rapport au fonctionnement du club dans les années 90 et à son effectif de stars aux égos difficiles à faire cohabiter dans un vestiaire : Matthaüs, Khan, Lizarazu,… Autant ça fonctionnait bien sur le terrain, autant ils se foutaient sur la tronche, se détestaient, faisaient cocus leurs coéquipiers et picolaient comme des trous. Bref, c’était digne d’Hollywood. Le FC Hollywood du Rhin est donc un surnom en hommage au Bayern. Les faits divers concernant le Vitesse ont été tellement nombreux depuis plus de quarante ans que les Néerlandais l’ont volontairement affublé de ce nom peu amène.
Déjà , il faut savoir que les dirigeants du club ont souvent la grosse tête et des ambitions démesurées alors que l’armoire à trophées reste quasiment vide. À part une coupe nationale remportée en 2017, je ne proposerai pas à des cambrioleurs de venir piller l’argenterie du Gelredome… Le Vitesse a d’ailleurs failli disparaître un paquet de fois et notamment dans les années 80 à cause de sa dette. Il a été sauvé par le sponsoring de l’électricien NUON et de la municipalité. Le président de l’époque, Karel Albeers, a même pris un mégaphone pour faire la promotion de son équipe sur la place publique et faire venir le public au stade.
Sauvé de l’extinction, le Vitesse vit une période dorée dans les années 90 en récoltant ses meilleurs résultats : plusieurs quatrièmes et une troisième place en 1998 l’emmènent en coupe de l’UEFA pendant neuf ans. Le Gelredome est livré aussi la même année mais tout cela cache une nouvelle flopée d’emmerdes pour les Vitas : Albeers est soupçonné d’avoir caché les dettes du club et doit démissionner en 2000. Le passif ainsi révélé fait exploser les finances du club. S’en suit une période incertaine où la municipalité et la province tiennent le club à flot avant qu’un nouvel homme d’affaires rachète le club pour une bouchée de pain.
On est alors en 2008 et Maasbert Schouten rachète 20% des parts du club pour le soutenir. L’année suivante, il remet de l’argent au pot tout en se voyant promettre de devenir le propriétaire si le club est toujours endetté. Spoiler alert, il a remporté le jackpot et se met aussitôt en quête d’un nouvel investisseur.
Et voilà que débarque en 2010 le copain de Roman Abramovich, Merab Jordania. C’est le premier propriétaire étranger d’un club des Pays-Bas et il a comme beaucoup de ses prédécesseurs, une ambition un brin démesurée lui aussi et souhaite faire du Vitesse le meilleur club du pays. Nouveau spoiler alert, ça n’arrivera pas. Et son fait d’armes le plus marquant a été de se faire bannir par son propre club pour avoir menacé de couper les doigts de son directeur général.
Je vous passe toute la phase actuelle que je vous ai décrite avec la période Chelsea et qui conforte le Vitesse dans son surnom. Encore aujourd’hui, les jaunes et noirs viennent de se prendre une belle manita contre Almere et trônent désormais à la dernière place de l’Eredivisie. Bienvenue à Hollywood !
Fernando émergea du sommeil avec la plus grosse gueule de bois de l’univers. Il avait dû vraiment forcer sur la boisson car il se souvenait d’avoir semé un carnage de destruction à Papendal, d’avoir essayé de faire rôtir Hertog mais d’avoir été arrêté par des dieux brumeux qui disaient qu’ils allaient le punir. Il avait surtout les mains gourdes, les jambes lourdes et l’impression de peser une tonne.
Il se leva lentement pour aller s’asperger le visage d’eau et essayer de se remettre les idées en place : des dieux vengeurs, la bonne blague ! Son cerveau ne tournait vraiment pas rond quand il picolait. Il avait les yeux si collés et la bouche tellement pâteuse qu’il ne reconnaissait même pas sa chambre.
Il se souvint alors qu’il venait de se faire virer et qu’il devrait bientôt plier bagage. Pour aller où d’ailleurs ? Il pourrait sans doute proposer ses services dans un autre club, il n’aurait sans doute aucun mal à se faire embaucher par un bon club, vu son talent. Il pouvait aussi tenter l’exil dans un autre pays. Manchester City, Chelsea ou la Juve pouvaient être de bonnes destinations. Impossible qu’un de ces clubs ne vienne pas le chercher. L’intendant était en colère après lui et avait voulu lui faire peur, tout simplement. De toute façon, il fallait déjà trouver de l’eau et un doliprane pour faire passer la migraine.
Il repéra alors la salle de bains et l’évier qui pourrait soulager sa soif. Il fit couler l’eau du robinet, et ce fut à ce moment qu’il remarqua que ses mains étaient couvertes de plumes. Il essaya tant bien que de mal de les enlever mais elles étaient bien collées. Qu’est-ce qu’il avait bien pu faire hier soir ? Il s’aspergea tout de même le visage et toucha quelque chose de dur en lieu et place de son nez. Il se regarda dans son miroir et hurla :
« Bordel de merde, c’est quoi cette connerie ? »
Son visage n’était plus celui d’un homme mais celui d’un aigle. Des plumes blanches couvraient ses joues, ses yeux étaient d’un jaune pâle et ses pupilles rondes et noires. Paniqué, il se déshabilla pour voir qu’il était tapissé de plumes de la tête au pieds, pieds qui étaient devenus des serres. Il s’était transformé en une espèce de chimère mi-homme, mi-aigle et sa rencontre dans la brume la nuit passée lui paraissait bien réelle maintenant.
« Elles sont jolies tes plumes, dit une voix dans son dos. »
Surpris et paniqué à l’idée qu’on le prenne pour un monstre, il se retourna en hurlant :
« Bordel, t’es qui toi ?
-Ah pardon, je ne me suis pas présenté, je suis un Tout. »
Dans l’encadrement de la salle de bains se tenait un nuage de fumée dont le coeur s’illuminait à chaque fois qu’il parlait.
« Oh bordel, tu étais là hier soir ? Je n’ai pas rêvé ?
-Tu as l’impression de rêver ?
-Non, pas vraiment. C’est ça votre punition ?
-En partie. Et je suis là pour t’expliquer le reste et surveiller que tu répares bien tes erreurs.
-Attends, tu as dis que tu t’appelais comment déjà ?
-Je n’ai pas de nom. Appelle-moi comme tu veux, ça sera très bien.
-Heu… Tu disais que tu pouvais m’expliquer ça, reprit Fernando en montrant ses plumes et sa tête d’aigle.
-Ça, tu l’as compris je pense : ta punition est de te réincarner en créature mi-homme, mi-aigle. Vu que tu as essayé d’en tuer un, mes congénères ont trouvé que c’était approprié. Ils voulaient que tu gardes un corps humain pour la suite de leur projet te concernant.
-Tes congénères, ce sont ceux qui m’ont parlé dans la brume ? Vous êtes quoi au juste ?
-Ils te l’ont dit, nous sommes ce que vous appelleriez des dieux. Enfin moi je suis un jeune dieu et les autres me mettent à l’épreuve en m’envoyant à tes côtés.
-Et vous venez d’où ?
-Stop. Je répondrai aux questions annexes plus tard. Pour le moment, je dois t’expliquer la suite.
-Et comment je peux reprendre mon apparence normale…
-Entre autres choses… Tu n’es plus Fernando Van den Driessche dans cette incarnation. Fernando est décédé hier soir, il vient d’être retrouvé dans sa chambre et son corps a été emmené à la morgue.
-Je suis qui alors ?
-J’y viens. Tu es désormais Vito, la mascotte du Vitesse Arnhem. Tu n’as plus d’autre identité que celle-là .
-Quoi ?
-Les autres ont poussé la symbolique à fond : tu as été transformé en aigle et tu devras te fondre en plus dans le costume de la mascotte du club qui est aussi un aigle.
-Mais… Pourquoi ?
-Pour plusieurs raisons : déjà , je te rappelle encore une fois que tu as essayé de tuer un des symboles du club. Tu devras désormais vouer tes heures à protéger les symboles que tu as piétiné. Tu vas aussi vivre beaucoup d’émotions contradictoires dans ce costume : indifférence, amour, haine,… Et puis un aigle qui se cache dans un aigle, c’est drôle, non ?
-Mouais, vous êtes quand même sacrément cons, toi et tes copains, si vous croyez que je vais rentrer dans ce déguisement débile et dans votre jeu de tordus !
-On en arrive au point suivant qui consiste à t’améliorer. Tu peux espérer redevenir un homme en accomplissant de bonnes actions. Tu imagines bien que si tu ne progresses pas, tu resteras dans la peau d’un aigle toute ta vie. Et je peux te dire que l’espérance de vie de ses oiseaux est courte par rapport à celle d’un humain. Si tu vis jusqu’à tes 30 ans, ça sera déjà un bel exploit. Autant te dire qu’il te reste au mieux 12 ans à vivre vu que tu as presque 18 ans. Mais tu peux te contenter de ça si tu veux. Tu vivras alors 12 ans dans la peau d’un reclus vu que tu ne pourras jamais te montrer sous ton vrai visage car on te considérera comme un monstre de foire. Si c’est la vie que tu souhaites…
-Chouette, vous me tenez bien par les couilles !
-Non, tu es libre de vivre ta vie comme tu le souhaites. Mais si tu veux avoir une seconde chance, tu dois réparer tes erreurs et devenir meilleur. Fais-le et tu redeviendras humain. Reste l’idiot que tu es et tu resteras un pestiféré le reste de ta courte vie. Deviens encore plus mauvais et ta vie sera abrégé en conséquence.
-Comment ça ? Vous pouvez me pourrir encore plus la vie en plus ?
-Oui. Suis-moi et va te prendre une boisson dans le frigo. Je dois te montrer quelque chose dans le salon. »

