:storygreen: :s5: 🇼đŸ‡č The Trident must drive :f1:


Cela fait prÚs de deux heures et quart que je patiente dans mon bureau que le Ministre Urso prenne mon appel, le regard esprit plongé dans les premiÚres décisions que je dois prendre en vue du début de saison de Formule 1.

Je fais partir quelques mails Ă  mes Ă©quipes de maintenance car plusieurs installations nĂ©cessitent d’ĂȘtre remises Ă  neuf. J’aurais prĂ©fĂ©rĂ© Ă©viter de devoir dĂ©bourser une telle somme d’argent, mais si je souhaite pouvoir rapidement me reposer sur les infrastructures pour le dĂ©veloppement de la monoplace, autant le faire pendant la pĂ©riode creuse.

C’est ainsi qu’une enveloppe de 7,5 millions d’euros est utilisĂ©e pour le centre de conception, le simulateur mĂ©caniques des fluides et le simulateur de suspension. Un dĂ©lai d’environ un mois est requis pour ces travaux de remise aux normes, ce qui devrait nous permettre de pouvoir en faire Ă  nouveau l’usage quelques semaines avant le dĂ©but du Championnat.
Enfin
 la voix d’Adolfo Urso rĂ©sonne dans le bureau.




- Monsieur Maserati, dĂ©solĂ© pour l’attente.


Le premier Ă©change est tout sauf formel, je lui souhaite une bonne annĂ©e et espĂšre que les fĂȘtes de fin d’annĂ©e se sont bien passĂ©es pour lui. Il fait de mĂȘme.
Puis, je ne tarde pas Ă  rentrer dans le vif du sujet en lui demandant s’il a pĂ» jeter un oeil Ă  la proposition que je lui ai faite avant les fĂȘtes.


- Je suis assez mitigĂ© pour ĂȘtre honnĂȘte. Les discussions rĂ©centes avec le reprĂ©sentant de Stellantis vont dans le sens qui convient au gouvernement, orchestrer un rachat de Maserati ne me semble pas totalement pertinent en l’état.


- Je ne vais pas remettre en cause votre analyse de la situation, monsieur le Ministre, tout comme je ne vais pas sciemment Ă©mettre des hypothĂšses sur ce que peut ou ne pourra pas faire Stellantis. Toutefois, que le gouvernement italien travail de consort avec le plus grand groupe automobile du monde est logique. Cela ne dĂ©nature pas pour autant le besoin de ce mĂȘme gouvernement de sauver un de ses fleurons de l’automobile de luxe.

Stellantis pouvait bien continuer Ă  vendre ses Peugeot et Fiat sur le sol italien, et l’État pouvait participer Ă  cet effort industriel pour sauver des milliers, voir des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects. Mais si la stratĂ©gie appliquĂ©e Ă  Maserati n’était pas la bonne, toutes les subventions publiques n’y changeraient rien. C’est ce que je m’efforce de plaider devant Urso.


- Par ailleurs, plusieurs contacts m’ont indiquĂ© que les syndicats de Stellantis se refusaient de croire aux discours rĂ©cents. L’inquiĂ©tude est d’autant plus prĂ©sente que Maserati qui a vu prĂšs deux cents employĂ©s ĂȘtre licenciĂ©s et plus d’un millier se faire relocaliser ou ĂȘtre mis au chĂŽmage technique.

Au sein de groupe Stellantis, il y avait des marques qui se muait beaucoup plus facilement avec les nouvelles directives. Maserati n’était pas l’une d’entre elles. Le Trident ne pouvait pas purement et simplement devenir la Tesla italienne. Cela ne collait pas Ă  son essence, et surtout le marchĂ© n’existait pas en l’état et Ă  ces tarifs lĂ .



- Je respecte votre dĂ©vouement Ă  votre marque familiale, mais je ne peux forcer le conseil de Stellantis Ă  vous vendre l’une de ses marques.




- Mais ce n’est pas ce que je vous demande monsieur le Ministre. Mon offre d’achat sera remise au conseil qui sera libre de l’accepter ou non. Mais pour que cette offre ait du sens, j’ai besoin de deux choses. Le soutien des syndicats.

Aucune entreprise ne souhaite avoir des syndicats mécontents !



- Et l’accord de votre MinistĂšre pour l’utilisation du GEPI. J’ai dĂ©jĂ  le premier. Il ne manque donc plus que vous monsieur le Ministre.




- Vous avez obtenu l’accord des syndicats malgrĂ© votre plan de rĂ©munĂ©ration ?




- J’ai sous les yeux un courrier du SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’Uilm, je peux vous le faire parvenir dans les cinq minutes. Tous le monde est prĂȘt Ă  se retrousser les manches pour sauver la marque. Ce dont on a besoin maintenant c’est de notre indĂ©pendance.

Dans de telle circonstances, plusieurs secondes de silence paraissent une éternité.



- J’avais beaucoup de mal Ă  soutenir un projet qui prĂ©voit des baisses de salaire, mais si vous avez obtenu l’accord des principaux intĂ©ressĂ©s
 Le GEPI vous soutiendra.



- MERCI ! Merci beaucoup monsieur le Ministre, vous ne le regretterez pas.




- Gardez bien Ă  l’esprit que l’on observera avec beaucoup d’attention vos agissements et que je n’hĂ©siterai pas Ă  ordonner une nationalisation si j’en estime le besoin.

Prenant note de ce dĂ©tail, je conclu cet appel par de nouveaux remerciement et reçois comme nous l’avions convenu, une trace Ă©crite stipulant avec prĂ©cision la maniĂšre dont Ă©tĂ© structurĂ©e l’offre que je ferais prochainement passer Ă  un membre du conseil d’administration. Le tout, tamponnĂ© du cachet du MinistĂšre du Commerce.

ÉpuisĂ© par cette journĂ©e, je quitte l’usine pour rentrer Ă  la maison oĂč je retrouve Chiara qui me fĂ©licite et m’étreint de toutes ses forces.

J’aurais souhaitĂ© l’emmener elle et Enzo fĂȘter cela au restaurant, mais je n’en ai plus la force. On dĂ©cide de se faire livrer Ă  domicile quelques plats asiatiques avant que je ne m’écroule de fatigue.

Une bonne nuit de sommeil me sera bénéfique, car la journée de demain sera elle aussi forte en intensité.


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Le Baron Noir est lĂ  ! Sors de ce corps Kad Merad!

Ah effectivement, j’avais zappĂ© ce post
 :sweat_smile:

Ah quand la politique vient baiser des connards ! :heart_eyes:

Oh le joli coup que tu viens de réaliser là !!
Tu arrives Ă  tes fins :smirk:


@TheGreatest > On est pas dans bienvenue chez les Ch’tis ici

@gwendil35 > Il n’y a pas de mal ! Je trouve d’ailleurs qu’à l’exception que quelques jeunes qui aurait pu faire leur entrĂ©e en F1 comme IRL, les transferts sont pas trop moches.

@CaptainAmericka > On s’approche en effet du but, mais rien n’est encore jouĂ©.



Nouveau jour, nouvel objectif, c’est avec le moral gonflĂ© Ă  bloc aprĂšs avoir obtenu les soutiens des Syndicats et du MinistĂšre du Commerce que je m’apprĂȘte Ă  effectuer un pas supplĂ©mentaire vers mon objectif final. L’idĂ©e Ă©tait cependant de trouver la bonne personne Ă  qui soumettre ma demande.
Carlos Tavares n’étant plus lĂ , je ne pouvais pas m’appuyer sur lui pour quĂ©rir une audience.
Je ne pouvais pas non plus compter sur John Elkann, car beaucoup trop de zones d’ombre entouraient l’hĂ©ritier de la famille Agnelli.
Mise Ă  part ces deux lĂ , je n’avais aucun point d’entrĂ©e au conseil.

Ma mĂ©moire me rappela alors l’homme qui avait rendu possible ma prĂ©cĂ©dente intervention au cƓur d’une rĂ©union. Henri de Castries
 Un homme qui avait su ĂȘtre Ă  l’écoute une premiĂšre fois, il y avait donc fort Ă  parier qu’il pourrait l’ĂȘtre une deuxiĂšme fois.
AprÚs avoir passé du temps à trouver ses contacts, je trouvais son numéro.




- Monsieur de Castries, bonjour, c’est Dino Maserati à l’appareil !



- Monsieur Maserati ! Quel joie de vous entendre, je n’avais pas encore eu l’occasion de vous fĂ©liciter pour cette premiĂšre saison. Vous avez fait un super travail et votre idĂ©e de transfert de propriĂ©tĂ© Ă  permis au audit financier de Maserati d’attĂ©nuer la catastrophe.

Je n’avais pas demandĂ© tant de prĂ©cision, mais j’étais heureux de savoir que ma premiĂšre prise de dĂ©cision dans l’élaboration de ma prise de contrĂŽle avait portĂ© ses fruits.
Pour autant, la Formule 1, n’était pas le but de notre Ă©change du jour.
Je lui demande donc s’il serait possible de convoquer une rĂ©union du conseil afin de discuter de la marque suite au dĂ©part de Tavares.




- Je devrais pouvoir organiser cela dans les prochains jours, je vous tiens au courant.


Henri avait plutĂŽt bien gĂ©rĂ© la situation puisqu’il Ă©tait parvenu Ă  un consensus pour que la rĂ©union se dĂ©roule dans le siĂšge de Turin et non pas Ă  celui d’Hoofddorp au Pays-Bas.
Il Ă©tait 15h tapante lorsque je suis entrĂ© dans l’atrium ovale du cinquiĂšme Ă©tage.
Un espace central en contre bas est Ă©quipĂ© d’un bureau reliĂ© Ă  un rĂ©troprojecteur diffusant son image sur une large toile blanche.
De part et d’autre de la piĂšce sont installĂ©s les dix membres du Conseil d’administration du Groupe.

John Elkann, PrĂ©sident du conseil et PDG du groupe par intĂ©rim, Robert Peugeot, son Vice-prĂ©sident, Henri de Castries, PrĂ©sident du comitĂ© Environnemental, Fiona Clare Cicconi, Nicolas Dufourcq, Ann Frances Godbehere, PrĂ©sidente du comitĂ© d’Audit, Wang Ling Martello, PrĂ©sidente du comitĂ© de RĂ©munĂ©ration, Claudia Parzani, BenoĂźt Ribadeau-Dumas, et Jacques de Saint-ExupĂ©ry.
Six hommes, quatre femme qui avaient un droit de vie ou de mort sur le projet que je m’étais tant donnĂ© de mal Ă  bĂątir.

Le dernier virage Ă©tait lĂ , juste devant moi, l’issue de cette rĂ©union dĂ©terminera si je parviens Ă  passer la ligne, ou pas.
Le spectacle pouvait commencer.



- Chers membres du conseil, je vous rĂ©unis aujourd’hui sous la demande officielle de monsieur Maserati, ici prĂ©sent.





- Mesdames, Messieurs les membres du conseil, merci de m’accorder cet entretien.


Le Vice-président fut le premier à rétorquer, me remerciant pour mon implication précédente.



- Avant que vous ne nous expliquiez les raisons de votre venue, je tenais Ă  faire part de mon souhait de remercier Monsieur Grasso afin de proposer Ă  Monsieur Maserati le poste de Directeur de Maserati.

Certaines personnes dans l’assemblĂ©e ne semblent pas vraiment choquĂ©es par cette proposition, Henri de Castries approuve rapidement, convaincu par ma prĂ©cĂ©dente manƓuvre. Elkann lui se veut plus rĂ©servĂ©, il ne dit pas grand chose pour l’instant et observe un petit peu comme moi ce qui se trame dans cette piĂšce.




- Je vous remercie d’avoir songĂ© Ă  moi pour cette tĂąche, mais je me vois contraint de la refuser.




- Voyons Dino, vous refusez la chance de votre vie ? Vous avez tellement fait pour cette marque que d’en finir Ă  sa tĂȘte serait la plus belle des rĂ©compenses.


- Je le conçois, mais en agissant ainsi, je trahirais les promesses faites auprĂšs d’un certain nombre de personnes ainsi que la raison de ma prĂ©sence aujourd’hui devant vous
 Car je souhaiterais vous prĂ©senter une offre de rachat intĂ©grale de Maserati.

Cette fois-ci, pas le moindre intervenant fait mine d’agir normalement, les regards se croisent ici et là.
Tandis que John Elkann semble avoir retrouvé sa langue.



- Nous l’avons dĂ©jĂ  dit au cours de l’annĂ©e, Maserati n’est pas Ă  vendre.



- Alors quelles sont vos solutions John ? Le plus grand mal de Maserati est la vision qui lui a été insufflée
 Est-ce que tous les membres de ce conseil peuvent jurer penser différemment de Monsieur Tavares et agir en conséquence ?



- Vous prĂ©tendez que si les rĂ©sultats sont si mauvais c’est Ă  cause de ce conseil ?


La PrĂ©sidente du comitĂ© d’Audit s’était aventurĂ©e dans la discussion, probablement portĂ©e par l’idĂ©e qu’elle se faisait de ses propres chiffres.


- Sauf votre respect Madame, qui est-ce qui prend les décisions stratégique au sein de Stellantis ? Il faudrait le savoir, parce que pendant que vous vous posez la question, des milliers de salariés sont soit renvoyés, soit privés du travail qui les passionne.

Cela a au moins le mĂ©rite d’ĂȘtre clair. Croire que le problĂšme Ă©tait avant tout un problĂšme marketing Ă©tait une façon de mettre un voile de brouillard devant ses yeux pour moins y voir.




- La rĂ©alitĂ©, c’est que Maserati ne peut s’inscrire dans la mĂȘme logique de vente et de production que Peugeot, Fiat ou mĂȘme Chrysler.




- Vous pensez-donc que l’on est pas capable de gĂ©rer une marque de luxe ? Pourtant, Ferrari s’en sort trĂšs bien.


La question n’était pas de savoir si je le pensais. J’en avais la certitude. Et oser prĂ©tendre que Ferrari adoptait la mĂȘme stratĂ©gie que Stellantis c’était vraiment prendre les gens pour des gourdes. (Pour rester poli)
Mais je n’étais pas dupe toute cette introduction n’avait que pour but de me dĂ©courager et de me faire croire qu’aucune discussion n’était possible. Car il n’y avait rien de plus hypocrite que de comparer Ferrari, pleinement autonome, Ă  Maserati, engluĂ©e dans les stratĂ©gies 100% de Stellantis. Mais je ne m’avoue pas vaincue, car je dispose encore de nombreuses flĂšches Ă  mon arc.


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Le mec ressemble Ă  Didier Deschamps :sac:

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Dino est parvenu Ă  retourner la situation auprĂšs du ministre. En mĂȘme temps, ce serait dommage de retrouver des Pure Tech dans des Maserati :face_with_spiral_eyes:
La prochaine étape sera déterminante !

Justement la réunion du conseil a lieu, et on sent tout de suite que les membres jaugent Dino.
Il va falloir ĂȘtre habile pour tourner l’argumentaire autour du factuel, sans pour autant entrer dans une guerre d’égo.
D’ailleurs, c’est ce qu’il semble se jouer dans la tĂȘte d’Elkann.

On y croit !


@toopil > @alexgavi l’a lui aussi remarquĂ© prĂ©cĂ©demment :rofl:

@alexgavi > Quelle hĂ©rĂ©sie cela serait dĂ©jĂ  que le projet c’est de faire tourner tout ça qu’avec des batteries :face_vomiting:
Mais bon, on a bien des moteur Renault dans des Mercedes, alors on est visiblement plus Ă  une hĂ©rĂ©sie prĂȘt ^^


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De toute Ă©vidence, John Elkann ne serait pas d’un grand soutien dans mon entreprise du jour. Mais ce n’était pas grave, il n’était qu’un maillon de ce conseil, si je parvenais Ă  faire pencher la balance en ma faveur auprĂšs des autres le tour serait jouĂ©.
Et comme personne ne m’avait encore congĂ©diĂ©, j’étais libre de parler comme je l’entendais.


- Mais si vous avez votre propre idĂ©e, sur la façon dont le marque doit tourner, et que l’on vous donne la possibilitĂ© de mettre en Ɠuvre ces idĂ©es
 Pourquoi ne pas tenter de redresser la barre directement ?



- Par principe Henri
 Vous avez perdu la confiance des employĂ©s et des syndicats. Et d’un autre cĂŽtĂ©, ces mĂȘmes personnes m’ont donnĂ© toute leur confiance pour cette restructuration radicale.


Je dépose devant chacun des membres du conseil la lettre signée des mains de Rocco Palombella. Je développe ensuite la réponse que je souhaite donner à Henri de Castries.


- Pour deux raisons, si je venais Ă  accepter ce poste, alors je trahirais ma parole et ne vaudrait pas mieux que les hommes qui ont licenciĂ© leurs collĂšgues. Ils refuseraient de travailler Ă  leur plein potentiel, et les grĂšves qui s’annoncent actuellement perdureront dans le temps, jusqu’à ce que Maserati ne soit plus qu’un tas de cendres.

Je ne trahirais donc pas l’homme que j’étais pour une position confortable dans l’organigramme.


- Nous sommes donc coincĂ©s dans une situation irrespirable qui n’aboutira Ă  rien de bon.





- Vous calculez votre coup depuis un certain temps avouez-le. Ne serais ce pas prĂ©tentieux de vous croire ĂȘtre l’homme providentiel ?



- Je ne peux mentir en vous disant que j’ai prĂ©parĂ© tout cela hier matin en me rĂ©veillant, mais voilĂ  toute la diffĂ©rence entre nous, John, au moment d’agir., moi, Je viens vous voir en face.


Ma remarque cinglante plonge la piĂšce dans une atmosphĂšre glaciale. Elkann reste impassible face Ă  mes paroles tandis que certains membres du conseil me demandent de surveiller mes propos. La tension est palpable, mais je m’excuse (hypocritement) de m’ĂȘtre emportĂ©.


- Non
 En rĂ©alitĂ© ma diffĂ©rence avec vous tous, c’est que j’ai Ă©voluĂ© dans cet Ă©cosystĂšme, depuis la plus petite marche jusqu’à lĂ  oĂč j’en suis aujourd’hui. Ma lĂ©gitimitĂ© je l’ai gagnĂ©e, annĂ©e aprĂšs annĂ©e, grĂące Ă  mes mĂ©thodes et les rĂ©sultats qui en ont dĂ©coulĂ©. Ce sont ces mĂȘmes raisons qui ont poussĂ© monsieur Ferrara a refuser le pont d’or que monsieur Elkann lui a offert pour le dĂ©baucher au profit de la Scuderia Ferrari, faisant fit du danger que cela pourrait reprĂ©senter pour le projet Maserati F1.

Cette annonce a l’effet d’une bombe. Les membres du conseil sont dĂ©sabusĂ©s et se tournent un Ă  un vers leur PrĂ©sident qui se terre dans l’ignorance.


- Au cas oĂč ça ne serait pas clair, ceci est la deuxiĂšme raison pour laquelle je ne peux prendre les rĂȘnes de Maserati au sein de votre groupe. Il est impensable pour moi de travailler avec quelqu’un qui cherche depuis des mois Ă  me mettre des bĂątons dans les roues et qui continuera certainement Ă  le faire dans le futur.



- Je ne peux tolérer de telles accusations ! Tenez*vous à votre place au sein de notre écurie F1.


Correction
 Mon Ă©curie F1, car j’en Ă©tais l’actionnaire majoritaire et de surplus protĂ©ger par les statuts en raison des rĂ©sultats de la saison Ă©coulĂ©e. De bien belles menaces en sommes mais surtout irrĂ©alisables.


- Pourtant, tout le monde ici présent peut certifier vous avoir entendu demander à mon Responsable aérodynamique des informations secrÚtes sur les développements technique de nos monoplaces

Chacun avait alors effectivement en tĂȘte cette rĂ©union qui s’était tenue Ă  la mi-saison. C’était d’ailleurs lors de cette mĂȘme rĂ©union que j’avais proposĂ© au conseil que Stellantis cĂšde les parts que le groupe dĂ©tenait dans l’écurie de F1 au profit de la marque elle-mĂȘme.


- Alors que pensera un tribunal lorsqu’il aura sous les yeux l’offre d’emploi que vous avez faite Ă  ce mĂȘme Responsable quelques semaines plus tard avec Ă  la clĂ© une rĂ©munĂ©ration presque 6 fois supĂ©rieure Ă  ce qui se pratique habituellement ? Je suis mĂȘme presque persuadĂ© que la FIA elle-mĂȘme, n’apprĂ©ciera pas trop.




- Il est inutile d’en arriver là.



- Tout Ă  fait d’accord, mais si on m’attaque, je serais obligĂ© de me dĂ©fendre. Je reviens donc Ă  mon intention initiale Ă  savoir: vous retirer une Ă©pine du pied au meilleur prix pour chacun de nos partis. Pouvons-nous discuter ?

Furieux, Elkann ne dit plus un mot. J’en suis particuliĂšrement fier car si cette Ă©nergumĂšne ne dit rien c’est qu’elle sait que sa situation n’est pas des plus reluisante. Et son statut de CEO par intĂ©rim incontestĂ© s’est peut-ĂȘtre aujourd’hui transformĂ© en siĂšge Ă©jectable. Pire encore, il jouait avec la rĂ©putation de Ferrari. Le joyaux italien oĂč les tĂȘtes tombent vite lorsqu’elle deviennent nuisibles.
Le Vice-prĂ©sident de l’assemblĂ©e pris alors la parole Ă  sa place.




- Discutons 




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Monsieur Maserati qui b*ise le monde
 Presque aussi beau qu’un film de seconde partie de soirĂ©e le samedi sur le Canal de l’époque :rofl::rofl::rofl:

Eh bah dis donc, c’est Ă©lectrique dans la salle :joy:
Les cartes sont posées sur la table (juste à cÎté des couilles) ! :joy:

Top, il y a effectivement de l’égo en jeu, mais Elkann s’est lui-mĂȘme mis quelques casseroles au derriĂšre.
Les prises de paroles sont bien manƓuvrĂ©es, car elles font rĂ©flĂ©chir les autres membres du Conseil.

Le moment est venu de porter le coup final Ă  Elkann :smiley:


@TheGreatest > Il est temps de distribuer quelques pilules :rofl:

@CaptainAmericka > Cela faisait tellement longtemps que l’on se retenait, il fallait bien que ça sorte Ă  un moment donnĂ©.

@alexgavi > Je ne suis pas Ă©tranger non plus Ă  l’égo, je veux gagner un championnat de F1 et m’offrir une marque de bagnole. Mais je pense qu’Elkann et son statut d’hĂ©ritier privilĂ©giĂ©s n’ont pas l’habitude d’ĂȘtre dĂ©rangĂ©s dans leurs plans.
Bientît Échec et Mat


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Ahah un vrai divorce : on s’en sĂ©pare mais on dĂ©glingue la marque :rofl::rofl:

Bordel j’étais limite stressĂ© durant la rĂ©union ! Toujours un rĂ©gal de te lire !

free freedom GIF

Bravo pour avoir libéré Maserati !

Ahhhh ! TrĂšs bonne chose !


@TheGreatest > :rofl: Mauvaise foi quand tu nous tiens ^^ Autant tout mettre sur le dos de l’autre.

@Pikouse > Merci à toi pour ta fidélité ! Heureux que les frissons aient été au rendez-vous :slight_smile:

@celiavalencia >

@alexgavi > On a échappé de peu au moteur puretech :clown_face:


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