:storygreen: :s2: :bre: :retro_fc: Sur les traces de la légende de Raymond Lemaire ⚽️

L’homme derrière le mythe
Chapitre 1 - Les carnets du siècle passé

« Le football, c’est tout ce qu’il me restera quand le monde aura oublié le reste. »

Je ne savais pas exactement ce que je cherchais ce jour-là. Peut être un souvenir. Peut-être seulement la chaleur de quelque chose d’ancien, enfoui sous les années. Je suis monté dans le grenier, sans bruit, comme si je n’osais pas déranger le temps. La lumière tombait en bandes pâles à travers les tuiles fissurées, dessinant sur le plancher, des motifs qui tremblaient avec la poussière en suspension. L’air avait cette odeur particulière des maisons où personne n’a mis les pieds depuis longtemps : un mélange de bois sec, de carton, de cuir et de tabac.

Et c’est là que je l’ai vue.
Une boîte en cuir, noire, marquée par les années, gravée des initiales R. Lemaire. Mon grand-père.

Je suis resté un long moment à la regarder, figé, comme si poser la main sur ce couvercle allait réveiller quelque chose de trop grand pour moi. Son nom, Raymond Lemaire, résonnait dans mon esprit comme une légende que j’avais pourtant apprise dans les livres et les archives du sport. Tout le monde connaissait son histoire : l’homme qui avait réinventé le football, qui avait transformé les clubs, les fédérations, les stades, jusqu’à devenir un mythe, un nom gravé dans l’histoire du XXIe sicle. Mais moi, je voulais connaître l’homme derrière la légende, celui qui, en 2025, n’était encore qu’un inconnu, qui doutait, qui rêvait dans l’ombre.

Je me suis accroupi, la boîte entre les mains. La poussière s’est levée dans un nuage doré à la lumière du grenier. Quand j’ai soulevé le couvercle, une odeur m’a saisi : celle du papier ancien, de l’encre séchée, et d’un parfum de tabac blond qu’on n’emploie plus depuis des décennies. Dedans reposaient douze carnets, reliés de cuir brun, certains gondolés par l’humidité, d’autres tachés ou déchirés par le temps. Le premier portait cette mention :

« 2025. Le commencement. »

Je l’ai pris dans mes mains avec une sorte de révérence. La couverture était froide et rugueuse sous mes doigts. J’ai tourné la première page et j’ai lu ces mots, tracés d’une écriture nerveuse mais ferme :

« Si quelqu’un lit ceci un jour, qu’il sache que je n’avais rien. Pas de nom, pas d’argent, pas d’avenir. Mais j’avais une idée. Et c’est avec elle que tout à commencé. »

Je me suis assis sur le plancher, le carnet sur mes genoux, incapable de détacher mes yeux de ces phrases simples, mais lourdes de sens. Il y avait quelque chose dans ce texte, une vérité brute, une force fragile qui semblait traverser le temps. Ici commençait l’histoire d’un homme qui allait devenir plus grand que les stades, plus puissant que le jeu lui-même, et pourtant, à ce moment-là, il n’était qu’un jeune entraîneur sans nom, qui tentait de se faire une place dans un monde qui ne lui faisait aucun cadeau.


Raymond Lemaire était né à Annecy, cette ville où les montagnes se dressent comme des gardiennes silencieuses et où le lac reflète chaque matin les cimes enneigées comme un miroir de cristal. Il avait grandi dans les quartiers où les vieilles ruelles pavées côtoient les parcs et les terrains vagues, et où les anciens bâtiments industriels racontent des histoires de travail et de rêves brisés. Les garçons qui jouaient au ballon s’élançaient entre les ponts et les berges, courant parfois jusqu’au rivage pour attraper un ballon que le vent du lac emportait. Raymond n’avait jamais été un joueur remarquable. Sa carrière sur le terrain avait été courte, fragile, mais il possédait ce don rare : il voyait le football comme un langage, comme une manière de raconter l’invisible, de saisir l’intangible. Alors il avait choisi un autre chemin : celui d’entraîneur, convaincu qu’il pouvait transformer le jeu et, peut-être, les hommes eux-mêmes.


Je connaissais sa légende. J’avais grandi avec elle. On disait de lui qu’il était le Bâtisseur, le Philosophe du Jeu, le dernier humaniste dans un siècle de machines et de statistiques. Mais là, dans ce grenier, face à ces carnets, il redevenait humain. Fragile. Passionné. Plein de doutes et de rêves, exactement comme moi, exactement comme tout le monde.

Je tournais les pages lentement, chaque mot m’éveillant un peu plus. Les carnets étaient pleins de ratures, de phrases barrées, de notes griffonnées dans les marges. J’avais l’impression de le voir à chaque mot : son regard concentré, ses mains tremblantes sur le stylo, le souffle court après un match, les yeux rivés sur un ballon comme si sa vie en dépendait. Et à travers ces lignes, je sentais déjà la force qui allait le pousser à devenir ce que le monde allait connaître.

Le silence du grenier me semblait soudain écrasant. Je n’entendais plus que mon propre souffle et le léger froissement des pages. J’ai pensé à toutes les personnes qui avaient connu Raymond Lemaire, à celles qui l’avaient admiré, craint, aimé ou détesté. Et j’ai compris que rien de ce que le monde racontait ne suffirait à me le faire connaître. Je devais le lire. Je devais passer par ses mots, par son regard, pour découvrir l’homme derrière le mythe.

Alors, je me suis laissé emporter. Chaque phrase, chaque note, chaque souvenir consignés dans ces carnets devenait un pont vers le passé. Et moi, je traversais ce pont avec la sensation d’entrer dans un univers que personne d’autre ne pourrait me raconter. La poussière et le silence du grenier étaient devenus mon sanctuaire, et je savais déjà que je ne pourrais pas fermer ces carnets avant d’avoir compris l’histoire de l’homme qu’ils contenaient.

Car à cet instant précis, j’avais compris une chose : ces carnets n’étaient pas seulement la mémoire d’un entraîneur.
Ils étaient la mémoire d’un homme, un témoin du feu qu’il portait en lui, de la solitude qu’il a traversée, de la grandeur qui l’attendait, et de tout ce qu’il avait été avant que la légende ne commence.

Et c’est ainsi que, dans ce grenier baigné de lumière pâle et de poussière, commença mon voyage dans le temps. Mon voyage pour comprendre Raymond Lemaire. L’homme avant la gloire. L’homme avant la légende. L’homme qui allait me révéler ce que le football, le monde et la vie avaient de plus fragile et de plus puissant à la fois.

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PS: Nous travaillons encore sur les visuels. Merci @Groot pour ton aide !
Ce sujet est la version « finale » de ma story, ce sera le seul mis à jour à présent. (oui, je suis jamais content de moi et je recommence toujours, mais cette fois, c’est la dernière, promis !)

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Je dis oui!

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Tu peux faire 1 story mais pas 15, tu peux faire 2 story mais pas 15, tu peux faire 3 story mais pas 15 :kappa:

Présent au poste pour la suite ! :smiley:

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Et dire qu’on se moque de moi comme quoi je recommence toujours des parties….

Je suis les aventures de Raymond

3 « J'aime »

Je dis oui!

@toopil Merci beaucoup !

Tu peux faire 1 story mais pas 15, tu peux faire 2 story mais pas 15, tu peux faire 3 story mais pas 15 :kappa:
Présent au poste pour la suite ! :smiley:

La précipitation a été le maître mot de ma 2ème story, ça n’est pas le cas cette fois ci!
Merci pour ta présence! @Wasyl

Et dire qu’on se moque de moi comme quoi je recommence toujours des parties….
Je suis les aventures de Raymond

@Capitaine_Hastings Si tu savais le nombre de partie que j’ai recommencé parce que le logo du club me plaisait pas, parce que le championnat me plaisait pas :sweat_smile::sob:
J’espère que ces aventures te plairont !

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Allez on va suivre cette 27ème story :joy: Je plaisante, j’suis pas le mieux placé pour dire ça :sac:

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C’est exactement ce qui se passe chez moi :slight_smile:

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Bon courage !

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Réponses aux commentaires

Allez on va suivre cette 27ème story :joy: Je plaisante, j’suis pas le mieux placé pour dire ça :sac:

Promis, celle-ci est la dernière @CaptainAmericka ! En espérant qu’elle plaise !

C’est exactement ce qui se passe chez moi :slight_smile:

J’ai enfin trouvé un club qui me plait, et qui plus est, un projet de sauvegarde qui me hype ! :slight_smile:

Bon courage !

Merci beaucoup @CoachLudo en espérant que ça plaise !


Chapitre 2 - Le saut dans l’inconnu

« Chaque décision est un frisson.
Chaque pas dans l’inconnu, un test de courage.
 »

Raymond savait qu’il devait choisir. Après des semaines à tourner en rond dans son petit appartement d’Annecy, les carnets ouverts, les ratures, les idées tournant comme des oiseaux affolés, il avait enfin pris la décision de franchir le pas. Le monde des entraîneurs, celui où les bancs se remplissent de noms pressentis, d’archives clinquantes et de trajectoires toutes tracées, s’ouvrait soudain devant lui. Mais il n’était pas attendu. Il n’était qu’un nom inconnu parmi mille autres, une voix que personne n’avait encore écoutée.

Je lisais ces lignes dans ses carnets, assis tard dans le silence de la maison familiale, et j’entendais mon propre cœur battre plus fort. Comment un homme peut-il être à la fois si plein d’audace et si chargé de doute ? Je sentais sa solitude, et en même temps cette force fragile qui le poussait à avancer.


Les premières opportunités apparurent comme des lueurs dans le brouillard. Les Pays‑Bas, avec leurs clubs modernes, le jeu raisonné, le vent froid qui faisait claquer les banderoles. L’Angleterre, royaume du football, où les stades hurlaient et où la moindre erreur pouvait faire suffoquer un homme. Puis l’Amérique du Sud, le Brésil : terre de lumière, de chaos, où le football se vivait comme une prière, puissante, fragile, impérieuse.

Raymond relisait encore ces quelques lignes que son agent, Hugo Martel, lui avait envoyées. Hugo avait été joueur, puis représentant ; discret, déterminé. Il apportait peu de certitudes, mais parfois une ouverture. Il disait :

« Raymond, j’ai peut-être quelque chose pour toi. Retrô FC, à Pernambuco. Je peux te décrocher un entretien, mais rien n’est garanti. C’est risqué… mais ça pourrait être un tremplin. Tu apprendrais plus là‑bas en six mois que… ailleurs. »

Le frisson qui traversa Raymond à ces mots me parvint à moi aussi. Le monde qu’il connaissait se rétrécissait soudain à ce nom, ce club lointain, cette offre incertaine. Il ferma les yeux. Il vit les palmiers, le soleil, le vert brûlant de la pelouse, l’air épais du Brésil. Et derrière cette vision scintillante, la peur : Et si je n’étais pas à la hauteur ? L’adrénaline et l’appréhension se mêlaient dans ses veines.

Peu de jours s’écoulèrent entre cette conversation et son départ. Le billet pris, le carnet fermé, l’esprit en furie. Je pouvais presque sentir son souffle retenir le temps. Le pont vers l’inconnu allait être franchi.


L’atterrissage à Recife fut une onde. Il était à mille lieues de tout ce qu’il avait connu. La chaleur l’enveloppa, dense et calme. Les rues bruissaient de vie : scooters, klaxons, vendeurs ambulants, chants éclatants. Les odeurs : café fort, pain sucré, fruits trop mûrs, humidité qui colle à la peau. Chaque respiration était une nouvelle sensation. Je pouvais presque sentir ce vertige à travers ses mots. Il était petit, nerveux, mais jamais il ne s’était senti aussi vivant.

Le centre d’entraînement du club surgit devant lui, modeste mais digne. Le terrain, trempé d’une pluie récente, les ballons laissés épars, les joueurs qui s’entraînaient. Tout paraissait à la fois étrange et familier. Car après tout, un terrain est un terrain, un ballon un ballon, mais ici chaque geste portait l’écho d’un ailleurs. Je le vis sourire, absorber la scène, presque en admiration.


Puis le bureau des dirigeants. Pourquoi ici, dans ce club presque oublié sur la carte du football mondial ? Le lieu était sobre, presque austère, mais chargé de promesses. Deux hommes, sérieux, l’observaient avec attention. Raymond sentit son cœur battre plus vite. Les mains moites. L’arôme froid de la climatisation contrastait avec la chaleur extérieure. Il sortit son carnet, inspira, essaya de masquer ses tremblements.

Les questions vinrent, coupantes et mesurées. Quel était son projet ? Sa vision du football ? Comment traiterait-il les joueurs, le corps technique, les supporters ? Il parla, et parla vrai. Il parla du football comme un langage, comme une manière de raconter l’invisible, de saisir l’intangible. Il parla de l’homme derrière le joueur. Chaque mot était un effort pour rester lui-même.
Je me tins à côté de lui, à travers les pages. J’entendis son courage. Et je vis cette lueur dans ses yeux : celle de celui qui ose, même quand l’écho est vide.

À la fin, il se leva. Le sol vibrait sous ses pas. Le vent souffla à peine par la fenêtre. Il pensa :

« Peu importe ce qu’ils décideront… je suis déjà ici. J’ai franchi le pont.
Je vais apprendre. Je vais comprendre.
»

Il sortit, le carnet sous le bras, le cœur battant, les mains encore moites. Il était loin. Tellement loin. Le club, la ville, les joueurs : tout intimidait, tout fascinait. Et dans cette sensation mêlée de vertige et d’espoir, je compris que le voyage de Raymond venait de commencer, et que je le suivrais, à travers ses mots, à chaque pas — partageant sa peur, sa soif, sa curiosité.

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D’ailleurs, il faut que tu avances sur ta 38e partie :sac:

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Bah comme tu t’en doute, entre quelques couches pleines de caca couleur citrouille , un petit bain par ci, et du linge en 3 mois à plier par là, le temps m’est compté… :smiling_face_with_tear:
Le temps que je lise tous les sujets sur le forum, et que je joue un petit peu à FM26 histoire de m’évader un peu, difficile de tenir un rythme effréné comme avant :sweat_smile:

En tout cas, le Brésil comme point de départ, si jamais ça l’est, y a pas mieux pour démarrer une aventure foot (hormis l’Angleterre peut-être) !

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Le début est similaire à ma précédente aventure, mais le club choisi est différent :slightly_smiling_face:
L’équipe sera dévoilée ce soir, avec une présentation du club et de l’effectif, 3 postes à venir ce soir ! :slightly_smiling_face:

Chapitre 3 - Raymond prend les commandes du Retrô FC Brasil

« On ne choisit pas toujours l’endroit où tout commence.
Parfois, c’est le monde qui vous choisit.
 »

Je me souviens encore du frisson qui m’a parcouru quand j’ai lu ces lignes pour la première fois. Il n’y avait rien d’extraordinaire dans la phrase. Pas de triomphe, pas de gloire. Et pourtant, elle résonnait comme un avertissement et une promesse à la fois. C’était le début, le premier souffle d’une histoire qui allait tout emporter.


Le 4 août 2025, Raymond Lemaire prit possession de son destin. Il devient officiellement entraîneur du Retrô Futebol Clube Brasil, un club perdu à la périphérie de Recife, coincé entre la poussière des routes et les palmiers fatigués du soleil.
Quinzième (15è) de Série C, dix-neuf (19) points au compteur, seulement trois matchs pour éviter la relégation. Et, comme il l’écrivit plus tard, il était seul.
Seul face à une équipe fatiguée, face à un terrain à l’agonie, face à une saison entière qui semblait s’effondrer sous ses pieds.

« J’ai dis oui, notait-il, pas parce que je croyais au miracle,
mais parce que je refusais d’attendre qu’on frappe à ma porte
. »

Le terrain d’entrainement ressemblait à un décor de fin du monde. La pelouse était sèche par endroits, détrempée par d’autres, et les lignes blanches, effacées, semblaient se perdre dans la poussière. Les cages n’avaient plus de filets complets, les poteaux grinçaient sous le vent chaud du Nordeste, et chaque ballon rebondissait comme un caillou, imprévisible et capricieux. Les joueurs arrivaient au compte-gouttes, certains encore en sueur de leur journée précédente, d’autres le regard vide, l’esprit ailleurs, la peur accrochée aux épaules comme un manteau trop lourd à porter.

Raymond ne parla pas encore de tactique. Il observa. Il écouta. Il nota. Il tenta de deviner l’histoire de chaque homme : d’où venait-il, qu’avait-il perdu, pourquoi marchait-il ainsi sur le terrain, comme si chaque pas pesait des tonnes. Il s’assit sur le vieux banc en bois, seul, tandis que le soleil frappait sans indulgence. La chaleur était étouffante, les bruits de la ville semblaient étouffés sous un ciel bas et moite. Et pourtant, il sentit une étincelle : quelque chose qui pouvait renaître dans ce chaos, quelque chose qui ressemblait à la vie.

« Je ne suis pas venu les sauver, écrivait il dans son carnet.
Je suis venu apprendre à respirer avec eux.
Certains baissent les yeux. D’autres sourient.
C’est un début.
 »


Les journées se succédaient, toutes semblables et pourtant nouvelles. Il y avait les visites au vestiaire, où le cuir craquait sous ses mains, où les odeurs de sueur et de peinture ancienne s’entremêlaient, et où les hommes racontaient, parfois sans le savoir, un morceau de leur vie dans un simple geste. Il y avait les séances sur le terrain, les courses, les passes, les essais ratés, les cris du ballon qui frappait les poteaux. Et chaque soir, Raymond écrivait, décrivait chaque détail, chaque émotion, chaque hésitation.

Le président, Laércio Guerra, venait parfois, massif, les traits tirés par l’inquiétude. Ses mains étaient lourdes, sa voix rauque, et ses yeux portaient toute la peur et la fatigue de la relégation imminente. Il n’avait besoin de rien dire : Raymond comprenait tout dans son regard. Et il répondit simplement :

« Alors commençons, nous serons à deux. Vous et moi. »


Au fil des jours, Raymond apprit les noms des joueurs, mais surtout leurs histoires. Le gardien, qui tremblait à chaque sortie, avait perdu son père quelques mois plus tôt. Le défenseur central, silencieux, n’avait jamais cru qu’il pourrait jouer un jour devant un public, même minime. Le milieu, rieur malgré tout, gardait des cicatrices invisibles des saisons passées. Et l’attaquant, jeune et fougueux, lançait le ballon trop tôt, trop fort, mais avec une foi que Raymond sut reconnaître.

« Chaque geste compte, écrivait il.
Même un sourire. Même un souffle. Même une passe ratée.
Tout peut renaître.
 »

Puis vint le moment que Raymond redoutait autant qu’il l’espérait : le premier match. Londrina, dix-huitième (18e), dix-sept (17) points, un adversaire aussi désespéré que lui. Le trajet fut long, monotone, chargé de chaleur et de silence. Chaque joueur semblait enfermé dans sa propre inquiétude, cheque kilomètre semblait les éloigner encore un peu de la peur et les rapprocher du saut dans l’inconnu. Raymond, lui, restait immobile, observant, notant, respirant avec eux.

« La peur est devenue une compagne discrète, écrivit il.
Je la sens derrière mon épaule.
Elle ne me parle plus.
Elle m’écoute.
 »

Le stade était presque vide. Moins de trois mille spectateurs, dispersés dans les gradins sous un soleil de plomb. La chaleur collait aux maillots, et le silence pesait lourd, comme un rideau invisible suspendu au-dessus des onze joueurs. Ils tremblaient, doutaient, se heurtaient aux automatismes perdus. Et pourtant… ils tenaient bon. Ensemble.

Le match fut une succession de hasards et de miracles. Le gardien sauvait l’impossible, une passe déviée par accident trouvait l’attaquant, un tir frôlait le poteau et entrait dans le but. L’équipe encaissa des erreurs, mais chaque erreur était corrigée par la volonté de rester debout, de lutter, de ne pas céder.
Score final : :londrina: 1 - 4 :retro_fc:
Une victoire improbable, chanceuse, imparfaite, mais surtout : une équipe qui avait appris à se battre ensemble.

« Ce n’était pas un beau match.
Mais ils ont couru ensemble.
Et pour la première fois, j’ai senti que tout pouvait recommencer.
 »


Je refermai le carnet, les mains tremblantes.
Ce n’était pas seulement un premier match, c’était une naissance.
La naissance d’un entraîneur.
La naissance d’un homme qui, face à l’immensité du monde, osait croire encore.

Je restai longtemps dans le grenier, le carnet sur les genoux, écoutant le vent glisser contre les tuiles. Et je sus que ce souffle là – le souffle de son premier match – n’avait jamais cessé. Qu’il traversait les années et venait jusqu’à moi, fragile, lumineux et parfait.

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- Retrô Futebol Clube Brasil -

FONDATION 2016
PRÉSIDENT
:bre:
Laércio Guerra
DIRECTEUR SPORTIF
-
ENTRAINEUR
:fra:
Raymond lemaire
DIVISION
:bre: :seriecbre:
Campeonato Brasileiro Serie C
FINANCES Précaires
MEILLEUR BUTEUR
:bre:
Mascote - 28 buts
JOUEUR LE PLUS CAPÉ
:bre:
Radsley - 130 apparitions

« Certains clubs héritent de leur légende.
D’autres doivent la bâtir, grand de sable après grain de sable.
Retrô appartient à ceux là.
 »
– Raymond Lemaire, Carnet n°1, août 2025.

Recife.
Ici, la chaleur ne tombe jamais vraiment, elle s’accroche à la peau comme un souvenir persistant. Les routes tremblent sous le soleil, les cris des enfants se mêlent au bruit des vagues, et les terrains poussiéreux respirent la même fièvre que les cœurs qui les foulent. C’est dans cette ville bouillonante, entre la mer et les ruelles de poussières, qu’est né le Retrô Futebol Club Brasil.

Un club jeune, sans héritage ni trophée, mais avec une âme qui brûle.
Fondé sur une idée simple – que le football peut être à la fois un art et une école de vie, – Retrô s’est voulu dès ses débuts comme un laboratoire d’émotions et d’idées. Les murs du centre d’entraînement sont encore neufs, les vestiaires trop petits, les gradins modestes. Mais chaque pierre semble posée avec conviction, chaque tache de peinture raconte un rêve obstiné : celui de devenir quelque chose dans un pays où tout le monde joue déjà à être quelqu’un.

Les couleurs du club, le bleu et l’or, ne sont pas là par hasard. Le bleu pour la sérénité des ciels d’été, l’or pour la lumière que l’on poursuit sans jamais l’atteindre. Sous ces couleurs, les joueurs courent avec la rage des anonymes, ceux qui savent que personne ne les attend.
Les tribunes ne sont jamais pleines, mais elles vibrent d’une intensité rare : des chants sans orchestre, des drapeaux faits maison, des prières murmurées à voix basse avant chaque coup d’envoi.
Ici, la ferveur n’a pas besoin de grandeur — elle suffit à exister.

Autour du club, tout paraît fragile : les routes poussiéreuses, les herbes folles, les lumières tremblantes du stade. Mais dans cette fragilité réside une force : celle de recommencer chaque jour, sans garantie, sans gloire, mais avec foi.

« J’ai vu des clubs plus riches, plus puissants, plus beaux.
Mais rarement un lieu où l’on croyait autant au lendemain.
 »

Retrô n’est pas un monument. C’est une promesse. Un point de départ pour ceux qui n’ont pas peur du vide. Et quand je suis arrivé ici, perdu entre la mer et les palmiers, j’ai compris : c’était un endroit fait pour apprendre à respirer autrement.

- Titulos -
palmarès

:bre: :seriedbre: Brasileirão Série D 1 2024

- Camisas -
maillots

Maillot Home Maillot Away Maillot Third

- Itaipava Arena Pernambuco -
Le stade

NOM Itaipava Arena Pernambuco
INAUGURATION 2013
TAILLE 46 154 Places
PLACES ASSISES 46 154 Places
état En parfait état
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- Effectif -

- Retrô Futebol Club Brasil -

gardiens de buts

Nat Nat Screen Identité Age Poste Statut
:bre: :desktop_computer: Darley 35 GB
:three_star: :three_star:
:bre: :desktop_computer: Paulo Gianezini 34 GB
:three_star: :three_star:

Défenseurs centraux

Nat Nat Screen Identité Age Poste Statut
:bre: :desktop_computer: Rayan Ribeiro 29 DC
:three_star_half: :three_star_half:
:bre: :desktop_computer: Denilson 30 DC
:two_star_half: :two_star_half:
:bre: :desktop_computer: Eduardo 24 DC/MD
:two_star_half: :three_star_half:
:bre: :desktop_computer: Rayne 28 DC/MD
:three_star: :three_star:

Défenseurs latéraux

Nat Nat Screen Identité Age Poste Statut
:bre: :desktop_computer: Erik 19 DG
:two_star_half: :four_star_half:
:bre: :desktop_computer: Jean Felipe 21 DD
:two_star: :three_star:
:col: :desktop_computer: Pedro Rodriguez 21 DD
:four_star: :five_star:
:bre: :desktop_computer: Salomão 28 DG
:three_star: :three_star:
:bre: :desktop_computer: Luiz Henrique 27 DG
:four_star: :four_star:
:bre: :desktop_computer: Bruno Peres 35 DD
:three_star_half: :three_star_half:
:bre: :desktop_computer: João Lucas 34 DG
:three_star: :three_star:

Milieux défensifs/centraux

Nat Nat Screen Identité Age Poste Statut
:bre: :desktop_computer: Jonas 34 MD/MC
:three_star: :three_star:
:bre: :desktop_computer: Fabinho 38 MD/MC
:three_star_half: :three_star_half:
:sen: :desktop_computer: Iba Ly 22 DD
:three_star: :three_star_half:
:bre: :desktop_computer: Richard Franco 33 MD/MC
:three_star_half: :three_star_half:

Milieux latéraux

Nat Nat Screen Identité Age Poste Statut
:bre: :desktop_computer: Fernandinho 39 MOD/G
:three_star_half: :three_star_half:
:bre: :desktop_computer: Ericson 22 MOG
:two_star_half: :four_star:
:bre: :desktop_computer: Junior Fialho 27 MOD/G
:three_star: :three_star:

Milieux offensifs

Nat Nat Screen Identité Age Poste Statut
:bre: :desktop_computer: Murilo 20 MC/MOC
:two_star: :four_star:

Buteurs

Nat Nat Screen Identité Age Poste Statut
:bre: :desktop_computer: Vãgnar Love 41 MOG/C BT
:three_star_half: :three_star_half:
:bre: :desktop_computer: Bruno Marques 26 BT
:three_star: :four_star:
:bre: :desktop_computer: Jhonnatam 20 BT
:one_star_half: :three_star:
Rotation
/ Jeune
Remplaçant Titulaire Joueurs Clés
/ Futur Crack
Screen Dispo EN PRET FORME AU CLUB
:desktop_computer:: PRENOM NOM
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Un bel effectif quand même, il y a de quoi faire une belle saison ! Et le Brésil, tu trouves toujours quelques surprises !

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Un bel effectif quand même, il y a de quoi faire une belle saison ! Et le Brésil, tu trouves toujours quelques surprises !

@CaptainAmericka L’équipe est intéressante sur le papier, mais c’est plus compliqué dans la réalité. Avant notre victoire 1-4, l’équipe restait sur une série de 9 matchs sans la moindre victoire, un collectif complètement perdu et des joueurs qui ne croient plus en eux. Il va falloir voir si le bon résultat du 1er match se confirme pour les 2 derniers matchs de la saison et la saison prochaine.

Si tu es devant en championnat, tu verras les équipes qui te suivent en regardant dans le Retrô :sac:

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Si tu es devant en championnat, tu verras les équipes qui te suivent en regardant dans le Retrô :sac:

J’avais même pas pensé à cette blague :sob: :rofl: