Réponses aux lecteurs.
@Wasyl nous allons essayé, mais Sport est en Série A.. En tous cas, l’équipe est motivée !
Effectivement @alexgavi un premier trophée pour récompenser ce début de saison serait le bienvenue !
@CaptainAmericka espérons que l’équipe y arrive !
Le mois d’avril ne commença pas : il surgit.
Pas de préambule, pas de douceur. Retrô commença ce mois comme on entre dans une pièce ou l’air manque déjà : le souffle court, les épaules encore lourdes de tout ce que la saison avait exigé jusque-là.
La réception de Sport Recife pour la finale de Pernambucano Betnacional, fut une soirée ardente, tendue, dès l’instant où le ballon roula. Et la nuit vira au cauchemar presque immédiatement.
A peine deux minutes s’étaient écoulées que Retrô encaissait déjà le premier but, une frappe spectaculaire de Chrystian Barletta, trop vite, trop tôt. 0-1. La 14ème minute apporta le second, un tir sec, implacable de Rodrigo Atencio, qui fit vaciller tout le stade. 0-2.
Retrô semblait pris dans une tempête qu’il n’avait pas eu le temps d’anticiper.
Mais le club refusa de sombrer.
Dès la 15ème minute, Jhon Cley, exceptionnellement titulaire en l’absence de Radsley, décocha une frappe parfaite, soudaine, comme un refus lancé au destin. 1-2. Ce fût le déclic. Retrô se remit à courir, à presser, à espérer. Et juste avant la pause, alors que la mi-temps approchait comme une issue nécessaire, Pedro Lucas surgit. Une frappe précise et puissante. 2-2. Le vestiaire devint un lieu de murmures et de regards, de doutes qui se fissuraient, d’espoirs qui reprenaient forme.
La seconde période fut un long duel, un équilibre instable où chaque geste semblait pouvoir faire basculer l’histoire. Mais le score resta figé, jusqu’à ces tirs au but où le football cesse d’être juste…
Pedro Lucas avança, dernier tireur, dernier espoir.
Sa frappe partit bien, trop bien peut-être, mais la main du gardien la détourna. Un silence lourd s’abattit sur le stade.
Sport champion. Retrô à genoux.
La défaite fut sèche, dépouillée de bruit. Raymond, lui, ne nota rien d’autre que ça :
Mais le football, lui, n’attends pas.
Et quelques jours plus tard, sans même laisser au club le temps de respirer, la Série C s’ouvrit.
Le premier déplacement mena l’équipe à Floresta.
Retrô y joua avec discipline, avec une rigidité presque palpable – comme si la finale encore fraiche tenait dans leurs mouvements, serrés, contenus. Chaque course semblait couteuse, chaque décision pesée. Et pourtant, une frappe, simple, sans éclat, fit basculer la rencontre :
0 - 1
.
Une victoire solide, mais teintée d’ombre. Pedro Rodriguez, pilier discret, s’effondra sur une action anodine. Huit semaines d’absence. Un vide immédiat.
La 2ème journée, face à Altos PI ramena un peu de calme, mais pas de certitude.
Retrô y joua comme une équipe qui avance sur du verre : prudemment, à mi-chemin entre la retenue et l’envie. Altos lui, semblait vouloir attendre la moindre faille. Les deux équipes se neutralisèrent longuement.
1 - 1
, un match ni décevant ni enthousiasmant — juste… suspendu.
Retrô cherchait encore ce qu’il avait perdu en route.
La 3ème journée, qui emmena l’équipe à Sampaio Corrêa, ramena la rudesse du football. Dès les premières minutes, l’air pesa sur les épaules des joueurs. Les duels glissèrent du difficile au pénible, les passes manquèrent de souffle, les replis se firent tardifs. Retrô n’était pas absent : il était usé.
Le
2 - 0
final tomba comme une évidence, pas une surprise. Et comme si le mois n’avait pas encore tout pris, Luiz Henrique se blessa à son tour.Cinq semaines.
Une autre pièce retirée de l’équilibre déjà fragile du club.
La réception d’América RN, pour la 4ème journée, n’offrit aucun refuge. Retrô entra sur la pelouse avec la volonté de relever la tête, mais cette volonté sembla s’effriter dès les premiers instants. Les gestes n’étaient pas faux ; ils étaient simplement trop tardifs, trop courts, trop hésitants.
0 - 2
, à domicile.
Une défaite lourde non par le score, mais par la sensation : celle d’une équipe qui se bat, mais qui n’arrive plus à aligner ses respirations.
La lumière revint pourtant par un chemin inattendu : la Copa do Brasil, troisième tour allé.
La réception d’Araguainense s’ouvrit sur un soir calme, tiède, presque feutré — comme si le football lui-même avait décidé d’offrir une parenthèse.
Retrô retrouva ce soir-là un rythme juste, presque doux. Les passes circulèrent avec une simplicité oubliée, les courses se libérèrent, le ballon sembla soudain plus léger.
2 - 0.
Une victoire nette, raisonnable, presque apaisée.
Elle n’effaçait ni la finale perdue ni les blessures, mais elle rappelait au club une vérité simple : Retrô savait encore avancer.
Le carnet se refermait sur une ligne courte, plus résignée que triomphante :
C’est ainsi que s’achevait le mois d’avril : dans une lumière basse, un club fatigué mais debout, fragile mais obstiné – comme si, malgré les coups, Retrô refusait encore de céder.





