Et si lâhomme derriĂšre les morts Ă©tait un proche dâAnibal. On assisterait Ă un rĂšglement de compte au sein mĂȘme du club ![]()
La dinguerie, si câest un proche de AnĂbal, effectivement !
Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka En effet on a jamais Ă©tĂ© aussi proche. Et jâespĂšre quâil plaira.
@Rhino @gwendil35 et pourquoi pas aprĂšs tout. Tout ce que je peux dire câest que jâai Ă©crit le finale vendredi dernier et que câest prĂȘt ![]()
Le tirage au sort de la nouvelle Champions League avait confirmĂ© une chose simple : Vianense nâĂ©tait plus regardĂ© comme un outsider brillant ou un champion surprise. Le club portugais Ă©tait dĂ©sormais lâĂ©quipe que tout le monde voulait Ă©viter trop tĂŽt, le triple tenant du titre, lâogre mĂ©thodique, celui qui avançait en Europe avec une constance presque insultante. Et cette annĂ©e encore, les boules lui avaient dessinĂ© un chemin plutĂŽt abordable, du moins sur le papier : Arsenal, Wolfsburg, Levski Sofia, Red Bull Salzburg, Napoli, Liverpool, Hibernian et le Besiktas.
Ă Viana do Castelo, personne ne parla de tirage facile. Pas ouvertement. Le vestiaire avait trop vĂ©cu, le club savait trop bien ce que la moindre soirĂ©e europĂ©enne pouvait coĂ»ter, mĂȘme face Ă un adversaire supposĂ© infĂ©rieur. Mais il y avait tout de mĂȘme une lecture commune : pour un Vianense en mission, pour un groupe bĂąti comme une garde dâhonneur autour dâAnĂbal GuimarĂŁes, le top 8 restait un objectif naturel. Ensuite, il faudrait tenter lâimpensable : une quatriĂšme Ligue des Champions consĂ©cutive.
Et ce dĂ©fi-lĂ prenait encore plus de relief quand on regardait la sĂ©rie en cours. Vianense restait invaincu dans la compĂ©tition depuis la demi-finale 2046, soit plus de deux ans sans tomber sur la plus grande scĂšne. Ă ce niveau-lĂ , on ne parle plus simplement de forme ou de gĂ©nĂ©ration. On parle dâemprise.
Le tirage avait aussi rĂ©veillĂ© plusieurs souvenirs dĂ©jĂ ancrĂ©s dans lâhistoire rĂ©cente du club.
Arsenal, dâabord, nâĂ©tait pas un inconnu. Les Gunners venaient dâĂȘtre battus par Vianense en Supercoupe dâEurope, dans une finale tendue, Ă©touffante, remportĂ©e 1-0 grĂące Ă un but de Luis Almeida sur un service de Joaquin Fernandez. Ce soir-lĂ , les Londoniens avaient senti Ă quel point ce Vianense savait gagner sans bruit, sans forcĂ©ment dominer outrageusement, mais en imposant sa duretĂ© mentale au moment prĂ©cis oĂč le match basculait. Retrouver Arsenal aussi vite donnait donc Ă cette affiche un parfum de revanche immĂ©diate.
Le Napoli, ensuite, portait dĂ©jĂ une charge trĂšs particuliĂšre. Les deux clubs sont des rivaux rĂ©guliers sur les derniĂšres saisons et tout avait commencĂ© par une confrontation entre les deux clubs en phase de championnat, au moment oĂč AnĂbal, en mise au vert dans un hĂŽtel napolitain, avait vu son monde encore vaciller avec lâannonce de la mort dâIchiban. Câest aussi contre le Napoli que Vianense avait remportĂ© sa premiĂšre couronne. Les deux clubs sâĂ©tait retrouvĂ© lâannĂ©e suivante dans une demi finale asphixiante et lâan passĂ© Ă nouveau en phase de championnat. Ce simple contexte suffisait Ă donner au dĂ©placement en Italie une densitĂ© Ă©motionnelle bien au-delĂ du football. Napoli nâĂ©tait plus seulement un nom dans un tirage. CâĂ©tait un dĂ©cor dĂ©jĂ liĂ© Ă lâune des sĂ©quences les plus sombres de la vie rĂ©cente du coach.
Liverpool aussi ramenait Ă un souvenir prĂ©cis. Vianense avait dĂ©jĂ fait tomber les Reds lors de sa derniĂšre campagne europĂ©enne, dans cette route vers un nouveau sacre continental. Les Anglais savaient donc quâils nâauraient pas affaire Ă un champion thĂ©orique, mais Ă un bourreau dĂ©jĂ connu. Et du cĂŽtĂ© portugais, cette affiche avait forcĂ©ment quelque chose de rassurant : on ne craint jamais totalement un adversaire que lâon a dĂ©jĂ regardĂ© tomber.
Wolfsburg, enfin, appartenait lui aussi Ă lâhistoire europĂ©enne rĂ©cente de Vianense dans nos Ă©changes. Le champion dâAllemagne figurait dĂ©jĂ dans un prĂ©cĂ©dent tirage de poules et sâĂ©taient aussi affrontĂ© en quarts de finale de la premiĂšre conquĂȘte de Vianense. Le revoir donnait une impression Ă©trange de continuitĂ©, presque comme si lâEurope tournait en boucle autour des mĂȘmes noms sans jamais rĂ©ussir Ă dĂ©raciner le club portugais.
Le Levski Sofia et les Red Bull Salzburg avaient dĂ©jĂ affrontĂ© Vianense il y a bien longtemps en phase de championnat en Championâs et en Europa League, Hibernian et Besiktas, en revanche seront de nouveaux adversaires dans la conquĂȘte portugaise. Cela offrira Ă ces affiches une fraĂźcheur particuliĂšre, avec le risque classique des nouveaux visages europĂ©ens : moins de mĂ©moire, donc parfois moins de vigilance.
Au fond, ce tirage ressemblait Ă Vianense lui-mĂȘme cette saison-lĂ : Ă©quilibrĂ©, dense, traversĂ© de souvenirs et de menaces maĂźtrisables. Il y avait assez de grands noms pour nourrir lâambition, assez dâadversaires plus accessibles pour Ă©viter lâasphyxie, et surtout assez de matiĂšre pour rappeler une vĂ©ritĂ© devenue presque mystique : ce club ne jouait plus la Champions League comme les autres.
Il ne cherchait plus à y entrer**. Il cherchait à y régner encore.**
Et dans le silence grave qui entourait dĂ©sormais AnĂbal GuimarĂŁes, chacun au club semblait porter la mĂȘme idĂ©e sans avoir besoin de la prononcer : si Vianense devait encore traverser lâEurope, ce serait une fois de plus pour lui. Pour prolonger lâinvincibilitĂ©. Pour approcher le sommet encore un peu. Pour transformer cette campagne en une nouvelle preuve que la douleur nâavait pas Ă©teint la dynastie.
Un tirage quâon pourrait juger de sympathique ! Ca va ĂȘtre une formalitĂ© pour la team de titans que tâas fait ![]()
Un tirage qui promet dâĂȘtre sympa ![]()
Anibal glisse de plus en plus vers le cÎté obscur de la force. Le sabre laser a laissé place au gun en or ![]()
Pour la Ligue des Champions, nâimporte quel tirage est abordable pour une triple tenant du trophĂ©e !
Rien ne fait peur à cette équipe!
Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka @Rhino tirage plutĂŽt cool en effet.
@alexgavi Le Gun en or qui reviens qui si tu as suivi toute lâaventure ! on lâa dĂ©jĂ croisĂ© au Japon
Pour le tirage je suis bien dâaccord avec toi.
@toopil espérons le.
En marge du tirage au sort de la Champions League, alors que les camĂ©ras se pressaient autour des dirigeants, des anciens joueurs et des analystes impatients de rĂ©agir aux affiches Ă venir, JoĂŁo Infante se retrouva presque malgrĂ© lui face aux micros. Il nâavait jamais vraiment cherchĂ© la lumiĂšre pour elle-mĂȘme. MĂȘme dans ses annĂ©es de joueur, mĂȘme lorsquâil empilait les buts et les soirĂ©es dĂ©cisives, il avait toujours prĂ©fĂ©rĂ© la proximitĂ© du vestiaire au bruit des plateaux. Mais JoĂŁo, Ă Vianense, nâĂ©tait plus seulement une lĂ©gende discrĂšte. Il Ă©tait devenu lâun des visages les plus fiables du club, une voix que lâon venait chercher quand lâĂ©poque devenait trop trouble pour se contenter de banalitĂ©s.
La journaliste qui lâinterpella savait dâailleurs ce quâelle faisait. Elle ne venait pas chercher une petite phrase. Elle venait chercher un ton. Une tempĂ©rature. Quelque chose qui permette de comprendre comment Vianense, derriĂšre ses titres et ses revenants, abordait rĂ©ellement cette nouvelle campagne europĂ©enne.
JoĂŁo accueillit la premiĂšre question avec ce demi-sourire quâon lui connaissait, celui des hommes qui ont dĂ©jĂ trop vĂ©cu pour se laisser impressionner par un tirage au sort.
« JoĂŁo, premiĂšre rĂ©action Ă ce tirage ? » demanda la journaliste. « Arsenal, Wolfsburg, Napoli, Liverpool⊠ce nâest pas anodin, mĂȘme pour Vianense. »
Il haussa légÚrement les épaules.
« Anodin, non. Mais franchement⊠abordable, oui. »
La rĂ©ponse fit sourire autour de lui. JoĂŁo sentit le mouvement et sâautorisa alors une petite pointe, comme autrefois, dans les jours oĂč chambrer faisait encore partie du jeu simple du football.
« Napoli, par exemple⊠» dit-il en laissant volontairement sa phrase en suspens. « DĂ©jĂ avec Gabriel chez eux, ils nâavaient jamais su battre Vianense quand ça comptait vraiment. Alors maintenant quâil est revenu chez nous⊠je ne vois pas bien comment ça pourrait mieux se passer pour eux. »
Il nây avait pas de mĂ©pris dans sa voix, seulement cette assurance tranquille propre aux hommes qui parlent depuis un socle de vĂ©cu. JoĂŁo ne vendait pas une supĂ©rioritĂ© thĂ©orique. Il rappelait une hiĂ©rarchie construite, match aprĂšs match, sur les cicatrices du rĂ©el.
La journaliste relança aussitÎt.
« Arsenal, en revanche, vous a laissé une meilleure impression ? »
João acquiesça, plus sérieux.
« Oui. Arsenal, câest diffĂ©rent. » Il prit le temps de choisir ses mots.
« Ils ont traversĂ© une sale pĂ©riode. Une vraie traversĂ©e du dĂ©sert. Mais il faut reconnaĂźtre quâils ont su rebondir. On sent une Ă©quipe plus mature, plus claire dans son identitĂ©. Et Ă ce niveau-lĂ , ça compte Ă©normĂ©ment. »
Puis, naturellement, la conversation dĂ©riva vers ce qui planait au-dessus de tout depuis des semaines. Le football ne suffisait plus Ă contenir entiĂšrement le rĂ©cit. Ă Vianense, mĂȘme les analyses les plus techniques finissaient toujours par frĂŽler la douleur.
« On vous sent serein sur le plan sportif » dit la journaliste. « Mais humainement⊠comment va AnĂbal ? »
Cette fois, JoĂŁo ne sourit plus du tout.
Il baissa un instant les yeux, comme sâil refusait de rĂ©pondre trop vite Ă une question qui ne supportait pas les automatismes.
« Comment voulez-vous quâil aille ? » demanda-t-il doucement. « On parle dâun homme qui a perdu sa femme, ses enfants, sa maison⊠et qui, en plus, ne sait toujours pas vraiment qui lui en voulait au point dâaller jusque-lĂ . »
Le silence autour dâeux changea immĂ©diatement de densitĂ©.
JoĂŁo poursuivit sans se cacher derriĂšre des formules prudentes.
« Se reconstruire aprĂšs un drame pareil, câest dĂ©jĂ presque impossible. Mais se reconstruire sans rĂ©ponse, sans visage, sans fin claire⊠câest encore autre chose. Ăa vous ronge. Ăa vous suit partout. MĂȘme quand vous travaillez. MĂȘme quand vous gagnez. »
La journaliste hocha lentement la tĂȘte, visiblement touchĂ©e par la sobriĂ©tĂ© de ses mots plus que par leur gravitĂ©.
« Vous craignez quâil ne tienne pas ? »
João inspira profondément.
« Je crois surtout quâil tient parce quâil nâa pas vraiment le choix. » Puis il ajouta, avec cette franchise presque fraternelle qui le caractĂ©risait :
« Mais il ne tient pas seul. Et ça, câest important de le dire. Tout le club est avec lui. Le staff, les joueurs, la direction, le centre. On ne le laissera pas traverser ça sans nous. »
Il releva alors la tĂȘte, et dans son regard revint cette fermetĂ© qui avait fait de lui bien plus quâun ancien buteur.
« AnĂbal a donnĂ© sa vie au football et Ă ce club. Aujourdâhui, câest Ă nous de lui rendre un peu de ce quâil a donnĂ©. »
La journaliste ne chercha pas Ă relancer davantage. Elle sentit, comme tous ceux qui Ă©coutaient, quâil nây avait rien Ă embellir, rien Ă simplifier. Vianense avançait, oui. Avec ambition, avec un tirage abordable, avec la conviction dâavoir les armes pour frapper encore. Mais derriĂšre la sĂ©rĂ©nitĂ© du club, derriĂšre les piques lancĂ©es Ă Napoli et le respect accordĂ© Ă Arsenal, il restait cette vĂ©ritĂ© nue : toute cette saison se jouait aussi autour dâun homme que tout le monde essayait dâaider Ă ne pas tomber.
tu Ă©cris tellement bien , quâon peut se sentir triste quand ça parle du drame dâAnibal
Cette saison est Ă la fois intense et sans saveur pour AnibalâŠ
Joao ne fait que rappeler la vĂ©ritĂ©. Vianense est au-dessus du lot depuis plusieurs saisons, et a toutes ses chances dây rester. Et concernant Anibal, comment pourrait-il ne pas ĂȘtre dans son Ă©tat ![]()
Réponses aux lecteurs
@celiavalencia Je sais pas si jâĂ©crit particuliĂšrement bien. Je vais pas te mentir jâutilise tous les outils possible pour amĂ©liorer mon texte. Jâai souvent un sommaire dâune quarantaine dâĂ©pisodes dâavance pour savoir oĂč je vais. GĂ©nĂ©ralement je commence par faire un plan de ce que je veux aborder dans lâarticle puis je fais une premiĂšre version. Je demande ensuite Ă lâIA de lâanalyser en fonction de mon plan et des Ă©pisodes prĂ©vus pour mâassurer de la cohĂ©rence globale et je lui demande des idĂ©es et des amĂ©liorations possible pour arriver Ă une version finale qui me convient. Câest dâautant plus dur au bout de 1000 Ă©pisodes ![]()
@CaptainAmericka câest le but recherchĂ© ![]()
@alexgavi Oui et en plus JoĂŁo câest un peu la mĂ©moire dâAnibal au final.
- Une domination oppressante -
En grande forme sur le plan sportif, Vianense attaqua septembre en pleine confiance. Joaquin Fernandez marquant le but de la victoire contre Braga. Vianense encaissa dans la foulĂ©e son premier but de la saison en Ligue des champions contre Wolfsburg. Mais lâarmada offensive des cavaleiros nâeu aucune pitiĂ© envers le champion allemand. Joaquin avait Ă coeur de prouver quâil Ă©tait toujours aussi dominant et le montra avec un doublĂ© plein de classe aggrĂ©mentĂ© dâune assist pour le jeune Victor qui cĂ©lĂ©bra son but en pointant le ciel et en regardant son pĂšre prostrĂ© sur le banc pendant que Diego Mauricio le fĂ©licitait chaudement.
le club enchaĂźna avec une belle victoire pleine de maĂźtrise contre le FC Porto, MamadĂș fit rapidement parler la poudre en marquant sur le coup dâenvoi. Quelques minutes plus tard Victor marqua Ă son tour et vit les autres joueurs le rejoindre dans sa cĂ©lĂ©bration pour un moment solennel Ă©mouvant. En seconde pĂ©riode Marcos paulo marqua Ă son tour. La dĂ©monstration Ă©tait totale. Porto nâavait pas existĂ© dans cette opposition.
Los Anjos comme on se plait dĂ©sormais Ă les appeler ont ensuite Ă©parpillĂ© Arsenal pour la seconde fois de la saison. Victor ouvrit rapidement le score aprĂšs une entame Ă©touffante. ComplĂ©tement dominĂ©, Arsenal concĂ©da un second but de Francisco Maior Ă la demi heure de jeu. Mais ce qui Ă©tonna dans cette victoire Ă©tait cette volontĂ© des portugais de ne jamais relĂącher lâĂ©treinte malgrĂ© un score acquis et une volontĂ© de ne pas accroitre sans intĂ©ret le score.
En championnat les hommes dâAnibal encaissĂšrent leur premier but de la saison en championnat contre lâAcademica Coimbra en alignant ses remplaçants malgrĂ© deux buts prĂ©coces de Pedro Tiba et de Gilson Silva. Septembre sâest achevĂ© avec un nouveau succĂšs contre Farense en Allianz Cup Ă la faveur de buts de Luis Almeida, SĂ©rgio Mata et Francisco Maior.
| Date | Club | Score | Buteurs | |||
| J6 | 4/9/2048 | Braga | 0 - 1 | J.FernĂĄndez (27) | ||
| M1 | 8/9/2048 | Wolfsburg | 3 - 1 | J.FernĂĄndez (2, 66), Victor (78) | ||
| J7 | 13/9/2048 | Porto | 3 - 0 | MamadĂș (1), Victor (11), M.Paulo (59) | ||
| M2 | 16/9/2048 | Arsenal | 2 - 0 | Victor (19), F.Maior (32) | ||
| J8 | 19/9/2048 | Académica Coimbra | 2 - 1 | P.Tiba (14), G.Silva (18) | ||
| M1 | 22/9/2048 | Farense | 1 - 3 | S.Mata (39), F.Maior (41), L.Almeida (65) |
Vianense continua sa marche aprĂšs la trĂȘve internationale. Et lâhĂ©gĂ©monie continua avec une victoire contre Portimonense. Joaquin Fernandez en fut clairement lâhomme du match marquant et distribuant deux offrandes pour SĂ©rgio Mata. Dans la foulĂ©e los anjos ont exterminĂ© Gouveia pour leur entrĂ©e en lice en Taça. MamadĂș et Vitoriano ont chacun inscrit un doublĂ© tandis que Luis Almeida et Joaquin ont scorĂ© aussi.
Le groupe se laissa plus aller en Bulgarie contre le Levski. Diego et JoĂŁo eurent du mal Ă trouver les ressorts tandis quâAnibal bien quâun peu plus ouverts nâavaient pas les mots justes. Il fallu attendre un mauvais dĂ©gagement et un tir ratĂ© pour voir Vianense sâimposer Ă nouveau. Dans les vestiaires JoĂŁo fit trembler les murs. Et cele produisit son effet dĂšs le weekend qui suivit.
Viana fit tomber lâEstrela fortement bien aidĂ© par un but prĂ©coce de Luvanor. MamadĂș sâoffrit un triplĂ© tandis quâAltair, Luis Almeida et Victor participĂšrent au spectacle. Les cavaleiros remirent ça la semaine suivante avec un nouveau triplĂ© de MamadĂș contre Farense suivi par deux buts de Luis et Victor Ă nouveau.
| Date | Club | Score | Buteurs | |||
| J9 | 10/10/2048 | Portimonense | 0 - 3 | S.Mata (58, 74), J.FernĂĄndez (72) | ||
| T3 | 17/10/2048 | Gouveia | 0 - 6 | J.FernĂĄndez (4), V.Pignatelli (47, 62), L.Almeida (51), MamadĂș (84, pen 86) | ||
| M3 | 20/10/2048 | Levski Sofia | 0 - 1 | A.Abba(59) | ||
| J10 | 24/10/2048 | Estrela da Amadora SAD | 6 - 1 | Luvanor (1), MamadĂș (pen 12, 43), Altair (23), L.Almeida (75), Victor (88) | ||
| J11 | 31/10/2048 | Farense | 0 - 5 | MamadĂș (12, 47, pen 50), L.Almeida (36), Victor (69) |
- Classement -
| Clt | Ăquipe |
J | G | N | P | Bm | Be | Diff | Pts | ||
| 1er | Vianense | 11 | 11 | 0 | 0 | 38 | 2 | +36 | 33 | ||
| 2e | Benfica | 11 | 7 | 4 | 0 | 20 | 5 | +15 | 25 | ||
| 3e | Porto | 10 | 7 | 1 | 2 | 25 | 13 | +12 | 22 | ||
| 4e | Sporting CP | 10 | 7 | 0 | 3 | 17 | 9 | +8 | 21 | ||
| 5e | Salgueiros | 10 | 5 | 2 | 3 | 20 | 17 | +3 | 17 | ||
| 6e | Farense | 11 | 4 | 3 | 4 | 12 | 15 | -3 | 15 | ||
| 7e | Braga | 11 | 4 | 3 | 4 | 22 | 24 | -2 | 15 | ||
| 8e | Portimonense | 10 | 4 | 2 | 4 | 10 | 10 | 0 | 14 | ||
| 9e | VitĂłria de GuimarĂŁes | 10 | 4 | 2 | 4 | 7 | 7 | 0 | 14 | ||
| 10e | Casa Pia | 10 | 3 | 4 | 3 | 9 | 12 | -3 | 13 | ||
| 11e | Belenenses | 11 | 4 | 1 | 6 | 17 | 24 | -7 | 13 | ||
| 12e | Tondela | 11 | 4 | 1 | 6 | 11 | 17 | -6 | 13 | ||
| 13e | Santa Clara | 11 | 4 | 0 | 7 | 12 | 29 | -17 | 12 | ||
| 14e | Gil Vicente | 10 | 1 | 6 | 3 | 8 | 10 | -2 | 9 | ||
| 15e | Estrela da Amadora SAD | 10 | 2 | 3 | 5 | 9 | 13 | -4 | 9 | ||
| 16e | B | Berço SC | 10 | 1 | 4 | 5 | 5 | 13 | -8 | 7 | |
| 17e | Boavista | 10 | 1 | 3 | 6 | 9 | 16 | -7 | 6 | ||
| 18e | Académica Coimbra | 11 | 1 | 1 | 9 | 7 | 22 | -15 | 4 |
- Classement des buteurs -
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
| MamadĂș | 15 (3) | 12 | 3 | ||||
| JoaquĂn | FernĂĄndez | 12 (6) | 10 | 7 | |||
| Victor | GuimarĂŁes | 15(3) | 9 | 5 | |||
| Sérgio | Mata | 13 (2) | 6 | 3 | |||
| Luis | Almeida | 13 (4) | 5 | 7 |
- Classement des passeurs -
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
| Luis | Almeida | 13 (4) | 5 | 7 | |||
| JoaquĂn | FernĂĄndez | 12 (6) | 10 | 7 | |||
| Renato | Pacheco | 13 (2) | 1 | 5 | |||
| Victor | GuimarĂŁes | 15(3) | 9 | 5 | |||
| Marcos | Paulo | 14 (2) | 1 | 3 |
Ca commence Ă distancer la concurrence !
Ca casse des culs Ă tout vas.

LâĂ©quipe tourne vraiment Ă plein rĂ©gime, mĂȘme avec un Anibal psychologiquement absent
Il nâest pas quâabsent psychologiquementâŠ

Réponses aux lecteurs
@ozTao lâadversaire cette saison câest Anibal lui mĂȘme.
@Tilo82 envois moi ta femme
Mais oui on a pas le temps.
@toopil range ton membre.
@rhino câest ça pour lâinstant on arrive pas Ă le reconcentrer.
@gwendil35 tu sous entends quâil deviens fou ? ![]()
La trĂȘve internationale dâoctobre avait vidĂ© Vianense dâune bonne partie de ses forces vives. Comme souvent dans les grands clubs, le centre dâentraĂźnement semblait respirer autrement quand les internationaux partaient rejoindre leurs sĂ©lections. Les vestiaires Ă©taient plus calmes, les terrains moins chargĂ©s, les sĂ©ances plus courtes et plus ciblĂ©es. Pour beaucoup dâentraĂźneurs, ce genre de parenthĂšse avait quelque chose de frustrant. Pour AnĂbal GuimarĂŁes, ces jours-lĂ ressemblaient presque Ă des piĂšges : trop de silence pour penser Ă autre chose, pas assez de bruit pour Ă©touffer ce qui revenait sans cesse.
Ce matin-lĂ , pourtant, il sâĂ©tait montrĂ© un peu plus impliquĂ©. Avec Diego Mauricio, il animait une sĂ©ance lĂ©gĂšre pour les quelques joueurs restĂ©s au club. Quelques circuits techniques, des exercices de placement, des corrections brĂšves. AnĂbal parlait peu, mais il parlait juste. On sentait chez lui cette maniĂšre Ă©trange dâĂȘtre Ă moitiĂ© revenu, Ă moitiĂ© encore retenu ailleurs.
Puis son téléphone vibra.
Il regarda lâĂ©cran, se figea une seconde, puis sâĂ©loigna du terrain sans rien dire. Diego prit naturellement le relais. AnĂbal, lui, marcha jusquâau fond du centre, prĂšs de la zone vidĂ©o, lĂ oĂč le bruit des frappes se dissipait enfin.
CâĂ©tait Simon Moya via transmission hologramme.
Sa voix arrivait avec un lĂ©ger dĂ©calage, couverte par le grondement lointain dâun aĂ©roport.
« Je suis Ă DubaĂŻ » dit-il sans prĂ©ambule. « Jâattends une correspondance pour Louisville. »
AnĂbal ne rĂ©pondit pas tout de suite. Il connaissait Simon depuis trop longtemps pour demander pourquoi il appelait depuis DubaĂŻ en route vers les Ătats-Unis. Si Simon appelait dans ces conditions, câest quâil tenait quelque chose.
« Parle. »
Ă lâautre bout du fil, Simon laissa passer un court silence, comme pour savourer la gravitĂ© de ce quâil allait annoncer.
« Lâargent que tu as mis pour les analyses complĂ©mentaires⊠il a servi. »
« Au Japon, sur le site de lâexplosion qui a tuĂ© Ichiban, ils ont retrouvĂ© des rĂ©sidus. Des traces dâaccĂ©lĂ©rants. »
« Les mĂȘmes que ceux trouvĂ©s dans ta villa cet Ă©tĂ©. »
Cette fois, AnĂbal ne bougea plus du tout.
Le centre dâentraĂźnement derriĂšre lui semblait dĂ©jĂ loin. Les plots, les consignes, le football, tout sâeffaçait brutalement.
« Tu es sûr ? » demanda-t-il, la voix basse.
« Oui. Sûr. »
Simon reprit immĂ©diatement, plus rapide dĂ©sormais, comme sâil fallait empĂȘcher AnĂbal de penser trop fort.
« Ce nâest pas tout. GrĂące Ă quelques rĂ©seaux parallĂšles, jâai mis la main sur une sociĂ©tĂ© basĂ©e aux Ătats-Unis. Elle a passĂ© des commandes Ă©tranges lâan dernier, puis exportĂ© cette substance au Portugal et au Japon. »
« Ce nâest pas une coĂŻncidence. Les deux Ă©vĂ©nements sont liĂ©s. »
AnĂbal ferma les yeux.
Ichiban. La villa. Le feu. Tout se recollait dâun coup dans un puzzle quâil avait espĂ©rĂ© incohĂ©rent, tant la vĂ©ritĂ© devenait insupportable Ă mesure quâelle prenait forme.
« Donne-moi le nom » souffla-t-il. « Je te rejoins. »
Simon le coupa immédiatement.
« Non. » Le mot claqua sec. « Tu ne bouges pas. »
AnĂbal ouvrit les yeux, brutalement rappelĂ© Ă sa propre colĂšre.
« Simon, arrĂȘte. Si on a enfin un fil. »
« Ce nâest pas un fil, câest une piste » rĂ©pondit lâautre avec fermetĂ©. « Et toi, tu es beaucoup trop exposĂ© pour dĂ©barquer maintenant lĂ -dedans comme un homme en deuil qui veut se venger. »
Le mot Ă©tait sorti. Venger. AnĂbal ne le corrigea pas.
« Tu ne comprends pas » lĂącha-t-il, cette fois la voix chargĂ©e dâune rage sourde. « Sâils ont liĂ© Ichiban Ă eux⊠sâils ont touchĂ© ma famille⊠»
« Je comprends trÚs bien » le coupa Simon. « Justement parce que je comprends, je te dis de rester au Portugal. »
Il marqua une pause, puis baissa légÚrement le ton.
« Ăcoute-moi bien. Si tu quittes le pays maintenant, si tu commences Ă bouger dans ton Ă©tat, tu vas alerter tout le monde. Les autoritĂ©s. Ceux dâen face. Et tu ne trouveras rien, parce quâils auront tout nettoyĂ© avant que tu mettes un pied lĂ -bas. »
AnĂbal serra la mĂąchoire. On aurait dit quâil cherchait physiquement Ă retenir quelque chose qui menaçait dâexploser.
« Quâest-ce que tu as dâautre ? »
« Pas encore assez. Mais jâai aussi retrouvĂ© quelque chose dâĂ©trange dans les rapports. Des poils de bison teints en rouge. »
Cette fois, mĂȘme AnĂbal resta silencieux.
« Quoi ? »
« Je te dis ce que jâai. Des poils de bison, teints en rouge. Je nâai pas encore lâorigine, mais ce nâest pas tombĂ© lĂ par hasard. »
Le coach passa une main sur son visage. La fatigue, le deuil, la rage, tout semblait remonter en mĂȘme temps. Pendant une seconde, Simon eut lâimpression de lâentendre respirer plus fort, comme sâil luttait contre lui-mĂȘme.
« Simon⊠» Le prénom sortit presque comme une supplique. « Si on tient enfin quelque chose, je ne vais pas rester assis à regarder. »
« Tu vas faire exactement ça » répondit Simon. « Tu vas rester assis, continuer le football, faire croire que tu ne sais rien, et me laisser avancer. »
Puis il ajouta, plus bas : « Tu nâas pas besoin dâĂȘtre sur place pour ĂȘtre dangereux, Ani. Tu as besoin dâĂȘtre patient. »
Cette phrase-lĂ le calma un peu. Pas totalement. Assez pour quâil ne parle plus de prendre lâavion dans lâheure.
Au loin, depuis le terrain, on entendait Diego Mauricio rappeler un exercice. Le son sembla revenir de trĂšs loin. AnĂbal Ă©tait toujours debout au mĂȘme endroit, mais son monde venait Ă nouveau de bouger.
« Tu me tiens au courant de tout » dit-il finalement.
« De tout » confirma Simon. « Et toi, tu restes propre. Pour le moment. »
Lâappel se coupa. AnĂbal resta seul quelques secondes, le tĂ©lĂ©phone encore dans la main. Quand il releva enfin les yeux vers les terrains, il nâavait plus tout Ă fait le mĂȘme visage quâune minute plus tĂŽt. La douleur Ă©tait toujours lĂ , Ă©videmment. Mais quelque chose de plus froid venait de sây ajouter.
Une direction. Pas encore un nom. Pas encore un visage. Mais une direction. Et dans lâĂ©tat oĂč il se trouvait, câĂ©tait peut-ĂȘtre encore plus dangereux.
ha enfin une piste
Donc, des poils de bison teints en rouge. Est-ce que câest une mĂ©taphore pour parler dâun poil de cul avec du sang ? ![]()
En tout cas, le rouleau compresseur de Viana est bien en marche !



