:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@CaptainAmericka En effet on a jamais été aussi proche. Et j’espère qu’il plaira.

@Rhino @gwendil35 et pourquoi pas après tout. Tout ce que je peux dire c’est que j’ai écrit le finale vendredi dernier et que c’est prêt :hoho:

- Un tirage chargé d’émotions -

Le tirage au sort de la nouvelle Champions League avait confirmé une chose simple : Vianense n’était plus regardé comme un outsider brillant ou un champion surprise. Le club portugais était désormais l’équipe que tout le monde voulait éviter trop tôt, le triple tenant du titre, l’ogre méthodique, celui qui avançait en Europe avec une constance presque insultante. Et cette année encore, les boules lui avaient dessiné un chemin plutôt abordable, du moins sur le papier : Arsenal, Wolfsburg, Levski Sofia, Red Bull Salzburg, Napoli, Liverpool, Hibernian et le Besiktas.

À Viana do Castelo, personne ne parla de tirage facile. Pas ouvertement. Le vestiaire avait trop vécu, le club savait trop bien ce que la moindre soirée européenne pouvait coûter, même face à un adversaire supposé inférieur. Mais il y avait tout de même une lecture commune : pour un Vianense en mission, pour un groupe bâti comme une garde d’honneur autour d’Aníbal Guimarães, le top 8 restait un objectif naturel. Ensuite, il faudrait tenter l’impensable : une quatrième Ligue des Champions consécutive.

Et ce défi-là prenait encore plus de relief quand on regardait la série en cours. Vianense restait invaincu dans la compétition depuis la demi-finale 2046, soit plus de deux ans sans tomber sur la plus grande scène. À ce niveau-là, on ne parle plus simplement de forme ou de génération. On parle d’emprise.

Le tirage avait aussi réveillé plusieurs souvenirs déjà ancrés dans l’histoire récente du club.

Arsenal, d’abord, n’était pas un inconnu. Les Gunners venaient d’être battus par Vianense en Supercoupe d’Europe, dans une finale tendue, étouffante, remportée 1-0 grâce à un but de Luis Almeida sur un service de Joaquin Fernandez. Ce soir-là, les Londoniens avaient senti à quel point ce Vianense savait gagner sans bruit, sans forcément dominer outrageusement, mais en imposant sa dureté mentale au moment précis où le match basculait. Retrouver Arsenal aussi vite donnait donc à cette affiche un parfum de revanche immédiate.

Le Napoli, ensuite, portait déjà une charge très particulière. Les deux clubs sont des rivaux réguliers sur les dernières saisons et tout avait commencé par une confrontation entre les deux clubs en phase de championnat, au moment où Aníbal, en mise au vert dans un hôtel napolitain, avait vu son monde encore vaciller avec l’annonce de la mort d’Ichiban. C’est aussi contre le Napoli que Vianense avait remporté sa première couronne. Les deux clubs s’était retrouvé l’année suivante dans une demi finale asphixiante et l’an passé à nouveau en phase de championnat. Ce simple contexte suffisait à donner au déplacement en Italie une densité émotionnelle bien au-delà du football. Napoli n’était plus seulement un nom dans un tirage. C’était un décor déjà lié à l’une des séquences les plus sombres de la vie récente du coach.

Liverpool aussi ramenait à un souvenir précis. Vianense avait déjà fait tomber les Reds lors de sa dernière campagne européenne, dans cette route vers un nouveau sacre continental. Les Anglais savaient donc qu’ils n’auraient pas affaire à un champion théorique, mais à un bourreau déjà connu. Et du côté portugais, cette affiche avait forcément quelque chose de rassurant : on ne craint jamais totalement un adversaire que l’on a déjà regardé tomber.

Wolfsburg, enfin, appartenait lui aussi à l’histoire européenne récente de Vianense dans nos échanges. Le champion d’Allemagne figurait déjà dans un précédent tirage de poules et s’étaient aussi affronté en quarts de finale de la première conquête de Vianense. Le revoir donnait une impression étrange de continuité, presque comme si l’Europe tournait en boucle autour des mêmes noms sans jamais réussir à déraciner le club portugais.

Le Levski Sofia et les Red Bull Salzburg avaient déjà affronté Vianense il y a bien longtemps en phase de championnat en Champion’s et en Europa League, Hibernian et Besiktas, en revanche seront de nouveaux adversaires dans la conquête portugaise. Cela offrira à ces affiches une fraîcheur particulière, avec le risque classique des nouveaux visages européens : moins de mémoire, donc parfois moins de vigilance.

Au fond, ce tirage ressemblait à Vianense lui-même cette saison-là : équilibré, dense, traversé de souvenirs et de menaces maîtrisables. Il y avait assez de grands noms pour nourrir l’ambition, assez d’adversaires plus accessibles pour éviter l’asphyxie, et surtout assez de matière pour rappeler une vérité devenue presque mystique : ce club ne jouait plus la Champions League comme les autres.

Il ne cherchait plus à y entrer**. Il cherchait à y régner encore.**

Et dans le silence grave qui entourait désormais Aníbal Guimarães, chacun au club semblait porter la même idée sans avoir besoin de la prononcer : si Vianense devait encore traverser l’Europe, ce serait une fois de plus pour lui. Pour prolonger l’invincibilité. Pour approcher le sommet encore un peu. Pour transformer cette campagne en une nouvelle preuve que la douleur n’avait pas éteint la dynastie.

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