Quelques macabés oui, mais ça vaaaaa !!!
En tout cas, tout ce vert est beau !
Résumé
@celiavalencia jâai pas la rĂ©f ![]()
@_verron faut accélerer si on veut atteindre les objectifs ![]()
@gwendil35 mais non tâes pas vieux mon lapin ![]()
@alexmilano
Jâai lu le ça vaaaaa avec cette intonation

Il avait disparu sans bruit, Ă la fin dĂ©cembre, comme on sâĂ©clipse avant une tempĂȘte annoncĂ©e. MamadĂș laissa derriĂšre lui le vestiaire de Vianense, les routines, les regards complices, pour rejoindre une autre rĂ©alitĂ©, plus brĂ»lante, plus brute. La Coupe dâAfrique des Nations lâattendait en AlgĂ©rie, et avec elle un poids que seuls ceux qui portent un pays sur leurs Ă©paules peuvent comprendre. La GuinĂ©e-Bissau nây allait pas pour faire de la figuration. Elle y allait pour croire.
Ce qui suivit dĂ©passa tout ce que lâon pouvait imaginer. Match aprĂšs match, MamadĂș entra dans une dimension oĂč le temps se dilate et oĂč le ballon semble obĂ©ir Ă dâautres lois. 11 buts. Onze. Un doublĂ© en quart de finale pour maintenir lâespoir, un but en demi-finale pour ouvrir la porte du rĂȘve, puis un triplĂ© en finale contre la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, comme une signature apposĂ©e en lettres capitales au bas de lâhistoire. Il ne jouait plus seulement pour gagner. Il jouait pour inscrire un pays sur la carte Ă©motionnelle du football africain.
La finale fut un moment suspendu. Chaque accĂ©lĂ©ration de MamadĂș arrachait un souffle dans les tribunes, chaque frappe rapprochait la GuinĂ©e-Bissau dâun impossible devenu soudain accessible. Quand le dernier but entra, le troisiĂšme, le stade bascula. Pas dans la surprise. Dans la reconnaissance. Ce soir-lĂ , la GuinĂ©e-Bissau devenait championne dâAfrique pour la premiĂšre fois de son histoire. Et MamadĂș, sans le chercher, en devenait le visage.
Le retour au pays prit des allures de procession. Il traversa les rues de son enfance, portĂ© par une foule qui chantait son nom comme une priĂšre exaucĂ©e. Il souriait**, un peu dĂ©passĂ©**, conscient que ce sacre dĂ©passait sa propre trajectoire. Ce nâĂ©tait plus seulement une victoire sportive. CâĂ©tait une rĂ©paration symbolique, une fiertĂ© collective, un instant gravĂ© dans la mĂ©moire de gĂ©nĂ©rations entiĂšres.
Quand il revint Ă Vianense, fin janvier, il nâĂ©tait plus tout Ă fait le mĂȘme. Il avait dans le regard quelque chose de plus profond, une certitude tranquille. Le club lâaccueillit comme on accueille les hĂ©ros discrets, sans excĂšs, mais avec respect. AnĂbal le regarda longuement, puis hocha la tĂȘte. Il nây avait rien Ă dire. Certaines performances nâont pas besoin de discours.
MamadĂș avait manquĂ© des matchs, des semaines, des repĂšres. Mais il rapportait bien plus quâun trophĂ©e. Il rapportait une histoire. Et dĂ©sormais, chaque fois quâil toucherait le ballon sous le maillot de Vianense, il y aurait, quelque part dans son geste, lâĂ©cho dâun continent conquis et dâun pays enfin couronnĂ©.
Quelle performance pour une sélection pas attendue à ce niveau
bonne performance pour un petit pays !
Cet appel est inquiétant⊠Faut-il le prendre au sérieux ? Vu tout ce qui lui arrive, je pense !
Les résultats sont ouf, que du vert, un perfect de chez perfect !!
Bravo Ă Mamadu ! Clairement il est trop hot ![]()
Enorme ce quâa fait MamadĂč ! Futur ballon dâor ?
Maintenant, est-ce quâAnibal va mettre sa famille dans la balance ? ![]()
Et le différencie buts marqués/buts encaissés est dingue à Vianense !
Jâai trop envie dâavoir la suite aprĂšs ce mystĂ©rieux appel⊠jâadore ton rĂ©cit je mâen inspire un peu juste pour la mise en forme ⊠![]()
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Réponses aux lecteurs
@Rhino je lâavais pas venu venir non plus. AprĂšs ils ont un effectif a 80% binational portugais et formĂ© entre le Sporting et Vianense ![]()
@celiavalencia câest clair câest beau. Vive FM pour ce genre de choses.
@CaptainAmericka Nous verrons bien, on en saura rapidement plus tâinquiĂštes pas. Sportivement câest le prime de Vianense. Mamadu est en feu.
@alexgavi ce serait beau mais jây crois pas trop, il est jamais citĂ© dans les rĂ©compenses et la CAN avec la GuinĂ©e ça reste peu niveau rĂ©put. AprĂšs si jamais il sort une grosse saison. Et si.
@Manuel99FG merci lâami. tu sauras rapidement la suite dâici quelques jours
ravi que ça tâinspires fait toi plaisir.
La fin du mercato avait ce goĂ»t familier de portes qui se ferment et de trajectoires provisoires. Ă Vianense, on avait choisi la raison plutĂŽt que la rĂ©tention. Patrick Persson avait pris la direction de Coventry, Aliu Junior celle de Hanovre, Fabio Morgado sâĂ©tait envolĂ© pour Monaco, Nuno Bandeira avait rejoint Feyenoord, tandis que Ricky et Daniel Costa cherchaient du temps de jeu Ă lâAVS et Ă Sheffield. Autant de dĂ©parts temporaires, pensĂ©s, assumĂ©s, presque nĂ©cessaires pour que chacun continue dâexister au rythme du terrain.
Puis, au milieu de ce ballet logique, une annonce inattendue fendit la routine. Un nom. Un visage du passé. Un choix qui ne répondait pas aux codes habituels du marché.
Vianense officialisa lâarrivĂ©e, pour la saison suivante, dâAnaya.
34 ans. Colombien. VĂ©tĂ©ran. Ami intime dâAnĂbal. Un joueur quâil avait connu Ă Envigado, quâil avait ensuite emmenĂ© Ă Palmeiras, et avec lequel il avait traversĂ© deux saisons devenues presque mythologiques, dâabord en Colombie, puis au BrĂ©sil. Anaya ne venait pas pour relancer sa carriĂšre. Il venait la conclure.
La nouvelle surprit dâautant plus que le joueur Ă©tait blessĂ©. Trois mois dâindisponibilitĂ©. Pas de retour avant la fin de saison. Un contrat dâun an et demi, signĂ© sans urgence sportive, mais avec une clartĂ© presque Ă©motionnelle. Anaya arrivait pour autre chose que des minutes immĂ©diates. Il arrivait pour faire partie dâun dernier mouvement.
Son parcours parlait pour lui. 78 matchs sous le maillot de Millonarios, 57 avec Envigado, et surtout 700 apparitions avec Palmeiras, 13 saisons dâune fidĂ©litĂ© rare, Ă une Ă©poque oĂč les carriĂšres se fragmentent. Anaya nâavait jamais Ă©tĂ© un joueur pressĂ©. Il avait toujours prĂ©fĂ©rĂ© durer.
Lors de la confĂ©rence de presse, lâatmosphĂšre fut diffĂ©rente. Plus douce. Moins tendue. Anaya sâexprima lentement, le regard clair, comme sâil savourait chaque mot.
Il confirma quâil porterait le numĂ©ro 2. Un chiffre simple, presque anodin, mais quâil disait aimer pour ce quâil reprĂ©sentait : la soliditĂ©, la fiabilitĂ©, le travail dans lâombre. Il parla surtout dâAnĂbal. De leur rencontre Ă Envigado. De ces saisons folles, imprĂ©visibles, oĂč tout semblait possible. Il expliqua quâil nâavait pas hĂ©sitĂ© une seconde quand lâappel Ă©tait venu. Que finir ailleurs nâaurait pas eu de sens.
â Je ne viens pas pour faire de la figuration, je viens soutenir un ami dit-il calmement. Je viens pour gagner. Encore. Tout ce quâon peut gagner.
AnĂbal, assis Ă ses cĂŽtĂ©s, lâĂ©coutait sans intervenir. Il savait que ce recrutement-lĂ ne se mesurerait ni en statistiques ni en Ă©chĂ©ances. Anaya arrivait comme on referme une boucle. Comme on invite le passĂ© Ă sâasseoir Ă la table du prĂ©sent pour prĂ©parer la derniĂšre danse.
Ă Vianense, certains comprirent immĂ©diatement. Dâautres sâinterrogĂšrent. Mais tous sentirent que cette signature nâĂ©tait pas anodine. Elle annonçait autre chose. Une intention. Un parfum de fin de cycle assumĂ©e, maĂźtrisĂ©e, presque scĂ©narisĂ©e.
Le mercato se referma. Les jeunes partirent apprendre. Et quelque part, blessĂ© mais dĂ©jĂ engagĂ©, Anaya commença Ă prĂ©parer la fin. Pas une fin en retrait. Une fin debout. Aux cĂŽtĂ©s dâAnĂbal. Avec lâidĂ©e, intacte, quâil restait encore des trophĂ©es Ă aller chercher ensemble.
- - - J.SebastiĂĄn |
Anaya - - - |
| Ăge | 34 |
| Nationalité | |
| Apparitions | 906 |
| Buts | 180 |
| assists | 141 |
| ANNEES | CLUB | APP | Buts | Assists | ||||
| 2029 | [U20] | Millionarios | 4 | 1 | 0 | |||
| 2030 | [U20] | Millionarios | 11 | 4 | 3 | |||
| 2031 | [U20] | Millionarios | 3 | 1 | 1 | |||
| 2032 | [PRO] | Millionarios | 7 | 0 | 0 | |||
| 2033 | [PRO] | Millionarios | 56 | 16 | 2 | |||
| 2034 | [PRO] | Millionarios | 15 | 5 | 4 | |||
| 2034 | [PRO] | Envigado fc | 57 | 3 | 22 | |||
| 2035 | [PRO] | SE Palmeiras | 76 | 6 | 24 | |||
| 2036 | [PRO] | SE Palmeiras | 47 | 6 | 4 | |||
| 2037 | [PRO] | SE Palmeiras | 53 | 9 | 5 | |||
| 2038 | [PRO] | SE Palmeiras | 34 | 10 | 2 | |||
| 2039 | [PRO] | SE Palmeiras | 55 | 13 | 3 | |||
| 2040 | [PRO] | SE Palmeiras | 49 | 9 | 8 | |||
| 2041 | [PRO] | SE Palmeiras | 58 | 11 | 8 | |||
| 2042 | [PRO] | SE Palmeiras | 49 | 14 | 5 | |||
| 2043 | [PRO] | SE Palmeiras | 50 | 12 | 4 | |||
| 2044 | [PRO] | SE Palmeiras | 50 | 14 | 10 | |||
| 2045 | [PRO] | SE Palmeiras | 58 | 15 | 7 | |||
| 2046 | [PRO] | SE Palmeiras | 62 | 17 | 11 | |||
| 2047 | [PRO] | SE Palmeiras | 59 | 15 | 11 | |||
| 2048 | [PRO] | SE Palmeiras | 0 | 0 | 0 | |||
| 48/49 | [PRO] | SC Vianense | ||||||
| 28/33 | [U20] | Colombie | 14 | 5 | 9 | |||
| 34/3X | [A] | Colombie | 71 | 5 | 11 | |||
| 28-34 | TOTAL - - - - - - - - - - | 835 | 175 | 130 |
Mine de rien, il a eu une belle carriĂšre. Un beau renfort dâexpĂ©rience pour Vianense
Ăa y est ça commence !! Le premier dâune longue sĂ©rie ![]()
Réponses aux lecteurs
@Rhino il aura eu une sacré carriÚre au Brésil clairement. Il va apporter un peu de profondeur au poste.
@CaptainAmericka pas le plus dur Ă convaincre ![]()
La saison avait Ă©tĂ© lancĂ©e comme on dĂ©gaine une certitude. Vianense avançait avec cette assurance tranquille des Ă©quipes qui ne jouent plus pour confirmer, mais pour prolonger. Une nouvelle finale dâAllianz Cup se prĂ©sentait, presque naturellement, au terme dâun parcours sans concessions. Farense avait Ă©tĂ© Ă©cartĂ© sans fioritures, le Sporting neutralisĂ© avec mĂ©thode, et le FC Porto renversĂ© en demi-finale, comme une dĂ©monstration supplĂ©mentaire de cette hiĂ©rarchie dĂ©sormais assumĂ©e.
Ă Leiria, lâEstĂĄdio Municipal se parait de ses atours de finale. En face, Portimonense rĂȘvait dâun exploit, dâun soir oĂč tout bascule. Mais certaines finales ne laissent pas le temps de rĂȘver. Celle-ci en faisait partie.
DĂšs le coup dâenvoi, Vianense imposa un tempo irrĂ©el. Ă la 2Ăšme minute, MamadĂș frappa dĂ©jĂ . Un but sec, prĂ©cis, qui coupa net lâĂ©lan adverse. Cinq minutes plus tard, Carlos SimĂ”es ajouta une deuxiĂšme estocade, comme si le match avait Ă©tĂ© Ă©crit pour se dĂ©cider avant mĂȘme de commencer. Le Portimonense nâeut pas le temps de comprendre ; il dut dĂ©jĂ survivre. Et survivre face Ă ce Vianense-lĂ relevait de lâillusion.
AnĂbal observait depuis sa zone technique, sans geste superflu. Il savait. Les finales se gagnent parfois dans lâinstant, quand lâadversaire doute avant mĂȘme dâavoir existĂ©. Le reste du match fut une gestion implacable, presque cruelle dans sa maĂźtrise. Ă la 28 Ăšme minute, MamadĂș sâoffrit un doublĂ© sur penalty, scellant dĂ©finitivement le sort dâune rencontre dĂ©jĂ figĂ©e. Trois Ă zĂ©ro. Net. Sans appel.
Le second acte nâajouta rien au score, mais confirma tout le reste : la maturitĂ©, la patience, la capacitĂ© Ă Ă©touffer sans sâexposer. Portimonense tenta bien de se relever, mais chaque tentative se heurtait Ă une structure trop solide, Ă une Ă©quipe qui savait exactement quand accĂ©lĂ©rer et quand fermer les portes.
Au coup de sifflet final, les joueurs de Vianense cĂ©lĂ©brĂšrent avec une sobriĂ©tĂ© presque routiniĂšre. CinquiĂšme sacre en Allianz Cup dans lâhistoire du club. TroisiĂšme consĂ©cutif. Un chiffre qui cessait dâĂȘtre anecdotique pour devenir une signature. Pour AnĂbal GuimarĂŁes, ce trophĂ©e avait le goĂ»t particulier des victoires qui sâadditionnent sans se ressembler, celles qui bĂątissent des dynasties.
DĂ©jĂ , le troisiĂšme trophĂ©e de la saison venait rejoindre lâarmoire. Et pourtant, rien ne semblait rassasier ce groupe. La Liga restait en ligne de mire. La Taça aussi. Et la Ligue des Champions, toujours. Vianense avançait avec cette faim intacte, cette volontĂ© de ne laisser aucune miette sur son passage.
Ă Leiria, sous les projecteurs qui sâĂ©teignaient lentement, une Ă©vidence sâimposa : ce Vianense-lĂ ne collectionnait pas les titres par habitude. Il les empilait par conviction. Et la saison, encore longue, promettait de nouvelles pages Ă Ă©crire avec la mĂȘme exigence, et la mĂȘme implacable ambition.
Pour la fin de sa carriĂšre, AnĂbal va nous ramener les plus grands joueurs quâil a eu sous ses ordres ? ![]()
Il nây a eu quâune Ă©quipe sur la pelouse
Ca devient monnaie courante de voir Vianense gagner des titres ! Anibal a banalisé le succÚs tellement il est au-dessus ![]()
Je pensais quâAnaya serait revenu plus tĂŽt, comme Infante lâavait fait. Ou alors quâil serait dĂ©cĂ©dĂ© de façon morbide.
A voir sâil entre en jeu Ă un moment donnĂ©. Dans tous les cas, il nâempĂȘchera lâĂ©quipe de prendre dâautres trophĂ©es ![]()
Réponses aux lecteurs
@gwendil35 les plus grand quâil a eu sous ses ordres jâaurais adorĂ© mais la plupart quâil a croisĂ© sont dĂ©sormais Ă la retraite ou pas forcĂ©ment dans un Ă©tat compatible avec ce quâest devenu Vianense. Par contre tenter de faire revenir ceux parti trop tĂŽt de Vianense câest fort probable.
@Rhino comme souvent sur la scĂšne nationale.
@CaptainAmericka Câest vrai quâon est sur une grosse domination.
@alexgavi il a eu une belle carriĂšre brĂ©silienne. Palmeiras nâa jamais voulu le lĂącher. On verra ce que ça donne la saison prochaine.
Lâhiver 2048 avait installĂ© une atmosphĂšre Ă©trange autour de Vianense.
Sportivement, tout semblait suivre son cours. Le club dominait encore, les adversaires continuaient de tomber, et lâEurope observait avec ce mĂ©lange dâadmiration et de fatigue rĂ©servĂ© aux dynasties qui durent trop longtemps. Pourtant, derriĂšre cette façade de puissance tranquille, une tension plus sombre circulait dans les couloirs du club.
AnĂbal GuimarĂŁes nâen parlait jamais publiquement. Mais depuis les fĂȘtes de NoĂ«l, une ombre pesait sur lui.
Ce soir-lĂ , il avait Ă©tĂ© invitĂ© sur un plateau de tĂ©lĂ©vision Ă Lisbonne. Une Ă©mission de football comme il en existait des dizaines, oĂč anciens joueurs, journalistes et consultants refaisaient le monde autour de quelques images et de dĂ©bats plus ou moins passionnĂ©s. Lâambiance, au dĂ©part, Ă©tait presque dĂ©tendue. Les images de la derniĂšre victoire de Vianense tournaient encore sur les Ă©crans, et les intervenants Ă©voquaient la domination du club portugais avec ce mĂ©lange dâadmiration et de lassitude que provoquent les Ă©quipes trop fortes.
Ă la table, il y avait notamment Renato Sanches.
Ancienne Ă©toile de Valladolid, ancien pilier de la sĂ©lection portugaise, Renato avait connu AnĂbal au prĂ©mices de sa carriĂšre. Leur relation dĂ©passait largement le cadre dâun simple entraĂźneur et de son joueur. Il y avait entre eux une forme de respect brut, forgĂ© dans les batailles espagnoles et les nuits de vestiaire oĂč lâon se disait la vĂ©ritĂ© sans dĂ©tour.
Pendant une bonne partie de lâĂ©mission, Renato resta silencieux, observant son ancien coach avec attention. Puis, au moment oĂč lâon Ă©voqua les incidents rĂ©cents autour du club et les Ă©vĂ©nements inquiĂ©tants qui avaient touchĂ© lâentourage dâAnĂbal ces derniers mois, il finit par prendre la parole.
Il ne le fit pas comme un journaliste. Il le fit comme quelquâun qui sâinquiĂšte.
Ani⊠je vais te poser la question directement.
Il marqua une pause, regardant AnĂbal droit dans les yeux.
Avec tout ce qui se passe autour de toi⊠tu nâas pas peur dâĂȘtre la prochaine cible ?
Sur le plateau, le silence tomba immédiatement.
Les camĂ©ras se tournĂšrent vers AnĂbal. Le coach portugais resta immobile quelques secondes. Son regard se perdit un instant dans le vide, comme sâil pesait chaque mot. Puis son visage se durcit lĂ©gĂšrement.
Il ne parla pas des menaces reçues à Noël. Pas directement.
La peur⊠commença-t-il calmement, ça existe pour tout le monde. Mais il y a une diffĂ©rence entre avoir peur et accepter dâĂȘtre intimidĂ©.
Il croisa les mains sur la table.
Jâai parlĂ© de tout ça avec ma femme, Yessica. Nous sommes alignĂ©s. ComplĂštement.
Il expliqua que la famille bĂ©nĂ©ficiait dĂ©jĂ dâune protection policiĂšre renforcĂ©e. Mais il ajouta une information qui fit immĂ©diatement redresser plusieurs journalistes autour de la table.
Et Simon Moya⊠dit-il en esquissant un léger sourire.
Vous vous souvenez de Simon ?
Bien sĂ»r quâils sâen souvenaient. Ancien joueur de Valladolid lui aussi, devenu un proche de la famille, et surtout un des plus anciens amis de Yessica. Un homme discret, mais dont les connexions en Colombie nâĂ©taient un secret pour personne.
Simon a activĂ© quelques contacts lĂ -bas pour sâassurer que certaines choses restent⊠sous contrĂŽle.
Il haussa légÚrement les épaules.
Je ne peux pas en dire plus.
Sur le plateau, les regards changÚrent. Les journalistes comprirent que le sujet dépassait largement le football.
AnĂbal continua alors, la voix plus ferme.
Ce nâest pas une question de savoir si ma famille est plus importante que le football. Bien sĂ»r quâelle lâest. Mais ce genre dâintimidations⊠si on les accepte une fois, elles ne sâarrĂȘtent jamais.
Puis, lentement, il se tourna vers la camĂ©ra principale. Ce geste nâĂ©tait pas prĂ©vu dans le dĂ©roulĂ© de lâĂ©mission.
Mais personne ne tenta de lâinterrompre. Son regard se fixa dans lâobjectif.
Ă la personne qui pense pouvoir jouer à çaâŠ
Il marqua une pause.
Si tu es un homme⊠un vraiâŠ
Le plateau était devenu totalement silencieux.
Alors tu viens me voir moi. Pas ma famille.
Ses mots tombĂšrent comme des pierres.
Tu viens régler tes comptes en personne.
Personne ne parla pendant plusieurs secondes. Puis le prĂ©sentateur tenta maladroitement de relancer lâĂ©mission, mais le moment Ă©tait passĂ©. Tout le monde savait que ce qui venait dâĂȘtre dit dĂ©passerait largement les limites de ce plateau.
Le lendemain matin, toute la presse européenne ne parlait plus que de ça.
Les chaĂźnes sportives repassaient lâextrait en boucle. Les journaux titraient sur « le dĂ©fi dâAnĂbal », « La lĂ©gende craque en direct », « la guerre invisible autour de Vianense ». Certains y voyaient un geste courageux. Dâautres une imprudence.
Mais pour ceux qui connaissaient vraiment AnĂbal GuimarĂŁes, ce nâĂ©tait ni lâun ni lâautre.
CâĂ©tait simplement un homme qui refusait de courber lâĂ©chine.








