:storygold: :s25: đŸ‡”đŸ‡č :fpf: :vianense: O LeĂŁo de Lisboa

Quelques macabés oui, mais ça vaaaaa !!!
En tout cas, tout ce vert est beau !

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Résumé

@FC_Guimaraes

@celiavalencia j’ai pas la rĂ©f :hoho:

@_verron faut accélerer si on veut atteindre les objectifs :hoho:

@gwendil35 mais non t’es pas vieux mon lapin :dsk:

@alexmilano :pasrire: J’ai lu le ça vaaaaa avec cette intonation

Its Fine Series GIF by CANAL+

- MamadĂș dans l’histoire ! -

Il avait disparu sans bruit, Ă  la fin dĂ©cembre, comme on s’éclipse avant une tempĂȘte annoncĂ©e. MamadĂș laissa derriĂšre lui le vestiaire de Vianense, les routines, les regards complices, pour rejoindre une autre rĂ©alitĂ©, plus brĂ»lante, plus brute. La Coupe d’Afrique des Nations l’attendait en AlgĂ©rie, et avec elle un poids que seuls ceux qui portent un pays sur leurs Ă©paules peuvent comprendre. La GuinĂ©e-Bissau n’y allait pas pour faire de la figuration. Elle y allait pour croire.

Ce qui suivit dĂ©passa tout ce que l’on pouvait imaginer. Match aprĂšs match, MamadĂș entra dans une dimension oĂč le temps se dilate et oĂč le ballon semble obĂ©ir Ă  d’autres lois. 11 buts. Onze. Un doublĂ© en quart de finale pour maintenir l’espoir, un but en demi-finale pour ouvrir la porte du rĂȘve, puis un triplĂ© en finale contre la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, comme une signature apposĂ©e en lettres capitales au bas de l’histoire. Il ne jouait plus seulement pour gagner. Il jouait pour inscrire un pays sur la carte Ă©motionnelle du football africain.

La finale fut un moment suspendu. Chaque accĂ©lĂ©ration de MamadĂș arrachait un souffle dans les tribunes, chaque frappe rapprochait la GuinĂ©e-Bissau d’un impossible devenu soudain accessible. Quand le dernier but entra, le troisiĂšme, le stade bascula. Pas dans la surprise. Dans la reconnaissance. Ce soir-lĂ , la GuinĂ©e-Bissau devenait championne d’Afrique pour la premiĂšre fois de son histoire. Et MamadĂș, sans le chercher, en devenait le visage.

Le retour au pays prit des allures de procession. Il traversa les rues de son enfance, portĂ© par une foule qui chantait son nom comme une priĂšre exaucĂ©e. Il souriait**, un peu dĂ©passĂ©**, conscient que ce sacre dĂ©passait sa propre trajectoire. Ce n’était plus seulement une victoire sportive. C’était une rĂ©paration symbolique, une fiertĂ© collective, un instant gravĂ© dans la mĂ©moire de gĂ©nĂ©rations entiĂšres.

Quand il revint Ă  Vianense, fin janvier, il n’était plus tout Ă  fait le mĂȘme. Il avait dans le regard quelque chose de plus profond, une certitude tranquille. Le club l’accueillit comme on accueille les hĂ©ros discrets, sans excĂšs, mais avec respect. AnĂ­bal le regarda longuement, puis hocha la tĂȘte. Il n’y avait rien Ă  dire. Certaines performances n’ont pas besoin de discours.

MamadĂș avait manquĂ© des matchs, des semaines, des repĂšres. Mais il rapportait bien plus qu’un trophĂ©e. Il rapportait une histoire. Et dĂ©sormais, chaque fois qu’il toucherait le ballon sous le maillot de Vianense, il y aurait, quelque part dans son geste, l’écho d’un continent conquis et d’un pays enfin couronnĂ©.

- Chapitre 979 -
- onde vai parar a maquina -
- Chapitre 981 -
Coming SOON - 05/03
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Quelle performance pour une sélection pas attendue à ce niveau

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bonne performance pour un petit pays !

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Cet appel est inquiétant
 Faut-il le prendre au sérieux ? Vu tout ce qui lui arrive, je pense !

Les résultats sont ouf, que du vert, un perfect de chez perfect !!

Bravo Ă  Mamadu ! Clairement il est trop hot :hot_face:

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Enorme ce qu’a fait MamadĂč ! Futur ballon d’or ?
Maintenant, est-ce qu’Anibal va mettre sa famille dans la balance ? :grimacing:

Et le différencie buts marqués/buts encaissés est dingue à Vianense !

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J’ai trop envie d’avoir la suite aprĂšs ce mystĂ©rieux appel
 j’adore ton rĂ©cit je m’en inspire un peu juste pour la mise en forme 
 :face_with_peeking_eye::rofl:

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@FC_Guimaraes

@Rhino je l’avais pas venu venir non plus. AprĂšs ils ont un effectif a 80% binational portugais et formĂ© entre le Sporting et Vianense :pasrire:

@celiavalencia c’est clair c’est beau. Vive FM pour ce genre de choses.

@CaptainAmericka Nous verrons bien, on en saura rapidement plus t’inquiùtes pas. Sportivement c’est le prime de Vianense. Mamadu est en feu.

@alexgavi ce serait beau mais j’y crois pas trop, il est jamais citĂ© dans les rĂ©compenses et la CAN avec la GuinĂ©e ça reste peu niveau rĂ©put. AprĂšs si jamais il sort une grosse saison. Et si.

@Manuel99FG merci l’ami. tu sauras rapidement la suite d’ici quelques jours :thinking: ravi que ça t’inspires fait toi plaisir.

- El Sicario Colombiano de Viana -

La fin du mercato avait ce goĂ»t familier de portes qui se ferment et de trajectoires provisoires. À Vianense, on avait choisi la raison plutĂŽt que la rĂ©tention. Patrick Persson avait pris la direction de Coventry, Aliu Junior celle de Hanovre, Fabio Morgado s’était envolĂ© pour Monaco, Nuno Bandeira avait rejoint Feyenoord, tandis que Ricky et Daniel Costa cherchaient du temps de jeu Ă  l’AVS et Ă  Sheffield. Autant de dĂ©parts temporaires, pensĂ©s, assumĂ©s, presque nĂ©cessaires pour que chacun continue d’exister au rythme du terrain.

Puis, au milieu de ce ballet logique, une annonce inattendue fendit la routine. Un nom. Un visage du passé. Un choix qui ne répondait pas aux codes habituels du marché.

Vianense officialisa l’arrivĂ©e, pour la saison suivante, d’Anaya.

34 ans. Colombien. VĂ©tĂ©ran. Ami intime d’AnĂ­bal. Un joueur qu’il avait connu Ă  Envigado, qu’il avait ensuite emmenĂ© Ă  Palmeiras, et avec lequel il avait traversĂ© deux saisons devenues presque mythologiques, d’abord en Colombie, puis au BrĂ©sil. Anaya ne venait pas pour relancer sa carriĂšre. Il venait la conclure.

La nouvelle surprit d’autant plus que le joueur Ă©tait blessĂ©. Trois mois d’indisponibilitĂ©. Pas de retour avant la fin de saison. Un contrat d’un an et demi, signĂ© sans urgence sportive, mais avec une clartĂ© presque Ă©motionnelle. Anaya arrivait pour autre chose que des minutes immĂ©diates. Il arrivait pour faire partie d’un dernier mouvement.

Son parcours parlait pour lui. 78 matchs sous le maillot de Millonarios, 57 avec Envigado, et surtout 700 apparitions avec Palmeiras, 13 saisons d’une fidĂ©litĂ© rare, Ă  une Ă©poque oĂč les carriĂšres se fragmentent. Anaya n’avait jamais Ă©tĂ© un joueur pressĂ©. Il avait toujours prĂ©fĂ©rĂ© durer.

Lors de la confĂ©rence de presse, l’atmosphĂšre fut diffĂ©rente. Plus douce. Moins tendue. Anaya s’exprima lentement, le regard clair, comme s’il savourait chaque mot.

Il confirma qu’il porterait le numĂ©ro 2. Un chiffre simple, presque anodin, mais qu’il disait aimer pour ce qu’il reprĂ©sentait : la soliditĂ©, la fiabilitĂ©, le travail dans l’ombre. Il parla surtout d’AnĂ­bal. De leur rencontre Ă  Envigado. De ces saisons folles, imprĂ©visibles, oĂč tout semblait possible. Il expliqua qu’il n’avait pas hĂ©sitĂ© une seconde quand l’appel Ă©tait venu. Que finir ailleurs n’aurait pas eu de sens.

— Je ne viens pas pour faire de la figuration, je viens soutenir un ami dit-il calmement. Je viens pour gagner. Encore. Tout ce qu’on peut gagner.

AnĂ­bal, assis Ă  ses cĂŽtĂ©s, l’écoutait sans intervenir. Il savait que ce recrutement-lĂ  ne se mesurerait ni en statistiques ni en Ă©chĂ©ances. Anaya arrivait comme on referme une boucle. Comme on invite le passĂ© Ă  s’asseoir Ă  la table du prĂ©sent pour prĂ©parer la derniĂšre danse.

À Vianense, certains comprirent immĂ©diatement. D’autres s’interrogĂšrent. Mais tous sentirent que cette signature n’était pas anodine. Elle annonçait autre chose. Une intention. Un parfum de fin de cycle assumĂ©e, maĂźtrisĂ©e, presque scĂ©narisĂ©e.

Le mercato se referma. Les jeunes partirent apprendre. Et quelque part, blessĂ© mais dĂ©jĂ  engagĂ©, Anaya commença Ă  prĂ©parer la fin. Pas une fin en retrait. Une fin debout. Aux cĂŽtĂ©s d’AnĂ­bal. Avec l’idĂ©e, intacte, qu’il restait encore des trophĂ©es Ă  aller chercher ensemble.

- - - J.SebastiĂĄn
Anaya - - -
Âge
34
Nationalité :colombia: :brazil:
Apparitions 906
Buts 180
assists 141
ANNEES CLUB APP Buts Assists
:colombia: 2029 [U20] :millionarios: Millionarios 4 1 0
:colombia: 2030 [U20] :millionarios: Millionarios 11 4 3
:colombia: 2031 [U20] :millionarios: Millionarios 3 1 1
:colombia: 2032 :liga_betplay: [PRO] :millionarios: Millionarios 7 0 0
:colombia: 2033 :liga_betplay: [PRO] :millionarios: Millionarios 56 16 2
:colombia: 2034 :liga_betplay: [PRO] :millionarios: Millionarios 15 5 4
:colombia: 2034 :liga_betplay: [PRO] :envigado_fc: Envigado fc 57 3 22
:brazil: 2035 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 76 6 24
:brazil: 2036 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 47 6 4
:brazil: 2037 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 53 9 5
:brazil: 2038 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 34 10 2
:brazil: 2039 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 55 13 3
:brazil: 2040 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 49 9 8
:brazil: 2041 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 58 11 8
:brazil: 2042 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 49 14 5
:brazil: 2043 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 50 12 4
:brazil: 2044 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 50 14 10
:brazil: 2045 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 58 15 7
:brazil: 2046 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 62 17 11
:brazil: 2047 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 59 15 11
:brazil: 2048 :serieabre: [PRO] :palmeiras: SE Palmeiras 0 0 0
:portugal: 48/49 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense
:colombia: 28/33 :comnebol: [U20] :colombia: Colombie 14 5 9
:colombia: 34/3X :comnebol: [A] :colombia: Colombie 71 5 11
28-34 TOTAL - - - - - - - - - - 835 175 130
- Chapitre 980 -
- MamadĂș dans l’histoire -
- Chapitre 982 -
Coming SOON - 06/03
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Mine de rien, il a eu une belle carriĂšre. Un beau renfort d’expĂ©rience pour Vianense

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Ça y est ça commence !! Le premier d’une longue sĂ©rie :heart_eyes:

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@FC_Guimaraes

@Rhino il aura eu une sacré carriÚre au Brésil clairement. Il va apporter un peu de profondeur au poste.

@CaptainAmericka pas le plus dur Ă  convaincre :hoho:

- Vianense ne s’arrĂȘte plus -

La saison avait Ă©tĂ© lancĂ©e comme on dĂ©gaine une certitude. Vianense avançait avec cette assurance tranquille des Ă©quipes qui ne jouent plus pour confirmer, mais pour prolonger. Une nouvelle finale d’Allianz Cup se prĂ©sentait, presque naturellement, au terme d’un parcours sans concessions. Farense avait Ă©tĂ© Ă©cartĂ© sans fioritures, le Sporting neutralisĂ© avec mĂ©thode, et le FC Porto renversĂ© en demi-finale, comme une dĂ©monstration supplĂ©mentaire de cette hiĂ©rarchie dĂ©sormais assumĂ©e.

À Leiria, l’EstĂĄdio Municipal se parait de ses atours de finale. En face, Portimonense rĂȘvait d’un exploit, d’un soir oĂč tout bascule. Mais certaines finales ne laissent pas le temps de rĂȘver. Celle-ci en faisait partie.

DĂšs le coup d’envoi, Vianense imposa un tempo irrĂ©el. À la 2Ăšme minute, MamadĂș frappa dĂ©jĂ . Un but sec, prĂ©cis, qui coupa net l’élan adverse. Cinq minutes plus tard, Carlos SimĂ”es ajouta une deuxiĂšme estocade, comme si le match avait Ă©tĂ© Ă©crit pour se dĂ©cider avant mĂȘme de commencer. Le Portimonense n’eut pas le temps de comprendre ; il dut dĂ©jĂ  survivre. Et survivre face Ă  ce Vianense-lĂ  relevait de l’illusion.

AnĂ­bal observait depuis sa zone technique, sans geste superflu. Il savait. Les finales se gagnent parfois dans l’instant, quand l’adversaire doute avant mĂȘme d’avoir existĂ©. Le reste du match fut une gestion implacable, presque cruelle dans sa maĂźtrise. À la 28 Ăšme minute, MamadĂș s’offrit un doublĂ© sur penalty, scellant dĂ©finitivement le sort d’une rencontre dĂ©jĂ  figĂ©e. Trois Ă  zĂ©ro. Net. Sans appel.

Le second acte n’ajouta rien au score, mais confirma tout le reste : la maturitĂ©, la patience, la capacitĂ© Ă  Ă©touffer sans s’exposer. Portimonense tenta bien de se relever, mais chaque tentative se heurtait Ă  une structure trop solide, Ă  une Ă©quipe qui savait exactement quand accĂ©lĂ©rer et quand fermer les portes.

Au coup de sifflet final, les joueurs de Vianense cĂ©lĂ©brĂšrent avec une sobriĂ©tĂ© presque routiniĂšre. CinquiĂšme sacre en Allianz Cup dans l’histoire du club. TroisiĂšme consĂ©cutif. Un chiffre qui cessait d’ĂȘtre anecdotique pour devenir une signature. Pour AnĂ­bal GuimarĂŁes, ce trophĂ©e avait le goĂ»t particulier des victoires qui s’additionnent sans se ressembler, celles qui bĂątissent des dynasties.

DĂ©jĂ , le troisiĂšme trophĂ©e de la saison venait rejoindre l’armoire. Et pourtant, rien ne semblait rassasier ce groupe. La Liga restait en ligne de mire. La Taça aussi. Et la Ligue des Champions, toujours. Vianense avançait avec cette faim intacte, cette volontĂ© de ne laisser aucune miette sur son passage.

À Leiria, sous les projecteurs qui s’éteignaient lentement, une Ă©vidence s’imposa : ce Vianense-lĂ  ne collectionnait pas les titres par habitude. Il les empilait par conviction. Et la saison, encore longue, promettait de nouvelles pages Ă  Ă©crire avec la mĂȘme exigence, et la mĂȘme implacable ambition.

Club
:allianz_cup: Finale :allianz_cup:
EstĂĄdio Municipal
do Leiria
0 - 3
Portimonense
Sporting club
Vianense
Sporting Club
:but: MamadĂș (2’)
:but: MamadĂș sp (28’)
:but: C.SimĂ”es (7’)
- Chapitre 981 -
- el sicario colombiano de viana -
- Chapitre 983 -
Coming SOON - 06/03
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Pour la fin de sa carriùre, Aníbal va nous ramener les plus grands joueurs qu’il a eu sous ses ordres ? :heart_eyes:

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Il n’y a eu qu’une Ă©quipe sur la pelouse

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Ca devient monnaie courante de voir Vianense gagner des titres ! Anibal a banalisé le succÚs tellement il est au-dessus :hoho:

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Je pensais qu’Anaya serait revenu plus tĂŽt, comme Infante l’avait fait. Ou alors qu’il serait dĂ©cĂ©dĂ© de façon morbide.
A voir s’il entre en jeu Ă  un moment donnĂ©. Dans tous les cas, il n’empĂȘchera l’équipe de prendre d’autres trophĂ©es :sweat_smile:

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@FC_Guimaraes

@gwendil35 les plus grand qu’il a eu sous ses ordres j’aurais adorĂ© mais la plupart qu’il a croisĂ© sont dĂ©sormais Ă  la retraite ou pas forcĂ©ment dans un Ă©tat compatible avec ce qu’est devenu Vianense. Par contre tenter de faire revenir ceux parti trop tĂŽt de Vianense c’est fort probable.

@Rhino comme souvent sur la scĂšne nationale.

@CaptainAmericka C’est vrai qu’on est sur une grosse domination.

@alexgavi il a eu une belle carriĂšre brĂ©silienne. Palmeiras n’a jamais voulu le lĂącher. On verra ce que ça donne la saison prochaine.

- Les mots qui dĂ©fient l’ombre -

L’hiver 2048 avait installĂ© une atmosphĂšre Ă©trange autour de Vianense.

Sportivement, tout semblait suivre son cours. Le club dominait encore, les adversaires continuaient de tomber, et l’Europe observait avec ce mĂ©lange d’admiration et de fatigue rĂ©servĂ© aux dynasties qui durent trop longtemps. Pourtant, derriĂšre cette façade de puissance tranquille, une tension plus sombre circulait dans les couloirs du club.

AnĂ­bal GuimarĂŁes n’en parlait jamais publiquement. Mais depuis les fĂȘtes de NoĂ«l, une ombre pesait sur lui.

Ce soir-lĂ , il avait Ă©tĂ© invitĂ© sur un plateau de tĂ©lĂ©vision Ă  Lisbonne. Une Ă©mission de football comme il en existait des dizaines, oĂč anciens joueurs, journalistes et consultants refaisaient le monde autour de quelques images et de dĂ©bats plus ou moins passionnĂ©s. L’ambiance, au dĂ©part, Ă©tait presque dĂ©tendue. Les images de la derniĂšre victoire de Vianense tournaient encore sur les Ă©crans, et les intervenants Ă©voquaient la domination du club portugais avec ce mĂ©lange d’admiration et de lassitude que provoquent les Ă©quipes trop fortes.

À la table, il y avait notamment Renato Sanches.

Ancienne Ă©toile de Valladolid, ancien pilier de la sĂ©lection portugaise, Renato avait connu AnĂ­bal au prĂ©mices de sa carriĂšre. Leur relation dĂ©passait largement le cadre d’un simple entraĂźneur et de son joueur. Il y avait entre eux une forme de respect brut, forgĂ© dans les batailles espagnoles et les nuits de vestiaire oĂč l’on se disait la vĂ©ritĂ© sans dĂ©tour.

Pendant une bonne partie de l’émission, Renato resta silencieux, observant son ancien coach avec attention. Puis, au moment oĂč l’on Ă©voqua les incidents rĂ©cents autour du club et les Ă©vĂ©nements inquiĂ©tants qui avaient touchĂ© l’entourage d’AnĂ­bal ces derniers mois, il finit par prendre la parole.

Il ne le fit pas comme un journaliste. Il le fit comme quelqu’un qui s’inquiùte.

Ani
 je vais te poser la question directement.

Il marqua une pause, regardant AnĂ­bal droit dans les yeux.

Avec tout ce qui se passe autour de toi
 tu n’as pas peur d’ĂȘtre la prochaine cible ?

Sur le plateau, le silence tomba immédiatement.

Les camĂ©ras se tournĂšrent vers AnĂ­bal. Le coach portugais resta immobile quelques secondes. Son regard se perdit un instant dans le vide, comme s’il pesait chaque mot. Puis son visage se durcit lĂ©gĂšrement.

Il ne parla pas des menaces reçues à Noël. Pas directement.

La peur
 commença-t-il calmement, ça existe pour tout le monde. Mais il y a une diffĂ©rence entre avoir peur et accepter d’ĂȘtre intimidĂ©.

Il croisa les mains sur la table.

J’ai parlĂ© de tout ça avec ma femme, Yessica. Nous sommes alignĂ©s. ComplĂštement.

Il expliqua que la famille bĂ©nĂ©ficiait dĂ©jĂ  d’une protection policiĂšre renforcĂ©e. Mais il ajouta une information qui fit immĂ©diatement redresser plusieurs journalistes autour de la table.

Et Simon Moya
 dit-il en esquissant un léger sourire.

Vous vous souvenez de Simon ?

Bien sĂ»r qu’ils s’en souvenaient. Ancien joueur de Valladolid lui aussi, devenu un proche de la famille, et surtout un des plus anciens amis de Yessica. Un homme discret, mais dont les connexions en Colombie n’étaient un secret pour personne.

Simon a activĂ© quelques contacts lĂ -bas pour s’assurer que certaines choses restent
 sous contrĂŽle.

Il haussa légÚrement les épaules.

Je ne peux pas en dire plus.

Sur le plateau, les regards changÚrent. Les journalistes comprirent que le sujet dépassait largement le football.

AnĂ­bal continua alors, la voix plus ferme.

Ce n’est pas une question de savoir si ma famille est plus importante que le football. Bien sĂ»r qu’elle l’est. Mais ce genre d’intimidations
 si on les accepte une fois, elles ne s’arrĂȘtent jamais.

Puis, lentement, il se tourna vers la camĂ©ra principale. Ce geste n’était pas prĂ©vu dans le dĂ©roulĂ© de l’émission.

Mais personne ne tenta de l’interrompre. Son regard se fixa dans l’objectif.

À la personne qui pense pouvoir jouer à ça


Il marqua une pause.

Si tu es un homme
 un vrai


Le plateau était devenu totalement silencieux.

Alors tu viens me voir moi. Pas ma famille.

Ses mots tombĂšrent comme des pierres.

Tu viens régler tes comptes en personne.

Personne ne parla pendant plusieurs secondes. Puis le prĂ©sentateur tenta maladroitement de relancer l’émission, mais le moment Ă©tait passĂ©. Tout le monde savait que ce qui venait d’ĂȘtre dit dĂ©passerait largement les limites de ce plateau.

Le lendemain matin, toute la presse européenne ne parlait plus que de ça.

Les chaĂźnes sportives repassaient l’extrait en boucle. Les journaux titraient sur « le dĂ©fi d’AnĂ­bal », « La lĂ©gende craque en direct », « la guerre invisible autour de Vianense ». Certains y voyaient un geste courageux. D’autres une imprudence.

Mais pour ceux qui connaissaient vraiment AnĂ­bal GuimarĂŁes, ce n’était ni l’un ni l’autre.

C’était simplement un homme qui refusait de courber l’échine.

- Chapitre 982 -
- Vianense ne s’arrĂȘte plus -
- Chapitre 984 -
Coming SOON - 08/03
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