:storygold: :s24: đŸ‡”đŸ‡č :fpf: :vianense: O LeĂŁo de Lisboa

Tel pùre tel fils. Un talent ne pouvait donner naissance qu’à un autre talent.

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T’as jamais vu jouer les fils Zidane, toi :sac:

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@FC_Guimaraes

@Rhino oh mais t’es bien sensible mon salaud.

@CaptainAmericka pourtant Anibal a jamais été un grand joueur.

@toopil bof y’a bien que Lucas qui a une carriĂšre pro. Enzo c’était une fraude, ThĂ©o a une LDC mais est en remplaçant en D2. Eliaz joue en D4 Ă  20 ans.

- Adjei, Santana et Anibal plebiscités -

La soirĂ©e des The Best avait pris, cette annĂ©e-lĂ , des allures de sacre collectif. Non pas une cĂ©rĂ©monie comme les autres, mais une sorte de consĂ©cration silencieuse, presque solennelle, pour un club longtemps regardĂ© avec condescendance et dĂ©sormais installĂ© au sommet du monde. Vianense n’était plus l’invitĂ© surprise, ni l’histoire romantique que l’on applaudit Ă  distance. Vianense Ă©tait devenu une rĂ©fĂ©rence, un Ă©talon, et la scĂšne internationale dut s’y rĂ©soudre sans dĂ©tour.

Lorsque le nom de Bruno Santana rĂ©sonna pour le trophĂ©e de gardien de l’annĂ©e, un murmure parcourut la salle avant de se transformer en applaudissements nourris. Le jeune portier, longtemps dans l’ombre, parfois contestĂ©, souvent comparĂ©, incarnait pourtant mieux que quiconque la trajectoire du club. Sa saison avait Ă©tĂ© une succession de silences imposĂ©s aux adversaires : des arrĂȘts rĂ©flexes dans le vacarme des grands soirs, une autoritĂ© nouvelle dans les airs, une sĂ©rĂ©nitĂ© presque insolente dans les moments de panique collective. En montant sur scĂšne, Bruno ne souriait qu’à moitiĂ©, encore incrĂ©dule. Il remercia son staff, ses dĂ©fenseurs, et glissa quelques mots pour Viana, « lĂ  oĂč l’on apprend Ă  tomber avant d’apprendre Ă  voler ». Ceux qui connaissaient son histoire comprirent.

Puis vint Emmanuel Adjei. À nouveau. Le doublĂ©. Meilleur U21 du monde, pour la seconde annĂ©e consĂ©cutive. À 20 ans Ă  peine, le visage encore juvĂ©nile mais le regard dĂ©jĂ  chargĂ© d’histoires trop grandes pour son Ăąge, Emmanuel symbolisait cette gĂ©nĂ©ration qui ne demandait plus la permission. Sa saison avait Ă©tĂ© une dĂ©monstration de maturitĂ© brutale : des buts dĂ©cisifs, des courses tranchantes, mais surtout une capacitĂ© rare Ă  rĂ©pondre prĂ©sent quand le poids du monde s’abattait sur ses Ă©paules. Sur scĂšne, il parla peu. Il Ă©voqua le Ghana, le Portugal, Vianense, AnĂ­bal. Toujours AnĂ­bal. « Il m’a appris que le talent sans discipline n’était qu’un feu de paille », lĂącha-t-il, simplement. La salle applaudit longtemps.

Et puis, comme une conclusion presque logique, presque inévitable, le dernier nom tomba.

AnĂ­bal GuimarĂŁes, meilleur entraĂźneur de l’annĂ©e.

Cette fois, l’ovation fut totale. Longue. Lourde. ChargĂ©e de reconnaissance. AnĂ­bal monta sur scĂšne avec cette dĂ©marche qui le caractĂ©risait dĂ©sormais, mi-fatiguĂ©e, mi-dĂ©terminĂ©e, comme un homme qui avait trop vu pour s’enivrer encore. Son discours fut bref, presque austĂšre. Il parla de collectif, de fidĂ©litĂ©, de temps long. Il parla aussi, sans le nommer, du prix Ă  payer. « Gagner » dit-il, « ce n’est pas seulement soulever des trophĂ©es. C’est survivre Ă  tout ce qui tente de vous dĂ©tourner de ce que vous ĂȘtes. »

Dans la salle, beaucoup comprirent que cette phrase dépassait largement le football.

Lorsque les lumiĂšres se tamisĂšrent et que les camĂ©ras se dĂ©tournĂšrent, une image resta pourtant gravĂ©e : trois trophĂ©es, trois hommes, une mĂȘme histoire. Vianense avait tout raflĂ©, oui. Mais surtout, Vianense avait imposĂ© une vision. Celle d’un club construit sur la patience, la transmission et une foi presque obstinĂ©e dans l’humain.

Ce soir-lĂ , aux The Best, le monde du football ne cĂ©lĂ©bra pas seulement des individus. Il reconnut, enfin, qu’un projet pouvait encore triompher du cynisme. Et que parfois, contre toute attente, le plus beau des palmarĂšs restait celui que l’on bĂątissait ensemble.

- Chapitre 924 -
- Victor perpétue la tradition -
- Chapitre 926 -
Coming SOON - 18/01
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Ca laisse pas une miette ici !

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@FC_Guimaraes

@CaptainAmericka il manque encore joueur de l’annĂ©e !!

- Ronaldinho impressionne -

À l’approche du mercato hivernal, une agitation sourde s’installa autour de Vianense, comme une rumeur qui enfle avant de devenir tempĂȘte. Le club avait appris Ă  vivre avec cela : chaque saison victorieuse, chaque jeune qui Ă©clot, chaque prĂȘt rĂ©ussi devenait une vitrine offerte Ă  l’Europe entiĂšre. Cette fois, pourtant, un nom revenait avec insistance dans les conversations feutrĂ©es des recruteurs et les colonnes des journaux spĂ©cialisĂ©s. Ronaldinho.

PrĂȘtĂ© Ă  Montpellier presque dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale, l’ailier brĂ©silien avait dĂ©barquĂ© en Ligue 1 avec l’étiquette encombrante des promesses non tenues et des comparaisons trop lourdes Ă  porter. À Viana, on savait qu’il lui fallait du temps, de l’espace, et surtout une forme de libertĂ© que seule la distance pouvait offrir. Loin de la pression du Minho, loin de l’ombre Ă©crasante des titres, Ronaldinho avait enfin respirĂ©. Et, semaine aprĂšs semaine, il avait rĂ©pondu sur le terrain.

Douze matchs. Huit buts. Six passes dĂ©cisives. Des chiffres qui claquaient comme une gifle pour ceux qui doutaient encore. À Montpellier, il n’était plus un pari, mais un moteur. Son pied gauche faisait basculer les rencontres, ses appels dĂ©chiraient les dĂ©fenses, et son insouciance retrouvĂ©e contaminait tout un vestiaire. GrĂące Ă  lui, le club hĂ©raultais s’était hissĂ© Ă  une inattendue deuxiĂšme place en Ligue 1, jouant sans complexe, portĂ© par un ailier qui semblait enfin avoir compris que le football pouvait ĂȘtre simple quand il Ă©tait jouĂ© avec sincĂ©ritĂ©.

Naturellement, l’Europe se rĂ©veilla. À Vianense, le tĂ©lĂ©phone d**’Hugo Viana** se mit Ă  vibrer plus souvent que d’habitude. Valencia, Ă  la recherche d’un nouveau souffle sur ses ailes. Chelsea, toujours attentif aux talents capables de faire la diffĂ©rence dans les petits espaces. Leipzig, fidĂšle Ă  sa politique de jeunes joueurs explosifs. L’Atalanta, enfin, sĂ©duite par ce mĂ©lange de verticalitĂ© et de crĂ©ativitĂ© qui collait si bien Ă  son identitĂ©. Les chiffres circulaient, encore officieux mais dĂ©jĂ  insistants : vingt-cinq, parfois trente millions d’euros pour rapatrier l’ailier brĂ©silien dĂšs l’hiver.

À Viana, on observait tout cela avec un mĂ©lange de fiertĂ© et de prudence. AnĂ­bal savait mieux que quiconque que Ronaldinho n’était pas qu’un dossier financier. Il Ă©tait un symbole. Celui d’un joueur qu’on avait protĂ©gĂ© au bon moment, envoyĂ© apprendre ailleurs plutĂŽt que sacrifiĂ© trop tĂŽt. Le voir briller Ă  Montpellier validait une mĂ©thode, une vision, presque une philosophie. Mais cela posait aussi une question dĂ©licate : fallait-il encaisser maintenant, ou attendre encore, au risque de casser un Ă©lan fragile ?

Dans les couloirs du centre d’entraĂźnement, personne ne parlait ouvertement de transfert. On Ă©voquait simplement « l’hiver qui arrive », « les opportunitĂ©s », « le bon moment ». Ronaldinho, lui, continuait de jouer, insouciant en apparence, conscient au fond que chaque dribble rĂ©ussi rapprochait un peu plus l’instant du choix. Et Vianense, fidĂšle Ă  lui-mĂȘme, se prĂ©parait Ă  dĂ©cider sans se trahir : vendre au prix du marchĂ©, ou conserver au prix de la patience.

Le mercato n’avait pas encore ouvert que, dĂ©jĂ , l’histoire Ă©tait lancĂ©e. Et comme souvent avec Vianense, elle promettait d’ĂȘtre aussi humaine que stratĂ©gique.

- Chapitre 925 -
- Adjei, Santana et Anibal plebiscités -
- Chapitre 927 -
Coming SOON - 20/01
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Il a le nom de l’emploi ^^

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Il n’y a qu’un seul Ronaldinho :sac:

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@FC_Guimaraes

@Rhino :hoho: Montpellier c’est pas ouf pour soulever des putes en boite ceci dit :sac:

@toopil et quel Ronnie :fap:


image

- Javi Sanchez de retour Ă  Valladolid -

La nouvelle tomba un matin d’hiver gris sur la Castille, lourde et inĂ©vitable. En difficultĂ© en Liga, ballotĂ© entre promesses non tenues et matches perdus dans les derniers souffles, le Real Valladolid avait fini par trancher. Julian Nagelsmann, architecte ambitieux mais dĂ©sormais isolĂ©, fut remerciĂ© sans Ă©clat, presque dans un silence gĂȘnĂ©. À la Pucela, on ne cherchait plus des concepts ou des cycles longs : on voulait retrouver une Ăąme, une mĂ©moire, une continuitĂ© que les chiffres ne savaient plus raconter.

C’est ainsi que le passĂ© revint frapper Ă  la porte du prĂ©sent. Javi SĂĄnchez. Le nom rĂ©sonna aussitĂŽt comme une Ă©vidence. Ancien capitaine aux plus de 450 matchs sous le maillot violet, lieutenant fidĂšle d’AnĂ­bal GuimarĂŁes dans les annĂ©es dorĂ©es, puis entraĂźneur principal d’un Valladolid entrĂ© dans la lĂ©gende avec deux Liga et deux Ligue des champions, il incarnait Ă  lui seul ce que le club avait Ă©tĂ©, et ce qu’il espĂ©rait redevenir. Son retour ne fut pas une surprise : il fut accueilli comme un soulagement, presque comme un refuge.

Le jour de son intronisation, le stade semblait retenir son souffle. Javi se prĂ©senta sans emphase, costume sombre, regard clair, la voix posĂ©e de ceux qui n’ont plus rien Ă  prouver. Il parla d’identitĂ©, de travail, de respect du blason. Puis, trĂšs vite, la question que tout le monde attendait surgit : Joaquin FernĂĄndez. Le quintuple Ballon d’Or. L’icĂŽne vivante. Le visage d’une gĂ©nĂ©ration entiĂšre.

Javi ne dĂ©tourna pas le regard. Il assuma. Oui, il comptait s’appuyer sur Joaquin. Oui, son talent restait intact, son influence immense, son intelligence de jeu irremplaçable. Mais le football, rappela-t-il, Ă©tait aussi une affaire de cycles et de luciditĂ©. À 33 ans passĂ©s, Joaquin ne pouvait plus ĂȘtre ce qu’il avait Ă©tĂ© sans s’y consumer. Il faudrait accepter de jouer moins, de choisir ses batailles, de transmettre davantage que de porter seul.

« Les lĂ©gendes ne meurent pas quand elles jouent moins», dĂ©clara Javi avec gravitĂ©. «Elles meurent quand on les force Ă  ĂȘtre ce qu’elles ne peuvent plus ĂȘtre. »

Dans la salle, le silence fut dense. Personne n’y vit un manque de respect. Au contraire. C’était une main tendue, une invitation Ă  Ă©voluer, Ă  changer de rĂŽle sans perdre de stature. Joaquin, absent ce jour-lĂ , comprit le message sans doute mieux que quiconque. Lui qui avait tout gagnĂ© savait que la grandeur rĂ©sidait parfois dans le renoncement.

À Valladolid, ce retour aux sources n’effaçait pas les doutes, mais il redonnait un cap. Javi SĂĄnchez n’était pas venu pour réécrire le passĂ© ; il Ă©tait venu pour s’en servir. Et dans l’ombre de ses paroles, on sentait dĂ©jĂ  poindre cette promesse fragile, presque dangereuse : celle d’un club prĂȘt Ă  souffrir encore un peu, pour mieux se souvenir qui il Ă©tait.

- Chapitre 926 -
- Ronaldinho impressionne -
- Chapitre 928 -
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Un retour au source pour un grand bonhomme

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Anibal et ses poulains (qu’ils soient sur le terrain, ou aux abords) raflent tout en ce moment !
D’ailleurs, Javi Sanchez n’était pas devenu l’entraineur de Madrid ?

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@FC_Guimaraes

@Rhino exact, second passage pour lui Ă  Valladolid comme entraineur.

@alexgavi il est resté 3 ans au Real Madrid et est sans club depuis la fin de saison passée.

- H.Viana: « on va devoir faire des choix Â» -

Le bureau d’Hugo Viana baignait dans une lumiĂšre de fin d’aprĂšs-midi, douce et trompeuse, comme si elle cherchait Ă  attĂ©nuer la gravitĂ© de ce qui allait s’y dire. Les trophĂ©es alignĂ©s sur l’étagĂšre ne faisaient plus illusion depuis longtemps : derriĂšre l’or et l’argent, Vianense Ă©tait arrivĂ© Ă  ce point prĂ©cis oĂč le succĂšs obligeait Ă  choisir, et oĂč chaque choix laissait une trace.

AnĂ­bal s’installa sans un mot, posa son manteau sur le dossier de la chaise et croisa les bras. Il connaissait Hugo depuis trop longtemps pour ignorer le ton mesurĂ© qu’il employait lorsqu’il prĂ©parait une annonce dĂ©licate.

« La nouvelle gĂ©nĂ©ration arrive Â» commença Hugo en ouvrant un dossier Ă©pais. « Les U16. C’est probablement la cuvĂ©e la plus prometteuse depuis
 Â»

Il marqua une pause, esquissa un sourire.

« Depuis celle de Francisco, de Bruno, de Carlos. Â»

AnĂ­bal hocha lentement la tĂȘte. Il aimait ces moments-lĂ , ces instants oĂč le futur s’invitait sans prĂ©venir, presque insolent.

Ils sont prĂȘts ? demanda-t-il. Vraiment prĂȘts ?

« Plus que prĂȘts Â» rĂ©pondit Hugo sans hĂ©siter. « Techniquement, mentalement. Certains ont dĂ©jĂ  une maturitĂ© qui dĂ©passe leur Ăąge. Ils vont postuler pour la montĂ©e en U19, signer pro pour les plus avancĂ©s
 Â»

Il referma le dossier avec un soupir plus lourd.

« Mais voilĂ  le problĂšme. Â»

AnĂ­bal esquissa une grimace.

« Il y a toujours un “mais”. Â»

« Depuis ton arrivĂ©e, on a fait un choix fort Â» poursuivit Hugo. « DĂ©velopper la formation, limiter le recrutement externe. On a tenu cette ligne. RĂ©sultat : on a Ă©normĂ©ment de joueurs sous contrat. Trop, mĂȘme. Et certains
 Â»

Il chercha ses mots.

« Certains n’arrivent plus Ă  trouver leur place. Â»

Le silence s’installa, dense. AnĂ­bal se leva, fit quelques pas vers la fenĂȘtre qui donnait sur le centre d’entraĂźnement, observa les terrains oĂč les jeunes s’entraĂźnaient dĂ©jĂ  dans la fraĂźcheur du soir.

« Tu sais ce que ça me fait Â» murmura-t-il. « Les voir partir. Â»

« Je sais Â» rĂ©pondit Hugo doucement. « Mais si on ne fait rien, on les bloque. On les Ă©touffe. Et on se met en danger, sportivement et humainement. Â»

AnĂ­bal se retourna, le regard dur mais lucide.

« Tu me demandes de sacrifier une partie de ce qu’on a construit. Â»

« Non Â» corrigea Hugo. « Je te demande de protĂ©ger l’ensemble. On ne peut pas tous les garder. Certains doivent aller vivre autre chose, ailleurs. Et ce ne sera pas un Ă©chec. Â»

Aníbal resta un instant immobile, puis inspira profondément.

« D’accord Â» finit-il par dire. « Fais-moi une liste. Les plus convoitĂ©s, et ceux qui n’auront jamais le niveau selon toi, ceux pour qui les agents frappent dĂ©jĂ  Ă  la porte. Â»

Hugo esquissa un sourire prudent.

« Je m’en doutais. Â»

« Mais Ă©coute-moi bien Â» ajouta AnĂ­bal en s’approchant du bureau. « Pas maintenant. Pas trop tĂŽt. Je ne veux pas de portes grandes ouvertes, pas de rumeurs qui polluent les vestiaires. Â»

Il posa la main Ă  plat sur le bois.

« On fixe la trajectoire au printemps. Avant ça, prioritĂ© au terrain. Aux Ă©chĂ©ances. À ce qu’on a encore Ă  gagner. Â»

Hugo acquiesça.

« Je fermerai les vannes. Les agents attendront. Â»

Aníbal se rassit enfin, le visage marqué par une fatigue sincÚre.

« On a bĂąti quelque chose de rare ici Â» conclut-il. « Si on doit laisser partir certains, je veux que ce soit propre. Juste. Et assumĂ© Â»

Hugo le regarda longuement avant de répondre.

« C’est pour ça que ça marche entre nous, Ani. On ne triche jamais avec ce club. Â»

Le silence revint, apaisĂ© cette fois. Dehors, un groupe de jeunes riait en quittant le terrain. Le futur approchait, inexorable. Et Ă  Viana, il allait encore falloir apprendre Ă  le laisser grandir, quitte Ă  le voir s’éloigner.

- Chapitre 927 -
- Sanchez de retour Ă  Valladolid -
- Chapitre 929 -
Coming SOON - 20/01
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- Ainda invicto -
- Toujours invaincu -

Vianense avait passĂ© des fĂȘtes sereines, encensĂ© lors des rĂ©compenses de fin d’annĂ©e. Invaincu en championnat et en Champion’s League cette saison. Surtout Vianense Ă©tait portĂ© par « ses anciens Â» cette saison. MamadĂș Ă©tait redevenu le meilleur buteur, Luis Almeida et SĂ©rgio Mata Ă©taient redevenus efficaces rappelant aux jeunes loups Emmanuel Adjei, Eli Patermeu et AntĂŽnio qu’il fallait durer dans ce milieu.

L’annĂ©e commença par un dĂ©placement Ă  Salgueiros. SĂ©rgio Mata en forme n’attendu que 5 minutes pour dĂ©livrer une passe dĂ©cisive Ă  Emmanuel Adjei pour l’ouverture du score. Emmanuel ne fut pas loin du doublĂ© Ă  la demi heure mais du sortir lorsqu’il provoqua un pĂ©nalty. SĂ©rgio le transforma sans trembler avant de signer un doublĂ© juste avant la pause. En seconde pĂ©riode Eli Patermeu scella les dĂ©bats en inscrivant son sixiĂšme but de la saison.

Quelques jours plus tard en Taça, Vianense atomatisa le Sporting Portugal. Aliu Junior en grande forme claqua un doublĂ© suivi par un but d’AntĂŽnio. ComplĂ©tement Ă  l’ouest les leĂ”es encaissĂšrent deux nouveaux buts du jeune Ruben Mauricio. La pause venait Ă  peine d’arrivĂ©e que le match Ă©tait dĂ©jĂ  terminĂ©. En championnat Vianense enchaina en faisant tomber le Benfica sur la plus petite des marges Ă  la faveur d’un but d’Eli Patermeu.

Emmanuel Adjei fit son retour contre Farense en championnat. Et quel retour. Le buteur d’origine ghanĂ©enne envoya un triplĂ© en 13 minutes en premiĂšre pĂ©riode sur des services de Luis Almeida, Francisco Maior et Victor. Victor en forme marqua un nouveau but en fin de match par ailleurs. Avant de penser de nouvau Ă  la Champion’s, Vianense s’offrit le scalp de justesse Ă  la faveur d’un nouveau but de Victor. Kobenhavn n’eu pas les armes n’ont plus pour faire douter Vianense qui s’imposa avec un but prĂ©coce d’Eli Patermeu.

Avant la derniĂšre journĂ©e europĂ©enne, Viana fit tomber Benfica de nouveau, cette fois en Allianz Cup. MamadĂș inscrivit un doublĂ© plein de classe pour rappeler sa domination. MamadĂș marqua aussi contre l’Olympiakos en transformant un pĂ©nalty qu’il avait obtenu. Avant cela Emmanuel Adjei avait lui aussi marquĂ© comme pour signifier Ă  son ainĂ© qu’il faudrait compter sur lui jusqu’au bout.

Avec ce mois fabuleux marquĂ© par 8 victoires en 8 matchs, Vianense continue d’avancer au classement et compte dĂ©sormais six points d’avance sur Benfica et dĂ©jĂ  13 sur Porto. Vianense soigne d’ailleurs la diffĂ©rence de buts avec une sĂ©rie en cours de sept matchs TCC sans encaisser de buts et 5 en championnat. Avec cette sĂ©rie Vianense s’est assurĂ© le deuxiĂšme spot en vue du tirage des huitiĂšmes de finale de champion’s League, juste derriĂšre le finaliste de l’an passĂ©.

Date Club Score Buteurs
:ligaportugal: J16 5/1/2047 :salgueiros: Salgueiros 2 - 4 E.Adjei (6), S.Mata (pen 36, 43), E.Patermeu (74)
:taca_do_portugal: T5 10/1/2047 :grootsporting: Sporting CP 0 - 5 A.JĂșnior (14, 19), AntĂŽnio (26), R.MaurĂ­cio (39, 41)
:ligaportugal: J17 13/1/2047 :sl_benfica: Benfica 1 - 0 E.Patermeu (45)
:ligaportugal: J18 16/1/2047 :farense: Farense 4 - 0 E.Adjei (14, 25, 27), V.GuimarĂŁes (75)
:ligaportugal: J19 20/1/2047 :portimonense: Portimonense 0 - 1 V.GuimarĂŁes (86)
:grootchampions: M7 23/1/2047 :kobenhavn: FC KĂžbenhavn 0 - 1 E.Patermeu (4)
:allianz_cup: 1/2 26/1/2047 :sl_benfica: Benfica 2 - 0 MamadĂș (pen 15, 87)
:grootchampions: M8 29/1/2047 :olympiakos: Olympiacos 0 - 2 E.Adjei (68), MamadĂș (pen 90)

- Classificação -
- Classement -

Clt
Équipe
J G N P Bm Be Diff Pts
1er :grootchampions: :vianense: Vianense 19 16 3 0 51 11 +40 51
2e :grootchampions: :sl_benfica: Benfica 19 14 3 2 52 13 +39 45
3e :europa: :fc_porto: Porto 19 11 5 3 41 18 +23 38
4e :europa: :gil_vicente: Gil Vicente 20 9 8 3 31 25 +6 35
5e :conference: :academica_coimbra: Académica Coimbra 20 9 6 5 26 27 -1 33
6e :grootsporting: Sporting CP 20 9 5 6 29 23 +6 32
7e :portimonense: Portimonense 20 9 5 6 30 22 +8 32
8e :salgueiros: Salgueiros 20 10 1 9 29 26 +3 31
9e :uniao_de_leiria: UniĂŁo de Leiria 20 8 4 8 23 24 -1 28
10e :farense: Farense 20 7 5 8 27 34 -7 26
11e :casa_pia: Casa Pia 20 7 5 8 26 23 +3 26
12e :tondela: Tondela 20 7 2 11 28 37 -9 23
13e :belenenses: Belenenses 20 6 2 12 22 41 -19 20
14e :braga: Braga 20 4 6 10 14 25 -11 18
15e :santa_clara: Santa Clara 19 3 9 7 17 25 -8 18
16e B :estoril_praia: Estoril Praia 20 4 5 11 13 31 -18 17
17e :ligaportugal2: :vitoria_guimaraes: VitĂłria de GuimarĂŁes 20 1 8 11 14 36 -22 11
18e :ligaportugal2: :feirense: Feirense 20 2 2 16 14 46 -32 8

- Classificação na Champion’s -
- Classement de Champion’s -

Clt
Équipe
J G N P Bm Be Diff Pts
1er 1/8 :napoli: Napoli 8 7 1 0 16 1 +15 22
2e 1/8 :vianense: Vianense 8 7 1 0 17 5 +12 22
3e 1/8 :wolfsburg: Wolfsburg 8 5 3 0 19 9 +10 18
4e 1/8 :monaco: Monaco 8 5 3 0 19 11 +8 18
5e 1/8 :juventus_rose: Juventus 8 5 3 0 12 5 +7 18
6e 1/8 :manunited: Man Utd 8 4 4 0 10 4 +6 16
7e 1/8 :real_valladolid: Real Valladolid 8 5 0 3 18 8 +10 15
8e 1/8 :roma: Roma 8 4 3 1 16 9 +7 15
9e B :dortmund: Dortmund 8 4 3 1 14 8 +6 15
10e B :feyenoord: Feyenoord 8 4 3 1 13 7 +6 15
11e B :mancity: Man City 8 4 2 2 21 9 +12 14
12e B :inter: Inter Milan 8 4 2 2 19 14 +5 14
13e B :newcastle: Newcastle 8 4 1 3 17 8 +9 13
14e B :bayern: Bayern MĂŒnchen 8 3 4 1 13 9 +4 13
15e B :leverkusen: Bayer Leverkusen 8 4 1 3 12 11 +1 13
16e B :villarreal: Villarreal 8 4 1 3 9 8 +1 13
17e B :barcelona: Barcelona 8 3 3 2 13 7 +6 12
18e B :rennes: Rennes 8 4 0 4 17 15 +2 12
19e B :realmadrid: Real Madrid 8 3 2 3 15 14 +1 11
20e B :paris: Paris Saint-Germain 8 3 2 3 13 14 -1 11
21e B :liverpool: Liverpool 8 2 4 2 18 13 +5 10
22e B :chelsea: Chelsea 8 2 3 3 9 11 -2 9
23e B :leipzig: RB Leipzig 8 2 2 4 13 18 -5 8
24e B :nice: Nice 8 2 2 4 10 16 -6 8
25e :shakhtar: Shakhtar 8 2 2 4 11 18 -7 8
26e :atletico: Atlético de Madrid 8 2 1 5 6 10 -4 7
27e :olympiakos: Olympiacos 8 2 1 5 6 12 -6 7
28e :galatasaray: Galatasaray SK 8 2 1 5 8 15 -7 7
29e :slavia_praha: Slavia Prague 8 1 3 4 7 14 -7 6
30e :kobenhavn: FC KĂžbenhavn 8 1 2 5 5 12 -7 5
31e :fc_porto: Porto 8 1 2 5 10 18 -8 5
32e :dinamo_zagreb: Dinamo Zagreb 8 1 2 5 8 18 -10 5
33e :salzburg: Red Bull Salzburg 8 1 1 6 4 19 -15 4
34e :basel: Basel 8 1 0 7 11 26 -15 3
35e :rangers: Rangers 8 1 0 7 8 26 -18 3
36e :ajax: Ajax 8 0 2 6 4 19 -15 2

- Classificação dos goleadores -
- Classement des buteurs -

Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
:1st_place_medal: :guinea_bissau: :portugal: MamadĂș ManĂ© 13 (20) 19 4
:2nd_place_medal: :portugal: :ghana: Emmanuel Adjei 21 (6) 16 0
:3rd_place_medal: :spain: :portugal: Victor GuimarĂŁes 24 (7) 8 9
:portugal: :brazil: AntĂŽnio Carlos 17 (16) 8 5
:portugal: Eli Patermeu 19 (10) 8 7

- Classificação dos colonos -
- Classement des passeurs -

Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
Nat Nat Prénom Nom MJ Buts Assists
:1st_place_medal: :cape_verde: :portugal: LuĂ­s Almeida 16 (13) 4 10
:2nd_place_medal: :spain: :portugal: Victor GuimarĂŁes 24 (7) 8 9
:3rd_place_medal: :portugal: Francisco Maior 24 (8) 2 9
:portugal: Sérgio Mata 20 (4) 5 7
:portugal: Eli Patermeu 19 (10) 8 7
- Chapitre 928 -
- « On va devoir faire des choix Â» -
- Chapitre 930 -
Coming SOON - 21/01
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C’est l’inconvĂ©nient du lifeban : on s’attache aux petits juenes, on les garde pour remplir l’équipe U20 et U18 et mĂȘme s’ils n’ont pas le niveau, on les garde ! On sait jamais si un jour le club est relĂ©guĂ© pour X raison, les joueurs qui n’avaient pas le niveau en D1 l’auront en D2.

Mais oui, Ă  un moment, il faut dĂ©graisser, mĂȘme si c’est dur.

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Résumé

@FC_Guimaraes

@CaptainAmericka oui c’est un peu le soucis en effet mais va falloir faire des choix.

- « Luvanor pourrait nous rendre invincible Â» -

L’article parut un dimanche matin, coincĂ© entre une analyse tactique de la Seleção et une enquĂȘte sur l’exode prĂ©coce des talents brĂ©siliens vers l’Europe. Pourtant, dĂšs les premiĂšres lignes, il se distinguait. Parce qu’il ne parlait ni de chiffres, ni de mercato, mais de formation, de transmission, et de cette Ă©trange terre portugaise qui avait façonnĂ© deux dĂ©fenseurs aujourd’hui devenus des piliers de la sĂ©lection auriverde. Gabriel et Altair, cĂŽte Ă  cĂŽte sur la photo, regards graves mais apaisĂ©s, y racontaient leurs annĂ©es de construction Ă  Vianense comme on Ă©voque un foyer que l’on a quittĂ© sans jamais vraiment s’en dĂ©tacher.

Altair fut le premier Ă  prendre la parole, avec cette Ă©lĂ©gance tranquille qui le caractĂ©risait dĂ©jĂ  sur le terrain. Il expliquait que son arrivĂ©e au Portugal avait Ă©tĂ© un choc culturel, presque une rupture brutale avec ses repĂšres brĂ©siliens. La rigueur, la discipline, l’exigence quotidienne lui avaient d’abord paru froides, presque inhumaines. Puis il Ă©voquait AnĂ­bal GuimarĂŁes. Longuement. Comme une figure charniĂšre.

Il racontait comment le coach portugais, marquĂ© par ses annĂ©es en AmĂ©rique latine, avait su adapter son management, comprendre les silences, accepter les Ă©motions, transformer la rigueur europĂ©enne en un cadre protecteur plutĂŽt qu’en une contrainte.

« AnĂ­bal savait quand il fallait parler football, et quand il fallait simplement parler Ă  l’homme », confiait Altair.

À Vianense, disait-il, on ne lui avait pas appris seulement Ă  dĂ©fendre, mais Ă  appartenir Ă  un collectif, Ă  comprendre que l’identitĂ© n’était pas un frein mais une force.

Gabriel, lui, prit le relais avec une Ă©motion plus brute. Moins dans la contemplation, plus dans la projection. Il expliquait que Vianense avait Ă©tĂ© l’endroit oĂč il avait cessĂ© de jouer pour survivre et commencĂ© Ă  jouer pour dominer. Mais surtout, il profita de l’exercice pour braquer les projecteurs sur un autre nom, un nom qui revenait sans cesse dans les discussions au BrĂ©sil ces derniers mois : Luvanor.

Ses mots Ă©taient forts, presque prophĂ©tiques. Il dĂ©crivait le jeune libĂ©ro comme un phĂ©nomĂšne silencieux, un joueur qui n’avait pas besoin de gestes spectaculaires pour imposer son autoritĂ©.

« Ce gamin comprend le jeu avant qu’il ne se passe », affirmait-il. Il rappelait son rĂŽle central dans la conquĂȘte de la Champion’s League avec Vianense, sa capacitĂ© Ă  organiser, couvrir, relancer, guider.

Pour Gabriel, il ne faisait aucun doute que Luvanor deviendrait trĂšs vite une piĂšce maĂźtresse de la Seleção. Pas seulement pour son talent, mais pour sa maturitĂ© presque dĂ©rangeante Ă  un Ăąge oĂč d’autres se cherchent encore.

L’article se refermait sur une conclusion commune, Ă©crite Ă  quatre mains. Gabriel et Altair y affirmaient que leur rĂ©ussite n’était pas le fruit d’un hasard, mais celui d’un environnement. Vianense n’était pas qu’un club formateur, c’était un lieu de passage, un lieu oĂč l’on arrivait jeune et brut, et d’oĂč l’on repartait armĂ©, structurĂ©, conscient de sa valeur.

Ils parlaient de gratitude, sans nostalgie excessive, mais avec cette luciditĂ© propre Ă  ceux qui savent d’oĂč ils viennent. Et entre les lignes, on comprenait que, pour eux comme pour Luvanor, le Portugal n’avait jamais Ă©tĂ© un simple dĂ©tour dans une carriĂšre europĂ©enne, mais une Ă©tape fondatrice, presque initiatique, dans la construction de leur lĂ©gende Ă  venir.

- Chapitre 929 -
- ainda invicto -
- Chapitre 931 -
Coming SOON - 22/01
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Vianense, la fabrique à pépite.

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@FC_Guimaraes

@CaptainAmericka on commence Ă  avoir bonne rĂ©putation clairement. C’est assez fou d’ailleurs j’aurais cru que ça prendrais plus de temps. aprĂšs on a pas sorti de crack mondial non plus.

- Carlos Tevez signe au Benfica -

Le communiquĂ© tomba en fin d’aprĂšs-midi, sec et sans fioritures, comme souvent lorsque Benfica cherchait Ă  refermer une parenthĂšse devenue trop lourde Ă  porter. À la lutte en championnat mais dĂ©jĂ  dĂ©crochĂ©, Ă©cartĂ© prĂ©maturĂ©ment des joutes europĂ©ennes, le club lisboĂšte avait tranchĂ© : Ruben Neves Ă©tait remerciĂ©. ArrivĂ© un an plus tĂŽt pour succĂ©der Ă  l’intouchable Andriy Shevchenko, l’ancien capitaine n’avait jamais rĂ©ellement rĂ©ussi Ă  habiter l’ombre immense laissĂ©e par la lĂ©gende ukrainienne. Chaque faux pas semblait raviver la comparaison, chaque victoire paraissait insuffisante, presque suspecte. À la Luz, la patience est une denrĂ©e rare lorsque l’histoire vous observe.

Dans les couloirs feutrĂ©s du stade, on racontait que la dĂ©cision mĂ»rissait depuis plusieurs semaines. Les regards fuyants, les rĂ©unions tardives, les silences trop longs en disaient plus que les mots. Benfica avait besoin d’un Ă©lectrochoc, d’un visage capable de rallumer une flamme qui vacillait. Et ce visage, Ă  la surprise de certains mais pas des initiĂ©s, avait un accent argentin et un passĂ© chargĂ© de rivalitĂ©s brĂ»lantes.

Carlos TĂ©vez fut ainsi intronisĂ© pour trois saisons, dans une atmosphĂšre mĂȘlant excitation et crainte. Mythique adversaire d’AnĂ­bal GuimarĂŁes, l’Apache revenait sur un banc aprĂšs dix-huit mois d’absence, une pĂ©riode Ă©trange durant laquelle il avait observĂ© le football Ă  distance, micro Ă  la main, consultant pour Sky en Angleterre. Il commentait alors les derbies de Manchester avec cette verve brute qui n’appartenait qu’à lui, alternant analyses lucides et piques assassines, comme s’il rĂ©glait encore des comptes invisibles avec le terrain.

Son Ă©viction de Wrexham avait laissĂ© des traces. Une sortie brutale, mal digĂ©rĂ©e, qui l’avait poussĂ© Ă  se murer dans une forme de silence mĂ©diatique avant de rĂ©apparaĂźtre sous les projecteurs, costume sombre et regard toujours aussi incendiaire. À Benfica, TĂ©vez ne revenait pas pour apprendre. Il revenait pour imposer, pour secouer, pour rappeler que le football pouvait encore se jouer avec les tripes autant qu’avec les schĂ©mas tactiques.

DĂšs sa prĂ©sentation, les symboles furent clairs. Il parla de respect pour l’histoire, mais refusa la nostalgie. Il Ă©voqua Shevchenko sans se comparer, Ruben Neves sans l’écraser, puis glissa, presque innocemment, quelques mots sur « certains clubs qui avaient pris de l’avance ces derniĂšres annĂ©es ». À Lisbonne, personne ne douta qu’AnĂ­bal GuimarĂŁes et Vianense figuraient dĂ©jĂ  dans son viseur. Les vieilles rivalitĂ©s n’avaient pas besoin d’ĂȘtre nommĂ©es pour exister.

Ainsi s’ouvrait un nouveau chapitre du football portugais. Benfica changeait de guide, TĂ©vez reprenait le combat, et dans l’ombre des bancs, les regards se croisaient dĂ©jĂ . Le championnat n’avait peut-ĂȘtre pas encore livrĂ© son verdict, mais une chose Ă©tait certaine : la guerre des nerfs venait de gagner un protagoniste de plus.

- Chapitre 930 -
- « Luvanor, la clĂ© de l’invincibilitĂ© Â» -
- Chapitre 932 -
Coming SOON - 22/01
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Haha bon retour sur une terre oĂč tu vas te faire soulever Carlito :sac:
Tevez dans ton histoire = Mourinho IRL pour moi ! Alors le voir à Benfica ça me fait rire :hoho:

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Le retour de l’Apache. Il ne m’avait pas manquĂ© :grin:

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Tevez est un vrai mercenaire des bancs :sweat_smile:
On a eu droit au diner entre Lamar et Anibal, aura-t-on droit Ă  celui entre Tevez et Anibal ?

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Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@CaptainAmericka :hoho: on va le dĂ©boiter l’Apache. Il m’appelera Woody en repartant :sac:

@Rhino Mais si mais si il t’avais manquĂ© :hoho:

@alexgavi ah bah c’est vrai qu’il a pas de limites :hoho: Faire Sporting et Benfica en moins de 3 ans :pasrire: Y’aura un moment intime mais peut ĂȘtre pas comme tu l’imagines :sac:

- « coach je veut mon bon de sortie Â» -

Le bureau d’AnĂ­bal baignait dans cette lumiĂšre douce de fin d’aprĂšs-midi qui filtrait Ă  travers les grandes baies vitrĂ©es du centre d’entraĂźnement. Sur les murs, les trophĂ©es racontaient une histoire encore en train de s’écrire : une Liga presque reconduite, des campagnes europĂ©ennes maĂźtrisĂ©es, une Ă©quipe lancĂ©e Ă  pleine vitesse vers une nouvelle moisson. C’est dans ce dĂ©cor, chargĂ© de victoires et de certitudes, qu’Antonio Carlos frappa Ă  la porte. À vingt-deux ans, l’ailier portait dĂ©jĂ  sur les Ă©paules le poids paradoxal des succĂšs prĂ©coces : celui qui empĂȘche parfois de respirer.

Il entra sans dĂ©tour, le regard sĂ©rieux, presque trop mĂ»r pour son Ăąge. Antonio parla calmement, sans Ă©clats, mais chaque mot semblait pesĂ©. Il expliqua qu’il se sentait arrivĂ© au bout de ce que le Portugal pouvait lui offrir. Non par lassitude, encore moins par ingratitude, mais parce qu’il ressentait ce besoin viscĂ©ral d’ailleurs, cette inquiĂ©tude sourde que connaissent les joueurs qui veulent se mesurer aux plus hauts sommets. À Vianense, il avait grandi, gagnĂ©, appris Ă  dominer. Pourtant, au fond de lui, persistait la sensation d’ĂȘtre arrivĂ© Ă  un plateau invisible. Il voulait continuer Ă  progresser, garantir sa place en sĂ©lection, ne plus ĂȘtre seulement un nom sur une feuille de match.

AnĂ­bal l’écouta longuement, sans l’interrompre. Il connaissait ce discours. Il l’avait entendu mille fois, parfois de la bouche de joueurs qui n’étaient pas prĂȘts, parfois de ceux qui l’étaient trop. Lorsqu’il rĂ©pondit, ce fut avec cette voix posĂ©e, presque paternelle, qui avait façonnĂ© tant de carriĂšres. Il rappela Ă  Antonio que Vianense n’était plus un tremplin mais une destination, un club capable d’offrir l’exigence, la pression et la visibilitĂ© des plus grands. Il lui parla de la Ligue des champions, des responsabilitĂ©s accrues, de la confiance totale qu’il avait placĂ©e en lui. Ici, insistait-il, Antonio pouvait encore devenir un leader, un joueur central, un visage du projet.

Mais Antonio ne recula pas. Il Ă©voqua la Coupe du monde, ce titre dĂ©crochĂ© sans avoir vraiment jouĂ©, cette mĂ©daille lourde de fiertĂ© mais aussi d’un lĂ©ger goĂ»t d’inachevĂ©. Il confessa vouloir la gagner un jour, vraiment, sur le terrain, avec le BrĂ©sil. Et cette fois, ajouta-t-il avec une honnĂȘtetĂ© presque douloureuse, cela ne dĂ©pendait pas d’AnĂ­bal. La sĂ©lection suivait ses propres logiques, ses propres vitrines, et Antonio savait que certaines portes ne s’ouvraient qu’en franchissant des frontiĂšres prĂ©cises.

Le silence s’installa un instant. AnĂ­bal se leva, fit quelques pas, observa les terrains Ă  travers la vitre. Lorsqu’il se retourna, son regard avait changĂ©. Il n’y avait ni colĂšre ni dĂ©ception, seulement cette luciditĂ© qu’on acquiert en accompagnant des destins. Il accepta l’idĂ©e, non sans conditions. Il expliqua qu’il ne braderait pas un joueur formĂ© au club, qu’Antonio ne partirait pas pour n’importe quel projet, ni pour n’importe quelle promesse. Si un club du top 8 europĂ©en venait frapper Ă  la porte avec un chĂšque Ă  la hauteur du talent et de l’histoire du joueur, alors Vianense ne se mettrait pas en travers de sa route.

Antonio hocha la tĂȘte, soulagĂ© sans ĂȘtre euphorique. Il remercia son coach, non pas comme on remercie un supĂ©rieur hiĂ©rarchique, mais comme on remercie quelqu’un qui a compris. En quittant le bureau, il jeta un dernier regard aux trophĂ©es alignĂ©s, conscient qu’il n’avait pas encore tournĂ© la page. DerriĂšre lui, AnĂ­bal resta seul quelques secondes, pensif. Il savait que ce genre de conversation marquait toujours un avant et un aprĂšs, autant pour le joueur que pour le club. À Vianense, on gagnait des titres. Mais on façonnait surtout des trajectoires.

- Chapitre 931 -
- carlos tévÚz signe au Benfica -
- Chapitre 933 -
Coming SOON - 23/01
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