Tel pĂšre tel fils. Un talent ne pouvait donner naissance quâĂ un autre talent.
Tâas jamais vu jouer les fils Zidane, toi ![]()
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@Rhino oh mais tâes bien sensible mon salaud.
@CaptainAmericka pourtant Anibal a jamais été un grand joueur.
@toopil bof yâa bien que Lucas qui a une carriĂšre pro. Enzo câĂ©tait une fraude, ThĂ©o a une LDC mais est en remplaçant en D2. Eliaz joue en D4 Ă 20 ans.
La soirĂ©e des The Best avait pris, cette annĂ©e-lĂ , des allures de sacre collectif. Non pas une cĂ©rĂ©monie comme les autres, mais une sorte de consĂ©cration silencieuse, presque solennelle, pour un club longtemps regardĂ© avec condescendance et dĂ©sormais installĂ© au sommet du monde. Vianense nâĂ©tait plus lâinvitĂ© surprise, ni lâhistoire romantique que lâon applaudit Ă distance. Vianense Ă©tait devenu une rĂ©fĂ©rence, un Ă©talon, et la scĂšne internationale dut sây rĂ©soudre sans dĂ©tour.
Lorsque le nom de Bruno Santana rĂ©sonna pour le trophĂ©e de gardien de lâannĂ©e, un murmure parcourut la salle avant de se transformer en applaudissements nourris. Le jeune portier, longtemps dans lâombre, parfois contestĂ©, souvent comparĂ©, incarnait pourtant mieux que quiconque la trajectoire du club. Sa saison avait Ă©tĂ© une succession de silences imposĂ©s aux adversaires : des arrĂȘts rĂ©flexes dans le vacarme des grands soirs, une autoritĂ© nouvelle dans les airs, une sĂ©rĂ©nitĂ© presque insolente dans les moments de panique collective. En montant sur scĂšne, Bruno ne souriait quâĂ moitiĂ©, encore incrĂ©dule. Il remercia son staff, ses dĂ©fenseurs, et glissa quelques mots pour Viana, « lĂ oĂč lâon apprend Ă tomber avant dâapprendre Ă voler ». Ceux qui connaissaient son histoire comprirent.
Puis vint Emmanuel Adjei. Ă nouveau. Le doublĂ©. Meilleur U21 du monde, pour la seconde annĂ©e consĂ©cutive. Ă 20 ans Ă peine, le visage encore juvĂ©nile mais le regard dĂ©jĂ chargĂ© dâhistoires trop grandes pour son Ăąge, Emmanuel symbolisait cette gĂ©nĂ©ration qui ne demandait plus la permission. Sa saison avait Ă©tĂ© une dĂ©monstration de maturitĂ© brutale : des buts dĂ©cisifs, des courses tranchantes, mais surtout une capacitĂ© rare Ă rĂ©pondre prĂ©sent quand le poids du monde sâabattait sur ses Ă©paules. Sur scĂšne, il parla peu. Il Ă©voqua le Ghana, le Portugal, Vianense, AnĂbal. Toujours AnĂbal. « Il mâa appris que le talent sans discipline nâĂ©tait quâun feu de paille », lĂącha-t-il, simplement. La salle applaudit longtemps.
Et puis, comme une conclusion presque logique, presque inévitable, le dernier nom tomba.
AnĂbal GuimarĂŁes, meilleur entraĂźneur de lâannĂ©e.
Cette fois, lâovation fut totale. Longue. Lourde. ChargĂ©e de reconnaissance. AnĂbal monta sur scĂšne avec cette dĂ©marche qui le caractĂ©risait dĂ©sormais, mi-fatiguĂ©e, mi-dĂ©terminĂ©e, comme un homme qui avait trop vu pour sâenivrer encore. Son discours fut bref, presque austĂšre. Il parla de collectif, de fidĂ©litĂ©, de temps long. Il parla aussi, sans le nommer, du prix Ă payer. « Gagner » dit-il, « ce nâest pas seulement soulever des trophĂ©es. Câest survivre Ă tout ce qui tente de vous dĂ©tourner de ce que vous ĂȘtes. »
Dans la salle, beaucoup comprirent que cette phrase dépassait largement le football.
Lorsque les lumiĂšres se tamisĂšrent et que les camĂ©ras se dĂ©tournĂšrent, une image resta pourtant gravĂ©e : trois trophĂ©es, trois hommes, une mĂȘme histoire. Vianense avait tout raflĂ©, oui. Mais surtout, Vianense avait imposĂ© une vision. Celle dâun club construit sur la patience, la transmission et une foi presque obstinĂ©e dans lâhumain.
Ce soir-lĂ , aux The Best, le monde du football ne cĂ©lĂ©bra pas seulement des individus. Il reconnut, enfin, quâun projet pouvait encore triompher du cynisme. Et que parfois, contre toute attente, le plus beau des palmarĂšs restait celui que lâon bĂątissait ensemble.
Ca laisse pas une miette ici !
Ă lâapproche du mercato hivernal, une agitation sourde sâinstalla autour de Vianense, comme une rumeur qui enfle avant de devenir tempĂȘte. Le club avait appris Ă vivre avec cela : chaque saison victorieuse, chaque jeune qui Ă©clot, chaque prĂȘt rĂ©ussi devenait une vitrine offerte Ă lâEurope entiĂšre. Cette fois, pourtant, un nom revenait avec insistance dans les conversations feutrĂ©es des recruteurs et les colonnes des journaux spĂ©cialisĂ©s. Ronaldinho.
PrĂȘtĂ© Ă Montpellier presque dans lâindiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale, lâailier brĂ©silien avait dĂ©barquĂ© en Ligue 1 avec lâĂ©tiquette encombrante des promesses non tenues et des comparaisons trop lourdes Ă porter. Ă Viana, on savait quâil lui fallait du temps, de lâespace, et surtout une forme de libertĂ© que seule la distance pouvait offrir. Loin de la pression du Minho, loin de lâombre Ă©crasante des titres, Ronaldinho avait enfin respirĂ©. Et, semaine aprĂšs semaine, il avait rĂ©pondu sur le terrain.
Douze matchs. Huit buts. Six passes dĂ©cisives. Des chiffres qui claquaient comme une gifle pour ceux qui doutaient encore. Ă Montpellier, il nâĂ©tait plus un pari, mais un moteur. Son pied gauche faisait basculer les rencontres, ses appels dĂ©chiraient les dĂ©fenses, et son insouciance retrouvĂ©e contaminait tout un vestiaire. GrĂące Ă lui, le club hĂ©raultais sâĂ©tait hissĂ© Ă une inattendue deuxiĂšme place en Ligue 1, jouant sans complexe, portĂ© par un ailier qui semblait enfin avoir compris que le football pouvait ĂȘtre simple quand il Ă©tait jouĂ© avec sincĂ©ritĂ©.
Naturellement, lâEurope se rĂ©veilla. Ă Vianense, le tĂ©lĂ©phone d**âHugo Viana** se mit Ă vibrer plus souvent que dâhabitude. Valencia, Ă la recherche dâun nouveau souffle sur ses ailes. Chelsea, toujours attentif aux talents capables de faire la diffĂ©rence dans les petits espaces. Leipzig, fidĂšle Ă sa politique de jeunes joueurs explosifs. LâAtalanta, enfin, sĂ©duite par ce mĂ©lange de verticalitĂ© et de crĂ©ativitĂ© qui collait si bien Ă son identitĂ©. Les chiffres circulaient, encore officieux mais dĂ©jĂ insistants : vingt-cinq, parfois trente millions dâeuros pour rapatrier lâailier brĂ©silien dĂšs lâhiver.
Ă Viana, on observait tout cela avec un mĂ©lange de fiertĂ© et de prudence. AnĂbal savait mieux que quiconque que Ronaldinho nâĂ©tait pas quâun dossier financier. Il Ă©tait un symbole. Celui dâun joueur quâon avait protĂ©gĂ© au bon moment, envoyĂ© apprendre ailleurs plutĂŽt que sacrifiĂ© trop tĂŽt. Le voir briller Ă Montpellier validait une mĂ©thode, une vision, presque une philosophie. Mais cela posait aussi une question dĂ©licate : fallait-il encaisser maintenant, ou attendre encore, au risque de casser un Ă©lan fragile ?
Dans les couloirs du centre dâentraĂźnement, personne ne parlait ouvertement de transfert. On Ă©voquait simplement « lâhiver qui arrive », « les opportunitĂ©s », « le bon moment ». Ronaldinho, lui, continuait de jouer, insouciant en apparence, conscient au fond que chaque dribble rĂ©ussi rapprochait un peu plus lâinstant du choix. Et Vianense, fidĂšle Ă lui-mĂȘme, se prĂ©parait Ă dĂ©cider sans se trahir : vendre au prix du marchĂ©, ou conserver au prix de la patience.
Le mercato nâavait pas encore ouvert que, dĂ©jĂ , lâhistoire Ă©tait lancĂ©e. Et comme souvent avec Vianense, elle promettait dâĂȘtre aussi humaine que stratĂ©gique.
Il a le nom de lâemploi ^^
Il nây a quâun seul Ronaldinho ![]()
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@Rhino
Montpellier câest pas ouf pour soulever des putes en boite ceci dit ![]()
@toopil et quel Ronnie ![]()

La nouvelle tomba un matin dâhiver gris sur la Castille, lourde et inĂ©vitable. En difficultĂ© en Liga, ballotĂ© entre promesses non tenues et matches perdus dans les derniers souffles, le Real Valladolid avait fini par trancher. Julian Nagelsmann, architecte ambitieux mais dĂ©sormais isolĂ©, fut remerciĂ© sans Ă©clat, presque dans un silence gĂȘnĂ©. Ă la Pucela, on ne cherchait plus des concepts ou des cycles longs : on voulait retrouver une Ăąme, une mĂ©moire, une continuitĂ© que les chiffres ne savaient plus raconter.
Câest ainsi que le passĂ© revint frapper Ă la porte du prĂ©sent. Javi SĂĄnchez. Le nom rĂ©sonna aussitĂŽt comme une Ă©vidence. Ancien capitaine aux plus de 450 matchs sous le maillot violet, lieutenant fidĂšle dâAnĂbal GuimarĂŁes dans les annĂ©es dorĂ©es, puis entraĂźneur principal dâun Valladolid entrĂ© dans la lĂ©gende avec deux Liga et deux Ligue des champions, il incarnait Ă lui seul ce que le club avait Ă©tĂ©, et ce quâil espĂ©rait redevenir. Son retour ne fut pas une surprise : il fut accueilli comme un soulagement, presque comme un refuge.
Le jour de son intronisation, le stade semblait retenir son souffle. Javi se prĂ©senta sans emphase, costume sombre, regard clair, la voix posĂ©e de ceux qui nâont plus rien Ă prouver. Il parla dâidentitĂ©, de travail, de respect du blason. Puis, trĂšs vite, la question que tout le monde attendait surgit : Joaquin FernĂĄndez. Le quintuple Ballon dâOr. LâicĂŽne vivante. Le visage dâune gĂ©nĂ©ration entiĂšre.
Javi ne dĂ©tourna pas le regard. Il assuma. Oui, il comptait sâappuyer sur Joaquin. Oui, son talent restait intact, son influence immense, son intelligence de jeu irremplaçable. Mais le football, rappela-t-il, Ă©tait aussi une affaire de cycles et de luciditĂ©. Ă 33 ans passĂ©s, Joaquin ne pouvait plus ĂȘtre ce quâil avait Ă©tĂ© sans sây consumer. Il faudrait accepter de jouer moins, de choisir ses batailles, de transmettre davantage que de porter seul.
« Les lĂ©gendes ne meurent pas quand elles jouent moins», dĂ©clara Javi avec gravitĂ©. «Elles meurent quand on les force Ă ĂȘtre ce quâelles ne peuvent plus ĂȘtre. »
Dans la salle, le silence fut dense. Personne nây vit un manque de respect. Au contraire. CâĂ©tait une main tendue, une invitation Ă Ă©voluer, Ă changer de rĂŽle sans perdre de stature. Joaquin, absent ce jour-lĂ , comprit le message sans doute mieux que quiconque. Lui qui avait tout gagnĂ© savait que la grandeur rĂ©sidait parfois dans le renoncement.
Ă Valladolid, ce retour aux sources nâeffaçait pas les doutes, mais il redonnait un cap. Javi SĂĄnchez nâĂ©tait pas venu pour réécrire le passĂ© ; il Ă©tait venu pour sâen servir. Et dans lâombre de ses paroles, on sentait dĂ©jĂ poindre cette promesse fragile, presque dangereuse : celle dâun club prĂȘt Ă souffrir encore un peu, pour mieux se souvenir qui il Ă©tait.
Un retour au source pour un grand bonhomme
Anibal et ses poulains (quâils soient sur le terrain, ou aux abords) raflent tout en ce moment !
Dâailleurs, Javi Sanchez nâĂ©tait pas devenu lâentraineur de Madrid ?
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@Rhino exact, second passage pour lui Ă Valladolid comme entraineur.
@alexgavi il est resté 3 ans au Real Madrid et est sans club depuis la fin de saison passée.
Le bureau dâHugo Viana baignait dans une lumiĂšre de fin dâaprĂšs-midi, douce et trompeuse, comme si elle cherchait Ă attĂ©nuer la gravitĂ© de ce qui allait sây dire. Les trophĂ©es alignĂ©s sur lâĂ©tagĂšre ne faisaient plus illusion depuis longtemps : derriĂšre lâor et lâargent, Vianense Ă©tait arrivĂ© Ă ce point prĂ©cis oĂč le succĂšs obligeait Ă choisir, et oĂč chaque choix laissait une trace.
AnĂbal sâinstalla sans un mot, posa son manteau sur le dossier de la chaise et croisa les bras. Il connaissait Hugo depuis trop longtemps pour ignorer le ton mesurĂ© quâil employait lorsquâil prĂ©parait une annonce dĂ©licate.
« La nouvelle gĂ©nĂ©ration arrive » commença Hugo en ouvrant un dossier Ă©pais. « Les U16. Câest probablement la cuvĂ©e la plus prometteuse depuis⊠»
Il marqua une pause, esquissa un sourire.
« Depuis celle de Francisco, de Bruno, de Carlos. »
AnĂbal hocha lentement la tĂȘte. Il aimait ces moments-lĂ , ces instants oĂč le futur sâinvitait sans prĂ©venir, presque insolent.
Ils sont prĂȘts ? demanda-t-il. Vraiment prĂȘts ?
« Plus que prĂȘts » rĂ©pondit Hugo sans hĂ©siter. « Techniquement, mentalement. Certains ont dĂ©jĂ une maturitĂ© qui dĂ©passe leur Ăąge. Ils vont postuler pour la montĂ©e en U19, signer pro pour les plus avancĂ©s⊠»
Il referma le dossier avec un soupir plus lourd.
« Mais voilà le problÚme. »
AnĂbal esquissa une grimace.
« Il y a toujours un âmaisâ. »
« Depuis ton arrivĂ©e, on a fait un choix fort » poursuivit Hugo. « DĂ©velopper la formation, limiter le recrutement externe. On a tenu cette ligne. RĂ©sultat : on a Ă©normĂ©ment de joueurs sous contrat. Trop, mĂȘme. Et certains⊠»
Il chercha ses mots.
« Certains nâarrivent plus Ă trouver leur place. »
Le silence sâinstalla, dense. AnĂbal se leva, fit quelques pas vers la fenĂȘtre qui donnait sur le centre dâentraĂźnement, observa les terrains oĂč les jeunes sâentraĂźnaient dĂ©jĂ dans la fraĂźcheur du soir.
« Tu sais ce que ça me fait » murmura-t-il. « Les voir partir. »
« Je sais » répondit Hugo doucement. « Mais si on ne fait rien, on les bloque. On les étouffe. Et on se met en danger, sportivement et humainement. »
AnĂbal se retourna, le regard dur mais lucide.
« Tu me demandes de sacrifier une partie de ce quâon a construit. »
« Non » corrigea Hugo. « Je te demande de protĂ©ger lâensemble. On ne peut pas tous les garder. Certains doivent aller vivre autre chose, ailleurs. Et ce ne sera pas un Ă©chec. »
AnĂbal resta un instant immobile, puis inspira profondĂ©ment.
« Dâaccord » finit-il par dire. « Fais-moi une liste. Les plus convoitĂ©s, et ceux qui nâauront jamais le niveau selon toi, ceux pour qui les agents frappent dĂ©jĂ Ă la porte. »
Hugo esquissa un sourire prudent.
« Je mâen doutais. »
« Mais Ă©coute-moi bien » ajouta AnĂbal en sâapprochant du bureau. « Pas maintenant. Pas trop tĂŽt. Je ne veux pas de portes grandes ouvertes, pas de rumeurs qui polluent les vestiaires. »
Il posa la main Ă plat sur le bois.
« On fixe la trajectoire au printemps. Avant ça, prioritĂ© au terrain. Aux Ă©chĂ©ances. Ă ce quâon a encore Ă gagner. »
Hugo acquiesça.
« Je fermerai les vannes. Les agents attendront. »
AnĂbal se rassit enfin, le visage marquĂ© par une fatigue sincĂšre.
« On a bùti quelque chose de rare ici » conclut-il. « Si on doit laisser partir certains, je veux que ce soit propre. Juste. Et assumé »
Hugo le regarda longuement avant de répondre.
« Câest pour ça que ça marche entre nous, Ani. On ne triche jamais avec ce club. »
Le silence revint, apaisĂ© cette fois. Dehors, un groupe de jeunes riait en quittant le terrain. Le futur approchait, inexorable. Et Ă Viana, il allait encore falloir apprendre Ă le laisser grandir, quitte Ă le voir sâĂ©loigner.
- Toujours invaincu -
Vianense avait passĂ© des fĂȘtes sereines, encensĂ© lors des rĂ©compenses de fin dâannĂ©e. Invaincu en championnat et en Championâs League cette saison. Surtout Vianense Ă©tait portĂ© par « ses anciens » cette saison. MamadĂș Ă©tait redevenu le meilleur buteur, Luis Almeida et SĂ©rgio Mata Ă©taient redevenus efficaces rappelant aux jeunes loups Emmanuel Adjei, Eli Patermeu et AntĂŽnio quâil fallait durer dans ce milieu.
LâannĂ©e commença par un dĂ©placement Ă Salgueiros. SĂ©rgio Mata en forme nâattendu que 5 minutes pour dĂ©livrer une passe dĂ©cisive Ă Emmanuel Adjei pour lâouverture du score. Emmanuel ne fut pas loin du doublĂ© Ă la demi heure mais du sortir lorsquâil provoqua un pĂ©nalty. SĂ©rgio le transforma sans trembler avant de signer un doublĂ© juste avant la pause. En seconde pĂ©riode Eli Patermeu scella les dĂ©bats en inscrivant son sixiĂšme but de la saison.
Quelques jours plus tard en Taça, Vianense atomatisa le Sporting Portugal. Aliu Junior en grande forme claqua un doublĂ© suivi par un but dâAntĂŽnio. ComplĂ©tement Ă lâouest les leĂ”es encaissĂšrent deux nouveaux buts du jeune Ruben Mauricio. La pause venait Ă peine dâarrivĂ©e que le match Ă©tait dĂ©jĂ terminĂ©. En championnat Vianense enchaina en faisant tomber le Benfica sur la plus petite des marges Ă la faveur dâun but dâEli Patermeu.
Emmanuel Adjei fit son retour contre Farense en championnat. Et quel retour. Le buteur dâorigine ghanĂ©enne envoya un triplĂ© en 13 minutes en premiĂšre pĂ©riode sur des services de Luis Almeida, Francisco Maior et Victor. Victor en forme marqua un nouveau but en fin de match par ailleurs. Avant de penser de nouvau Ă la Championâs, Vianense sâoffrit le scalp de justesse Ă la faveur dâun nouveau but de Victor. Kobenhavn nâeu pas les armes nâont plus pour faire douter Vianense qui sâimposa avec un but prĂ©coce dâEli Patermeu.
Avant la derniĂšre journĂ©e europĂ©enne, Viana fit tomber Benfica de nouveau, cette fois en Allianz Cup. MamadĂș inscrivit un doublĂ© plein de classe pour rappeler sa domination. MamadĂș marqua aussi contre lâOlympiakos en transformant un pĂ©nalty quâil avait obtenu. Avant cela Emmanuel Adjei avait lui aussi marquĂ© comme pour signifier Ă son ainĂ© quâil faudrait compter sur lui jusquâau bout.
Avec ce mois fabuleux marquĂ© par 8 victoires en 8 matchs, Vianense continue dâavancer au classement et compte dĂ©sormais six points dâavance sur Benfica et dĂ©jĂ 13 sur Porto. Vianense soigne dâailleurs la diffĂ©rence de buts avec une sĂ©rie en cours de sept matchs TCC sans encaisser de buts et 5 en championnat. Avec cette sĂ©rie Vianense sâest assurĂ© le deuxiĂšme spot en vue du tirage des huitiĂšmes de finale de championâs League, juste derriĂšre le finaliste de lâan passĂ©.
| Date | Club | Score | Buteurs | |||
| J16 | 5/1/2047 | Salgueiros | 2 - 4 | E.Adjei (6), S.Mata (pen 36, 43), E.Patermeu (74) | ||
| T5 | 10/1/2047 | Sporting CP | 0 - 5 | A.JĂșnior (14, 19), AntĂŽnio (26), R.MaurĂcio (39, 41) | ||
| J17 | 13/1/2047 | Benfica | 1 - 0 | E.Patermeu (45) | ||
| J18 | 16/1/2047 | Farense | 4 - 0 | E.Adjei (14, 25, 27), V.GuimarĂŁes (75) | ||
| J19 | 20/1/2047 | Portimonense | 0 - 1 | V.GuimarĂŁes (86) | ||
| M7 | 23/1/2047 | FC KĂžbenhavn | 0 - 1 | E.Patermeu (4) | ||
| 1/2 | 26/1/2047 | Benfica | 2 - 0 | MamadĂș (pen 15, 87) | ||
| M8 | 29/1/2047 | Olympiacos | 0 - 2 | E.Adjei (68), MamadĂș (pen 90) |
- Classement -
| Clt | Ăquipe |
J | G | N | P | Bm | Be | Diff | Pts | ||
| 1er | Vianense | 19 | 16 | 3 | 0 | 51 | 11 | +40 | 51 | ||
| 2e | Benfica | 19 | 14 | 3 | 2 | 52 | 13 | +39 | 45 | ||
| 3e | Porto | 19 | 11 | 5 | 3 | 41 | 18 | +23 | 38 | ||
| 4e | Gil Vicente | 20 | 9 | 8 | 3 | 31 | 25 | +6 | 35 | ||
| 5e | Académica Coimbra | 20 | 9 | 6 | 5 | 26 | 27 | -1 | 33 | ||
| 6e | Sporting CP | 20 | 9 | 5 | 6 | 29 | 23 | +6 | 32 | ||
| 7e | Portimonense | 20 | 9 | 5 | 6 | 30 | 22 | +8 | 32 | ||
| 8e | Salgueiros | 20 | 10 | 1 | 9 | 29 | 26 | +3 | 31 | ||
| 9e | UniĂŁo de Leiria | 20 | 8 | 4 | 8 | 23 | 24 | -1 | 28 | ||
| 10e | Farense | 20 | 7 | 5 | 8 | 27 | 34 | -7 | 26 | ||
| 11e | Casa Pia | 20 | 7 | 5 | 8 | 26 | 23 | +3 | 26 | ||
| 12e | Tondela | 20 | 7 | 2 | 11 | 28 | 37 | -9 | 23 | ||
| 13e | Belenenses | 20 | 6 | 2 | 12 | 22 | 41 | -19 | 20 | ||
| 14e | Braga | 20 | 4 | 6 | 10 | 14 | 25 | -11 | 18 | ||
| 15e | Santa Clara | 19 | 3 | 9 | 7 | 17 | 25 | -8 | 18 | ||
| 16e | B | Estoril Praia | 20 | 4 | 5 | 11 | 13 | 31 | -18 | 17 | |
| 17e | VitĂłria de GuimarĂŁes | 20 | 1 | 8 | 11 | 14 | 36 | -22 | 11 | ||
| 18e | Feirense | 20 | 2 | 2 | 16 | 14 | 46 | -32 | 8 |
- Classement de Championâs -
| Clt | Ăquipe |
J | G | N | P | Bm | Be | Diff | Pts | ||
| 1er | 1/8 | Napoli | 8 | 7 | 1 | 0 | 16 | 1 | +15 | 22 | |
| 2e | 1/8 | Vianense | 8 | 7 | 1 | 0 | 17 | 5 | +12 | 22 | |
| 3e | 1/8 | Wolfsburg | 8 | 5 | 3 | 0 | 19 | 9 | +10 | 18 | |
| 4e | 1/8 | Monaco | 8 | 5 | 3 | 0 | 19 | 11 | +8 | 18 | |
| 5e | 1/8 | Juventus | 8 | 5 | 3 | 0 | 12 | 5 | +7 | 18 | |
| 6e | 1/8 | Man Utd | 8 | 4 | 4 | 0 | 10 | 4 | +6 | 16 | |
| 7e | 1/8 | Real Valladolid | 8 | 5 | 0 | 3 | 18 | 8 | +10 | 15 | |
| 8e | 1/8 | Roma | 8 | 4 | 3 | 1 | 16 | 9 | +7 | 15 | |
| 9e | B | Dortmund | 8 | 4 | 3 | 1 | 14 | 8 | +6 | 15 | |
| 10e | B | Feyenoord | 8 | 4 | 3 | 1 | 13 | 7 | +6 | 15 | |
| 11e | B | Man City | 8 | 4 | 2 | 2 | 21 | 9 | +12 | 14 | |
| 12e | B | Inter Milan | 8 | 4 | 2 | 2 | 19 | 14 | +5 | 14 | |
| 13e | B | Newcastle | 8 | 4 | 1 | 3 | 17 | 8 | +9 | 13 | |
| 14e | B | Bayern MĂŒnchen | 8 | 3 | 4 | 1 | 13 | 9 | +4 | 13 | |
| 15e | B | Bayer Leverkusen | 8 | 4 | 1 | 3 | 12 | 11 | +1 | 13 | |
| 16e | B | Villarreal | 8 | 4 | 1 | 3 | 9 | 8 | +1 | 13 | |
| 17e | B | Barcelona | 8 | 3 | 3 | 2 | 13 | 7 | +6 | 12 | |
| 18e | B | Rennes | 8 | 4 | 0 | 4 | 17 | 15 | +2 | 12 | |
| 19e | B | Real Madrid | 8 | 3 | 2 | 3 | 15 | 14 | +1 | 11 | |
| 20e | B | Paris Saint-Germain | 8 | 3 | 2 | 3 | 13 | 14 | -1 | 11 | |
| 21e | B | Liverpool | 8 | 2 | 4 | 2 | 18 | 13 | +5 | 10 | |
| 22e | B | Chelsea | 8 | 2 | 3 | 3 | 9 | 11 | -2 | 9 | |
| 23e | B | RB Leipzig | 8 | 2 | 2 | 4 | 13 | 18 | -5 | 8 | |
| 24e | B | Nice | 8 | 2 | 2 | 4 | 10 | 16 | -6 | 8 | |
| 25e | Shakhtar | 8 | 2 | 2 | 4 | 11 | 18 | -7 | 8 | ||
| 26e | Atlético de Madrid | 8 | 2 | 1 | 5 | 6 | 10 | -4 | 7 | ||
| 27e | Olympiacos | 8 | 2 | 1 | 5 | 6 | 12 | -6 | 7 | ||
| 28e | Galatasaray SK | 8 | 2 | 1 | 5 | 8 | 15 | -7 | 7 | ||
| 29e | Slavia Prague | 8 | 1 | 3 | 4 | 7 | 14 | -7 | 6 | ||
| 30e | FC KĂžbenhavn | 8 | 1 | 2 | 5 | 5 | 12 | -7 | 5 | ||
| 31e | Porto | 8 | 1 | 2 | 5 | 10 | 18 | -8 | 5 | ||
| 32e | Dinamo Zagreb | 8 | 1 | 2 | 5 | 8 | 18 | -10 | 5 | ||
| 33e | Red Bull Salzburg | 8 | 1 | 1 | 6 | 4 | 19 | -15 | 4 | ||
| 34e | Basel | 8 | 1 | 0 | 7 | 11 | 26 | -15 | 3 | ||
| 35e | Rangers | 8 | 1 | 0 | 7 | 8 | 26 | -18 | 3 | ||
| 36e | Ajax | 8 | 0 | 2 | 6 | 4 | 19 | -15 | 2 |
- Classement des buteurs -
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
| MamadĂș | ManĂ© | 13 (20) | 19 | 4 | |||
| Emmanuel | Adjei | 21 (6) | 16 | 0 | |||
| Victor | GuimarĂŁes | 24 (7) | 8 | 9 | |||
| AntĂŽnio | Carlos | 17 (16) | 8 | 5 | |||
| Eli | Patermeu | 19 (10) | 8 | 7 |
- Classement des passeurs -
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
| LuĂs | Almeida | 16 (13) | 4 | 10 | |||
| Victor | GuimarĂŁes | 24 (7) | 8 | 9 | |||
| Francisco | Maior | 24 (8) | 2 | 9 | |||
| Sérgio | Mata | 20 (4) | 5 | 7 | |||
| Eli | Patermeu | 19 (10) | 8 | 7 |
Câest lâinconvĂ©nient du lifeban : on sâattache aux petits juenes, on les garde pour remplir lâĂ©quipe U20 et U18 et mĂȘme sâils nâont pas le niveau, on les garde ! On sait jamais si un jour le club est relĂ©guĂ© pour X raison, les joueurs qui nâavaient pas le niveau en D1 lâauront en D2.
Mais oui, Ă un moment, il faut dĂ©graisser, mĂȘme si câest dur.
Résumé
@CaptainAmericka oui câest un peu le soucis en effet mais va falloir faire des choix.
Lâarticle parut un dimanche matin, coincĂ© entre une analyse tactique de la Seleção et une enquĂȘte sur lâexode prĂ©coce des talents brĂ©siliens vers lâEurope. Pourtant, dĂšs les premiĂšres lignes, il se distinguait. Parce quâil ne parlait ni de chiffres, ni de mercato, mais de formation, de transmission, et de cette Ă©trange terre portugaise qui avait façonnĂ© deux dĂ©fenseurs aujourdâhui devenus des piliers de la sĂ©lection auriverde. Gabriel et Altair, cĂŽte Ă cĂŽte sur la photo, regards graves mais apaisĂ©s, y racontaient leurs annĂ©es de construction Ă Vianense comme on Ă©voque un foyer que lâon a quittĂ© sans jamais vraiment sâen dĂ©tacher.
Altair fut le premier Ă prendre la parole, avec cette Ă©lĂ©gance tranquille qui le caractĂ©risait dĂ©jĂ sur le terrain. Il expliquait que son arrivĂ©e au Portugal avait Ă©tĂ© un choc culturel, presque une rupture brutale avec ses repĂšres brĂ©siliens. La rigueur, la discipline, lâexigence quotidienne lui avaient dâabord paru froides, presque inhumaines. Puis il Ă©voquait AnĂbal GuimarĂŁes. Longuement. Comme une figure charniĂšre.
Il racontait comment le coach portugais, marquĂ© par ses annĂ©es en AmĂ©rique latine, avait su adapter son management, comprendre les silences, accepter les Ă©motions, transformer la rigueur europĂ©enne en un cadre protecteur plutĂŽt quâen une contrainte.
« AnĂbal savait quand il fallait parler football, et quand il fallait simplement parler Ă lâhomme », confiait Altair.
Ă Vianense, disait-il, on ne lui avait pas appris seulement Ă dĂ©fendre, mais Ă appartenir Ă un collectif, Ă comprendre que lâidentitĂ© nâĂ©tait pas un frein mais une force.
Gabriel, lui, prit le relais avec une Ă©motion plus brute. Moins dans la contemplation, plus dans la projection. Il expliquait que Vianense avait Ă©tĂ© lâendroit oĂč il avait cessĂ© de jouer pour survivre et commencĂ© Ă jouer pour dominer. Mais surtout, il profita de lâexercice pour braquer les projecteurs sur un autre nom, un nom qui revenait sans cesse dans les discussions au BrĂ©sil ces derniers mois : Luvanor.
Ses mots Ă©taient forts, presque prophĂ©tiques. Il dĂ©crivait le jeune libĂ©ro comme un phĂ©nomĂšne silencieux, un joueur qui nâavait pas besoin de gestes spectaculaires pour imposer son autoritĂ©.
« Ce gamin comprend le jeu avant quâil ne se passe », affirmait-il. Il rappelait son rĂŽle central dans la conquĂȘte de la Championâs League avec Vianense, sa capacitĂ© Ă organiser, couvrir, relancer, guider.
Pour Gabriel, il ne faisait aucun doute que Luvanor deviendrait trĂšs vite une piĂšce maĂźtresse de la Seleção. Pas seulement pour son talent, mais pour sa maturitĂ© presque dĂ©rangeante Ă un Ăąge oĂč dâautres se cherchent encore.
Lâarticle se refermait sur une conclusion commune, Ă©crite Ă quatre mains. Gabriel et Altair y affirmaient que leur rĂ©ussite nâĂ©tait pas le fruit dâun hasard, mais celui dâun environnement. Vianense nâĂ©tait pas quâun club formateur, câĂ©tait un lieu de passage, un lieu oĂč lâon arrivait jeune et brut, et dâoĂč lâon repartait armĂ©, structurĂ©, conscient de sa valeur.
Ils parlaient de gratitude, sans nostalgie excessive, mais avec cette luciditĂ© propre Ă ceux qui savent dâoĂč ils viennent. Et entre les lignes, on comprenait que, pour eux comme pour Luvanor, le Portugal nâavait jamais Ă©tĂ© un simple dĂ©tour dans une carriĂšre europĂ©enne, mais une Ă©tape fondatrice, presque initiatique, dans la construction de leur lĂ©gende Ă venir.
Vianense, la fabrique à pépite.
Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka on commence Ă avoir bonne rĂ©putation clairement. Câest assez fou dâailleurs jâaurais cru que ça prendrais plus de temps. aprĂšs on a pas sorti de crack mondial non plus.
Le communiquĂ© tomba en fin dâaprĂšs-midi, sec et sans fioritures, comme souvent lorsque Benfica cherchait Ă refermer une parenthĂšse devenue trop lourde Ă porter. Ă la lutte en championnat mais dĂ©jĂ dĂ©crochĂ©, Ă©cartĂ© prĂ©maturĂ©ment des joutes europĂ©ennes, le club lisboĂšte avait tranchĂ© : Ruben Neves Ă©tait remerciĂ©. ArrivĂ© un an plus tĂŽt pour succĂ©der Ă lâintouchable Andriy Shevchenko, lâancien capitaine nâavait jamais rĂ©ellement rĂ©ussi Ă habiter lâombre immense laissĂ©e par la lĂ©gende ukrainienne. Chaque faux pas semblait raviver la comparaison, chaque victoire paraissait insuffisante, presque suspecte. Ă la Luz, la patience est une denrĂ©e rare lorsque lâhistoire vous observe.
Dans les couloirs feutrĂ©s du stade, on racontait que la dĂ©cision mĂ»rissait depuis plusieurs semaines. Les regards fuyants, les rĂ©unions tardives, les silences trop longs en disaient plus que les mots. Benfica avait besoin dâun Ă©lectrochoc, dâun visage capable de rallumer une flamme qui vacillait. Et ce visage, Ă la surprise de certains mais pas des initiĂ©s, avait un accent argentin et un passĂ© chargĂ© de rivalitĂ©s brĂ»lantes.
Carlos TĂ©vez fut ainsi intronisĂ© pour trois saisons, dans une atmosphĂšre mĂȘlant excitation et crainte. Mythique adversaire dâAnĂbal GuimarĂŁes, lâApache revenait sur un banc aprĂšs dix-huit mois dâabsence, une pĂ©riode Ă©trange durant laquelle il avait observĂ© le football Ă distance, micro Ă la main, consultant pour Sky en Angleterre. Il commentait alors les derbies de Manchester avec cette verve brute qui nâappartenait quâĂ lui, alternant analyses lucides et piques assassines, comme sâil rĂ©glait encore des comptes invisibles avec le terrain.
Son Ă©viction de Wrexham avait laissĂ© des traces. Une sortie brutale, mal digĂ©rĂ©e, qui lâavait poussĂ© Ă se murer dans une forme de silence mĂ©diatique avant de rĂ©apparaĂźtre sous les projecteurs, costume sombre et regard toujours aussi incendiaire. Ă Benfica, TĂ©vez ne revenait pas pour apprendre. Il revenait pour imposer, pour secouer, pour rappeler que le football pouvait encore se jouer avec les tripes autant quâavec les schĂ©mas tactiques.
DĂšs sa prĂ©sentation, les symboles furent clairs. Il parla de respect pour lâhistoire, mais refusa la nostalgie. Il Ă©voqua Shevchenko sans se comparer, Ruben Neves sans lâĂ©craser, puis glissa, presque innocemment, quelques mots sur « certains clubs qui avaient pris de lâavance ces derniĂšres annĂ©es ». Ă Lisbonne, personne ne douta quâAnĂbal GuimarĂŁes et Vianense figuraient dĂ©jĂ dans son viseur. Les vieilles rivalitĂ©s nâavaient pas besoin dâĂȘtre nommĂ©es pour exister.
Ainsi sâouvrait un nouveau chapitre du football portugais. Benfica changeait de guide, TĂ©vez reprenait le combat, et dans lâombre des bancs, les regards se croisaient dĂ©jĂ . Le championnat nâavait peut-ĂȘtre pas encore livrĂ© son verdict, mais une chose Ă©tait certaine : la guerre des nerfs venait de gagner un protagoniste de plus.
Haha bon retour sur une terre oĂč tu vas te faire soulever Carlito ![]()
Tevez dans ton histoire = Mourinho IRL pour moi ! Alors le voir à Benfica ça me fait rire ![]()
Le retour de lâApache. Il ne mâavait pas manquĂ© ![]()
Tevez est un vrai mercenaire des bancs ![]()
On a eu droit au diner entre Lamar et Anibal, aura-t-on droit Ă celui entre Tevez et Anibal ?
Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka
on va le dĂ©boiter lâApache. Il mâappelera Woody en repartant ![]()
@Rhino Mais si mais si il tâavais manquĂ© ![]()
@alexgavi ah bah câest vrai quâil a pas de limites
Faire Sporting et Benfica en moins de 3 ans
Yâaura un moment intime mais peut ĂȘtre pas comme tu lâimagines ![]()
Le bureau dâAnĂbal baignait dans cette lumiĂšre douce de fin dâaprĂšs-midi qui filtrait Ă travers les grandes baies vitrĂ©es du centre dâentraĂźnement. Sur les murs, les trophĂ©es racontaient une histoire encore en train de sâĂ©crire : une Liga presque reconduite, des campagnes europĂ©ennes maĂźtrisĂ©es, une Ă©quipe lancĂ©e Ă pleine vitesse vers une nouvelle moisson. Câest dans ce dĂ©cor, chargĂ© de victoires et de certitudes, quâAntonio Carlos frappa Ă la porte. Ă vingt-deux ans, lâailier portait dĂ©jĂ sur les Ă©paules le poids paradoxal des succĂšs prĂ©coces : celui qui empĂȘche parfois de respirer.
Il entra sans dĂ©tour, le regard sĂ©rieux, presque trop mĂ»r pour son Ăąge. Antonio parla calmement, sans Ă©clats, mais chaque mot semblait pesĂ©. Il expliqua quâil se sentait arrivĂ© au bout de ce que le Portugal pouvait lui offrir. Non par lassitude, encore moins par ingratitude, mais parce quâil ressentait ce besoin viscĂ©ral dâailleurs, cette inquiĂ©tude sourde que connaissent les joueurs qui veulent se mesurer aux plus hauts sommets. Ă Vianense, il avait grandi, gagnĂ©, appris Ă dominer. Pourtant, au fond de lui, persistait la sensation dâĂȘtre arrivĂ© Ă un plateau invisible. Il voulait continuer Ă progresser, garantir sa place en sĂ©lection, ne plus ĂȘtre seulement un nom sur une feuille de match.
AnĂbal lâĂ©couta longuement, sans lâinterrompre. Il connaissait ce discours. Il lâavait entendu mille fois, parfois de la bouche de joueurs qui nâĂ©taient pas prĂȘts, parfois de ceux qui lâĂ©taient trop. Lorsquâil rĂ©pondit, ce fut avec cette voix posĂ©e, presque paternelle, qui avait façonnĂ© tant de carriĂšres. Il rappela Ă Antonio que Vianense nâĂ©tait plus un tremplin mais une destination, un club capable dâoffrir lâexigence, la pression et la visibilitĂ© des plus grands. Il lui parla de la Ligue des champions, des responsabilitĂ©s accrues, de la confiance totale quâil avait placĂ©e en lui. Ici, insistait-il, Antonio pouvait encore devenir un leader, un joueur central, un visage du projet.
Mais Antonio ne recula pas. Il Ă©voqua la Coupe du monde, ce titre dĂ©crochĂ© sans avoir vraiment jouĂ©, cette mĂ©daille lourde de fiertĂ© mais aussi dâun lĂ©ger goĂ»t dâinachevĂ©. Il confessa vouloir la gagner un jour, vraiment, sur le terrain, avec le BrĂ©sil. Et cette fois, ajouta-t-il avec une honnĂȘtetĂ© presque douloureuse, cela ne dĂ©pendait pas dâAnĂbal. La sĂ©lection suivait ses propres logiques, ses propres vitrines, et Antonio savait que certaines portes ne sâouvraient quâen franchissant des frontiĂšres prĂ©cises.
Le silence sâinstalla un instant. AnĂbal se leva, fit quelques pas, observa les terrains Ă travers la vitre. Lorsquâil se retourna, son regard avait changĂ©. Il nây avait ni colĂšre ni dĂ©ception, seulement cette luciditĂ© quâon acquiert en accompagnant des destins. Il accepta lâidĂ©e, non sans conditions. Il expliqua quâil ne braderait pas un joueur formĂ© au club, quâAntonio ne partirait pas pour nâimporte quel projet, ni pour nâimporte quelle promesse. Si un club du top 8 europĂ©en venait frapper Ă la porte avec un chĂšque Ă la hauteur du talent et de lâhistoire du joueur, alors Vianense ne se mettrait pas en travers de sa route.
Antonio hocha la tĂȘte, soulagĂ© sans ĂȘtre euphorique. Il remercia son coach, non pas comme on remercie un supĂ©rieur hiĂ©rarchique, mais comme on remercie quelquâun qui a compris. En quittant le bureau, il jeta un dernier regard aux trophĂ©es alignĂ©s, conscient quâil nâavait pas encore tournĂ© la page. DerriĂšre lui, AnĂbal resta seul quelques secondes, pensif. Il savait que ce genre de conversation marquait toujours un avant et un aprĂšs, autant pour le joueur que pour le club. Ă Vianense, on gagnait des titres. Mais on façonnait surtout des trajectoires.






