Entre la gueule de bois post-Mondial avec la sélection, et ça⊠Comme le disait un politique : « Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ».
Maintenant, le « Weâll meet again », ça pue du sphincter ![]()
Entre la gueule de bois post-Mondial avec la sélection, et ça⊠Comme le disait un politique : « Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ».
Maintenant, le « Weâll meet again », ça pue du sphincter ![]()
@Rhino On a réussit à sauver Vito, on ne peut pas trouver une issue favorable à tous le monde malheuresement. Mais bon est-ce vraiment un suicide par overdose ![]()
@Manthyz Il te manque le frérot Lamar non ?
@CaptainAmericka Yâa des moments difficiles parfois dans la vie. Anibal avait Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©s ces derniĂšres annĂ©es mais il est toujours rattrapĂ©.
@alexgavi ça on cumule un peu en ce moment. Câest surtout dommage pour Afonso qui Ă©tait le premier crack sorti du centre rĂ©ellement. à ça, on se demande bien ce que ça nous rĂ©serve ![]()

Le deuil nâavait pas encore quittĂ© les murs de Viana que la vie du club, implacable, devait reprendre son cours. Les regards Ă©taient encore lourds, les silences trop longs dans les couloirs du centre dâentraĂźnement, mais le football, avec sa cruautĂ© tranquille, nâattendait jamais que les cĆurs se recousent. Câest dans cette atmosphĂšre suspendue, presque irrĂ©elle, que Vianense annonça officiellement la prolongation de contrat dâEli Patermeu. Deux annĂ©es supplĂ©mentaires. Un communiquĂ© sobre, presque pudique, comme si le club avait lui-mĂȘme conscience de marcher sur une ligne fragile entre la nĂ©cessitĂ© institutionnelle et lâĂ©motion collective encore Ă vif.
Ă vingt-deux ans, Eli nâĂ©tait plus un simple espoir. Il revenait aurĂ©olĂ© dâun titre mondial avec le Portugal, Ă©paules larges, regard plus grave quâautrefois, comme si le monde lui avait soudainement confiĂ© un poids supplĂ©mentaire. Dans le Minho, lâannonce ne provoqua ni explosion de joie ni surprise feinte. Personne nâĂ©tait dupe. Cette prolongation nâĂ©tait pas un serment dâĂ©ternitĂ©, encore moins une promesse de fidĂ©litĂ© aveugle. Elle ressemblait davantage Ă un pacte silencieux entre un club lucide et un joueur arrivĂ© Ă lâheure charniĂšre de sa trajectoire. Une signature de transition. Un dernier cadre posĂ© avant le dĂ©part.
Car Eli avait dĂ©passĂ© Vianense sans jamais le trahir. Il avait grandi trop vite, trop fort, trop juste. Ses courses nâavaient plus rien dâinnocent, ses choix Ă©taient devenus ceux dâun joueur conscient de sa valeur et de son destin. Le prolonger, câĂ©tait protĂ©ger le club autant que reconnaĂźtre lâĂ©vidence : le moment viendrait, bientĂŽt, oĂč les regards extĂ©rieurs deviendraient trop insistants, les offres trop lourdes, les projets trop grands pour ĂȘtre ignorĂ©s. Cette signature offrait Ă Vianense ce que le football moderne exige pour survivre au sommet : du temps, de la maĂźtrise, et la garantie quâau moment de lĂącher prise, ce serait selon ses termes.
En interne, AnĂbal accueillit la nouvelle avec ce mĂ©lange de fiertĂ© et de rĂ©signation quâil rĂ©servait Ă ses plus beaux Ă©lĂšves. Il savait. Il avait toujours su. Eli nâĂ©tait pas destinĂ© Ă rester, mais Ă passer, Ă marquer, Ă laisser une empreinte avant de poursuivre sa route ailleurs. Ce contrat nâĂ©tait pas une chaĂźne, mais un cadre. Une maniĂšre Ă©lĂ©gante de dire : nous tâavons vu naĂźtre, nous tâavons laissĂ© grandir, et nous te laisserons partir debout. Dans un vestiaire encore meurtri, cette annonce fit office de rappel silencieux : malgrĂ© les drames, malgrĂ© les failles, Vianense continuait dâavancer, conscient que sa force rĂ©sidait aussi dans sa capacitĂ© Ă prĂ©parer lâaprĂšs.
Ainsi, sous les cieux lourds du Minho, la prolongation dâEli Patermeu rĂ©sonna moins comme une victoire que comme un signe des temps. Celui dâun club arrivĂ© Ă maturitĂ©, capable dâaimer sans retenir, de construire sans sâaccrocher. Et celui dâun joueur dĂ©jĂ tournĂ© vers lâhorizon, sachant que son avenir sâĂ©crivait plus loin, mais que ses racines, elles, resteraient Ă jamais plantĂ©es Ă Viana.
Difficile de se rĂ©jouir pour les membres du club actuellement. MĂȘme si câest une bonne nouvelle !
Anibal peut se consoler en se disant quâil risque de rapporter un beau chĂšque au club
@CaptainAmericka Cela reste une bonne nouvelle, mais câest sĂ»r quâen ce moment câest compliquĂ©.
@Rhino Câest une certitude câest tout lâobjet de la prolongation dâailleurs.
- - - Carlos |
SimÔes - - - |
| Ăge | 24 |
| Nationalité | |
| Apparitions | 353 |
| Buts | 29 |
| Assists | 25 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 37/38 | [U19] | SC Vianense | 7 | 0 | 0 | |||
| 37/38 | [B] | SC Vianense B | 15 | 4 | 0 | |||
| 38/39 | [PRO] | SC Vianense | 35 | 2 | 1 | |||
| 39/40 | [PRO] | SC Vianense | 35 | 0 | 6 | |||
| 40/41 | [PRO] | SC Vianense | 38 | 6 | 4 | |||
| 41/42 | [PRO] | SC Vianense | 33 | 3 | 3 | |||
| 42/43 | [PRO] | SC Vianense | 42 | 2 | 3 | |||
| 43/44 | [PRO] | SC Vianense | 43 | 5 | 5 | |||
| 44/45 | [PRO] | SC Vianense | 57 | 6 | 1 | |||
| 45/46 | [PRO] | SC Vianense | 55 | 5 | 2 | |||
| 45/46 | [PRO] | SC Vianense | 15 | 0 | 0 | |||
| 39/45 | [A] | Angola | 54 | 4 | 1 | |||
| 37-45 | TOTAL - - - - - | 353 | 29 | 25 |
Membre clĂ© et capitaine de Vianense depuis quelques saisons il sâest imposĂ© petit Ă petit comme un grand dĂ©fenseurs central, lâun des meilleurs libĂ©ro du Portugal. Retour en cinq anecdotes sur le parcours de ce jeune prodige.
Ă Viana do Castelo, certains joueurs passent, dâautres marquent une Ă©poque. Carlos SimĂ”es, lui, avait fini par devenir une ligne de temps Ă lui seul. Ă vingt-quatre ans, le brassard solidement nouĂ© autour du bras, il lâavait dĂ©jĂ portait Ă plus de 350 reprises sur les Ă©paules, comme on porte une mĂ©moire collective. On disait parfois quâil avait grandi avec les pierres du centre de formation, que ses premiers pas avaient laissĂ© des traces invisibles dans les couloirs du club. Ă 15 ans Ă peine, le regard encore trop large pour un corps dâadolescent, il avait fait ses dĂ©buts chez les professionnels. Depuis, il nâĂ©tait jamais parti. Neuf saisons pleines, traversĂ©es sans rupture, sans fuite, ponctuĂ©es de titres empilĂ©s comme des chapitres : 2 Liga Betclic, une Liga Meu Super, 3 Allianz Cup, 4 Taça do Portugal, 4 Supertaça, une Europa League, une Champions League, 2 Supercoupes dâEurope, un Challenge UEFAâCONMEBOL. Un palmarĂšs dĂ©ment pour un joueur qui, pourtant, nâavait jamais semblĂ© courir aprĂšs les trophĂ©es. Carlos jouait pour Vianense comme on respire, avec une Ă©vidence presque dĂ©sarmante. Et il le rĂ©pĂ©tait sans emphase : il finirait sa carriĂšre lĂ oĂč elle avait commencĂ©, au mĂȘme endroit, sur la mĂȘme terre battue par lâAtlantique.
Son identitĂ©, pourtant, ne sâĂ©tait jamais limitĂ©e aux frontiĂšres du Minho. Bien avant que les projecteurs ne sâintĂ©ressent Ă lui, Carlos avait fait un choix intime, presque silencieux, qui en disait long sur sa maniĂšre de voir le monde. Il avait dĂ©clinĂ© le Portugal pour reprĂ©senter lâAngola, le pays de ses parents, le pays oĂč il Ă©tait nĂ©, Ă Luena, loin des stades modernes et des acadĂ©mies vitrifiĂ©es. 51 sĂ©lections plus tard, il portait ce maillot avec une ferveur grave, sans folklore ni posture. Son rĂȘve nâavait rien de clinquant : gagner la CAN, offrir Ă lâAngola une nuit dâhistoire, puis emmener tout un peuple Ă la Coupe du Monde. Quand il en parlait, sa voix se faisait plus lente, presque retenue, comme si chaque mot devait respecter la promesse faite Ă lâenfant quâil avait Ă©tĂ©.
Sur sa jambe droite, deux visages tatouĂ©s racontaient ce que les interviews ne disaient jamais vraiment. Sergio Ramos, dâabord, symbole dâun leadership sans compromis, dâun courage parfois brutal mais toujours assumĂ©. Puis Javi SĂĄnchez, lĂ©gende de Valladolid, incarnation dâun football loyal et exigeant, celui qui forge les hommes autant que les joueurs. Carlos nâavait jamais cherchĂ© Ă cacher ces hommages. Il les portait comme des talismans, comme un rappel constant de ce que signifiait ĂȘtre un capitaine : tenir debout quand tout vacille, parler peu mais agir juste.
Loin des projecteurs, ses premiers salaires avaient servi Ă rĂ©gler une dette ancienne, presque honteuse. En Angola, lâentreprise de pĂȘche qui exploitait sa famille et son village appartenait Ă dâautres, imposant des conditions indignes. Carlos lâavait rachetĂ©e sans bruit, sans communiquĂ©, sans photo. Il avait simplement rendu la mer Ă ceux qui en vivaient. Depuis, tout un village respirait un peu mieux, travaillait sans peur, mangeait sans attendre des lendemains incertains. Ă Viana, peu de gens connaissaient cette histoire. Lui ne la racontait jamais. Il estimait que certaines victoires nâavaient pas vocation Ă ĂȘtre applaudies.
Chaque annĂ©e, dans lâombre, il continuait. Des dons anonymes. Des factures dâhĂŽpital rĂ©glĂ©es pour des enfants malades quâil ne rencontrerait peut-ĂȘtre jamais. Des dettes effacĂ©es pour des familles au bord du gouffre. Des billets, des dossiers, des dĂ©marches facilitĂ©es pour permettre Ă des expatriĂ©s issus des anciennes colonies lusitaniennes de rejoindre le Portugal et dây recommencer une vie. Carlos refusait toute reconnaissance publique. Il disait simplement que le football lui avait tout donnĂ© trop vite pour quâil nâen rende rien.
Sur le terrain, quand il avançait dâun pas calme, le regard fixĂ© droit devant, Vianense suivait. Il nâĂ©tait pas le plus bruyant, ni le plus spectaculaire. Mais quand le doute sâinstallait, quand le match devenait lourd, quand les jambes tremblaient, câĂ©tait vers lui que les regards se tournaient. Carlos SimĂ”es nâĂ©tait pas seulement le capitaine de Vianense. Il en Ă©tait la conscience. Une preuve vivante que lâon pouvait tout gagner sans jamais se perdre, rester immense sans cesser dâĂȘtre profondĂ©ment humain.
Un grand Homme, avec un grand H !
Le plateau sâĂ©tait figĂ© dans un silence irrĂ©el, comme si le monde venait dâoublier de respirer. La cascade devait ĂȘtre simple, millimĂ©trĂ©e, rĂ©pĂ©tĂ©e des dizaines de fois en amont. Une voiture lancĂ©e, un angle prĂ©cis, une chute maĂźtrisĂ©e. Pourtant, en une fraction de seconde, tout avait dĂ©rapĂ©. Le choc fut sec, brutal, sans appel. La doublure de Yessica nâeut pas le temps de crier. Les cris vinrent aprĂšs, dĂ©chirants, dĂ©sordonnĂ©s, inutiles. Les techniciens coururent**, les assistants hurlĂšrent** des ordres contradictoires, et les camĂ©ras furent brutalement Ă©teintes. Il ne restait plus quâun corps immobile, un silence lourd, et cette sensation poisseuse que rien ne serait jamais tout Ă fait comme avant.
Yessica, elle, nâavait pas bougĂ©. Le visage vidĂ© de toute expression, elle observait la scĂšne comme si son esprit sâĂ©tait dĂ©crochĂ© de son corps. Elle ne pleurait pas encore. Le choc Ă©tait trop rĂ©cent, trop violent pour laisser place Ă la moindre Ă©motion structurĂ©e. Quelquâun la prit doucement par le bras, la guida loin du plateau, jusquâĂ sa caravane. Chaque pas semblait irrĂ©el, comme si le sol se dĂ©robait sous elle. Elle avait jouĂ© la peur tant de fois devant une camĂ©ra, mais jamais elle nâavait ressenti cette angoisse sourde, primitive, qui vous serre la poitrine et vous empĂȘche de penser.
Ă lâintĂ©rieur de la caravane, lâair Ă©tait Ă©touffant. Elle referma la porte derriĂšre elle, cherchant un refuge, un endroit oĂč reprendre pied. Ses mains tremblaient lorsquâelle se laissa tomber sur le petit canapĂ©, le regard fixĂ© sur le miroir Ă©clairĂ©. Câest alors quâelle remarqua lâobjet posĂ© sur la table basse, parfaitement alignĂ©, comme sâil avait toujours Ă©tĂ© lĂ . Une clĂ© USB, noire, banale. Ă cĂŽtĂ©, une enveloppe blanche, sans nom, sans timbre, sans explication. Son cĆur se mit Ă battre plus fort, trop fort. Elle sut immĂ©diatement que ce nâĂ©tait pas un hasard. Rien, dans sa vie dĂ©sormais, ne lâĂ©tait plus.
Ses doigts hĂ©sitĂšrent avant de saisir lâenveloppe. Le papier Ă©tait Ă©pais, presque rigide. Ă lâintĂ©rieur, une simple feuille, quelques mots tapĂ©s Ă froid, sans signature, sans emphase : « La prochaine fois, ce sera toi. » Yessica sentit le sang quitter son visage. Elle relut la phrase, encore et encore, espĂ©rant y trouver une autre interprĂ©tation, une erreur**, un mauvais goĂ»t macabre**. Mais le message Ă©tait limpide, dâune cruautĂ© clinique. Elle brancha la clĂ© USB sur son ordinateur portable presque mĂ©caniquement, comme si son corps agissait sans son accord.
La musique dĂ©marra avant mĂȘme quâelle ne rĂ©alise ce quâelle entendait. Les premiĂšres notes, douces et anciennes, emplirent lâespace confinĂ© de la caravane. Weâll Meet Again. La voix de Vera Lynn, fragile et Ă©ternelle, se dĂ©ployait avec une ironie glaçante. Yessica ferma les yeux un instant. Cette chanson, elle la connaissait. Elle lâavait dĂ©jĂ entendue ailleurs, dans un autre contexte, liĂ© Ă AnĂbal, Ă ces ombres du passĂ© qui refusaient de disparaĂźtre. Lâimage qui accompagnait la musique Ă©tait simple, presque insignifiante : un montage lent, des plans fixes, des lieux vides, des couloirs, des routes dĂ©sertes. Et pourtant, chaque seconde hurlait une promesse de violence.
Alors seulement, les larmes vinrent. Silencieuses, incontrĂŽlables. Yessica comprit que lâaccident nâen Ă©tait pas un. Que la mort, sur ce plateau, nâĂ©tait quâun message, une rĂ©pĂ©tition gĂ©nĂ©rale. Elle pensa Ă AnĂbal, Ă leur maison, aux enfants, Ă cette vie quâils avaient tentĂ© de protĂ©ger derriĂšre des murs de normalitĂ©. Le passĂ© venait de frapper Ă nouveau, plus prĂšs que jamais, et cette fois, il avait choisi son visage Ă elle. Dans la caravane dĂ©sormais trop petite, bercĂ©e par une chanson qui parlait de retrouvailles, Yessica sut quâils nâĂ©taient plus seulement menacĂ©s. Ils Ă©taient chassĂ©s.

Top, les bonnes nouvelles sâenchainent ![]()
Ăa va se terminer dans une disparition dâavion au milieu de lâocĂ©an, oĂč il y aura toute la famille dâAnibal dedans, ou avec un vĂ©hicule dans un ravin.
Bordel, jâai cru en lisant les premiĂšres lignes que câĂ©tait notre actrice prĂ©fĂ©rĂ©e qui y passait ![]()
@Manthyz lâintrigue te plait mon frĂ©rot ?
@alexgavi Ah ça periode complexe. Je sais pas encore comment ça va se finir mais câest vrai que ça sent pas super bon ![]()
@Rhino Câest une pĂ©riode compliquĂ©e. Je suis ravi que le pitch tâes induit en erreur câĂ©tait un peu lâidĂ©e ![]()
AprĂšs un dĂ©but de saison parfait sur le plan sportif mais marquĂ© par plusieurs incidents sur le plan personnel, Anibal nâĂ©tait pas si serein au moment dâattaquer cette nouvelle pĂ©riode.
Vianense attaqua novembre avec un dĂ©placement face au Vitoria. En difficultĂ© les cavaleiros sâen sont remis Ă deux fulgurances de Francisco Maior. Dâabord sur coup franc puis ensuite en expĂ©diant une mauvaise relance pleine lucarne. Avec cette victoire câĂ©tait un nouveau cap que passait Vianense enchainant un 24Ăšme match sans dĂ©faite toutes compĂ©titions confondus soit depuis la dĂ©faite contre la Juventus en fin de saison passĂ©e. Mais surtout câĂ©tait le 50Ăšme matchs sans dĂ©faite des hommes de GuimarĂŁes en Liga Betclic.
Quelques jours plus tard Vianense faisait tomber dans son antre les turcs du Galatasaray. Francisco Maior en feu provoqua dâabord un pĂ©nalty que transforma Eli Patermeu. Les turcs poussĂšrent pour revenir sans succĂšs, mais ils restaient dans la partie face Ă lâinefficacitĂ© de Viana. Cette motivation porta ses fruits lorsque le Galata Ă©galisa Ă lâheure de jeu. Finalement Renato Pacheco doubla la mise en fin de match en dĂ©cochant une frappe limpide des 20m sur un service en retrait parfait de Francisco.
Ce fut ensuite le tour de lâAcademica. Avec un effectif remodelĂ©, Viana se montra trĂšs performant. Artur Ales ouvrit rapidement le score sur un centre tir inspirĂ© avant de servir MamadĂș Ă la demi heure de jeu. Quelques minutes aprĂšs AndrĂ© Morais donnait de lâampleur au score. Juste avant la pause Coimbra rĂ©duisit lâĂ©cart mais se fit punir immĂ©diatement en Ă©tant pas assez attentif sur corner permettant Ă Carlos SimĂ”es « El Capitano » de marquer un nouveau but. La seconde mi-temps fut beaucoup plus calme avant de sâexciter de nouveau en fin de match avec un nouveau but signĂ© du jeune Ruben Mauricio.
Vianense enchaina contre le second club de Belenenses et sâimposa facilement. Si Luis Almeida ouvrit le score, Viana revint Ă la pause Ă Ă©galitĂ©. Mais en fin de match, la jeune pĂ©pite Nuno Bandeira remplaça Adjei et trouva la faille par deux fois offrant la victoire aux hommes de GuimarĂŁes.
Novembre se termina avec une nouvelle victoire en Championâs contre le Real Salzburg. Longtemps Viana ronronna dans ce match et Salzburg offra une sacrĂ©e opposition au champion portugais. Mais Viana fit basculer la rencontre en fin de match. Emmanuel Adjei mis fin a une sĂ©rie de sept matchs sans buts. Dans la foulĂ©e Luis Almeida profita dâun ballon relachĂ© pour doublĂ© la mise. DĂ©boussolĂ©, les autrichiens craquĂšrent une nouvelle fois sur une percĂ©e de Victor.
| Date | Club | Score | Buteurs | |||
| J11 | 4/11/2046 | VitĂłria de GuimarĂŁes | 0 - 2 | F.Maior (24, 87) | ||
| M4 | 7/11/2046 | Galatasaray SK | 2 - 1 | E.Patermeu (pen 13), R.Pacheco (78) | ||
| J12 | 10/11/2046 | AcadĂ©mica Coimbra | 1 - 5 | A.Ales (5), MamadĂș (30), A.Morais (35), C.SimĂ”es (45+2), R.MaurĂcio (90+1) | ||
| T4 | 24/11/2046 | B-SAD | 3 - 1 | L.Almeida (22), N.Bandeira (84, 90+3) | ||
| M5 | 28/11/2046 | Red Bull Salzburg | 3 - 0 | E.Adjei (82), L.Almeida (84), V.GuimarĂŁes (86) |
Quasiment qualifiĂ© en Championâs League, Vianense se concentra quelque peu sur le championnat MamadĂș permis dâassurer la victoire contre le Gil Vicente avec un doublĂ©. Ce ne fut pas le seul puisque Renato Pacheco, trĂšs en forme en claqua un aussi. En seconde pĂ©riode Carlos SimĂ”es profita dâun corner pour jouer de sa taille et marquer Ă son tour. Contre Belenenses, Vianense enchaina avec un 31Ăšme matchs sans dĂ©faite toutes compĂ©titions confondus grĂące Ă des buts de Victor et dâEli Patermeu.
Viens ensuite la confrontation dont toute la pĂ©ninsule ibĂ©rique rĂ©ver. Voir lâactuel club dâAnibal affronter en compĂ©tition officielle le club quâil avait façonner le Real Valladolid. Initialement le match aurait du se dĂ©rouler Ă Valladolid mais une erreur au tirage changea la donne. Dans son antre Vianense concĂ©da lâouverture du score de Joaquin Fernandez, le quintuple ballon dâor fut intraitable et apporta un vrai moment de magie. Mais Vianense est en forme et invincible et cela se vit de suite. Eli Patermeu Ă©galisa Ă la demi heure de jeu avant de servir parfaitement Emmanuel Adjei quelques minutes plus tard. En seconde pĂ©riode, Emmanuel Adjei provoqua un pĂ©nalty que transforma Eli Patermeu.
Vianense enchaina ensuite en Ă©liminant le Sporting Portugal de lâAllianz Cup avec une victoire maĂźtrisĂ©e portĂ© par MamadĂș et Luis Almeida tout deux buteurs ce soir lĂ . LâannĂ©e se termina contre Leiria avec une nouvelle victoire, la quinzaine consĂ©cutive portant le total dâinvincibilitĂ© de Viana en championnat Ă 54. Renato Pacheco marqua de nouveau avant de dĂ©livrer une assist pour Emmanuel Adjei puis pour Eli Patermeu et tout ça en premiĂšre pĂ©riode. En toute fin de match AntĂŽnio ajouta un but Ă son tour sur un service de Francisco Maior encore une fois.
Avec cette sĂ©rie Vianense sâenvole en championnat comptant 6 points dâavance sur Benfica (avec un match en plus) et 8 sur le FC Porto. En Championâs le tenant du titre Ă©tait en tĂȘte de la phase de championnat Ă Ă©galitĂ© avec le finaliste de la derniĂšre Ă©dition le Napoli. Avec cette sĂ©rie Vianense Ă©tait dĂ©jĂ assurĂ© de sa place en huitiĂšme de finale.
| Date | Club | Score | Buteurs | |||
| J13 | 2/12/2046 | Gil Vicente | 5 - 1 | MamadĂș (pen 6, 84), R.Pacheco (23, 79), C.SimĂ”es (51) | ||
| J14 | 7/12/2046 | Belenenses | 1 - 2 | V.GuimarĂŁes (43), E.Patermeu (52) | ||
| M6 | 11/12/2046 | Real Valladolid | 3 - 1 | E.Patermeu (34, pen 66), E.Adjei (42) | ||
| G2 | 20/12/2046 | Sporting CP | 2 - 0 | MamadĂș (39), L.Almeida (55) | ||
| J15 | 30/12/2046 | UniĂŁo de Leiria | 4 - 1 | R.Pacheco (12), E.Adjei (32), E.Patermeu (44), AntĂŽnio (83) |
| Clt | Ăquipe |
J | G | N | P | Bm | Be | Diff | Pts | ||
| 1er | Vianense | 15 | 12 | 3 | 0 | 41 | 9 | +32 | 39 | ||
| 2e | Benfica | 14 | 10 | 3 | 1 | 37 | 11 | +26 | 33 | ||
| 3e | Porto | 15 | 9 | 4 | 2 | 31 | 13 | +18 | 31 | ||
| 4e | Sporting CP | 14 | 8 | 4 | 2 | 22 | 11 | +11 | 28 | ||
| 5e | Académica Coimbra | 14 | 7 | 4 | 3 | 19 | 16 | +3 | 25 | ||
| 6e | Gil Vicente | 14 | 5 | 7 | 2 | 19 | 19 | 0 | 22 | ||
| 7e | Casa Pia | 14 | 6 | 3 | 5 | 20 | 13 | +7 | 21 | ||
| 8e | Portimonense | 14 | 5 | 5 | 4 | 19 | 16 | +3 | 20 | ||
| 9e | Salgueiros | 15 | 6 | 1 | 8 | 18 | 20 | -2 | 19 | ||
| 10e | Tondela | 14 | 5 | 2 | 7 | 17 | 22 | -5 | 17 | ||
| 11e | UniĂŁo de Leiria | 15 | 4 | 4 | 7 | 16 | 22 | -6 | 16 | ||
| 12e | Farense | 14 | 4 | 4 | 6 | 17 | 24 | -7 | 16 | ||
| 13e | Santa Clara | 15 | 3 | 5 | 7 | 15 | 23 | -8 | 14 | ||
| 14e | Belenenses | 14 | 4 | 2 | 8 | 18 | 30 | -12 | 14 | ||
| 15e | Braga | 14 | 2 | 6 | 6 | 7 | 16 | -9 | 12 | ||
| 16e | B | Estoril Praia | 14 | 3 | 3 | 8 | 9 | 24 | -15 | 12 | |
| 17e | VitĂłria de GuimarĂŁes | 14 | 1 | 6 | 7 | 8 | 21 | -13 | 9 | ||
| 18e | Feirense | 15 | 1 | 2 | 12 | 9 | 32 | -23 | 5 |
| Clt | Ăquipe |
J | G | N | P | Bm | Be | Diff | Pts | ||
| 1er | 1/8 | Napoli | 6 | 5 | 1 | 0 | 12 | 1 | +11 | 16 | |
| 2e | 1/8 | Vianense | 6 | 5 | 1 | 0 | 14 | 5 | +9 | 16 | |
| 3e | 1/8 | Wolfsburg | 6 | 4 | 2 | 0 | 16 | 7 | +9 | 14 | |
| 4e | 1/8 | Monaco | 6 | 4 | 2 | 0 | 15 | 8 | +7 | 14 | |
| 5e | 1/8 | Feyenoord | 6 | 4 | 2 | 0 | 13 | 6 | +7 | 14 | |
| 6e | 1/8 | Rennes | 6 | 4 | 0 | 2 | 14 | 9 | +5 | 12 | |
| 7e | 1/8 | Juventus | 6 | 3 | 3 | 0 | 8 | 5 | +3 | 12 | |
| 8e | 1/8 | Man Utd | 6 | 3 | 3 | 0 | 7 | 4 | +3 | 12 | |
| 9e | B | Inter Milan | 6 | 3 | 1 | 2 | 14 | 11 | +3 | 10 | |
| 10e | B | Bayer Leverkusen | 6 | 3 | 1 | 2 | 9 | 8 | +1 | 10 | |
| 11e | B | Dortmund | 6 | 2 | 3 | 1 | 10 | 6 | +4 | 9 | |
| 12e | B | AS Roma | 6 | 2 | 3 | 1 | 8 | 5 | +3 | 9 | |
| 13e | B | Bayern MĂŒnchen | 6 | 2 | 3 | 1 | 8 | 7 | +1 | 9 | |
| 14e | B | :villarreal: | Villarreal | 6 | 3 | 0 | 3 | 8 | 8 | 0 | 9 |
| 15e | B | Real Valladolid | 6 | 3 | 0 | 3 | 7 | 8 | -1 | 9 | |
| 16e | B | Man City | 6 | 2 | 2 | 2 | 14 | 9 | +5 | 8 | |
| 17e | B | Barcelona | 6 | 2 | 2 | 2 | 10 | 7 | +3 | 8 | |
| 18e | B | RB Leipzig | 6 | 2 | 2 | 2 | 12 | 11 | +1 | 8 | |
| 19e | B | Chelsea | 6 | 2 | 2 | 2 | 9 | 8 | +1 | 8 | |
| 20e | B | Shakhtar | 6 | 2 | 2 | 2 | 10 | 10 | 0 | 8 | |
| 21e | B | Paris Saint-Germain | 6 | 2 | 2 | 2 | 8 | 8 | 0 | 8 | |
| 22e | B | Newcastle | 6 | 2 | 1 | 3 | 8 | 7 | +1 | 7 | |
| 23e | B | Galatasaray SK | 6 | 2 | 1 | 3 | 8 | 9 | -1 | 7 | |
| 24e | B | Olympiacos | 6 | 2 | 1 | 3 | 6 | 7 | -1 | 7 | |
| 25e | Atlético de Madrid | 6 | 2 | 1 | 3 | 4 | 5 | -1 | 7 | ||
| 26e | Slavia Prague | 6 | 1 | 3 | 2 | 5 | 9 | -4 | 6 | ||
| 27e | :realmadrid: | Real Madrid | 6 | 1 | 2 | 3 | 9 | 11 | -2 | 5 | |
| 28e | FC KĂžbenhavn | 6 | 1 | 2 | 3 | 5 | 10 | -5 | 5 | ||
| 29e | Dinamo Zagreb | 6 | 1 | 2 | 3 | 8 | 14 | -6 | 5 | ||
| 30e | Liverpool | 6 | 0 | 4 | 2 | 7 | 12 | -5 | 4 | ||
| 31e | Red Bull Salzburg | 6 | 1 | 1 | 4 | 4 | 10 | -6 | 4 | ||
| 32e | Nice | 6 | 1 | 1 | 4 | 7 | 14 | -7 | 4 | ||
| 33e | Basel | 6 | 1 | 0 | 5 | 7 | 15 | -8 | 3 | ||
| 34e | Rangers | 6 | 1 | 0 | 5 | 5 | 17 | -12 | 3 | ||
| 35e | Porto | 6 | 0 | 2 | 4 | 7 | 14 | -7 | 2 | ||
| 36e | Ajax | 6 | 0 | 2 | 4 | 2 | 13 | -11 | 2 |
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
| MamadĂș | ManĂ© | 10 (15) | 16 | 2 | |||
| Emmanuel | Adjei | 16 (4) | 11 | 0 | |||
| AntĂŽnio | Carlos | 13 (13) | 7 | 3 | |||
| Victor | GuimarĂŁes | 18 (5) | 6 | 7 | |||
| Eli | Patermeu | 13 (8) | 5 | 5 |
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nat | Nat | Prénom | Nom | MJ | Buts | Assists | |
| LuĂs | Almeida | 14 (11) | 4 | 9 | |||
| Francisco | Maior | 19 (5) | 2 | 8 | |||
| Victor | GuimarĂŁes | 18 (5) | 6 | 7 | |||
| Sérgio | Mata | 16 (4) | 3 | 6 | |||
| Eli | Patermeu | 13 (8) | 5 | 5 |
On peut toujours pinailler sur la gestion dĂ©fensive oĂč il y a peut ĂȘtre une petite marge de progression Ă encore creuser. Mais en lâĂ©tat câest dĂ©jĂ du trĂšs haut niveau
Tout roule pour lâĂ©quipe.

TrĂšs forte lâĂ©quipe !
Tu comptes perdre un jour ? Ou tâas dĂ©cidĂ© de claquer tous les culs de passage sur ton chemin ?
Triste pour la doublure mais elle nâavait quâun rĂŽle de rotation, ils achĂšteront une remplaçante au prochain mercato ![]()
@Rhino ouais ça me saoule un peu on prends souvent des petits buts dont on pourrais se passer. AprÚs on est trÚs offensifs.
@Tilo82 sur le terrain câest pas mal oui.
@celiavalencia On est pas la pour niaiser, Champion dâEurope en titre bĂ©bĂ© ![]()
@CaptainAmericka jâaime bien ĂȘtre invaincu
Le championnat portugais en vrai quand tâes au dessus yâa que les trois gros qui peuvent te faire tomber. Tâes sans coeur avec la doublure mdrrrrr

La pluie tombait doucement sur Porto ce soir-lĂ , une pluie fine et patiente, comme si la ville elle-mĂȘme retenait son souffle. Dans les couloirs feutrĂ©s du centre dâentraĂźnement du FC Porto, Victor ValdĂ©s venait de sâasseoir face aux journalistes. Trois saisons sur le banc des DragĂ”es, une carriĂšre dâentraĂźneur bĂątie dans lâexigence et lâorgueil, et surtout une rivalitĂ© devenue presque organique avec AnĂbal GuimarĂŁes. Quinze annĂ©es Ă se croiser, Ă se dĂ©fier, Ă sâobserver sans jamais vraiment se parler. Et pourtant, ce jour-lĂ , quelque chose avait changĂ©.
ValdĂ©s nâavait pas le visage dâun homme contraint. Il semblait au contraire apaisĂ©, presque lucide, comme si le temps avait enfin fait son Ćuvre. La question arriva, inĂ©vitable, presque rituelle.
« Coach, aprĂšs tant dâannĂ©es de confrontations, que vous inspire aujourdâhui AnĂbal GuimarĂŁes ? »
Il y eut un silence. Un vrai. Pas celui quâon meuble, mais celui quâon assume. Puis lâancien gardien du Barça leva les yeux, esquissa un sourire discret et rĂ©pondit dâune voix calme.
« Jâai longtemps cru que le football se gagnait uniquement dans la confrontation, dans lâego, dans le rapport de force permanent. AnĂbal mâa appris, sans jamais me parler directement, que la vraie domination Ă©tait ailleurs. »
Les mots surprirent. Dans la salle, certains échangÚrent des regards. Valdés poursuivit, sans emphase, presque comme une confession.
« Quand on lâaffronte, on ne joue pas seulement contre une Ă©quipe. On joue contre une vision, contre une idĂ©e du jeu, contre une cohĂ©rence qui ne tremble jamais. »
Il se remĂ©morait ces soirs de Leiria, de DragĂŁo, dâEurope aussi. Ces matchs oĂč Porto avait tout donnĂ©, parfois mieux jouĂ©, parfois mieux souffert, mais toujours fini par plier face Ă Vianense.
« Jâai dĂ©testĂ© perdre contre lui, je ne vais pas mentir. Mais avec le recul, je comprends que ces dĂ©faites mâont rendu meilleur. Elles mâont forcĂ© Ă me remettre en question, Ă Ă©voluer. AnĂbal nâa pas seulement gagnĂ© des trophĂ©es, il a Ă©levĂ© le niveau de tous ceux qui lâont affrontĂ©. »
La rivalité, si longtemps nourrie par le silence et la tension, se transforma peu à peu en hommage. Valdés évoqua leurs trajectoires parallÚles, ces bancs opposés**, ces regards échangés sans un mot**, cette guerre froide permanente qui les liait presque malgré eux.
« Nous nous sommes construits lâun contre lâautre. Quinze ans Ă se croiser, Ă se jauger. Aujourdâhui, je peux le dire sans dĂ©tour : le football portugais, et mĂȘme europĂ©en, lui doit beaucoup. »
Puis vint la phrase qui fit basculer lâinterview dans autre chose, dans une forme de reconnaissance dĂ©finitive.
« Il y a des entraĂźneurs qui gagnent parce quâils ont de grands joueurs. AnĂbal gagne parce quâil transforme des joueurs en hĂ©ritiers. Il laisse une trace. Et ça, câest plus rare que nâimporte quel titre. »
Ă Viana do Castelo, lâinterview tourna en boucle dĂšs le lendemain. AnĂbal, lui, la regarda seul, tard dans la nuit. Il nây eut pas de sourire triomphant, pas de commentaire public. Juste un long soupir, presque imperceptible. Dans ce monde oĂč les rivalitĂ©s finissaient souvent dans le ressentiment, Victor ValdĂ©s venait de lui offrir ce que mĂȘme les trophĂ©es ne donnaient pas : le respect dâun Ă©gal. Et pour AnĂbal GuimarĂŁes, qui avait tant vĂ©cu dans lâombre des combats, câĂ©tait peut-ĂȘtre la victoire la plus silencieuse et la plus durable.
Seuls les cons ne changent pas dâavis.
Les vrais reconnaissent les vrais.
Bref, ceux qui ont le mérite de se remettre en question ou reconnaitre leurs torts apprennent bien plus vite.
#BienJouéValdes ![]()
AprĂšs 15 annĂ©es Ă se faire poutrer, câest bien de se rendre Ă lâĂ©vidence ![]()
Sinon, on voit que Vianense a passé la seconde !
@CaptainAmericka Il a mis le temps le bougre. Surement un cerveau lent ![]()
@alexgavi Câest vrai quâil a pris tarif souvent le bougre ![]()
LâannĂ©e 2046 sâachevait comme un vertige, un empilement de nuits trop pleines pour ĂȘtre vraies, de trophĂ©es soulevĂ©s Ă la chaĂźne jusquâĂ en perdre le sens du rĂ©el. Vianense avait tout raflĂ©, absolument tout : le Taça, la Liga Betclic, la Champions League, le Supertaça, la Supercoupe dâEurope, lâAllianz Cup, le Challenge UEFA-CONMEBOL. Et comme si cela ne suffisait pas, le club terminait lâannĂ©e encore en tĂȘte de son championnat et de sa phase europĂ©enne, donnant au mot domination une rĂ©sonance presque indĂ©cente. Dans ce tumulte glorieux, un nom sâĂ©tait imposĂ©, plus silencieux que les autres, mais dĂ©jĂ incontournable : Victor GuimarĂŁes.
Ă seulement 20 ans Ă peine rĂ©volus, Victor avait traversĂ© la saison comme on traverse une frontiĂšre invisible. Il nâĂ©tait plus « le fils de », plus lâhĂ©ritier observĂ© avec prudence et parfois mĂ©fiance. Il Ă©tait devenu un joueur central, un homme de matchs, un visage familier des soirs dĂ©cisifs. Son football Ă©tait fait de justesse, de lectures prĂ©coces, dâun calme presque dĂ©rangeant dans les moments oĂč tout brĂ»lait autour de lui. On disait souvent quâil ressemblait Ă son pĂšre sans lui ressembler : mĂȘme intelligence, mĂȘme exigence, mais une douceur dans le jeu quâAnĂbal nâavait jamais eue sur un terrain.
Lorsque Tuttosport annonça que Victor GuimarĂŁes Ă©tait nommĂ© Golden Boy de lâannĂ©e, la nouvelle ne provoqua pas lâexplosion habituelle. Elle sâimposa, simplement. Comme une Ă©vidence tardive. Dans un football europĂ©en habituĂ© aux prodiges tapageurs, Victor avait conquis par la continuitĂ©, par la maturitĂ©, par une saison jouĂ©e comme si elle devait durer toute une vie. Il nâavait pas Ă©clipsĂ© les stars de Vianense ; il sâĂ©tait fondu parmi elles, jusquâĂ devenir indispensable.
La cĂ©rĂ©monie eut lieu dans une salle aux lumiĂšres tamisĂ©es, loin du clinquant excessif. Et lorsque vint le moment de remettre le trophĂ©e, un murmure parcourut lâassemblĂ©e. Ce ne fut ni un ancien Ballon dâOr, ni une lĂ©gende du jeu qui monta sur scĂšne, mais AnĂbal GuimarĂŁes lui-mĂȘme. Le pĂšre. Le coach. Lâhomme qui, toute sa carriĂšre, avait tentĂ© de sĂ©parer lâintime du professionnel, souvent au prix de nuits blanches et de silences trop lourds.
AnĂbal avançait lentement, le trophĂ©e entre les mains. Son visage, dâordinaire si fermĂ©, laissait transparaĂźtre quelque chose de fragile, presque vulnĂ©rable. Lorsquâil tendit le Golden Boy Ă Victor, leurs regards se croisĂšrent longuement. Il nây eut pas dâembrassade théùtrale. Juste un sourire retenu, chargĂ© dâannĂ©es de doutes, de sacrifices et de choix impossibles.
« Ce trophĂ©e» dit AnĂbal dâune voix maĂźtrisĂ©e « nâest pas une rĂ©compense pour un talent prĂ©coce. Câest la reconnaissance dâun travail honnĂȘte, dâune humilitĂ© rare et dâun respect absolu du jeu. Et je dis ça non pas comme ton pĂšre, mais comme quelquâun qui a vu passer des centaines de joueurs sans jamais en voir beaucoup devenir des hommes. »
Victor prit alors la parole, les mains légÚrement tremblantes.
« Toute ma vie, jâai rĂȘvĂ© de ce nom puis jâai essayĂ© de mĂ©riter ce nom » expliqua-t-il. « Pas de le porter, de le mĂ©riter. Ce soir, je comprends que je nâai pas Ă fuir ce que je suis. Jâai appris le football dans les couloirs de Viana, sur les bancs dâentraĂźnement, Ă la maison, en regardant mon pĂšre se battre pour ses idĂ©es. Si je suis lĂ aujourdâhui, câest parce quâon mâa appris Ă ne jamais tricher. »
Dans la salle, certains applaudissaient, dâautres observaient en silence. Ce quâils voyaient dĂ©passait le simple cadre dâune rĂ©compense individuelle. CâĂ©tait la transmission, brute et sincĂšre. Un hĂ©ritage assumĂ©, enfin libĂ©rĂ© du soupçon.
Ce soir-lĂ , Victor GuimarĂŁes ne devint pas seulement le Golden Boy de lâannĂ©e. Il devint officiellement autre chose : un joueur Ă part entiĂšre, dĂ©tachĂ© de son ombre, mais enrichi par elle. Et pour AnĂbal, qui avait tout gagnĂ© ou presque, remettre ce trophĂ©e Ă son fils resta sans doute la victoire la plus intime de toute sa carriĂšre.
Il va nous faire chialer Ani