Une bonne chose pour Anibal et Vianense ![]()
Enfin une bonne nouvelle dans ces vagues de départ !
Tu étais toujours resté en lifeban et/ou rapatrier les anciens ?
Réponses aux lecteurs
@Nehoc oui câest mon chouchou depuis quâil a pop ![]()
@CaptainAmericka toujours en lifeban depuis le retour Ă Vianense hormis la signature de JoĂŁo Infante au retour au club et lâarrivĂ©e gratuite de Gilson Bressan qui a jamais eu un temps de jeu fou durant son passage.
Ă lâaube de lâĂ©tĂ©, alors que le marchĂ© des transferts sâembrasait comme chaque annĂ©e, le nom dâEli Patermeu revenait avec une insistance presque obsĂ©dante dans les colonnes de la presse europĂ©enne. Ă vingt-trois ans, lâailier droit de Vianense nâĂ©tait plus une promesse mais une certitude, un joueur installĂ©, mĂ»ri par prĂšs de deux cents apparitions sous le maillot bleu et blanc. Cent quatre-vingt-dix-huit matchs, des soirĂ©es europĂ©ennes brĂ»lantes, des finales gagnĂ©es, des titres empilĂ©s : Eli faisait partie de cette gĂ©nĂ©ration qui avait transformĂ© Vianense dâoutsider romantique en puissance respectĂ©e.
Les sollicitations avaient Ă©tĂ© nombreuses, parfois insistantes, parfois presque indĂ©centes. Des clubs historiques, des projets clinquants, des promesses dâailleurs. Parmi eux, un gĂ©ant se dĂ©tachait nettement : le FC Barcelone, revenu Ă la charge avec une offre estimĂ©e Ă quatre-vingt-cinq millions dâeuros, convaincu que le profil explosif et vertical de Patermeu correspondait parfaitement Ă sa nouvelle mue sportive. Beaucoup auraient vacillĂ©. Peu auraient rĂ©sistĂ© Ă lâappel du Camp Nou, Ă lâidĂ©e de rejoindre une institution mondiale, Ă cet imaginaire qui colle Ă la peau du football depuis des dĂ©cennies.
Mais Eli Patermeu nâavait pas cĂ©dĂ©. Pas cette fois. AprĂšs sa deuxiĂšme saison pleine au plus haut niveau, aprĂšs avoir senti son corps rĂ©pondre, son jeu sâĂ©panouir et son rĂŽle sâaffirmer, il avait estimĂ© que le moment nâĂ©tait pas encore venu. Il voulait dĂ©fendre ce que Vianense avait conquis, protĂ©ger ce qui avait Ă©tĂ© bĂąti dans la douleur et lâambition partagĂ©e. Les titres nâĂ©taient pas des souvenirs Ă vendre, mais des responsabilitĂ©s Ă assumer. Quitter maintenant aurait eu un goĂ»t dâinachevĂ©, presque de fuite, lĂ oĂč lui ressentait encore lâurgence de prouver, de confirmer, de rĂ©gner.
Dans lâintimitĂ© du vestiaire, son choix avait Ă©tĂ© compris, parfois admirĂ©. AnĂbal GuimarĂŁes, fidĂšle Ă son approche paternaliste, nâavait ni poussĂ© au dĂ©part ni verrouillĂ© lâavenir. Il savait que certains trains ne repassent pas toujours, mais il savait aussi que forcer un joueur Ă partir trop tĂŽt pouvait briser des trajectoires. Eli avait besoin de temps, dâespace, dâune saison supplĂ©mentaire pour mesurer rĂ©ellement ce quâil valait face Ă lâadversitĂ© rĂ©pĂ©tĂ©e, face aux attentes croissantes.
Restait dĂ©sormais une question suspendue, presque silencieuse : le train catalan repasserait-il ? Barcelone saurait-il patienter, ou tournerait-il la page pour se concentrer sur dâautres profils ? Eli trouverait-il ailleurs une terre dâaccueil Ă la hauteur de ses ambitions, ou finirait-il par inscrire son nom encore un peu plus profondĂ©ment dans lâhistoire de Vianense ? Personne ne le savait encore. Mais une chose Ă©tait certaine : en refusant lâĂ©vidence financiĂšre et mĂ©diatique, Eli Patermeu avait rappelĂ© que, parfois, le plus grand courage consistait Ă rester.
85M, câest une sacrĂ© somme mais Vianense ne peut pas perdre ses meilleurs joyaux chaque saison non plus.
Câest beau quâil refuse de lui mĂȘme ! Câest avec ces joueurs lĂ que tu te sens capable de soulever ma mĂšre⊠des montagnes pardon ! ![]()
Réponses aux lecteurs
@Nehoc câest un beau chĂ©que câest sĂ»r mais Eli est encore jeune et on peut encore se permettre de calmer ses ardeurs avec un chĂ©que ou la fibre sentimentale. Ceci dit faut en profiter car il lui reste 1-2 saisons chez nous max si tu veux mon avis vu son potentiel.
@CaptainAmericka Elle est bonne ta mĂšre ? ![]()
Dans lâombre des projecteurs braquĂ©s sur les figures les plus mĂ©diatiques de Vianense, un autre nom revenait avec une rĂ©gularitĂ© presque mĂ©thodique dans les couloirs du mercato : AntĂŽnio. Ă vingt-trois ans, le milieu portugais dâorigine brĂ©silienne avait dĂ©jĂ accumulĂ© une expĂ©rience que bien des joueurs nâatteignaient quâen fin de carriĂšre. Cent quatre-vingts apparitions sous le maillot de Viana, une science du jeu affinĂ©e au fil des saisons, et, surtout, cette capacitĂ© rare Ă lier les lignes sans jamais trahir lâĂ©quilibre collectif. Sa saison venait encore de le confirmer : cinquante-et-une apparitions, neuf buts, huit passes dĂ©cisives, et cette impression constante dâĂȘtre devenu un rouage essentiel, discret mais indispensable.
Son profil nâavait pas Ă©chappĂ© aux plus grands. Ă Manchester, le vent avait tournĂ© avec lâarrivĂ©e de Javi SĂĄnchez sur le banc de City. Le technicien espagnol, proche dâAnĂbal GuimarĂŁes, connaissait parfaitement la valeur dâAntĂŽnio et voyait en lui le chaĂźnon manquant de son nouveau projet. Il lui avait mĂȘme fait visiter les infrastructures du club anglais. Les discussions avaient Ă©tĂ© rapides, presque brutales dans leur intensitĂ© : un contrat somptueux proposĂ© au joueur, des chiffres vertigineux avancĂ©s pour convaincre Vianense, et la promesse dâune exposition mondiale immĂ©diate. Tout semblait rĂ©uni pour faire vaciller les certitudes.
Mais AnĂbal et Hugo Viana nâavaient jamais hĂ©sitĂ©. Leur rĂ©ponse avait Ă©tĂ© nette, presque sĂšche. Vianense nâĂ©tait plus ce club que lâon venait piller au grĂ© des opportunitĂ©s et des chĂšques bien Ă©crits. Il y avait dĂ©sormais une ligne rouge, un socle Ă prĂ©server, et AntĂŽnio en faisait partie intĂ©grante. Pas par caprice, ni par orgueil, mais parce que son rĂŽle dĂ©passait les statistiques : il incarnait cette gĂ©nĂ©ration façonnĂ©e Ă Viana, patiente, loyale, ambitieuse sans ĂȘtre pressĂ©e.
PlutĂŽt que de laisser la situation pourrir ou de briser lâĂ©lan du joueur, le club avait choisi la voie du dialogue. Des discussions franches avaient eu lieu, loin des micros et des rumeurs. AntĂŽnio avait Ă©tĂ© Ă©coutĂ©, respectĂ© dans ses envies et ses doutes. De ce long Ă©change Ă©tait nĂ© un compromis clair : il resterait Ă Vianense une saison supplĂ©mentaire, avec la possibilitĂ© de partir Ă lâissue de celle-ci, mais Ă une condition prĂ©cise et assumĂ©e. Un chĂšque de cent millions dâeuros. Ni moins, ni nĂ©gociable.
Ce nâĂ©tait pas quâune clause. CâĂ©tait un symbole. Celui dâun club qui affirmait sa valeur, dâun joueur qui acceptait dâattendre pour mieux choisir, et dâun projet qui refusait dĂ©sormais dâĂȘtre dictĂ© par lâurgence ou la peur de perdre. AntĂŽnio restait, pour un temps encore, le cĆur battant du milieu de Vianense. Et chacun savait que, lorsque lâheure viendrait, son dĂ©part ne serait pas une fuite, mais lâaboutissement logique dâun parcours maĂźtrisĂ©.
Vianense câest mieux pour lui
Ton doigt a glissé sur le clavier. Elle est conne *
(Elle fut bonne apparemment, 30 ans de moins
)
Câest bien pour le club de fixer une ligne directive et que le joueur le comprenne. Et puis câest pas quelque chose dâirrĂ©alisable non plus donc câest bon. A lui de sortir la saison de folie sâil veut atteindre ses rĂȘves.
Pour le coup, le choix du dĂ©part nâest plus une quĂȘte pour aller un chercher un trophĂ©e que Vianense ne pourrait pas prendre. A lâheure actuelle, Vianense est la meilleure Ă©quipe du monde ![]()
Réponses aux lecteurs
@Rhino je pense aussi surtout quâil est entrain de bien bien sâimposer. ceci dit difficile de dire combien de temps on pourra le retenir.
@CaptainAmericka
Blague Ă part, je suis en effet partisan de poser un cadre et de demander un minimum dâengagements avec le club. Initialement je mâĂ©tais imposĂ© comme objectif de demander aux joueurs de faire 100 matchs au club avant de demander un gros transferts mais des fois on a pas le choix.
@alexgavi niveau trophĂ©e câest certains quâactuellement on est ce quâil y a de mieux. Ceci dit difficile de rivaliser avec des clubs qui ont fait ou font rĂȘver des gĂ©nĂ©rations. Le prestige de lâhistoire ne sâachĂšte pas.
La soirĂ©e avait Ă©tĂ© pensĂ©e comme un Ă©crin, un moment suspendu entre la mĂ©moire et lâavenir. Ă Viana do Castelo, le club avait choisi un lieu chargĂ© de noblesse et de silence maĂźtrisĂ© : une ancienne bĂątisse de granit dominant le fleuve Lima**,** baignĂ©e dâune lumiĂšre chaude, presque dorĂ©e, comme si la ville elle-mĂȘme voulait rendre hommage Ă ceux qui lâavaient portĂ©e au sommet. Les abonnĂ©s, invitĂ©s un par un, entraient avec ce mĂ©lange de fiertĂ© discrĂšte et dâĂ©motion contenue propre aux grandes familles, celles qui ont vu le club souffrir, tomber, se relever⊠et dĂ©sormais rĂ©gner.
Lorsque les lumiĂšres sâĂ©teignirent doucement, un murmure parcourut la salle. Puis, au centre, les nouveaux maillots apparurent, rĂ©vĂ©lĂ©s lentement, presque religieusement. Nike avait choisit la continuitĂ© et des designs similaires Ă ceux de la saison Ă©coulĂ©e. Pour la seconde fois, juste au-dessus du cĆur, brillait ce badge dorĂ©, Ă©clat sobre mais implacable, symbole du titre de champion du Portugal. Ce nâĂ©tait pas un or tapageur, ni une provocation : câĂ©tait lâor de ceux qui ont gagnĂ© le droit de se taire, parce que les trophĂ©es parlent Ă leur place. Beaucoup y virent bien plus quâun dĂ©tail textile ; câĂ©tait une cicatrice devenue mĂ©daille, la trace visible dâun chemin long et brutal enfin couronnĂ©.
Le maillot home, profond, presque nocturne, semblait absorber la lumiĂšre avant de la rendre plus dense. Il racontait les soirs europĂ©ens, les combats gagnĂ©s dans la douleur, la constance dâun club devenu fort sans jamais renier son identitĂ©.
LâextĂ©rieur, plus clair, presque minĂ©ral, Ă©voquait les dĂ©placements, les batailles loin de Viana, ces terrains hostiles oĂč Vianense avait appris Ă ne plus trembler.
Quant au third, plus audacieux, il assumait une modernitĂ© Ă©lĂ©gante, comme un clin dâĆil Ă lâavenir, Ă cette nouvelle gĂ©nĂ©ration qui ne connaĂźt plus la peur mais seulement lâexigence.
Pour porter ces maillots, Nike nâavait pas choisi au hasard. Luis Almeida sâavança le premier, silhouette calme, regard posĂ©, incarnation de la fidĂ©litĂ© et du travail silencieux. Sur ses Ă©paules, le badge dorĂ© semblait naturel, presque Ă©vident, comme sâil avait toujours Ă©tĂ© lĂ . Emmanuel Adjei suivit, Ă©nergie brute contenue, sourire discret dâun joueur qui sait quâil vit quelque chose de plus grand que lui. Sur son torse, lâor brillait diffĂ©remment, reflet dâune ascension fulgurante, dâun talent qui nâa jamais oubliĂ© dâoĂč il venait. Puis Francisco Maior ferma la marche. Lui nâavait pas besoin de forcer lâallure : tout dans sa dĂ©marche disait quâil appartenait Ă cette histoire. Ă seulement quelques mĂštres du public, il incarnait cette dynastie que Vianense Ă©tait en train dâĂ©crire, saison aprĂšs saison.
Dans la salle, les regards se croisaient, les souvenirs remontaient. Certains anciens abonnĂ©s revoyaient les tribunes clairsemĂ©es dâautrefois, les saisons de doute, les combats pour exister. Dâautres, plus jeunes, ne connaissaient Vianense que victorieux, mais sentaient malgrĂ© tout le poids de ce moment. Ce nâĂ©tait pas quâune prĂ©sentation de maillots : câĂ©tait une cĂ©lĂ©bration collective, un pacte silencieux renouvelĂ© entre le club et son peuple.
Quand AnĂbal GuimarĂŁes apparut briĂšvement, sans discours interminable, un simple sourire suffit. Il regarda ses joueurs, les maillots, puis la salle. Tout Ă©tait lĂ . Le passĂ© honorĂ©, le prĂ©sent assumĂ©, lâavenir dĂ©jĂ en marche. Cette soirĂ©e ne lançait pas seulement une nouvelle saison ; elle scellait une identitĂ©. Vianense nâĂ©tait plus seulement un club champion. Il Ă©tait devenu une maison oĂč lâor ne brillait pas pour Ă©blouir, mais pour rappeler dâoĂč lâon venait et jusquâoĂč lâon Ă©tait capable dâaller.
TrÚs beaux ces maillots ! Mais ça fait trÚs Inter Milan
quand mĂȘme ![]()
Dâailleurs, quels sont les clubs affiliĂ©s Ă Vianense ?
jolis maillots
Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka tout ça parce que yâa Pirelli
Sinon mon cher Vianense est affilié avec Estoril, Fulham, Mjallby, Nagoya, RoPS, Scrosoppi, Shooting Stars au Nigeria.
@celiavalencia merci ![]()
Il avait longtemps cru que tout Ă©tait terminĂ©. AllongĂ© dans un lit dâhĂŽpital, le regard figĂ© vers un plafond trop blanc, Vitoriano Pignatelli avait appris Ă compter autrement : non plus les minutes avant lâentraĂźnement, mais les secondes entre deux douleurs, les jours sans appel, les nuits sans sommeil. Lâaccident de voiture, survenu dans lâombre poisseuse de lâaffaire Lamar Jackson, lui avait pris bien plus quâune saison : un genou, une carriĂšre lancĂ©e trop tĂŽt, et cette illusion naĂŻve que le football pardonne tout. Al-Arabi sâĂ©tait dĂ©tournĂ© sans bruit, le contrat rompu comme on ferme une porte mal placĂ©e. Pendant un an, Vitoriano nâavait plus Ă©tĂ© quâun nom murmurĂ©, un talent brisĂ©, un âet siâŠâ dans les conversations dâaprĂšs-match.
Puis AnĂbal GuimarĂŁes avait rappelĂ©. Pas pour promettre, pas pour vendre du rĂȘve. Juste pour offrir un espace. Une pelouse secondaire, un vestiaire discret, la rĂ©serve de Vianense. Rien de plus quâun droit de transpirer Ă nouveau, de souffrir pour autre chose que pour ses souvenirs. AnĂbal ne lui avait rien demandĂ© sinon de venir chaque matin, dâaccepter lâhumilitĂ©, de reconstruire un corps avant de vouloir retrouver un statut. CâĂ©tait une main tendue sans publicitĂ©, presque un acte de foi envers celui qui lâavait trahi puis sauvĂ©. Vitoriano avait repris Ă zĂ©ro, apprenant Ă courir autrement, Ă frapper sans trahir son genou, Ă taire son orgueil pour Ă©couter son corps.
Lorsque la sĂ©lection du Portugal pour la Coupe du Monde en CorĂ©e du Sud avait Ă©tĂ© annoncĂ©e, son nom avait surpris tout le monde, lui le premier. Un an sans jouer, des doutes persistants, une cicatrice encore vive : rationnellement, rien ne plaidait en sa faveur. Pourtant, sur les terrains asiatiques, Vitoriano avait jouĂ© comme un homme libĂ©rĂ©. Sans peur, sans calcul. Chaque minute disputĂ©e semblait ĂȘtre une victoire intime, chaque duel un pied de nez au destin. Le Mondial nâavait pas seulement Ă©tĂ© rĂ©ussi : il avait Ă©tĂ© rĂ©parateur. Il avait rappelĂ© au monde, et surtout Ă lui-mĂȘme, quâil existait encore.
LâĂ©tĂ© suivant avait confirmĂ© cette renaissance fragile. Fulham, flairant la bonne affaire autant que la belle histoire, lui avait proposĂ© un contrat de trois ans. Rien de flamboyant : un salaire modeste de 3 millions dâeuros par saison, loin des chiffres indĂ©cents quâil avait cĂŽtoyĂ©s autrefois. Mais pour Vitoriano, ce nâĂ©tait pas une rĂ©gression. CâĂ©tait une ancre. Un club, un projet clair, un vestiaire sans promesses creuses. Ă Londres, il nâarrivait pas en star, mais en survivant. Et cela lui convenait parfaitement.
Lors de sa confĂ©rence de presse de prĂ©sentation, sa voix avait tremblĂ© Ă peine. Il avait parlĂ© dâAnĂbal sans emphase, mais avec une reconnaissance profonde, presque filiale.
« Il a cru en moi quand je nâĂ©tais plus quâun doute ambulant. Il mâa laissĂ© redevenir un joueur avant de vouloir faire de moi un professionnel. »
Puis il avait remerciĂ© Dieu, non pas pour les trophĂ©es, mais pour lâĂ©preuve traversĂ©e. Enfin, Fulham, pour cette ultime chance accordĂ©e sans garanties.
Vitoriano savait que rien nâĂ©tait gagnĂ©. Que son corps restait fragile, que le football nâattend personne. Mais pour la premiĂšre fois depuis longtemps, il nâavait plus besoin de regarder derriĂšre lui. Il avançait, simplement. Et parfois, dans le vacarme des stades anglais, il se rappelait cette annĂ©e perdue, ce genou brisĂ©, cette solitude. Non pas comme une blessure ouverte, mais comme la preuve quâil Ă©tait encore debout.
- - - |
- - - |
|---|---|
- - - Vitoriano |
Pignatelli - - - |
| Ăge | 21 |
| Nationalité | |
| apparitions | 129 |
| Buts | 27 |
| Assists | 22 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 39/40 | [U16] | SC Vianense | 35 | 5 | 12 | |||
| 39/40 | [U19] | SC Vianense | 4 | 1 | 0 | |||
| 40/41 | [U19] | SC Vianense | 41 | 27 | 17 | |||
| 40/41 | [PRO] | SC Vianense | 7 | 2 | 0 | |||
| 41/42 | [PRO] | SC Vianense | 37 | 3 | 6 | |||
| 42/43 | [PRO] | SC Vianense | 39 | 8 | 8 | |||
| 43/44 | [PRO] | SC Vianense | 46 | 14 | 8 | |||
| 44/45 | [PRO] | Wrexham AFC | 15 | 0 | 0 | |||
| 44/45 | [PRO] | Al Arabi | 13 | 0 | 0 | |||
| 41/42 | [U21] | Portugal U21 | 1 | 0 | 0 | |||
| 45/46 | [A] | Portugal | 5 | 1 | 0 | |||
| 39-42 | TOTAL - - - - - | 129 | 27 | 22 |
En espérant que tout se passe au mieux pour lui là -bas
MĂȘme pas ! CâĂ©tait pour les 3 couleurs ! CâĂ©taient celles de la saison derniĂšre, quand ils prennent une valise en finale de la
![]()
Belle histoire pour lui ! Aller en sĂ©lection et ĂȘtre titrĂ© sans avoir jouĂ©, heureusement que câĂ©tait toi le coach
Mais câest trop bien pour le storytelling ! ![]()
Pignatelli va pouvoir relancer sa carriĂšre, avec un salaire modeste plutĂŽt cool, pour un joueur qui nâa pas jouĂ© depuis ses dĂ©boires ![]()
TrĂšs beaux maillots au passage !
Avec la coupe du Monde, tu as fini FM24! Félicitations ![]()
Trois saisons en jeunes et six chez les pros Ă 20 ans, comment câest possible ? ![]()
Réponses aux lecteurs
@Rhino on lui souhaite en effet. Je pense quâil a tout pour sâimposer rĂ©ellement en Angleterre.
@CaptainAmericka
Bah nous on a pas pris de valises
Les joies des histoires. Et encore on peut pas tout dévoiler.
@alexgavi en effet et merci pour les maillots.
@toopil Presque mais câest sur que câest un beau trophĂ©e que je ne gagne pas souvent en plus.
@Nehoc Câest pas exactement ça. Les trois saisons en jeunes câest deux en rĂ©alitĂ© car la saison U16 existe pas dans FM. Ensuite ces deux saisons sont en parralĂšle des mĂȘmes saisons avec les pros. Ce sont des saisons ou le jeune Ă©voluent entre les deux effectifs. Jâai pour habitude si un joueur a peu de temps de jeu de le laisser Ă dispo des U19. Du coup ça ne lui fait rĂ©ellement que 5 saisons professionnels sur 6-7 possible. Et je me suis trompĂ© sur lâĂąge il a 21 et va avoir rapidement 22 ![]()
La saison avait Ă peine repris que Vianense se retrouvait dĂ©jĂ Ă lâendroit quâil avait appris Ă apprivoiser : sous les projecteurs, face Ă lâEurope, avec un trophĂ©e Ă portĂ©e de main. AprĂšs une annĂ©e folle, presque irrĂ©elle, oĂč tout avait Ă©tĂ© conquis, le club repartait en campagne sans le poids de la surprise mais avec celui, plus lourd encore, du statut. Ă Lille, dans lâenceinte massive de la Decathlon Arena, Vianense disputait sa deuxiĂšme Supercoupe dâEurope consĂ©cutive, cette fois aurĂ©olĂ© du titre suprĂȘme de champion dâEurope. En face, Manchester United, vainqueur de lâEuropa League, gĂ©ant historique venu rappeler que la mĂ©moire du football ne sâefface jamais totalement.
Le coup dâenvoi fut brutal, presque hostile. United entra dans le match comme on entre dans une bataille, sans prĂ©ambule, avec lâarrogance froide de ceux qui pensent que le prestige suffit Ă imposer le tempo. DĂšs la cinquiĂšme minute, cette pression trouva sa rĂ©compense. Sur une phase confuse dans la surface, Caetano Dias surgit, plus prompt que tout le monde, et catapulta le ballon au fond des filets. Vianense se retrouvait menĂ© presque avant dâavoir respirĂ©, et le stade, largement acquis aux Anglais dans ce dĂ©but de match, gronda comme une vieille bĂȘte rĂ©veillĂ©e trop tĂŽt.
Mais Vianense nâĂ©tait plus ce club qui doutait. Loin de se dĂ©sunir, les hommes dâAnĂbal GuimarĂŁes absorbĂšrent le choc, serrĂšrent les lignes, acceptĂšrent la douleur. Le match devint rugueux, heurtĂ©, presque sale par instants. Les duels sâenchaĂźnaient, les contacts sâaccumulaient, et chaque ballon semblait disputĂ© comme sâil devait ĂȘtre le dernier. Peu Ă peu, pourtant, Vianense gagna du terrain, imposa sa circulation, força Manchester Ă reculer dâun pas, puis dâun second.
Ă la trente-septiĂšme minute, cette montĂ©e en puissance trouva enfin son exutoire. Sur une action construite avec patience, le ballon arriva dans les pieds dâEmmanuel Adjei. Lâattaquant, dos au but, fixa, feinta, puis arma une frappe sĂšche, presque instinctive. Le tir fusa, ras-de-terre, et vint mourir au pied du poteau. LâĂ©galisation fut accueillie comme une libĂ©ration. Sur le visage dâAdjei, on ne vit pas de triomphe excessif, seulement cette expression grave de ceux qui savent quâils viennent de remettre lâhistoire dans le bon sens.
La seconde pĂ©riode reprit sur le mĂȘme rythme infernal. Manchester tenta de reprendre le contrĂŽle par la force, Vianense rĂ©pondit par lâintelligence et la solidaritĂ©. Les lignes se tendaient, les nerfs aussi. Puis, Ă lâheure de jeu, le match bascula. Sur une transition rapide, Vianense trouva enfin lâespace quâil cherchait depuis le dĂ©but. Le ballon circula vite, trĂšs vite, et Luvanor surgit dans la surface. Son contrĂŽle fut imparfait, presque maladroit, mais sa frappe, elle, ne trembla pas. Le cuir partit sous la barre, laissant le gardien anglais figĂ©, spectateur dâun moment quâil ne pouvait plus empĂȘcher.
Ă partir de lĂ , le temps sembla sâĂ©tirer. Manchester United poussa, jeta ses derniĂšres forces dans la bataille, multiplia les centres, les frappes lointaines, les situations brouillonnes. Mais Vianense tint. Chaque tacle Ă©tait une promesse, chaque dĂ©gagement une respiration arrachĂ©e. Quand lâarbitre siffla enfin la fin du match, les corps sâaffaissĂšrent, les regards se levĂšrent vers le ciel, incrĂ©dules et Ă©puisĂ©s.
Vianense venait de sâimposer une nouvelle fois, ajoutant une ligne de plus Ă une histoire qui nâen finissait plus de sâĂ©crire. Pour AnĂbal GuimarĂŁes, ce trophĂ©e avait une saveur particuliĂšre. Il nâĂ©tait pas une surprise, ni une apothĂ©ose : il Ă©tait une continuitĂ©. La preuve que cette Ă©quipe savait recommencer, repartir en conquĂȘte, sans se perdre dans ses propres lĂ©gendes. La saison redĂ©marrait comme la prĂ©cĂ©dente sâĂ©tait achevĂ©e : par un titre, par une certitude, par ce sentiment troublant que Vianense nâavait peut-ĂȘtre pas encore atteint son sommet.
Tournent, et tournent dans ma tĂȘte, les images du long mĂ©trage. OĂč tu es belle et moi la bĂȘte. Et la belle nâest jamais sage.
Quand tu diras que câest ma faute, que je nâai jamais su tâaimer. Au diable toi et tes apĂŽtres.
Je mâen vais











