De beaux résultats dis donc ! ![]()
Les rĂ©sultats sont vraiment trĂšs bons pour le moment. On dirait bien que lâĂ©quipe a passĂ© un cap. Par contre, il est vrai que le tirage europĂ©en est loin dâĂȘtre simple. Ca va bien densifier la premiĂšre moitiĂ© de saison
Beaucoup de choses Ă retenir ! DĂ©jĂ le nouveau stade est juste magnifique ! Mi-forteresse, mi-stade, il ne manque plus que les haches sur le terrain, Ă moins quâelles nâaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© utilisĂ©es sur le bus de Wrexham ![]()
En tout cas, lâĂ©quipe carbure trĂšs fort en ce dĂ©but de saison !
ça joue le titre ![]()
La dynamique coupe le soufle ![]()
DĂ©but de saison canon galvanisĂ© par un temple oĂč les supporters viennent jouer le 12Ăšme homme avec ferveur. Jâattend les prochaines gĂ©nĂ©ration IA pour les tifo ![]()
Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka Je savais que tu kifferais. Faut dire que lâIA Ă©volue vite ça aide aussi. Et encore ces gĂ©nĂ©rations lĂ ont presque 2 mois. Je suis sur quâon pourrait faire dĂ©jĂ mieux. Pour le Bayern je sais pas ça mâa surpris mais on va dĂ©jĂ retrouver Altair
Câest un excellent dĂ©but de saison en effet.
@Sythax oui ça commence Ă payer de rĂ©ussir a garder une bonne partie de lâĂ©quipe.
@Rhino oui câest exactement ça. On verra ce que ça donnera sur la durĂ©e.
@alexgavi Jâai kiffĂ© faire le design avec lâIA.
@toopil ce serait cool mais pour ça va falloir ĂȘtre rĂ©gulier toute la saison et on a pas su beaucoup le faire avec Viana ces derniĂšres saisons.
@RedM1nd Câest vrai. on est vraiment sur un dĂ©but de saison parfait. Je tâavoue que jâai pas encore essayĂ© de faire des tifos tiens.
Le choix avait mis du temps Ă mĂ»rir, comme un vin de caractĂšre dont on attend patiemment quâil dĂ©livre tous ses arĂŽmes. Depuis des mois, Victor pesait chaque mot, chaque regard, chaque silence aussi. Il avait vu passer les offres â brillantes, clinquantes, presque indĂ©centes â des clubs les plus puissants dâEurope. Il les avait laissĂ©es sâaccumuler dans lâombre, sans jamais trancher. Ni oui, ni non. Juste le luxe de douter. Car derriĂšre lâaisance du dribble, derriĂšre la puissance dâun couloir avalĂ© sans effort, se cachait un jeune homme Ă la croisĂ©e des chemins. Un fils de⊠mais surtout un garçon encore en quĂȘte de lui-mĂȘme.
Et puis le moment arriva. Une fin dâaprĂšs-midi paisible, un rayon de soleil filtrant Ă travers les vitres de la villa familiale de Viana do Castelo. Assis face Ă son pĂšre, Victor, le regard droit et le souffle contenu, formula ce quâil avait longtemps gardĂ© au creux du ventre : il signerait pro avec Vianense. Mais pas sans poser ses propres rĂšgles, ses limites, ses garde-fous.
« Je veux ĂȘtre Victor, pas le fils de. Sur le terrain, je veux que tu me traites comme les autres. Ni plus, ni moins. »
AnĂbal resta silencieux quelques secondes. Le regard embuĂ© dâune fiertĂ© pudique, il acquiesça sans un mot, conscient quâun pas immense venait dâĂȘtre franchi â non pas sur la pelouse, mais dans le cĆur dâun jeune homme.
Victor avait Ă©galement pris une autre dĂ©cision, plus symbolique, mais tout aussi forte. Le nom âGuimarĂŁesâ apparaĂźtrait bien sur son maillot. Parce quâil avait appris Ă en porter la charge. Mais le âKhutsishviliâ, nom de sa mĂšre, continuerait de vivre dans son cĆur, dans ses papiers, et dans chacun de ses choix. Il porterait le numĂ©ro 26, clin dâĆil Ă ses origines entremĂȘlĂ©es : le 26 mai, date de naissance de sa mĂšre, et le 26 novembre, celle dâAnĂbal. Une maniĂšre dâunir ce quâon avait trop longtemps voulu opposer.
Quelques jours plus tard, le SC Vianense officialisait la signature de Victor GuimarĂŁes, dans un communiquĂ© sobre, accompagnĂ© dâune photo du jeune latĂ©ral, droit comme une lame, maillot bleu roi sur les Ă©paules. Le club parlait dââun gamin du coinâ, âformĂ© au clubâ, âfier dâembrasser le projetâ. Pas une ligne sur son patronyme illustre. Pas un mot de trop. Juste la promesse dâun dĂ©but de carriĂšre façonnĂ© sur le terrain, pas dans les rĂ©cits dâhĂ©ritage.
Dans les travĂ©es du stade, les supporters comprirent le message. Ils ne voyaient plus seulement le fils dâAnĂbal. Ils voyaient Victor, latĂ©ral de 17 ans, n°26, et promesse Ă part entiĂšre dâun avenir que lui seul allait Ă©crire.
Il a raison de porter le nom de son pĂšre sur le terrain. Il nây a pas la place sur le maillot pour celui de sa mĂšre. Puis il est imprononçable ![]()
un parfum de soufre et de mystĂšre flotte sur les pierres ancestrales de la vieille ville. Le ciel est limpide, mais dans les travĂ©es du stade comme dans les ruelles menant au port, une question ne cesse de sâinfiltrer dans les conversations, les murmures, les regards : jusquâoĂč ira cette affaire ? Et jusquâoĂč AnĂbal GuimarĂŁes est-il, malgrĂ© lui, entraĂźnĂ© ?
Les faits sont dĂ©sormais connus de tous, tant ils ont fait la une des tabloĂŻds comme des journaux dits sĂ©rieux. Lors dâun dĂ©placement de Wrexham Ă Newcastle pour un match de Premier League, le bus de lâĂ©quipe galloise avait Ă©tĂ© la cible dâune attaque coordonnĂ©e et brutale sur lâautoroute A1. Jets dâhuile, tirs de paintball industrialisĂ©e, harcĂšlement motorisĂ© : une embuscade dâun autre Ăąge, qui avait laissĂ© plusieurs membres du staff blessĂ©s, psychologiquement pour la plupart et mĂȘme physiquement suite Ă la sortie de route.
Longtemps, lâenquĂȘte britannique avait patinĂ©. JusquâĂ ce jour oĂč, lors dâun point presse glaçant, Scotland Yard annonça avoir identifiĂ© les vĂ©hicules impliquĂ©s dans lâagression. LouĂ©s quelques jours auparavant⊠à Viana do Castelo. Plus prĂ©cisĂ©ment dans une petite agence indĂ©pendante situĂ©e Ă deux pas du vieux port. Une information qui fit lâeffet dâune dĂ©flagration au Portugal, et bien au-delĂ .
Mais le plus saisissant restait Ă venir.
Quatre hommes avaient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s Ă leur descente dâun vol en provenance de Porto. Leurs passeports ? Colombiens. Leurs connexions ? Troubles, mais croisĂ©es avec des ramifications connues du cartel Gallindo, sinistre entitĂ© narco-para encore active par cercles souterrains. Parmi les documents retrouvĂ©s dans leurs effets, un nom attira lâattention : Coco Cruz, ancien parrain et figure quasi-mythologique des Andes orientales, mais surtout⊠pĂšre du latĂ©ral Juan Sebastian Anaya, un temps considĂ©rĂ© comme le fils spirituel dâAnĂbal GuimarĂŁes Ă lâĂ©poque de ses jeunes annĂ©es Ă Envigado puis Palmeiras.
Et soudain, tout devint plus trouble. Plus tendu. Plus venimeux.
Officiellement, AnĂbal nie. Froidement. Fermement. Presque mĂ©caniquement.
« Je ne connais pas ces gens. Je nâai aucun contact avec Coco Cruz depuis plus de dix ans. Et je nâai jamais Ă©tĂ© en bons termes avec. Je sais que Juan-Sebastian nâa plus de contacts non pus avec. Je ne suis pas responsable des dĂ©cisions de ceux qui ont croisĂ© ma route Ă une Ă©poque rĂ©volue. Point. »
Pour ses supporters, cette dĂ©claration suffit. Ă lâArena do Viana, les tifos se multiplient. Lâhumour noir est devenu une arme de soutien. Ă chaque match, un chant sâĂ©lĂšve des tribunes sud, repris en chĆur :
âLamar, attention derriĂšre toi, AnĂbal te suit mĂȘme sans ses soldats.â
Le coach de Wrexham, Lamar Jackson, se retrouve ainsi constamment ramenĂ© Ă une figure obsĂ©dante. Dans la presse britannique, il multiplie les interventions, les silences lourds de sous-entendus. Et sur les rĂ©seaux sociaux, lâombre dâAnĂbal, tel un esprit malin, semble toujours flotter dans ses propos.
Le club gallois, lui, reste silencieux. Officiellement.
Mais Ă Vianense, certains rient. Dâautres sâagacent. Et quelques-uns commencent Ă craindre que ce nuage opaque ne vienne ternir la lumiĂšre patiemment construite ces derniĂšres saisons. Car mĂȘme si aucun Ă©lĂ©ment concret ne relie AnĂbal aux suspects, la juxtaposition des faits, des noms, des passĂ©s entremĂȘlĂ©s, commence Ă peser. Et dans lâEurope du football, cette affaire devient aussi politique que judiciaire.
La vĂ©ritĂ© ? Elle se terre peut-ĂȘtre quelque part entre MedellĂn, Viana et Londres.
Ou alors⊠elle sâĂ©crit dĂ©jĂ dans les carnets dâun juge.
MĂȘme sâil est blanc comme neige dans cette histoire (ce dont on peut douter
), ça risque de laisser des traces en interne
Incroyable
MĂȘme si jâavais dans lâidĂ©e un tifo faisant Ă©cho Ă des valeurs plus nobles.
Mais bon on boude pas notre plaisir de voir ce bon vieux LAMAR chahuté
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@Rhino qui dit quâil est blanc comme neige lĂ dedans ![]()
@RedM1nd tu pensais Ă quoi ? Dit moi en DM on sait jamais pour le futur. Jâai essayĂ© de pas trop abuser sinon aprĂšs je vais brusquer @Manthyz ![]()
Il y a des regards qui ne trichent pas. Et ceux dâEmmanuel Adjei, Ă 17 ans Ă peine, brillaient dâun feu que mĂȘme les plus endurcis des vĂ©tĂ©rans ne savaient feindre. FormĂ© dans lâombre des falaises de Viana do Castelo, Ă lâabri des projecteurs trop hĂątifs, le jeune buteur avait frappĂ© Ă la porte de lâĂ©quipe premiĂšre avec la douceur dâun enfant et la prĂ©cision dâun tueur. Deux buts, des entrĂ©es pleines de justesse, et cette sensation Ă©trange que chaque minute quâon lui offrait, il la transformait en promesse tenue.
Le club, lui, nâĂ©tait pas surpris. AnĂbal connaissait le garçon. Son parcours, ses doutes, ses soirs dâentraĂźnement sous la pluie battante, ses sacrifices silencieux. Le staff avait pris le temps. Le faire Ă©clore sans le brĂ»ler. Le garder Ă distance des sirĂšnes trop bruyantes du foot moderne. Mais parfois, les talents imposent leur tempo. Et Emmanuel Adjei dansait dĂ©jĂ avec lâĂ©lite.
La nouvelle tomba un matin de septembre. La demande de naturalisation portugaise, dĂ©posĂ©e quelques mois plus tĂŽt par la cellule juridique du club, venait dâĂȘtre validĂ©e. Le gamin nĂ© Ă Kumasi, Ă©levĂ© Ă Viana, Ă©tait dĂ©sormais officiellement Ă©ligible Ă reprĂ©senter les couleurs de la Seleção. Une rĂ©compense logique, presque symbolique, pour un joueur qui nâavait jamais vu le Portugal comme une terre dâaccueil mais comme une maison Ă bĂątir.
Dans les couloirs de la Cidade do Futebol, le nom dâEmmanuel commença Ă circuler. Dâabord en chuchotement, puis avec lâinsistance de ceux qui savent. Angel Gomes, le sĂ©lectionneur, suivait le garçon depuis ses premiers pas en U15. Il avait notĂ© son sens du dĂ©placement, sa frappe en rupture, sa capacitĂ© Ă faire jouer autour de lui. Et surtout, sa maturitĂ© glaçante pour son Ăąge. Le Ghana lâavait contactĂ©, Ă©videmment. Et du cĂŽtĂ© de Lisbonne, on craignait un envol prĂ©maturĂ© vers la terre natale.
Alors dans lâintimitĂ© dâun appel, Gomes fit savoir son intĂ©rĂȘt. Non pas une convocation Ă la hĂąte, mais la volontĂ© de lâintĂ©grer dans le futur, Ă bon rythme. De lui montrer quâil nâĂ©tait pas quâun nom sur une liste, mais une piĂšce potentielle du puzzle national. Chez les GuimarĂŁes, on resta calme. Emmanuel, lui, sourit en coin. Il savait dâoĂč il venait. Il savait oĂč il allait. Il ne courait pas aprĂšs les drapeaux, il courait aprĂšs ses rĂȘves. Et ceux-lĂ , il comptait bien les Ă©crire avec ses propres mots, dans sa propre langue, sous ses propres couleurs.
Vianense, pour lâheure, savourait. Son diamant grandissait. Et le Portugal venait peut-ĂȘtre, sans le savoir, de poser la main sur lâun de ses futurs joyaux.
Tout rattrapé ! (Foutues vacances tiens !)
Il y en a eu des choses ! Mais bonne nouvelle pour Adjei !
En parlant de ANAYA ? Il devient quoi lui ?
Et trÚs content du premier contrat pro de Victor, il décide de rester prÚs de son pÚre. Bon choix.
Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka Anaya est toujours Ă Palmeiras oĂč il est titulaire indiscutable.
Il Ă©tait de ceux dont le regard en disait long, mĂȘme lorsquâil gardait le silence. Ă 20 ans Ă peine, Leandro SendĂŁo incarnait dĂ©jĂ bien plus quâun dĂ©fenseur central pouvant Ă©voluer sur lâaile. Il avait cette fougue tranquille, cette intensitĂ© posĂ©e qui fait la diffĂ©rence entre un talent prometteur et un joueur qui marque son Ă©poque. Sa premiĂšre saison pleine chez les professionnels avait confirmĂ© toutes les espĂ©rances : des courses tranchantes, une vision du jeu affinĂ©e et surtout une capacitĂ© Ă faire briller les autres autant que lui-mĂȘme. Son entente naturelle avec Francisco Maior, sa connexion instinctive avec Sergio Mata, son respect profond pour les consignes dâAnĂbal⊠Tout respirait lâĂ©quilibre, la maturitĂ©, la passion canalisĂ©e.
Naturellement, les regards sâĂ©taient tournĂ©s vers lui. Des clubs europĂ©ens de premiĂšre zone â espagnols, allemands, italiens â avaient flairĂ© la bonne affaire. Un dĂ©fenseur de cette trempe, dĂ©jĂ dĂ©cisif dans les grands rendez-vous, encore sous contrat jeune, câĂ©tait une pĂ©pite Ă extraire, Ă façonner Ă leur sauce. Mais Ă Vianense, on ne comptait pas se faire dĂ©pouiller sans agir. Hugo Viana en avait fait une prioritĂ© stratĂ©gique. AnĂbal, lui, nâavait pas eu besoin de grand discours. Il savait que Leandro appartenait Ă cette caste rare de joueurs sensibles au projet humain avant lâappĂąt financier.
Et alors que les rumeurs enflaient, câest dans une salle discrĂšte du centre dâentraĂźnement que lâannonce fut scellĂ©e. Leandro SendĂŁo prolongeait jusquâen 2046. Trois annĂ©es supplĂ©mentaires, arrachĂ©es sans forcing, dans le respect mutuel et la certitude partagĂ©e que lâhistoire nâĂ©tait pas encore finie. Le dĂ©fenseur polyvalent formĂ© au club avait simplement demandĂ© Ă pouvoir continuer Ă progresser, Ă disputer des matchs europĂ©ens, Ă Ă©crire encore quelques lignes dans le livre ouvert de Vianense. Et quâimporte si certains promettaient des salaires triplĂ©s ou des stades de cent mille places. Ce qui comptait, câĂ©tait la confiance. LâintimitĂ© du projet. Le regard dâAnĂbal au bord du terrain. Les encouragements de la Curva Azul.
Lors de lâannonce officielle, postĂ©e sur les rĂ©seaux du club, on apercevait Leandro, sourire modeste, maillot sur les Ă©paules, accompagnĂ© de ces mots simples :
âOn continue lâhistoire.â
Pas besoin dâen faire trop. Ă Viana do Castelo, les lĂ©gendes se construisent Ă lâusure, pas au flash des projecteurs. Et Leandro, lui, avait dĂ©cidĂ© de rester pour bĂątir.
Encore une bonne nouvelle
Hop, verrouillé le bonhomme !
Réponses aux lecteurs
@Rhino tout Ă fait il rends bien des services en plus ce con lĂ .
@CaptainAmericka il faut bien.
- - - MamadĂș |
Mané - - - |
| Ăge | 21 |
| Nationalité | |
| valeur | 47-53M⏠|
| Salaire | 227kâŹ/m |
| Fin de contrat | 30 Juin 2047 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 36/39 | [U19] | SC Vianense | 38 | 12 | 0 | |||
| 38/39 | [PRO] | Vianense SC | 5 | 0 | 0 | |||
| 39/40 | [U19] | SC Vianense | 32 | 36 | 2 | |||
| 39/40 | [PRO] | SC Vianense | 19 | 3 | 0 | |||
| 40/41 | [U19] | SC Vianense | 6 | 11 | 2 | |||
| 40/41 | [PRO] | SC Vianense | 36 | 27 | 1 | |||
| 41/42 | [PRO] | SC Vianense | 30 | 16 | 1 | |||
| 42/43 | [PRO] | SC Vianense | 43 | 36 | 5 | |||
| 43/44 | [PRO] | SC Vianense | 14 | 14 | 0 | |||
| 40/43 | [A] | Guinée Bissau | 24 | 17 | 8 | |||
| 36-43 | TOTAL - - - - - | 147 | 96 | 7 |
Membre clĂ© de Vianense depuis quelques saisons il sâest imposĂ© petit Ă petit comme le buteur phare des cavaleiros. Il a pris une toute autre dimension depuis la dĂ©couverte du haut niveau portugais de Viana . Il est en outre devenu un international efficace mĂȘme si la compĂ©titivitĂ© de la GuinĂ©e Bissau reste limitĂ©e.. Retour en cinq anecdotes sur le parcours de ce cadre brĂ©silien.
DES RACINES ANCRĂES DANS LA TERRE ROUGE
MamadĂș ManĂ© est nĂ© dans le petit village de Bedanda, en GuinĂ©e-Bissau, au cĆur dâune famille dâexploitants de noix de cajou. Issu dâune lignĂ©e marquĂ©e par lâhistoire douloureuse de lâesclavage, il a grandi au milieu des champs, les pieds dans la poussiĂšre et les rĂȘves dans les Ă©toiles. La pauvretĂ© Ă©tait son quotidien, mais aussi sa force. Il se rappelle encore des aprĂšs-midis passĂ©s Ă taper dans une balle faite de chaussettes roulĂ©es, pendant que sa mĂšre faisait sĂ©cher les fruits sur des bĂąches plastiques. Chez les ManĂ©, on ne possĂ©dait presque rien, si ce nâest une fiertĂ© immense et la volontĂ© de survivre, coĂ»te que coĂ»te.
UN DESTIN TIRĂ DE LA RUE
Sa vie aurait pu sâarrĂȘter lĂ , Ă Bedanda. Mais un jour, un ancien joueur de Vianense, lui-mĂȘme originaire de Bissau, reconverti en formateur, le remarque alors quâil joue pieds nus dans une ruelle poussiĂ©reuse contre des garçons deux fois plus ĂągĂ©s. TouchĂ© par son instinct, sa maniĂšre dâĂ©liminer sans rĂ©flĂ©chir, il lâapproche, le filme, et envoie la vidĂ©o Ă ses anciens contacts au Portugal. En moins de deux mois, MamadĂș est dans lâavion pour Viana do Castelo, accueilli par une famille dâaccueil, et intĂ©grĂ© dans les Ă©quipes de jeunes du SC Vianense. Lâadaptation fut rude, mais il nâa jamais cessĂ© de croire que câĂ©tait son unique chance.
LE GOLĂADOR NĂ PAR HASARD
Ironiquement, MamadĂș nâĂ©tait pas censĂ© devenir le successeur du mythique JoĂŁo Infante. Ă ses dĂ©buts, il nâĂ©tait quâun remplaçant dans lâombre, un joueur brut, maladroit parfois, incapable de rivaliser avec les jeunes plus âformatĂ©sâ. Mais lors dâune rencontre de Coupe de la Ligue oĂč les titulaires Ă©taient au repos, il est lancĂ© sur le terrain⊠et inscrit un triplĂ©. Le reste appartient Ă lâhistoire. Aujourdâhui, avec 96 buts en 147 matchs, il est le meilleur buteur de lâhistoire du SC Vianense, un record qui semblait intouchable. Ce nâest pas un numĂ©ro 9 acadĂ©mique, mais un tueur, un renard, un instinct pur. Le public chante son nom, les enfants copient sa cĂ©lĂ©bration, et JoĂŁo Infante lui-mĂȘme lâa adoubĂ© publiquement.
LâARGENT NE LUI FAIT PAS OUBLIER DâOĂ IL VIENT
Lâan passĂ©, Wolfsburg est venu frapper Ă la porte avec une offre dĂ©mesurĂ©e : contrat Ă sept chiffres, maison pour ses parents, billets pour toute sa fratrie. Beaucoup auraient sautĂ© sur lâoccasion. Pas MamadĂș. Il a poliment refusĂ©, expliquant au club et Ă son agent quâil prĂ©fĂ©rait continuer de ramener sa famille une personne Ă la fois, avec son salaire actuel, modeste mais rĂ©gulier. âJe ne veux pas changer de club pour acheter ma vie dâun coup. Je veux la construire, lentement, avec euxâ, a-t-il confiĂ© Ă A Bola. Chaque mois, un frĂšre ou une cousine arrive au Portugal, grĂące Ă lui. Et chaque but marquĂ© rapproche un peu plus ceux quâil aime.
UN RĂVE FOU, MAIS VIVANT : LA CHAMPIONS AVEC VIANENSE
Si MamadĂș ManĂ© continue de refuser les sirĂšnes Ă©trangĂšres, câest quâil nourrit un rĂȘve fou : gagner la Ligue des Champions avec le SC Vianense. Cela fait sourire certains observateurs, mais ceux qui le connaissent savent quâil ne plaisante jamais quand il parle de football. âJe suis venu de rien, jâai survĂ©cu Ă tout. Alors pourquoi pas ?â dit-il, le regard fixe. Il ne rĂȘve pas de trophĂ©es personnels, ni de Ballon dâOr. Juste dâune nuit de mai, Ă Istanbul ou Londres, avec le maillot bleu de Vianense collĂ© Ă la peau, un brassard au bras, et une coupe dâEurope entre les mains. Le rĂȘve est immense, mais MamadĂș lâest aussi.
Euhhh câest normal que sous le titre Altair on parle de Mamadu ?
Le tifo est dingue ! En plus, avec les colonnes du stade derriĂšre, magnifique !
Logique que ça donne envie aux joueurs de prolonger leurs contrats ![]()
Ca serait beau quâil rĂ©alise son rĂȘve ! Et quâen cas dâĂ©chec Ă ce stade de la compĂ©tition, il ne parte pas sur un rĂȘve brisĂ©, mais quâil persĂ©vĂšre encore et encore, jusquâĂ y arriver.
Résumé
@VertPourToujours fautes de frappes evidemment ![]()
@alexgavi je savais quâil plairait ![]()
@CaptainAmericka espérons le.

Il ne fallut que quelques mots, posĂ©s avec ce mĂ©lange si typique de morgue catalane et de frustration contenue, pour rallumer la flamme dâune rivalitĂ© ancienne. Assis en confĂ©rence de presse, les yeux rivĂ©s vers une salle comble, Victor ValdĂ©s nâavait pas esquivĂ©. Il avait plantĂ© son regard dans les objectifs, et livrĂ© sa tirade avec la prĂ©cision dâun tir au cordeau.
« Avec tout le foin quâon fait autour de lui⊠Franchement, Vianense est une Ă©quipe assez basique. Facile Ă lire, facile Ă battre. »
Le message Ă©tait clair. Lâintention, encore plus. DerriĂšre le vernis des politesses diplomatiques quâexigeait son nouveau statut dâentraĂźneur du FC Porto, lâancien portier du Barça venait de raviver la vieille flamme qui brĂ»lait entre lui et AnĂbal GuimarĂŁes. Une flamme nourrie par le passĂ©, par les duels europĂ©ens fĂ©roces de leurs premiĂšres joutes continentales, et par cette opposition de styles qui fascinait autant quâelle clivait.
Ce soir-lĂ , Ă lâEstĂĄdio do DragĂŁo, Porto sâĂ©tait imposĂ© 1-0 face Ă un Vianense courageux mais maladroit, rĂ©duit Ă dix peu aprĂšs lâheure de jeu. Une frappe dĂ©viĂ©e de Milinkovic avait suffi pour faire tomber les hommes dâAnĂbal, malgrĂ© un match globalement Ă©quilibrĂ©. Mais plus que le rĂ©sultat, câĂ©tait la lecture quâen avait faite ValdĂ©s qui piquait. RĂ©duire le jeu de Vianense Ă de la « facilitĂ© » tactique, câĂ©tait nier la structure huilĂ©e patiemment mise en place par GuimarĂŁes depuis prĂšs dâune dĂ©cennie.
AnĂbal, de son cĂŽtĂ©, nâavait pas rĂ©agi. Pas encore. Ă la sortie du match, le coach portugais avait saluĂ© la performance adverse avec le flegme de celui qui connaĂźt les cycles du football. Mais dans le vestiaire, ses mots avaient eu une autre tonalitĂ©.
« Quâils savourent. Mais quâils ne nous enterrent pas trop vite. »
Ses hommes savaient lire entre les lignes. Le coach nâavait rien oubliĂ©. Encore moins pardonnĂ©.
Dans les rues de Viana do Castelo, les supporters prenaient note. Car au-delĂ des discours, câĂ©tait une guerre de territoires qui sâesquissait. Dâun cĂŽtĂ©, le Porto historique, orgueilleux et sĂ»r de sa puissance. De lâautre, le Vianense rĂȘveur, bĂąti Ă la main, brique aprĂšs brique, dans lâombre des grands. Et au milieu, deux hommes que tout opposait, mais que le destin ramenait inlassablement lâun vers lâautre.
Le prochain rendez-vous Ă©tait dĂ©jĂ entourĂ© dâun trait rouge dans les calendriers. VianenseâPorto, acte deux. Avec ou sans dĂ©claration, la rĂ©ponse dâAnĂbal se ferait sur le terrain. Comme toujours.






