:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense_dark: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino qui dit qu’il est blanc comme neige là dedans :sac:

@RedM1nd tu pensais à quoi ? Dit moi en DM on sait jamais pour le futur. J’ai essayé de pas trop abuser sinon après je vais brusquer @Manthyz :pasrire:

- Le Portugal donne un passeport Ă  Adjei -

Il y a des regards qui ne trichent pas. Et ceux d’Emmanuel Adjei, à 17 ans à peine, brillaient d’un feu que même les plus endurcis des vétérans ne savaient feindre. Formé dans l’ombre des falaises de Viana do Castelo, à l’abri des projecteurs trop hâtifs, le jeune buteur avait frappé à la porte de l’équipe première avec la douceur d’un enfant et la précision d’un tueur. Deux buts, des entrées pleines de justesse, et cette sensation étrange que chaque minute qu’on lui offrait, il la transformait en promesse tenue.

Le club, lui, n’était pas surpris. Aníbal connaissait le garçon. Son parcours, ses doutes, ses soirs d’entraînement sous la pluie battante, ses sacrifices silencieux. Le staff avait pris le temps. Le faire éclore sans le brûler. Le garder à distance des sirènes trop bruyantes du foot moderne. Mais parfois, les talents imposent leur tempo. Et Emmanuel Adjei dansait déjà avec l’élite.

La nouvelle tomba un matin de septembre. La demande de naturalisation portugaise, déposée quelques mois plus tôt par la cellule juridique du club, venait d’être validée. Le gamin né à Kumasi, élevé à Viana, était désormais officiellement éligible à représenter les couleurs de la Seleção. Une récompense logique, presque symbolique, pour un joueur qui n’avait jamais vu le Portugal comme une terre d’accueil mais comme une maison à bâtir.

Dans les couloirs de la Cidade do Futebol, le nom d’Emmanuel commença à circuler. D’abord en chuchotement, puis avec l’insistance de ceux qui savent. Angel Gomes, le sélectionneur, suivait le garçon depuis ses premiers pas en U15. Il avait noté son sens du déplacement, sa frappe en rupture, sa capacité à faire jouer autour de lui. Et surtout, sa maturité glaçante pour son âge. Le Ghana l’avait contacté, évidemment. Et du côté de Lisbonne, on craignait un envol prématuré vers la terre natale.

Alors dans l’intimité d’un appel, Gomes fit savoir son intérêt. Non pas une convocation à la hâte, mais la volonté de l’intégrer dans le futur, à bon rythme. De lui montrer qu’il n’était pas qu’un nom sur une liste, mais une pièce potentielle du puzzle national. Chez les Guimarães, on resta calme. Emmanuel, lui, sourit en coin. Il savait d’où il venait. Il savait où il allait. Il ne courait pas après les drapeaux, il courait après ses rêves. Et ceux-là, il comptait bien les écrire avec ses propres mots, dans sa propre langue, sous ses propres couleurs.

Vianense, pour l’heure, savourait. Son diamant grandissait. Et le Portugal venait peut-être, sans le savoir, de poser la main sur l’un de ses futurs joyaux.

- Chapitre 774 -
- L’étau se resserre autour d’Anibal -
- Chapitre 776 -
Coming SOON - 24/07
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