Sinon si @toopil ferme sa gueule, il enterre la malédiction !
Belle victoire, match de fou ![]()
Sinon si @toopil ferme sa gueule, il enterre la malédiction !
Belle victoire, match de fou ![]()
Gros match bordel de bazar de flûte !
Question (car avec toutes ces aventures je suis perdu dans le temps) : tu es rendu Ă nâavoir que des regens oĂč bien il reste encore des vrais joueurs ?
@celiavalencia Franchement, jâai rarement autant pris mon pied devant un match FM. CâĂ©tait le kiff total !
@volatil Dur de la fermer et de donner des consignes ![]()
@CaptainAmericka Câest pas comme si câĂ©tait marquĂ© dans le post que câĂ©tait la CAN 2035
Plus sĂ©rieusement, jâai les trois quarts de lâeffectif qui sont encore des vrais joueurs (Victor Eletu par exemple ou Okafor qui, IRL, joue pour la Suisse) et dans les titulaires, câest mĂȘme 90% des joueurs qui sont de vrais joueurs. Mais jâai dĂ©jĂ pas mal de regens Ă©galement qui ont fait des apparitions dans le groupe, surtout sur le banc.
Toopil sâĂ©veilla au petit matin, le crĂąne lourd comme sâil avait passĂ© la nuit Ă sniffer des encyclopĂ©dies. Il tenta un banal : « Allez, debout ! Une grosse journĂ©e nous attends⊠»
Mais ce qui sortit de sa bouche fut un flot de mots quâil ne comprit pas : « à€à„ à€€à€Șà€Ÿà€à€à€Čà„ à€žà€Ÿà€à€à„à€à„ à€€à„à€Żà„ à€ à€šà„à€”à€Ÿà€Š à€à€°à„à€š à€à€·à„à€ à€à€°à„à€šà„à€à€Żà„ »
Il se redressa dâun bond, les yeux Ă©carquillĂ©s. Il venait de parler⊠un langage totalement inconnu. Il pris son tĂ©lĂ©phone et parla Ă Google Translate. CâĂ©tait du nĂ©palais. Il parlait nĂ©palais. Couramment. Fluide. Comme sâil avait grandi dans un monastĂšre Ă flanc dâHimalaya.
Pris dâun doute, il se prĂ©cipita vers le petit bureau de sa chambre et saisit un stylo. Il griffonna ce quâil pensait ĂȘtre : "Jâai besoin dâaide.â Mais les lettres qui apparurent sur le papier ressemblaient Ă une lettre dâamour Ă©crite dans une ruelle de HanoĂŻ, du vietnamien, impeccablement calligraphiĂ©: « Em lĂ con ngÆ°ÆĄi cá»§a máșŻt anh vĂ háșu mĂŽn cá»§a anh luĂŽn á» ÄĂąy vĂŹ em. »
Toopil hurla. En népalais.
Il tenta de se filmer, dâenvoyer un message vocal Ă sa famille : la vidĂ©o montrait un homme paniquĂ© parlant une langue inconnu de tous sauf de lui. Il tenta de taper sur son tĂ©lĂ©phone : le clavier sâĂ©tait mis en tamoul, puis en corĂ©en. Il jeta lâappareil contre le mur.
Soudain pris dâune rage pure, il se mit Ă arracher le papier peint des murs de lâhĂŽtel, pensant que peut-ĂȘtre, une conspiration linguistique mondiale Ă©tait dissimulĂ©e dans les couches de tapisserie. Il hurlait des mots nĂ©palais en arrachant des lĂ©zards en plastique collĂ©s au mur. Il criait, toujours en nĂ©palais, en lançant des oreillers Ă travers la piĂšce.
Et câest lĂ quâun peintre portugais, employĂ© local de lâhĂŽtel, entra dans la chambre avec un rouleau, pensant simplement refaire un plafond moisi. Il resta un moment figĂ© en voyant cet homme en slip, couvert de bouts de papier, avec un regard hallucinĂ© et des mots nĂ©palais dans la bouche.
« Ah⊠um nepalezinho simpåtico! » dit le peintre.
Il sâapprocha doucement, posa ses pots et ajouta :
« Não fala muito, mas trabalha bem. Boa mão pra fazer o teto! »
Le peintre, persuadĂ© dâavoir trouvĂ© un jeune ouvrier nĂ©palais sous-payĂ©, tendit une blouse Ă Toopil et lui mit un pinceau dans la main. Toopil, vidĂ©, ne sut pas quoi dire. Il peignit pendant deux heures le plafond de sa propre chambre, en silence, les larmes aux yeux, rĂ©pĂ©tant intĂ©rieurement : « Je suis le sĂ©lectionneur du Nigeria. Je suis le sĂ©lectionneur du Nigeria. Je suis⊠le⊠»
Mais tout ce qui sortait, câĂ©tait : « à€ź à€Żà„ à€Šà„à€”à€Ÿà€° à€°à€à€à€Ÿà€à€à€Šà„à€à„ à€à€żà€šà€à€šà„ à€ź à€žà€Ÿà€à€à€żà€à„ à€Șà€Ÿà€à€Č à€à€à€à„€ »
AprĂšs avoir peint son plafond comme un petit stagiaire portugais sous acide, Toopil sâĂ©tait rhabillĂ© Ă moitiĂ©, encore tremblant. Il avait tentĂ© de communiquer avec Franck, son adjoint, en langage des signes, en mimant une sorte de danse tribale mĂȘlant gestes de karatĂ© et mouvements de bol tibĂ©tain. Franck, Ă ce stade, pensait simplement que son boss avait dĂ©finitivement basculĂ©. Il lui avait tapotĂ© lâĂ©paule, puis lui avait tendu la feuille dâentraĂźnement du jour. Toopil lâavait lue, puis sâĂ©tait mis Ă parler⊠toujours en nĂ©palais. Mais avec lâattitude dâun coach en pleine illumination divine: « à€à€ à€čà€Ÿà€źà„ à€čà€Ÿà€źà„à€°à„ à€à€€à„à€źà€Ÿà€à„ à€¶à€à„à€€à€ż à€žà€à€ à€Șà„à€°à€¶à€żà€à„à€·à€Ł à€à€°à„à€à„à€ ! »
Sur le terrain, les joueurs Ă©taient dĂ©jĂ prĂȘts : short, crampons, bouteilles dâeau. Mais ils virent arriver leur coach vĂȘtu dâun sarong volĂ© Ă la femme de chambre, tenant un bĂąton de coin comme une canne de chaman, les yeux plissĂ©s comme sâil scrutait une prophĂ©tie invisible dans lâherbe.
Il sâarrĂȘta au milieu du rond central, leva les bras vers le ciel et dĂ©clara : « à€Żà€Šà€ż à€€à€Șà€Ÿà€à€à€Čà„ à€à€«à„à€šà„ à€à€żà€€à„à€°à€à„ à€žà€żà€à€č à€šà€Šà„à€à„à€šà„à€à€Żà„ à€à€šà„, à€€à€Șà€Ÿà€à€ à€čà€Ÿà€°à„à€šà„à€čà„à€šà„à€à„€ » (NDLR: Si vous ne voyez pas le lion en vous, vous perdrez.)
Victor Eletu cligna des yeux.
« Coach⊠il est possĂ©dĂ© par Bouddha ou quoi ? Ou câest encore un sort ? »
Toopil distribua des cĂŽnes en les lançant comme des shurikens. Il fit placer les joueurs en cercle, puis sâassit en tailleur au centre.
« à€
à€Ź à€čà€Ÿà€źà„ à€à€à€žà€Ÿà€„ à€žà€Ÿà€ž à€«à„à€°à„à€à„à€à„€ à€€à„à€š à€Șà€à€ à€à€ź à€à€šà„à€šà„à€čà„à€žà„à„€ »
(NDLR: Nous allons respirer ensemble. Dites âOmâ trois fois.)
Les joueurs Ă©changĂšrent des regards. Jonathan Hassan souffla : « Câest un entraĂźnement ou un cours de yoga ayahuasca lĂ ? »
Mais comme Toopil frappait le sol avec le bĂąton chaque fois quâils ne respectaient pas la consigne, ils sâexĂ©cutĂšrent.
« Om⊠Om⊠Om⊠»
Soudain, sans prĂ©venir, Toopil hurla un ordre en nĂ©palais : « à€Źà€Ÿà€à€Čà„ à€à€žà„à€€à„ à€à€à„à€°à€źà€Ł à€à€°! à€Źà€à€à€Ÿà€Čà„ à€Źà€Ÿà€à€čà€°à„! » (NDLR: Attaquez comme des tigres ! Des tigres du Bengale !)
Et il fonça, dribbla trois cĂŽnes, mit un petit pont au kinĂ© qui passait par lĂ , et frappa un ballon dans le dos de lâentraĂźneur des gardiens, qui rĂąlait. La balle rebondit au sol, ricocha sur un plot, et termina dans le but vide.
« But du destin ! » cria Franck, qui commençait à y croire.
« FrÚre⊠Il est sérieux là ? » demanda Collins Ogbonna.
« Ouais. Et je crois quâil veut quâon mĂ©dite sur le 4-3-3 par la tĂ©lĂ©pathie. » rĂ©pondit Victor Eletu.
LâentraĂźnement se termina avec des jongles avec un cĂŽne, un rituel de purification avec du Powerade, et une priĂšre collective autour dâun ballon posĂ© sur un tapis rĂ©cupĂ©rĂ© dans la salle de muscu.
Toopil, transpirant de sagesse, dĂ©clara : « à€Żà€Šà€ż à€€à€Șà€Ÿà€à€ à€à€ à€à€š à€à€°à„à€šà„à€čà„à€šà„à€š à€à€šà„, à€€à€Șà€Ÿà€à€ à€à„à€Čà€ż à€°à„à€šà„à€à„à€à„€ » (NDLR: Si vous ne tirez pas aujourdâhui, vous pleurerez demain.)
Puis il repartit nu-pieds, en dansant légÚrement, le regard vide mais serein.
Le soleil se levait sur la savane urbaine de Douala, caressant les vitres de lâhĂŽtel dâun Ă©clat paisible. Mais dans la chambre 409, ce nâĂ©tait pas un rĂ©veil doux qui attendait Toopil. CâĂ©tait⊠un aboiement: « WOUAF. »
Plus rien ne le surprenait depuis quelques jours. Encore une fois, il tenta de parler: « Wouf⊠WOUF. »
Impossible de sortir autre chose. Ses pensĂ©es Ă©taient claires, limpides, presque trop normales, mais chaque tentative dâexpression orale finissait par une onomanie canine (vous chercherez dans le dico le sens dâonomanie, bande de gueux)
Il regarda son tĂ©lĂ©phone. CâĂ©tait le jour des familles. Aline, Milo et Ava (la copine de Milo et sĆur de Myer Messenger, lâun de ses joueurs) venaient Ă lâhĂŽtel.
Il voulut envoyer un message Ă sa femme : « Jâai hĂąte de vous voir, je vous attends. » Mais tout ce quâil rĂ©ussit Ă envoyer fut "
"
Toopil contempla son propre message avec un mélange de panique et de résignation. Il se leva, titubant, grognant légÚrement, et ouvrit la porte. Un membre du staff croisa son regard. Toopil sourit: « Wouaf. »
Lâhomme recula lentement, ferma la porte Ă double tour derriĂšre lui.
Quelques minutes plus tard, des dizaines de proches de joueurs arrivaient, écharpes vert-jaune autour du cou.
MĂȘme le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration, @volatil Ă©tait lĂ . Toopil se cachait pour ne pas avoir Ă le croiser et lui aboyer dessus.
Au fond du hall, Aline aperçut son mari. Il se tenait droit comme un colonel, les yeux fixés sur elle, tremblant légÚrement.
« Mon chéri ! » cria-t-elle, les bras ouverts.
« WOUAF ! » répondit Toopil avec enthousiasme et en remuant la queue (ça, il était le seul à le savoir).
Aline sâarrĂȘta net.: « Pardon ? »
Toopil tenta de dire : « Tu es magnifique, tu mâas manquĂ© » mais ce qui sorti fut: « Wouaf, wouf, grr⊠WOUAF ! »
Milo, leur fils de 20 ans, fronça les sourcils : « Papa⊠tâas un rĂŽle dans un film de chien ou quoi ? »
Ava, la belle-fille sarcastique, chuchota Ă Aline : « Bon ben, au moins, il ne fait plus dâalexandrins ridicules »
Toopil voulut prendre Aline dans ses bras, mais elle recula prudemment, et appela Franck: « Il⊠il a de la mousse aux coins de la bouche, non ? Tu crois quâil a la rage ? »
« Il a eu ses vaccins ? » demanda Ava.
à ce moment précis, un joueur laissa tomber une bouteille au sol. Le bruit fit sursauter Toopil, qui poussa un long : « MIAOUUUUUUUUUUUUUU ! »
Un miaulement aigu, strident, sorti des entrailles du chaos. Il se recroquevilla, les yeux exorbités, puis siffla comme un chat énervé. Aline resta figée. Milo éclata de rire. Et Volatil le regarda les yeux écarquillés.
Puis arrive le moment de lâentraĂźnement⊠Les joueurs Ă©taient lĂ , Ă©chauffĂ©s, prĂȘts pour une sĂ©ance tactique lĂ©gĂšre. Toopil arriva, trottinant, saluant tout le monde dâun : « Wouaf, wouaf. »
Certains rĂ©pondirent : « Wouaf, coach. » en se marrant. Devant leurs familles, et pour ne pas avoir honte, lâentraĂźnement commença. Mais les gens avaient les yeux fixĂ©s sur Toopil⊠Il se roula par terre, grattant la pelouse comme une litiĂšre gĂ©ante.
Victor Eletu tourna la tĂȘte vers Franck : « Je crois que si on gagne ce match, câest grĂące Ă la magie noire de ce fou. »
Toopil tenta de donner une consigne tactique en aboyant trois fois. Personne ne comprit. Les joueurs firent un rond et se mirent Ă aboyer aussi, pour « lâencourager ».
Milo, depuis la tribune, filmait en criant : « Papa ! Jâvais faire un TikTok, tu vas devenir une star ! »
Toopil sâĂ©tait rĂ©veillĂ© trĂšs tĂŽt ce matin-lĂ , le visage collĂ© Ă sa taie dâoreiller, les yeux vitreux, la bouche entrouverte. Il avait mis plusieurs secondes Ă sâasseoir. Puis, lentement, il avait articulĂ©, dâune voix minuscule : « Pipi. Il est oĂč doudou. »
Volatil, qui dormait sur le lit dâappoint dans la mĂȘme chambre depuis la veille, ouvrit les yeux, paniquĂ©: « Hein ? Toopil, ça va ? Tu⊠Tu parles normalement ? »
Toopil le regarda, tira la langue et dit: « Tu fais caca dans ta culotte, vieux monsieur. »
Et Toopil sâĂ©tait Ă©croulĂ© sur le lit, explosant de rire, les larmes aux yeux, les jambes battant lâair comme un enfant hyperactif. Volatil, blĂȘme, sortit son tĂ©lĂ©phone: « Il faut⊠il faut appeler quelquâun. Cela ne peut plus durer. Il rĂ©gresse. Il a trois ans, bordel. »
Dans les heures qui suivirent, tout le staff fut rĂ©uni. Des kinĂ©s au cuisinier, personne ne trouvait de solution. Ă lâimage dâun gamin, Toopil refusait de sâhabiller. Il avait dessinĂ© un soleil sur son ventre avec du ketchup: "Regardez mon bidou il est joyeux !â
Volatil proposa quelque chose: « Il faut appeler un vaudou. Il nây a que lui qui pourra faire quelque chose. »
A 14h, le sorcier quâils trouvĂšrent nâĂ©tait pas nâimporte qui. Il sâappelait @ZiyadFCM , un vieil homme voĂ»tĂ©, le crĂąne tatouĂ© de motifs mystiques, un sourire Ă©dentĂ© et Ă©trangement dans cette contrĂ©e, un accent marseillais.
Il entra dans la chambre dâhĂŽtel comme un gĂ©nĂ©ral dans un champ de bataille, regarda Toopil, qui chantait âmaman fait dodoâ en boucle, et dit simplement : « Je peux le sauver. Mais pas ici. Trop de moquette, pas assez dâesprits, hĂ©, fada. »
Ils embarquĂšrent Toopil dans un pick-up, direction la brousse. Sur le chemin, Toopil hurla « WOUAF CACA PIPI MIAOU » Ă chaque dos dâĂąne. Le chauffeur nâosa pas poser de questions.
ArrivĂ©s Ă la case de ZiyadFCM, on lâallongea sur un lit de feuilles de bananier. Le sorcier tourna autour de lui, brĂ»lant des herbes qui sentaient une odeur de moisissure.
« Le sort est ancien. Tordu. Malveillant. Et franchement, assez stylĂ©, jâdois lâadmettre, peuchĂšre. »
Puis, sans prévenir, il sortit un bùton orné de clochettes et assomma Toopil avec.
« DĂ©solĂ©, mais il allait dire encore caca. Jânâaurai pas supportĂ©, ĂŽ cagole. »
17h, Toopil ouvrit les yeux. Une odeur de terre humide et de sauge flottait autour de lui. Il se redressa lentement⊠puis dit, dâun ton parfaitement calme et articulĂ© : « OĂč suis-je ? »
Volatil, dans un coin, la mùchoire décrochée : « Mon dieu⊠tu parles normalement ? »
Toopil sâen rendit compte Ă©galement: « Oui, parfaitement. Je⊠je suis lucide. Mes pensĂ©es sont structurĂ©es. Câest fini ? »
Il voulut se lever. Faire un saut de joie. Mais il sâĂ©crasa immĂ©diatement au sol avec un bruit creux.
PLOK.
Volatil accourut: « Toopil ! Tâas glissĂ© ? » Toopil se releva et se vit dans le miroir. Sa tĂȘte et son front Ă©tait un cube parfait. Son torse, carrĂ©. Ses bras : des blocs rigides articulĂ©s comme des tiges. Son nez : un parallĂ©lĂ©pipĂšde. Il Ă©tait devenu un personnage vivant de Minecraft.
« Je ne suis plus fou⊠mais je suis dans un monde Minecraft. »
ZiyadFCM, en train de siroter un thĂ© Ă base dâurine de potamochĂšre, hocha la tĂȘte.
« Le sort Ă©tait trop fort, fada. Pour libĂ©rer la parole, il fallait y mettre un contenant solide. Alors jâai mis le sort dans son corps. Et voilĂ . Maintenant, il parle⊠mais il est cubique, peuchĂšre. »
Toopil se regarda Ă nouveau dans le miroir. Il poussa un hurlement silencieux en voyant sa tĂȘte digne dâun skin mal tĂ©lĂ©chargĂ© sur un serveur bugguĂ©: « Je suis vraiment un coach Minecraft⊠»
Volatil souffla : « Mais tu sais⊠les cubes, câest stable. Câest solide. »
Toopil sâĂ©nerva: « Je suis stable, prĂ©sident. Mais jâai des angles droits Ă la place des genoux. »
Toopil retourna Ă lâhĂŽtel. Les joueurs lâaccueillirent comme un prophĂšte. Il leur parla tactique, stratĂ©gie, football total⊠avec un cerveau affĂ»tĂ© comme jamais.
Mais lorsquâil tapa dans un ballon, il tomba en avant, et se mit Ă glisser sur la pelouse comme un carton Amazon sur une pente humide.
Victor Eletu, hilare, lança : « Coach, faites gaffe Ă ne pas aller dans la soute Ă bagages tout Ă lâheure. »
En effet, le soir mĂȘme, les joueurs prenaient le bus pour Baham, lieu de leur prochain match.
Ăa me rappelle Martin matin qui ne sait jamais dans quel personnage il va se rĂ©veiller ![]()
My bad ![]()
Jâai lâimpression que câest dâĂȘtre sĂ©lectionneur du NigĂ©ria qui lui fait vivre toutes ces aventures les plus folles ! Vivement que la CAN se termine, il retrouvera peut-ĂȘtre un semblant de vie normale.
P.S : Autre question. Tâas dĂ©jĂ fait des parties dans des pays ou championnats majeurs ? Ou tu ne pars que dans des destinations exotiques ou peu communes ?
Lâhistoire ne dit pas comment le sĂ©lectionneur @toopil a Ă©tĂ© choisi par le PrĂ©sident de la fĂ©dĂ©. Mais ça pue lâembrouille cette affaire ![]()
Jâai apprĂ©ciĂ© le petit easter egg ![]()
Le fameux accent marseillais tout droit venu de Lorraine ![]()
@Sythax je nâai jamais vu Martin Matin ![]()
@CaptainAmericka je ne fais jamais de championnats majeurs. Il mâarrivait dâen faire en prenant mon club de coeur (Dijon) pour tester les FM car, Ă lâĂ©poque, ils Ă©taient en Ligue 1. Aujourdâhui, mĂȘme eux sont tout en bas
Sinon, je nâaime pas trop les championnats majeurs. Quand jây joue, câest que câest dans une partie oĂč je suis parti de tout en bas et que jâai grimpĂ© les Ă©chelons ou changĂ© de clubs. Je trouve cela trop simple quand on part du haut de lâĂ©chelle et je mâemmerde! Donc jâai fait pas mal de championnats mineurs. Je suis par exemple devenu champion de Aruba, de Cuba ou dâAfghanistan dans certaines parties ![]()
@volatil ce rĂ©cit, câest le rĂ©cit de lâĂ peu prĂšs. Tout nâest pas expliquĂ© et les incohĂ©rences sont nombreuses. Un rĂ©cit qui nâaurait pas dĂ©plu Ă Yann Solo de la chaĂźne 12parsec
(nâest-ce pas @Loozar et @Segmann
)
@Loozar merci de lâavoir vu. Jâavais peur quâil tombe Ă lâeau ![]()
@ZiyadFCM tout est bizarre dans cette story et rien nâest Ă©tonnant ![]()
Toopil se leva ce matin, toujours avec sa tĂȘte en forme de personnage de Minecraft. Peu importe que sa tĂȘte soit carrĂ©e, il pouvait parler normalement. Il avait fait rentrer @ZiyadFCM dans le staff pour quâil puisse le soigner.
Chaque matin, il lâoscultait. Et ce matin, il lui demanda de mettre une casquette. Toopil trouva le procĂ©dĂ© Ă©trange mais sâexĂ©cuta et demanda: « et câest censĂ© faire quoi ? »
Ce Ă quoi Ziyad rĂ©pondit: « rien. Je voulais juste voir la tĂȘte de con que ça vous fait, coach. »
La délégation se rendit au stade. Celui-ci avait été construit en 2025 et pouvait accueillir 32 000 personnes. Il était surtout rempli de Nigérians venus en voisins.
Lâadversaire, le Sierra Leone, semblait abordable. Mais Toopil rĂ©clama du sĂ©rieux et de la patience. Il Ă©tait Ă©vident que lâadversaire allait installer le bus devant ses cages. Aussi, tant que le score ne serait pas ouvert, il allait ĂȘtre difficile de percer ce rideau dĂ©fensif. Et il prĂ©cisa que si le nul suffisait au Nigeria, le Sierra Leone devait gagner pour avoir son destin entre ses mains mais quâil Ă©tait sĂ»r quâils allaient chercher Ă tenir le match nul jusquâĂ la mi-temps pour semer le doute dans les rangs du Nigeria.
Puisque le 4-3-3 fonctionnait, le coach Ă la tĂȘte carrĂ©e le relança pour ce match. Saraki avait besoin de souffler et pris place sur le banc. Jamiu, joueur du Barik Ostrava, Ă©tait titulaire.
Le coup dâenvoi fut donnĂ©. Et comme lâavait demandĂ© Toopil, le Nigeria mis dĂšs le dĂ©part une forte pression. Et ça paya assez rapidement avec des occasions dangereuses⊠et un but ! DĂšs la 6e minute, la dĂ©fense du Sierra Leone se dĂ©gage mal sur corner. Osawe voit le ballon arriver sur lui mais Ă©galement les dĂ©fenseurs. Alors il passe en retrait Ă Kingsley Ibrahim. Le joueur de Cadiz frappe au raz du poteau droit. 1-0 pour le Nigeria.
Toopil sent un truc bizarre sur sa tĂȘte. Il se gratte. Un coin de sa tĂȘte est redevenu rond.
Ce but mis lâĂ©quipe en confiance. Il ne fallu attendre que trois minutes pour voir un autre but. James Ajako remonte le ballon sur lâaile gauche, passe Ă Abdullahi et continue son action. Le milieu dĂ©fensif le voit et relance le ballon en sa direction. Une fois dans la surface, Ajako tire et met le ballon au fond des filets. 2-0.
Un deuxiĂšme coin de la tĂȘte de Toopil sâest arrondi !
14e minute, le festival continue. Lancé par Ogbanna, Osadebe met le 3e but du Nigeria.
16e minute, penalty ! Jamiu le transforme. 4-0 pour le Nigeria.
Toopil saute de joie mais surtout car sa tĂȘte a retrouvĂ©e une tĂȘte parfaitement arrondi. Il suffisait de cela.
Il dit Ă ses joueurs quâils peuvent relĂącher le pressing. Le Nigeria va se qualifier pour le tour suivant.
Le score restera inchangĂ© jusquâĂ la pause.
Les joueurs fĂ©licitent Toopil pour sa tĂȘte. Il leur dit: « câest grĂące Ă vous. Continuez comme ça, je vais faire du turnover en seconde pĂ©riode en faisant rentrer ceux qui ont moins jouĂ© depuis le dĂ©but du match. »
59e minute, Jamiu met le 5e but et Saraki, rentrĂ© Ă la place dâOsadebe, mettra le 6e Ă la 71e sur une passe de Jamiu. Le match fut parfait pour les Super Eagles.
Les joueurs vont fĂȘter cette superbe victoire avec leurs supporters. Ils chantent et dansent. Cette CAN se dĂ©roule trĂšs bien pour le moment. Le Nigeria termine en tĂȘte du groupe, suivi de la Tunisie qui a battu le Gabon 4-0.
Tout le monde rentre au vestiaire. Toopil se met face aux joueurs: « les gars, vous avez fait du bon boulot. Maintenant, le plus dur commence: la phase finale. Ce sera quitte ou double. Jâattends de vous la mĂȘme application que lors de ce premier tour. En attendant, on profite, on savoure, et demain, on repart au combat. Allez, les gars. »
Mais personne nâapplaudit. Il y a juste Saraki qui ose dire: « coach, pourquoi vous nous parlez en Ă©tant sur la tĂȘte? »
Toopil, surpris de cette question, fronce les sourcils et observe la situation. En effet, il est la tĂȘte Ă lâenvers et ne peut se redresser. Il hurle Ă la mortâŠ
Câest tĂȘte Ă lâenvers que lâĂ©quipe prendra lâavion pour retourner Ă Nkongsamba et Toopil passera la nuit⊠la tĂȘte au sol, les pieds en lâair.
Euh⊠Ca part en sucette lĂ ! Heureusement quâil y a cette qualification aprĂšs une trĂšs belle victoire ![]()
Ăa paraissait tellement normal de prime abord âŠ
Et puis tout est repart en cacahuĂšte !
Il a abusĂ© de la barrique dâOstrava notre @toopil
Dis donc, câest le short qui a une physique bizarre ou jâai bien vu ce que jâai vu 
Hey bah, il a une vraie paire de falafels monsieur lâentraineur 
@CaptainAmericka dans ce récit, je me demande quand ça ne part pas en sucette ![]()
@Sythax Ce Toopil ne pourra jamais vivre une vie normale ![]()
@volatil Alors, il y a peut-ĂȘtre une vanne mais elle mâĂ©chappe totalement ![]()
@Loozar Tu saura que dans la famille Toopil, on a tous des paires hors norme. La bise Ă ma sĆur:
Le lendemain du triomphe contre le Sierra Leone, Toopil, ou plutĂŽt Lipoot comme lâavaient surnommĂ© les joueurs, marchait toujours sur les mains, la tĂȘte vissĂ©e vers le sol, les jambes dans les airs.
Fait Ă©trange : le sang ne lui montait mĂȘme pas Ă la tĂȘte. Les mĂ©decins de lâĂ©quipe et @ZiyadFCM , le sorcier vaudou, avaient abandonnĂ© toute tentative dâexplication scientifique, prĂ©fĂ©rant boire du thĂ© Ă la menthe en regardant lâentraĂźnement dâun air rĂ©signĂ©.
Toopil tentait de montrer des exercices basiques, mais son Ă©quilibre instable sur les mains rendait chaque dĂ©monstration aussi utile quâun parapluie dans un ouragan.
Les joueurs, hilares, criaient de toutes leurs forces : « Allez Lipoot ! Allez Lipoot ! »
MĂȘme Aline, sa femme, venue assister Ă la sĂ©ance avec Milo et sa belle-fille, nâen pouvait plus de ce cirque que faisait son homme. Furieuse, elle sâapprocha, sermonna son mari suspendu Ă lâenvers, puis, dans un Ă©lan dâagacement conjugal, lui assĂ©na un Ă©norme coup de pied dans les bras. Toopil sâenvola. LittĂ©ralement.
« JE NE SENS PLUS LA GRAVITà !! » hurla-t-il en faisant des saltos désespérés dans le ciel camerounais.
PaniquĂ©s, les joueurs sautĂšrent pour le rattraper au vol. Ils rĂ©ussirent Ă lâagripper par les cheveux, lui Ă©vitant de disparaĂźtre dans la stratosphĂšre.
Sur ordre du staff, on lâattacha cette nuit-lĂ Ă un poteau du terrain dâentraĂźnement, pour ne pas quâil sâenvole.
Pendant ce temps, dans lâhĂŽtel, la tension montait : le tirage au sort venait de tomber. Prochain adversaire : lâĂgypte. Pas nâimporte laquelle : lâĂgypte revancharde, finaliste malheureuse de la derniĂšre CAN.
Dans la nuit, un gros « boum » se fit entendre. Ă lâaube, Lipoot, heu⊠pardon⊠Toopil, toujours ficelĂ©, se rĂ©veilla. Il sentit le sol contre son visage et rĂ©alisa : « Ahhh ! Ma douce gravitĂ© est de retour ! »
Franck, qui passa pour prendre lâair, vit Toopil au sol et se prĂ©cipita vers lui. Le coach ordonna Ă Franck de le dĂ©tacher.
Mais en tentant de se relever⊠il resta collĂ© au sol comme une crĂȘpe sur une poĂȘle chaude. Il nâarrivait mĂȘme pas Ă bouger un seul doigt.
Les joueurs vinrent lâaider : ils Ă©taient huit, puis dix, puis quatorze, mais rien Ă faire : Toopil ne bougeait pas dâun millimĂštre.
Le staff, paniquĂ©, appela le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration. @volatil arriva une heure plus tard, excĂ©dĂ©: « jâespĂšre quâon me fait me dĂ©placer pour une bonne raison. JâĂ©tais en train de zouker nu avec une demoiselle fort charmante. » Voyant Toopil, il comprit que câĂ©tait plus important quâun zouk Ă©rotique. Câest de la nation dont il sâagissait. Il fit venir une spĂ©cialiste scientifique, la fameuse Abimbola Alale, la fiertĂ© nationale en astrophysique. « Je la connais bien. On sâest souvent rencontrĂ© dans des soirĂ©es liberti⊠heu⊠Des soirĂ©es heu⊠OĂč on a regardĂ© la lune. Oui voilĂ ! Parfaitement ! On regarde la lune, nous », dit Volatil ) ZiyadFCM qui le regarde dâun air douteux.
Abimbola arriva et observa Toopil, prit quelques mesures, puis déclara solennellement : " Coach⊠votre corps est passé en mode 5G. Vous pesez cinq fois votre poids."
« DĂ©jĂ quâil Ă©tait lourd en temps normal » dit Okafor en se marrant. Mais en voyant les yeux Ă©nervĂ©s du coach, il prĂ©fĂšre la boucler.
« Oui. Vous pesez cinq fois votre poids normal. Vous encaissez cinq fois la gravitĂ©. Câest gĂ©nial de voir ça. » Abimbola sâextasiait mais Toopil rĂ©pondit: « Ouais⊠Vachement gĂ©nial⊠»
Saraki lĂącha en ricanant : « En tout cas, si vous ĂȘtes en 5G, câest sympa pour nos tĂ©lĂ©phones »
Toopil le regarda et dit: « Toi, dÚs que je suis debout, je te fume ! »
RĂ©sultat : il fallut appeler une grue de chantier pour transporter Toopil vers le terrain dâentraĂźnement, puis du terrain vers un lit renforcĂ© (fabriquĂ© dâurgence avec des planches volĂ©es sur un chantier voisin).
Ce matin-lĂ , Toopil, pour la premiĂšre fois depuis des jours, se sentit normal. Il rĂ©ussit Ă se lever, ne sâenvola pas, nâavait pas une tĂȘte Ă la Minecraft, parlait et Ă©crivait anglais correctement, ne marchait pas sur les mains. Rien !
Il se regarda dans le miroir : « Ok mon gars, tâes prĂȘt Ă battre lâĂgypte ! »
Pour sâassurer quâaucune autre sorcellerie ne le frappe, il convoqua ZiyadFCM afin de voir sâil nây avait rien dâanormal dans son Ă©tat.
Toopil demanda : « Vous avez vu, je suis normal aujourdâhui. Vous pensez que je suis guĂ©ri ? »
Le sorcier leva les yeux au ciel, esquissa un sourire Ă©nigmatique, puis rĂ©pondit dans une langue totalement inconnue, mĂ©lange de grĂ©sillements, de clics de langue et de sons dignes dâun modem 56k.
Toopil, fou de rage, claqua la porte et fila voir Volatil qui avait passé la nuit avec six charmantes demoiselles.
Le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration fut tellement surpris de voir Toopil ouvrir la porte sans frapper quâil se mit Ă lâengueuler mais dans un autre dialecte incomprĂ©hensible, quelque part entre le dialecte Ewondo, du yaourt et un remix de bruits de chĂšvres.
Toopil, au bord du burn-out, courut Ă lâentraĂźnement. Et là ⊠Tous ses joueurs parlaient dans cette mĂȘme langue Ă©trangĂšre. MĂȘme Franck, son fidĂšle adjoint.
Toopil hurla : « Mais bordel de merde, câest moi qui dĂ©conne ou câest le monde entier ?! »
Il comprit enfin : câĂ©tait lui. Lui seul⊠Comme si un filtre avait transformĂ© sa perception de la rĂ©alitĂ©.
PrivĂ© de communication, son arme principale, Toopil tomba Ă genoux au milieu du terrain, les bras levĂ©s vers le ciel gris du Cameroun : « Mon Dieu⊠Comment vais-je battre lâĂgypte si je comprends mĂȘme pas quand on me demande de passer le sel ? »
Il dĂ©cida de donner des consignes mais de ne plus Ă©couter (comme il le fait avec sa femme finalementâŠ). Le soir, toute la dĂ©lĂ©gation pris lâavion pour Garoua au nord du pays. Demain, câĂ©tait lâEgypte et peu importe quâil comprenne ses joueurs ou non, Toopil comptait bien lâemporter.
Pauvre Toopil !
Câest incroyable quâil ait pas encore petĂ© une case
Ca va ĂȘtre dur de battre lâEgypte sâil ne peut pas empĂȘcher son Ă©quipe dâĂȘtre en roue libre ![]()
On dirait quand mĂȘme quelquâun qui dit « les putes » avec un accent maghrĂ©bin caricatural, fais gaffe câest peut-ĂȘtre pas le surnom affectueux que tu crois 
Midjourney doit quand mĂȘme bien suer Ă grosses gouttes quand il te voit arriver, toi et tes prompts de plus en plus dĂ©biles au fil des Ă©pisodes ![]()
Il est grand temps quâil se casse du pays sâil veut retrouver un semblant de vie normale ![]()
Bon. Dieu, heureusement que ma femme voit pas ce que je fais le week end quand je suis en déplacement pour la sélection ![]()
@celiavalencia il a lâhabitude avec tout ce quâil a vĂ©cu depuis ses dĂ©buts dâentraĂźneur ![]()
@Sythax ils vont ĂȘtre obligĂ© de faire de lâauto-gestion ![]()
@Loozar Midjourney a parfois du mal Ă accepter mes demandes mais jâen sors toujours vainqueur ![]()
@CaptainAmericka Quâil se casse du Nigeria ou du Cameroun ? ![]()
@volatil Tout lui sera dit et rĂ©pĂ©tĂ© sauf en Ă©change de gros billets Ă lâadresse que je tâenvoie en MP ![]()
CâĂ©tait le 8e de finale contre un adversaire solide: lâEgypte, lâun des favoris. Toopil ne comprenait toujours pas ce quâon lui disait, mais les autres le comprenait, câĂ©tait lĂ lâessentiel. Il a pu donner ses consignes et comptait sur sur adjoint pour rĂ©pondre aux questions des joueurs.
A lâextĂ©rieur du vestiaire, les supporters des Super Eagles faisaient beaucoup de bruit. Ils Ă©taient venus nombreux: Garoua Ă©tait Ă moins de 2h de la frontiĂšre avec le Nigeria.
Toopil dĂ©cida dâaligner son onze type, avec Saraki de retour en pointe et Eletu en faux meneur de jeu.
Les Ă©quipes rentrent sur le terrain. Les hymnes sont lancĂ©s et aux oreilles de Toopil, toujours en dysfonctionnement, lors de lâhymne du Nigeria, câest Baby Shark qui rĂ©sonnait dans le stade et qui Ă©tait chantĂ© par ses joueurs. Il voulait exploser de rire mais se rappela que les camĂ©ras du monde entier le filmait.
Le coup dâenvoi fut donnĂ© et le dĂ©but de match sonna comme un rĂȘve: 1e minute, 1e action pour le Nigeria. Sur une passe dâOlusegun, Iroegbunam se dĂ©cale lĂ©gĂšrement et frappe au raz du poteau droit. DĂ©jĂ 1-0.
En fĂȘtant le but, Toopil sentit ses oreilles se dĂ©boucher. Son adjoint approche et dit: « on peut le faire ! » Toopil a entendu parfaitement cette phrase et saute de joie en hurlant: « je suis redevenu normal ! Je suis redevenu normal ! » Tout le banc fĂȘte cela avec lui.
Le but rapide du Nigeria a rĂ©veillĂ© lâEgypte qui se lance Ă lâattaque, sans rĂ©ellement ĂȘtre menaçante. Mais Ă la 11e minute, sur un centre venu de la gauche, Haydon Roberts touche le ballon de la tĂȘte et le dĂ©vie hors de portĂ©e de Wahab. Sans avoir eu de rĂ©elle occasion, lâEgypte Ă©galise. 1-1.
Le match est serrĂ©, les occasions pas nettes. LâĂ©quipe qui prendra lâavantage aura fait le plus dur. Et dans ces temps-lĂ , le joueur de Schalke 04, Saraki est un joueur prĂ©cieux.
il est un vrai joueur de surface et va le prouver Ă la 37e minute: le ballon traĂźne autour de la surface de rĂ©paration de lâEgypte. Iroegbunam voit Saraki se dĂ©placer vers lui. Il lui donne le ballon. Saraki se retourne, se dĂ©cale et frappe vers le but pour inscrire le 2e but du Nigeria.
Toopil est satisfait. Il sait que son Ă©quipe va rentrer Ă la pause avec un but dâavance. Mais il ne sâattend pas Ă ce qui va se produire par la suite, dans les arrĂȘts de jeu de cette premiĂšre pĂ©riode: Owolabi fait un appel. Il est suivi par la dĂ©fense des Pharaons ce qui libĂšre Saraki. Fort dâun QI football important, Iroegbunam, encore lui, le voit et sert son coĂ©quipier. Saraki se retrouve quasiment seul face au gardien et frappe dans lâangle opposĂ©. 3-1. Le stade sâenflamme et scande le nom de Saraki qui veut faire un salto mais sâĂ©crase comme une crĂȘpe au solâŠ
Lâarbitre siffle la fin de la premiĂšre pĂ©riode. Iroegbunam, joueur de SĂ©ville, a Ă©tĂ© extraordinaire avec un but et deux passes dĂ©cisives. Le Nigeria mĂšne de deux buts et dans le vestiaire, tout le monde semble heureux. Le Nigeria roule sur lâun des favoris et sâimpose comme une Ă©quipe sur qui il faudra compter.
Le discours de Toopil est simple: il faut enfoncer le clou.
En seconde pĂ©riode, le Nigeria contrĂŽle le jeu et gĂšre le match. AprĂšs une premiĂšre pĂ©riode passionnante, le rythme a nettement baissĂ©. Les deux Ă©quipes font du coaching. Saraki, auteur dâun doublĂ©, sort sous les applaudissements de ses supporters.
MalgrĂ© les changements, lâEgypte semble ĂȘtre dans les cordes. Il faut attendre les dix derniĂšres minutes pour les voir faire reculer le Nigeria. Avec deux buts dâavance, les Super Eagles ne paniquent pas.
On en arrive aux arrĂȘts de jeu. Toopil, sur le banc, est serein. Mais pas Wahab⊠Sur un corner, le gardien du Nigeria se troue complĂštement et laisse passer le ballon⊠Un joueur Egyptien inscrit le 2e but de son Ă©quipe et rĂ©cupĂšre le ballon pour le remettre dans le rond central. Mais lâarbitre assistant a levĂ© son drapeau. La VAR est utilisĂ©e. Il y a hors-jeu. Le but est annulĂ©.
Mais dĂšs la relance, lâEgypte rĂ©cupĂšre le ballon. Leur pressing est devenu intense. Le Nigeria panique malgrĂ© son avance. Sur une frappe Egyptienne, Wahab se foire complĂštement, une nouvelle fois, et relance le ballon sur un adversaire qui nâa plus quâĂ pousser le ballon au fond des buts. 3-2. LâEgypte reprend espoir alors quâil ne reste que quelques secondesâŠ
Le coup dâenvoi est donnĂ©. Le ballon est immĂ©diatement perdu⊠LâEgypte se lance Ă lâattaque et frappe au but. Ajako dĂ©vie en corner.
Le gardien Egyptien monte. Câest Fort Alamo dans la surface de rĂ©paration. Les joueurs sur le banc demande le coup de sifflet final mais le corner sera jouĂ©, indique lâarbitre.
Le corner est tiré. La défense se dégage. Le coup de sifflet final est donné. Le banc du Nigeria explose de joie et rentre sur la pelouse.
Alors que lâĂ©quipe maitrisait son match, ils se sont fait peurâŠ
Dans le vestiaire, câest le folie. Tout le monde chante et danse. Les plus jeunes se mettent au Shaku Shaku et emmĂšnent le coach Toopil avec eux. Celui-ci bien que danseur dĂ©butant est incroyablement fort en danse. Il sâimpressionne lui-mĂȘme.
Mais vient lâheure dâaller en confĂ©rence de presse.Il y va accompagnĂ© de @volatil , son prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration. Mais lĂ , en arrivant, devant le parterre de journalistes venus nombreux, les deux montent sur la table et se lancent dans une samba Ă deux. Ni lâun, ni lâautre ne peuvent empĂȘcher leur corps de se mouvoir. « Je suis envoutĂ© moi aussi. A lâaideeeeeee ! » se met Ă hurler Volatil devant des journalistes qui ouvrent grand les yeux.
Dans lâavion qui ramĂšne lâĂ©quipe Ă Nkongsamba, Toopil danse le lac des cygnes au milieu du couloir, mĂȘme pendant lâatterrissage, personne nâarrivant Ă le faire sâassoir de force. Une nouvelle malĂ©diction est arrivĂ©eâŠ