2032/33 — CHAMPIONS POUR NOTRE PREMIÈRE SAISON EN EFL
Il y a douze mois, Wakefield franchissait une frontière historique.
Après avoir remporté la National League, le club devenait professionnel et découvrait pour la première fois :
L’EFL LEAGUE TWO.
L’objectif était alors extrêmement simple.
NE PAS REDESCENDRE.
Le mercato avait pourtant immédiatement montré l’ampleur du changement.
Des demandes salariales de 15 000 à 20 000 € par mois, des cibles impossibles à convaincre, des plans A abandonnés, puis des plans, parfois même des plans C.
L’effectif avait été profondément renouvelé et les premières semaines devaient avant tout servir à comprendre si Wakefield avait réellement sa place dans le monde professionnel.
La réponse aura été complètement disproportionnée.
31 VICTOIRES.
10 MATCHS NULS.
SEULEMENT 5 DÉFAITES.
111 BUTS MARQUÉS.
103 POINTS.
Et surtout :
WAKEFIELD EST CHAMPION DE LEAGUE TWO.
Pour sa première saison dans l’EFL. Un an après avoir découvert le football professionnel, les Falcons quittent déjà le quatrième échelon.
Direction :
LEAGUE ONE.
DE « LUTTER POUR LE MAINTIEN » À 103 POINTS
C’est probablement ce qui rend cette saison aussi difficile à remettre en perspective.
Wakefield ne devait pas monter, et Wakefield ne devait même pas réellement jouer la montée.
Nous entrions dans la saison avec un effectif complètement remodelé et un premier objectif logique :
APPRENDRE À ÊTRE UN CLUB PROFESSIONNEL.
Quelques mois plus tard, Wakefield termine avec 14 points d’avance sur Bristol Rovers.
La barre des cent points est franchie, tout comme la barre des cent buts aussi. Et les Falcons auront été leaders pendant une grande partie de la deuxième moitié de saison.
Il y aura évidemment quelques alertes.
Une défaite contre Plymouth. Des points abandonnés face à Fleetwood, Northampton ou Newport. Une élimination contre Wolverhampton en FA Cup. Mais chaque fois que le rythme semblait ralentir…
WAKEFIELD REPARTAIT.
7-0 contre Bristol Rovers.
5-0 contre Tranmere.
4-0 à Blackpool.
5-0 contre Grimsby.
5-0 à Doncaster.
Ce groupe n’a pas simplement survécu à la League Two.
IL L’A DOMINÉE.
LES COUPES — DES OBJECTIFS ATTEINTS
Les parcours en coupe auront été plus courts, mais ils correspondent globalement aux attentes du début de saison.
En FA Cup, Wakefield franchit les deux premiers tours avant de recevoir Wolverhampton.
L’écart de niveau finit par parler.
WAKEFIELD 1-3 WOLVERHAMPTON.
Fin de parcours au troisième tour.
En Vertu Trophy, les Falcons sortent de leur groupe, éliminent Newcastle United U21 puis tombent face à Manchester City U21. Là encore :
3E TOUR.
La Carabao Cup aura été beaucoup plus courte. Tranmere élimine Wakefield dès le tour préliminaire sur le score de 1-0. Mais cette saison, l’essentiel se trouvait clairement ailleurs.
LE CHAMPIONNAT A TOUT ÉCRASÉ.
| EFL League Two | |
| FA Cup | 3e tour — éliminé par Wolverhampton |
| Vertu Trophy | 3e tour — éliminé par Manchester City U21 |
| Carabao Cup | Tour préliminaire — éliminé par Tranmere |
LINTON ROGERS — LE PARI DEVENU BUTEUR DE LEAGUE TWO
Son recrutement résume presque parfaitement Wakefield.
La saison précédente, Linton Rogers évoluait encore à Chester en D6.
46 matchs et 27 buts.
Un joueur intéressant, mais aucune garantie qu’il soit capable de franchir plusieurs divisions d’un seul coup.
Wakefield tente le pari. Quelques mois plus tard :
28 BUTS.
En seulement 37 titularisations et 14 entrées en jeu.
Rogers termine meilleur buteur du club. Et surtout, il aura répondu présent immédiatement.
Triplé à Macclesfield. Buts à Crawley. À Wimbledon. Face à Cambridge. À Doncaster. Contre Burton. Encore contre Macclesfield.
LE SAUT DE LA D6 À LA LEAGUE TWO N’AURA FINALEMENT PAS ÉTÉ UN PROBLÈME.
Rogers termine également avec 6 passes décisives et trois titres d’homme du match. À seulement 23 ans, il va maintenant découvrir la League One.
JOUEUR DE L’ANNÉE : JORDAN CANAVAN
Rogers aura marqué 28 fois. Wilkes aura produit une première saison remarquable. Norrington aura encore été décisif. Mais le joueur de l’année est ailleurs.
JORDAN CANAVAN.
22 ans au début de la saison. Latéral droit.
Une recrue arrivée après avoir été formée à Barnsley puis accumulé de l’expérience à travers deux prêts en National League.
Sur le papier, un recrutement intelligent.
Sur le terrain…
UNE RÉVÉLATION.
47 apparitions au total.
7 BUTS.
18 PASSES DÉCISIVES.
4 HOMMES DU MATCH.
Et surtout :
7,38 DE MOYENNE.
La meilleure note moyenne de l’effectif. Canavan termine également meilleur passeur du club. Depuis son côté droit, il aura participé directement à :
25 BUTS.
Pour un défenseur, son influence a été permanente : centres, débordements, qualité technique, disponibilité et une capacité assez remarquable à produire dans les grands moments.
JORDAN CANAVAN EST LE JOUEUR DE L’ANNÉE 2032/33.
ROB NORRINGTON — ENCORE PLUS FORT
Certaines saisons commencent à se ressembler pour Rob Norrington, et c’est probablement une très bonne chose.
Après avoir déjà énormément apporté en National League, l’Anglais franchit parfaitement la marche professionnelle.
18 BUTS.
14 PASSES DÉCISIVES.
32 CONTRIBUTIONS.
Sur 45 apparitions. Et une moyenne de :
7,23.
Deuxième meilleure note du groupe derrière Canavan.
Norrington aura encore une fois été capable de jouer plusieurs rôles.
Titulaire. Joueur de rotation. Créateur. Finisseur. Et surtout joueur capable de changer un match.
Il n’a encore que :
23 ANS.
Et lui aussi va désormais découvrir la League One.
REECE WILKES — 13 BUTS, 16 PASSES
Autre recrutement totalement réussi :
REECE WILKES.
Arrivé après son passage à Norwich puis son prêt à Maidstone, le milieu anglais s’est immédiatement installé.
13 BUTS.
16 PASSES DÉCISIVES.
29 CONTRIBUTIONS DIRECTES.
Et quatre récompenses d’homme du match.
Sa moyenne de 7,12 confirme sa régularité.
Wilkes a surtout apporté quelque chose dont Wakefield avait besoin après le renouvellement massif de l’été :
UNE VRAIE CAPACITÉ À CRÉER DEPUIS LE MILIEU.
Ses trois buts lors du 7-0 face à Bristol Rovers resteront notamment comme l’un des moments les plus spectaculaires de cette saison.
ENOCH SERVICE — LE COULOIR GAUCHE A AUSSI TROUVÉ SON HOMME
De l’autre côté de Canavan, Enoch Service réalise lui aussi une excellente saison.
48 titularisations.
6 BUTS.
9 PASSES DÉCISIVES.
5 HOMMES DU MATCH.
Et une note moyenne de :
7,08.
Avec Canavan à droite et Service à gauche, Wakefield disposait donc de deux latéraux capables de contribuer énormément au jeu offensif.
À eux deux :
13 BUTS.
27 PASSES DÉCISIVES.
40 contributions depuis les postes de latéraux.
Cela explique également une grande partie de l’identité de cette équipe.
Wakefield ne cherche jamais réellement à protéger.
WAKEFIELD CHERCHE À ATTAQUER. PARTOUT.
PARIS BARNACLE-BEST — LE DOUBLE-DOUBLE
Lui aussi représentait un pari.
Arsenal. Stoke. Puis Maidenhead.
Du potentiel mais encore aucune saison véritablement référence.
À Wakefield, Paris Barnacle-Best trouve enfin de la continuité.
10 BUTS.
10 PASSES DÉCISIVES.
Exactement vingt contributions. Sur 44 apparitions.
Sa note moyenne de 6,95 pourrait laisser penser à une saison simplement correcte.
Mais sa capacité à créer et à marquer dans les moments importants en aura fait une option essentielle. Son doublé à Shrewsbury lors du sprint final en est un parfait exemple.
JAKE MCGEORGE — 18 ANS ET DÉJÀ 51 APPARITIONS
Il y a aussi un chiffre assez fou dans cet effectif.
18 ANS.
C’est l’âge de :
JAKE MCGEORGE.
Formé à Chelsea. Aucun match senior avant son arrivée. Et dès sa première véritable saison chez les professionnels :
36 TITULARISATIONS.
15 ENTRÉES EN JEU.
Soit :
51 APPARITIONS.
Avec :
4 BUTS.
5 PASSES DÉCISIVES.
Et une moyenne de :
7,04.
McGeorge n’a évidemment pas terminé sa progression. Mais sa saison n’est pas passée inaperçue.
MIDDLESBROUGH PASSE À L’ACTION.
Le club de Championship débourse :
80 000 €.
Wakefield perd donc un joueur de seulement 18 ans qui venait tout juste de s’installer dans le football senior. Mais son évolution raconte également parfaitement le travail réalisé par le club. Arrivé sans aucun match chez les seniors.
51 apparitions plus tard.
DIRECTION LA D2.
NICKY RIVIS — DU CENTRE DE FORMATION À LA PREMIER LEAGUE
Et puis il y a probablement le transfert le plus symbolique de tous.
NICKY RIVIS.
16 ans. L’un des jeunes récemment sortis du centre de formation de Wakefield.
Le club venait seulement de décider de l’intégrer au projet. Mais il n’aura presque pas le temps de commencer son histoire chez les Falcons.
Car un club de Premier League arrive.
BRENTFORD.
Montant du transfert :
85 000 €.
Évidemment, perdre un talent de 16 ans avant même de réellement pouvoir le développer laisse une certaine frustration. Mais difficile également de ne pas voir ce transfert comme une immense validation.
Wakefield investit depuis plusieurs saisons dans sa formation.
L’encadrement des jeunes progresse. Le recrutement des jeunes progresse.
Et désormais :
UN JOUEUR FORMÉ À WAKEFIELD PART DIRECTEMENT EN PREMIER LEAGUE.
Le club n’aura peut-être pas profité longtemps de Nicky Rivis. Mais son départ envoie un message très fort aux futurs jeunes du centre.
IL EXISTE DÉSORMAIS UN CHEMIN ENTRE L’ACADÉMIE DE WAKEFIELD ET LE PLUS HAUT NIVEAU ANGLAIS.
FORMER, DÉVELOPPER… ET PARFOIS VENDRE
Ces deux transferts racontent probablement la prochaine étape du projet Wakefield.
Pendant longtemps, l’objectif du recrutement était essentiellement de trouver des joueurs sous-évalués.
Les récupérer, les faire progresser, pui les utiliser pour monter. Désormais, le club commence aussi à créer de la valeur.
MCGEORGE : 80 000 €.
RIVIS : 85 000 €.
Soit :
165 000 € DE VENTES.
Et les destinations sont particulièrement parlantes.
Middlesbrough en Championship. Brentford en Premier League.
Pour un club qui évoluait encore récemment dans les profondeurs de la pyramide anglaise, c’est une transformation majeure.
Évidemment, l’idéal serait de conserver tous les meilleurs jeunes, mais la situation financière actuelle ne permet pas forcément ce luxe.
Wakefield va donc probablement devoir apprendre à fonctionner avec un nouveau modèle :
FORMER.
DÉVELOPPER.
VALORISER.
VENDRE AU BON MOMENT.
Et réinvestir.
UNE DÉFENSE QUI A ENCORE FRANCHI UN CAP
Deux ans plus tôt, Wakefield avait encaissé :
77 BUTS EN NATIONAL LEAGUE.
La saison dernière :
50.
Cette année :
45.
Dans une division supérieure. La progression est évidente.
Adisa Osayande termine à :
7,07.
Reinaldo Sbarra :
7,14.
Shalrie Wilson :
7,14.
Et Jordan Canavan domine carrément l’ensemble du groupe avec 7,38.
La transformation est impressionnante.
Pendant longtemps, Wakefield devait marquer trois ou quatre fois parce qu’il était presque certain d’encaisser. Cette saison, les Falcons ont beaucoup plus souvent été capables de contrôler.
0-0.
1-0.
2-0.
LE CHAOS OFFENSIF EXISTE TOUJOURS.
Mais désormais, Wakefield sait également fermer un match, et cela change tout.
JOSH HERD S’INSTALLE
Le changement est également important dans les cages.
Harley Price n’aura finalement disputé que neuf rencontres. Le véritable numéro un est devenu :
JOSH HERD.
46 matchs. Deux titres d’homme du match.
7,00 DE MOYENNE.
Un gardien de seulement 23 ans qui aura donc parfaitement négocié sa première saison à Wakefield.
Après plusieurs années d’incertitudes à ce poste, les Falcons semblent avoir trouvé une nouvelle option sérieuse pour la suite du projet.
Et la suite…
CE SERA LA LEAGUE ONE.
LES HOMMES DU TITRE
Ce titre possède une particularité importante.
L’effectif avait été presque totalement reconstruit quelques mois auparavant.
Plusieurs cadres étaient partis.
Certains joueurs recrutés n’avaient pratiquement aucune expérience senior.
D’autres arrivaient de National League ou même de D6.
Et pourtant, la greffe a pris immédiatement.
| ÂGE | MATCHS* | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Harley Price | 26 | 9 | 0 | 0 | 1 | 7,14 |
| Josh Herd | 23 | 46 | 0 | 0 | 2 | 7,00 |
| Jordan Canavan | 23 | 45 (2) | 7 | 18 | 4 | |
| Adisa Osayande | 25 | 41 (1) | 1 | 2 | 2 | 7,07 |
| Reinaldo Sbarra | 23 | 36 (8) | 4 | 1 | 1 | 7,14 |
| Shalrie Wilson | 21 | 33 (10) | 0 | 1 | 0 | 7,14 |
| Enoch Service | 23 | 48 | 6 | 9 | 5 | 7,08 |
| Matthew Granger | 21 | 30 (22) | 1 | 1 | 0 | 6,95 |
| Paris Barnacle-Best | 23 | 39 (5) | 10 | 10 | 3 | 6,95 |
| Kyrell Malcolm | 25 | 6 (41) | 3 | 2 | 1 | 6,77 |
| Jake McGeorge | 18 | 36 (15) | 4 | 5 | 1 | 7,04 |
| Ben Hames | 21 | 29 (20) | 4 | 2 | 0 | 6,74 |
| Reece Wilkes | 24 | 43 (11) | 13 | 16 | 4 | 7,12 |
| Calen Mannion | 23 | 12 (36) | 4 | 4 | 0 | 6,76 |
| Nathaniel-Junior Brown | 24 | 13 (17) | 5 | 3 | 0 | 6,93 |
| Rob Norrington | 23 | 42 (3) | 18 | 14 | 4 | 7,23 |
| Sam Furnell-Gill | 23 | 6 (12) | 5 | 0 | 0 | 6,87 |
| Luke Parker | 23 | 35 (12) | 11 | 11 | 1 | 6,90 |
| Linton Rogers | 23 | 37 (14) | 6 | 3 | 7,12 |
UNE GÉNÉRATION QUI N’A TOUJOURS PAS ATTEINT SON PLAFOND
Encore une fois, les âges sont presque absurdes.
McGeorge :
18 ANS.
Granger et Wilson :
21 ANS.
Canavan, Service, Sbarra, Barnacle-Best, Norrington, Parker et Rogers :
23 ANS.
Wakefield vient donc de dépasser les cent points en League Two avec un noyau dont une grande partie possède encore plusieurs années avant d’atteindre son meilleur niveau théorique.
Mais le revers commence déjà à apparaître.
JAKE MCGEORGE PART À MIDDLESBROUGH POUR 80 000 €.
Et plus spectaculaire encore :
NICKY RIVIS, 16 ANS ET FORMÉ AU CLUB, REJOINT BRENTFORD POUR 85 000 €.
La progression de Wakefield attire désormais l’attention jusqu’en Championship et en Premier League.
C’est une excellente nouvelle pour la réputation du projet.
Mais également un avertissement.
PLUS WAKEFIELD DÉVELOPPERA DE TALENTS, PLUS IL DEVIENDRA DIFFICILE DE LES CONSERVER.
SPORTIVEMENT AU SOMMET… FINANCIÈREMENT TOUJOURS DANS LE ROUGE
Et c’est ici que le bilan devient beaucoup moins agréable.
Sur le terrain :
CHAMPION.
103 points.
111 buts.
Promotion.
Dans les comptes :
-600 000 €.
La situation financière reste donc préoccupante. Et surtout, elle s’est dégradée depuis le début de saison.
Fin août, le déficit était déjà de :
-429 000 €.
Quelques mois plus tard :
-600 000 €.
L’entrée dans le football professionnel avait obligé le club à augmenter fortement ses dépenses.
Salaires. Staff. Fonctionnement. Déplacements. Structures.
Le problème est désormais évident.
WAKEFIELD PROGRESSE SPORTIVEMENT PLUS VITE QUE SES REVENUS.
Les ventes de Nicky Rivis et Jake McGeorge permettent de récupérer :
165 000 €.
Une rentrée d’argent importante dans le contexte actuel. Mais elle ne suffira évidemment pas, à elle seule, à corriger durablement la situation.
Tant que les promotions continuent, une partie du problème reste masquée par la dynamique sportive.
Mais la League One coûtera encore plus cher. Il faudra donc commencer à trouver un véritable équilibre.
Sponsors. Billetterie. Ventes de joueurs. Primes. Revenus EFL.
Tout devra augmenter.
Parce qu’un projet ne peut pas éternellement avancer uniquement grâce aux résultats du terrain.
LA LEAGUE ONE SERA UNE AUTRE HISTOIRE
Wakefield vient désormais d’enchaîner :
NATIONAL LEAGUE NORTH → NATIONAL LEAGUE → LEAGUE TWO → LEAGUE ONE.
L’ascension est spectaculaire.
Mais chaque marche réduit également l’écart entre Wakefield et des structures historiquement beaucoup plus importantes.
La League One apportera probablement :
Des salaires encore supérieurs.
Des joueurs plus expérimentés.
Des équipes capables de sanctionner beaucoup plus durement les erreurs.
Des stades plus grands.
Des budgets de recrutement sans comparaison.
Et peut-être surtout :
UNE FIN PROGRESSIVE DE L’EFFET DE SURPRISE.
Wakefield n’est plus le petit club inconnu qui débarque.
Après 103 points et 111 buts en League Two, les Falcons commencent à être identifiés.
Étudiés.
Respectés.
Et probablement davantage attendus.
La prochaine saison devra donc répondre à une nouvelle question.
Pas :
Wakefield peut-il survivre ?
Mais plutôt :
JUSQU’OÙ CETTE ASCENSION PEUT-ELLE RÉELLEMENT ALLER ?
NICOLAS GROBOV
« Je crois qu’il faut parfois regarder en arrière pour comprendre ce que nous sommes en train de vivre.
Il y a deux saisons, nous étions encore en National League. Aujourd’hui, nous venons de terminer champions de League Two avec 103 points.
CENT TROIS.
Je ne pense pas que quelqu’un au club aurait osé prévoir ça au mois d’août.
Nous venions de devenir professionnels. Notre mercato avait été extrêmement compliqué. Nous avions perdu plusieurs joueurs importants.
Des joueurs nous demandaient des salaires que nous ne pouvions absolument pas payer. Nous avons dû changer de cible encore et encore. Et malgré tout cela…
Ce groupe a pris forme presque immédiatement.
Jordan Canavan en est probablement le meilleur exemple. Il arrive ici à 22 ans. Aujourd’hui, il termine la saison avec 18 passes décisives, sept buts et la meilleure moyenne du groupe.
Il mérite totalement son titre de joueur de l’année. Mais Jordan représente aussi parfaitement ce que nous voulons faire.
TROUVER DES JOUEURS QUI ONT ENCORE QUELQUE CHOSE À PROUVER.
Regardez Rogers. Il jouait en D6. Il marque 28 buts en League Two.
Regardez Norrington. 18 buts, 14 passes.
Wilkes. 13 buts, 16 passes.
Service. Canavan.
McGeorge qui joue plus de cinquante matchs à 18 ans.
Je pourrais continuer longtemps.
Ce titre n’appartient pas à une individualité.
IL APPARTIENT À UN GROUPE QUI A PROGRESSÉ ENSEMBLE.
Et je suis aussi très fier de notre évolution défensive.
Il y a deux ans, nous encaissions énormément. 77 buts.
Nous savions que nous ne pourrions pas continuer comme ça en montant. Cette saison, nous terminons à 45; tout en marquant 111 fois C’est probablement ce qui me rend le plus fier.
Nous n’avons pas renoncé à notre identité pour devenir plus solides. Nous avons simplement appris. Maintenant viennent également les réalités d’un club qui grandit.
Jake va rejoindre Middlesbrough. Il est arrivé ici sans avoir joué un seul match chez les seniors. À 18 ans, il vient d’en disputer plus de cinquante avec une équipe championne. Je suis évidemment déçu de perdre un joueur aussi jeune. Mais je suis aussi extrêmement fier de son évolution.
Et puis il y a Nicky.
16 ANS.
Un garçon issu de notre centre de formation. Et Brentford vient le chercher pour l’emmener en Premier League. Quand je repense à l’état de notre formation lorsque nous avons commencé ce projet…
C’est presque difficile à croire. Nous aurions évidemment aimé le voir grandir ici. Mais son transfert montre également quelque chose d’important.
WAKEFIELD PEUT DÉSORMAIS FORMER DES JOUEURS QUI INTÉRESSENT L’ÉLITE ANGLAISE.
À eux deux, Jake et Nicky rapportent 165 000 euros au club.
Dans notre situation financière, nous ne pouvons pas ignorer ce genre de montant. Former des joueurs doit désormais devenir une partie encore plus importante de notre modèle.
Sportivement, je veux évidemment profiter. Parce que cette équipe le mérite. Les supporters le méritent. Le staff le mérite.
NOUS SOMMES CHAMPIONS DE LEAGUE TWO.
Et personne ne pourra nous enlever ça. Mais je dois également parler de la situation financière.
Nous sommes à environ 600 000 euros dans le rouge. Ce n’est pas quelque chose que je veux cacher derrière un trophée.
Le club grandit très vite. Peut-être trop vite financièrement.
Nous devons trouver une manière de rendre cette progression durable. Cela peut signifier vendre certains joueurs. Faire encore davantage confiance au centre de formation. Continuer à contrôler les salaires. Trouver de nouvelles sources de revenus.
Ce ne sera pas toujours agréable. Mais si nous voulons que Wakefield existe encore dans dix ou vingt ans, il faut également construire un club sain.
Maintenant vient la League One. Et je sais déjà ce qui va arriver.
On va commencer à parler d’une nouvelle montée. Parce que c’est devenu presque normal avec Wakefield.
MAIS CE N’EST PAS NORMAL.
Chaque promotion nous oblige à nous adapter. Chaque division est plus difficile. Lorsque nous reprendrons l’entraînement… Le compteur reviendra à zéro.
La League One ne nous donnera aucun point parce que nous avons marqué 111 buts cette année. Elle ne nous donnera aucun avantage parce que nous sommes champions. Il faudra tout recommencer.
Et quelque part…
C’EST EXACTEMENT CE QUI REND CETTE AVENTURE AUSSI PASSIONNANTE.
Nous avons continué à monter parce que ce groupe n’a jamais considéré qu’il était arrivé.
Je veux que cela reste vrai. Profiter aujourd’hui. Travailler demain. Et continuer à voir jusqu’où Wakefield peut aller.










