Genre Cobresal est pas le plus grand Cobre.
FAKE NEWS
![]()
Genre Cobresal est pas le plus grand Cobre.
FAKE NEWS
![]()
Bon, il y a du bon et du moins bon. Il y a du trĂšs bon dâailleurs mais lâĂ©limination fait chier.
Un argentin, un Brésilien et un belge? je la connais pas encore cette histoire là ?
Verdict dans ce chapitre 3 avec les matchs aller de la Copa Sudamericana
Le score est là Donald⊠![]()
Il faut se rappeler quâon vient de d2, en compĂ©tition continentale ça aurait Ă©tĂ© Ă©tonnant de rouler sur Fluminense, on est pas passĂ© loin câest dĂ©jĂ positif. En championnat 15/18 pour un promu câest costaud, seul lâogre de Colo Colo nous a rĂ©sistĂ© et la dĂ©faite fut courte. Tous les signaux sont au vert, pourvu que ça dure
CHAPITRE 3 â AvrilâMai 2022 : Le dĂ©sert nâĂ©pargne personne
Avril arrive sans prévenir.
Et avec lui, la premiĂšre vraie cassure.
2 avril â Huachipato (0â2)
Ă lâextĂ©rieur.
Sans but.
Sans réponse.
Les passes sont lentes.
Les appels en retard.
Manuel Bravo sâĂ©nerve, prend un carton.
Puis un autre.
Exclusion.
Paredes ne crie pas.
Il observe.
Quelques jours plus tardâŠ
Le stade est fermé.
Les grilles grincent dans le vent.
Doña Fumilda sâarrĂȘte un instant, sac de courses Ă la main.
Elle regarde la pelouse et les joueurs sây entrainant Ă travers les barreaux.
« Ils sont fatigués » dit-elle à haute voix.
Puis elle reprend sa route.
6 avril â Jorge Wilstermann (0â1)
DeuxiÚme défaite consécutive.
DeuxiĂšme match sans marquer.
Dans le vestiaire, lâair est lourd.
Cano frappe le mur de rage.
Escalante reste assis, tĂȘte basse.
Paredes dit enfin :
« Pas de panique les gars, les renards creusent mais finissent toujours par sortir de leur terrier⊠»
Encore une fois lâAlquimista avait vu juste.
LâĂ©quipe se reprend et enchaine avec deux victoires (2-1 Ă domicile contre O Higgins en championnat et une belle victoire 0-2 en Argentine pour la copa sudamericana)
Le 16 avril on sâincline logiquement, mais pas sans avoir luttĂ©, 0-1 face Ă lâUniversidad de Chile, un des favoris du championnat.
On enchaine ensuite 5 matchs Ă lâextĂ©rieur avec des fortunes diverses:
Tout commence pour le mieux avec une 3eme victoire sur le score de 0-5 Ă lâUnion La Calera
27 avril â Athletico Paranaense (DĂ©faite 4â2 au BrĂ©sil)
Le moins bon résultat de la saison.
Le score est sec.
La différence de rythme, brutale.
Chaque erreur est punie.
Le BrĂ©sil et lâArgentine domine vraiment la scĂšne continentale
Ă la fin, Ortiz reste longtemps seul sur le banc.
Le vestiaire est silencieux.
Pas le silence de la honte.
Celui de la fatigue.
Les corps sont affaissĂ©s sur les bancs. Les maillots collent Ă la peau. LâhumiditĂ© brĂ©silienne semble avoir fait son effet.
Escalante enlĂšve lentement ses protĂšge-tibias et les laisse tomber au sol.
« Ils allaient plus vite⊠partout. »
Personne ne répond.
Ortiz fixe le sol. Il nâa pas ouvert son carnet. Pour la premiĂšre fois depuis longtemps, il nâa rien Ă Ă©crire.
Cano casse le silence :
« à ce rythme-là , en championnat⊠on explose. »
Paredes entre enfin. Il ne parle pas tout de suite. Il regarde chaque joueur, un par un.
« Vous avez découvert quelque chose ce soir. »
Il marque une pause.
« Le haut niveau réel. »
Un jeune murmure :
« Et maintenant ? »
Paredes répond sans hausser la voix :
« Maintenant, on va apprendre à tenir quand le corps dit non. »
Il ferme la porte du vestiaire.
« Demain matin. Lever du soleil. Pas de ballon. »
Les joueurs se regardent.
Ortiz comprend avant les autres.
« Le désert⊠»
Dans la presse :
âCobreloa redescend sur terre.â
Mais le groupe ne sâeffondre pas.
Au tiers du championnat, les résultats sont positifs avec 7 victoires contre les équipes de milieu et de fond de tableau et 3 courtes défaites face à 3 équipes luttant tout en haut du tableau.
En Copa Libertadores et Sudamericana, le bilan est bon pour une premiĂšre saison Ă ce niveau. Les joueurs sont déçus de leur prestation face Ă Fluminense et Jorge Wilstermann mais cela sâest jouĂ© Ă des petits dĂ©tails, câest lâapprentissage du haut niveau.
Oh le retour dans le désert !!
Ca va leur rappeler de bons souvenirs ça ![]()
Il manque cruellement de régularité dans les résultats.
Certains ne reverront jamais leur famille ![]()
CHAPITRE 4 â Mai 2022 : le rebond silencieux
Ils courent en silence.
Pas de chronomĂštre visible.
Pas de ballon.
Le sable avale les pas. Le souffle devient court. Le soleil monte vite.
Escalante ralentit. Ortiz le rattrape.
« Ne tâarrĂȘte pas. MĂȘme lentement, on continue. »
Au loin, Paredes marche. Il ne court pas. Il observe.
Un jeune joueur sâeffondre Ă genoux.
« Coach⊠»
Paredes sâapproche.
« Tu peux tâarrĂȘter si tu veux. »
Le joueur relĂšve la tĂȘte, se relĂšve et se remet Ă courir.
AprĂšs quarante minutes, Cano crache dans le sable.
« Personne ne nous fera courir comme ça en match. »
Paredes répond calmement :
« Justement. »
Le soir mĂȘme, au tableau, une phrase Ă©crite Ă la craie :
âQuand les autres ralentissent, vous saurez continuer.â
La dĂ©faite Ă lâAthletico Paranaense nâa pas dĂ©truit Cobreloa.
Elle lâa endurci.
Le mois de mai commence sans Ă©clat par une courte dĂ©faite au Santiago Wanderers, une Ă©quipe du subtop chilien Ă lâinstar dâHuachipato, 2-1.
Mais cette fois, quelque chose a changé.
Entre le 4 et le 14 mai, MatĂas Cano ne ramasse plus le ballon dans ses filets.
3â0 contre Jorge Wilstermann, on tient notre vengeance en Bolivie.
1â0 contre le rival du nord, le Deportes Antofagasta.
4â0 contre Universidad CatĂłlica Ă domicile, la plus grosse victoire de cette pĂ©riode et la plus impressionante. A domicile on passe 4 buts au quadruple champion en titre, un par sacre, les supporters sont aux anges.
Trois matchs sans encaisser.
Trois clean sheets donc pour Cano.
La défense se resserre.
Notre gardien enchaĂźne les arrĂȘts.
Ă lâentraĂźnement, il parle peu.
Mais quand il parle, on lâĂ©coute.
« Si on accepte de souffrir ensemble, ils finiront par échouer. »
Paredes nâintervient pas et acquiesse discrĂštement.
Le bar de Don Hugo est plein pour la premiĂšre fois depuis des mois.
La télé diffuse en boucle les buts du week-end.
« Regarde-moi ce pressing⊠»
« Avant, on subissait. Maintenant, on impose notre rythme. »
Doña Fumilda est assise prÚs du comptoir.
« Vous savez ce que je vois ? »
Silence.
« Une équipe qui ne joue plus pour survivre, mais pour durer. »
Le trompettiste entre sans dire un mot.
Il sort son instrument.
Un air. Puis deux.
Quelquâun murmure :
« Il nâavait plus jouĂ© depuis la montĂ©e⊠»
Don Hugo sert les verres.
« Tant quâil met lâambiance⊠»
Le stade commence Ă y croire.
La ville revient.
Un soir de match, un gamin crie depuis les tribunes :
« Coach, on nâa plus peur de cette division 1 ! »
Paredes répond sans se retourner :
« Moi, si. Et câest pour ça quâon avance. »
Ortiz écrit enfin, fin mai :
âOn ne gagne pas toujours. Mais on ne se cache plus.â
Et Ă Calama, câest dĂ©jĂ une victoire.
18 mai â Defensa y Justicia (2â2)
En Copa Sudamericana, Cobreloa ne sâeffondre pas.
Menés, puis devant, puis rejoints.
Un nul Ăąpre, presque sud-amĂ©ricain dans lâĂąme.
Ortiz, encore lui, régule.
Maturana distribue.
Escalante use les défenseurs.
Ce nâest pas brillant mais câest solide.
21 mai â Ă CuricĂł Unido (victoire 4â1)
Ce match marque un symbole.
Juan Pablo MartĂnez, 19 ans et 11 jours, marque.
Le plus jeune buteur de la saison.
Dans les tribunes, quelquâun murmure :
« Il ose tout⊠mĂȘme lancer des gamins. »
Roberto Gutiérrez sourit depuis le banc.
Il sait que son tour viendra encore.
25 mai â Athletico Paranaense (2â0)
Le stade est plein à craquer, 11 287 spectateurs. Le sable du désert vole sous les pas des supporters qui hurlent.
Minute 3 : Maturana percute cÎté droit, son tir frÎle le poteau. Cano retient son souffle.
Minute 12 : Paranaense réplique avec un tir lointain. Cano plonge, claquement sourd de la balle sur ses gants. Le public explose.
Minute 24 : Escalante dribble deux défenseurs, glisse le ballon à Ortiz. Passeur et receveur se regardent, synchronisés.
Minute 33 : Corner pour Cobreloa. Gutierrez, 39 ans, saute plus haut que tout le monde et marque de la tĂȘte. Les tribunes deviennent un raz-de-marĂ©e orange.
Minute 67 : Paranaense obtient un penalty. Silence absolu. Cano sâavance, Paredes, immobile sur sa ligne de touche, ferme les yeux une seconde. Le gardien plonge Ă gauche : arrĂȘt. Explosion de joie.
Minute 89 : Alors que les visiteurs poussent, contre Ă©clair. Ortiz sâĂ©lance, voit Maturana seul. Passe millimĂ©trĂ©e. But. 2â0.
La revanche nâest jamais parfaite.
Mais elle existe.
Cobreloa bat lâogre brĂ©silien Ă domicile.
Sans lyrisme.
Sans arrogance.
Paredes serre le poing.
Une seule fois.
Dans son carnet, une phrase :
âOn nâefface pas une dĂ©faite. On y rĂ©pond.â
Sacré match
La méthode militaire du coach porte ses fruits on dirait !!
Ils nâont quâĂ avoir un nom facile Ă prononcer ![]()
@Rhino en effet, grosse performance un peu inattendue, on a théoriquement pas encore le niveau pour concurrencer les brésiliens et argentins
@CaptainAmericka sont-ils endurcis physiquement ou mentalement ou les deux qui sait Ă part le dĂ©sert âŠ
@toopil pourtant le BrĂ©sil câest pas lĂ quâon a les Ă©quipes les plus imprononçables thĂ©oriquement ![]()
CHAPITRE 5 â JuinâJuillet 2022 : Quand le dĂ©sert commence Ă croire
Juin arrive avec un autre parfum.
Celui de la continuité.
Le championnat suit la mĂȘme trajectoire.
Victoire 3â1 lors de la rĂ©ception UniĂłn Española.
Le classement grimpe. On est en embuscade derriĂšre les meilleurs (5eme).
Sachant que les 4 premiĂšres places sont qualificatives pour la Copa Libertadores et les 4 suivantes pour la Copa Sudamericana, Calama recommence Ă compter les points.
Au club, la salle de réunion est climatisée. Trop.
Un dirigeant feuillette des chiffres.
« CinquiĂšmes⊠câest bien. Mais vous savez ce que ça crĂ©e. »
Un sponsor intervient :
« Les attentes montent. Lâimage aussi. »
Paredes écoute. Il ne prend pas de notes.
« Et si les résultats baissent ? »
« Ils baisseront. » répond-il.
Un silence gĂȘnĂ©.
« Ce groupe sait tomber. Il a appris à se relever. »
Il se lĂšve.
« Câest tout ce que je peux promettre. »
Dans le couloir, Ortiz attend.
« Ils doutent ? »
« Non. »
« Ils espÚrent trop vite. »
3eme tour de la Coupe du Chili â Antofagasta
Nouveau derby du nord qui se solde malheureusement sur une dĂ©faite 0â2 Ă lâaller
Ă lâextĂ©rieur.
Les journalistes parlent déjà de fin de parcours.
Juillet â La montĂ©e du feu
Au retour, Ă Calama, tout change.
3â1.
Qualification arrachée aux penaltys.
Roberto Gutiérrez marque.
Ă 39 ans.
Comme pour rappeler que lâexpĂ©rience a encore sa place.
Dans le vestiaire, Paredes dit calmement :
« On ne joue pas pour prouver. On joue pour durer. »
Les semaines sâenchaĂźnent.
Les matchs aussi.
Cobreloa bat La Serena deux fois en quart de la Coupe du Chili.
4â1 puis 1â0.
Sans trembler.
Puis Palestino en championnat.
4â1.
La machine est lancée.
Escalante marque encore.
Maturana distribue toujours.
Le 23 juillet nous nous rendons Ă La Serena pour notre 5eme confrontation de la saison, une Ă©quipe qui nous a plutĂŽt bien rĂ©ussi jusquâalors avec 3 victoires et 1 match nul.
Cette fois nous partageons la mise et arrachons un bon point Ă lâextĂ©rieur qui nous permet de rester dans le sillage des clubs du top. Score final 1-1.
30 juillet â Colo Colo Ă Calama
Le stade Zorros del Desierto bat son record : 12 312 spectateurs. Le trompettiste local rĂ©apparaĂźt, lâair grave, imposant le rythme des chants.
A la sortie du vestiaire, Escalante et Ortiz discutent tactique et placement : tension visible, mains dans les cheveux, regards échangés.
Le match est Ăąpre. Colo Colo marque tĂŽt, 0â1. Les supporters restent debout, frappant le sol, soufflant dans les cornes.
à la pause, Doña Fumilda commente à un groupe de jeunes :
âIls se battent. Pas toujours victorieux, mais jamais soumis.â
Le derby est tendu.
Cobreloa perd 0â1.
Mais personne ne siffle.
Ă la sortie, un supporter dit :
« MĂȘme si on a perdu, les joueurs ont tout donnĂ© et mĂ©rite notre respect. »
Paredes regarde les tribunes.
Longtemps.
Le désert change de visage
Ă la fin juillet, Cobreloa nâest plus une surprise exotique.
Mais déjà , quelque chose est acquis :
le maintien nâest plus un sujet.
Câest une Ă©quipe quâon Ă©tudie.
Quâon craint.
Quâon respecte.
Ortiz écrit à cette époque :
âIls nous regardent autrement. Maintenant, ils veulent nous faire tomber.â
Paredes prend également son carnet.
Il sait ce que cela signifie.
« Quand on commence Ă dĂ©ranger, câest quâon fait du bon travail. »
Et dans le dĂ©sert dâAtacama, Cobreloa nâa jamais Ă©tĂ© aussi vivant.
On est comme les supporters: on comprends la défaite face à Colo Colo!
LâĂ©quipe est respectĂ©e, et les supporters seront toujours derriĂšre elle.
Jâai rattrapĂ© le retard câest sacrĂ©ment bien Ă©crit pour un rendu trĂšs synthĂ©tique ! ![]()
Merci de votre comprĂ©hension Mâsieur ![]()
Câest ça un vrai supporter ![]()
Merci jâhĂ©sitais justement Ă changer ce style pour de prochains projets de story, câest bien dâavoir les avis du forum ça mâaidera Ă faire mes prochains choix
CHAPITRE 6 â AoĂ»tâSeptembre 2022 : Quand le mot âtitreâ cesse dâĂȘtre interdit
La série
Elle dĂ©marre presque sans quâon sâen rende compte.
Everton de Vina. 1-2
Ăublense. 4-0
Huachipato. 3-1
Cobresal. 1-3
OâHiggins. 1-2
Cinq victoires.
Puis UniĂłn La Calera le 17/09/2022. 3-0
Ca fait Six. 18/18
Du 6 août au 17 septembre, Cobreloa gagne six matchs consécutifs.
Sans flamboyance permanente.
Mais sans faille.
Escalante marque.
Cerato marque.
Maturana passe.
Ortiz équilibre.
Soto verrouille.
La défense tient.
Cano enchaĂźne les arrĂȘts.
Dans le vestiaire, aprÚs cette série de victoires :
Le vestiaire est calme, presque irrĂ©el aprĂšs une sĂ©rie de victoires. Les joueurs enlĂšvent leurs chaussures, sâassoient sur les bancs. Cano passe la main dans ses cheveux, Escalante Ă©tire ses jambes, et Ortiz observe la carte du Chili sur le mur, pointant les prochains dĂ©placements.
Cerato regarde son tĂ©lĂ©phone, rit Ă une vidĂ©o partagĂ©e par un coĂ©quipier, tandis que Soto commente un Ă©pisode dâune sĂ©rie tĂ©lĂ© oĂč Maturana a fait une apparition. MĂȘme le jeune MartĂnez, 19 ans, sâenthousiasme pour une scĂšne de comĂ©die que personne dâautre ne trouve drĂŽle.
Paredes entre, silencieux. Il sâarrĂȘte un instant, observe la scĂšne et sourit lĂ©gĂšrement. Il note dans son carnet :
« Une équipe peut dominer sans perdre son humanité. »
Cano lance un clin dâĆil Ă Escalante, qui lui rĂ©pond par un sourire fatiguĂ© mais sincĂšre. Le vestiaire rĂ©sonne de rires Ă©touffĂ©s et de conversations lĂ©gĂšres. Dans ces moments, lâĂ©quipe nâest pas seulement un collectif tactique : elle est un groupe de vies mĂȘlĂ©es, qui se renforcent hors du terrain autant que sur le terrain.
Dans la presse, le ton change.
âEt si CobreloaâŠâ
âCobreloa, le grain de sable dans les Ă©quipes bien huilĂ©es de division 1 ?â
âLâeffet Paredes dĂ©passe-t-il la logique ?â
à Calama, personne ne répond.
Toujours est-il que Cobreloa est désormais leader du championnat à 6 matchs de son terme.
Le stade change
Les tribunes se remplissent.
Le public ne vient plus par curiosité.
Il vient par fidélité.
Dans les bars, on ne parle plus de maintien.
On parle de gestion.
De calendrier.
De différence de buts.
Un ancien lĂąche :
« On commence à compter parmi les grands. »
Paredes, lui, refuse toujours le mot.
« Tant quâil reste des matchs, il reste des piĂšges. »
Septembre â La confirmation?
DĂ©faite courte Ă lâUniversidad CatĂłlica en demi finale aller de la Coupe du Chili. 1 -2
Nul blanc Ă lâUniversidad de Chile. 0-0
Nul contre Santiago Wanderers Ă dimicile. 2-2
2 nuls contre des rivaux directs on prends pas nos distances mais on empĂȘche 2 clubs de revenir sur nous.
Le classement est clair.
Cobreloa est toujours premier, également grùce a des résultats favorables sur les autres terrains.
LâĂ©tau se resserre quand mĂȘme.. Il ne va pas falloir craquer dans les moments dĂ©cisifs.
Il faut faire mieux que des nuls pour garder son destin en main!
CHAPITRE 7 â Octobre 2022 : Le dĂ©sert gravera-t-il lâhistoire?
Octobre arrive.
Et avec lui, la tension que Calama nâavait plus connue depuis des dĂ©cennies.
Le championnat : tenir
Victoire 1â0 contre lâUniversidad CatĂłlica, un autre concurrent direct.
Le 12 octobre on se qualifie pour la finale de la coupe du chili à nouveau aux penaltys aprÚs avoir effacé notre but de retard en gagnant 2-1 dans le temps reglementaire chez nous.
Nul pour notre 4eme derby du nord de la saison contre Antofagasta 2-2 Ă domicile.
Victoire 2â0 contre CuricĂł.
Chaque point est pesé.
Chaque minute est défendue.
Manuel Bravo poursuit sa collection de cartons jaunes.
26 octobre â Finale de la Coupe du Chili
Cobreloa â Universidad de Chile
Un match fermé.
Nerveux.
Presque étouffant.
Gutiérrez joue.
39 ans et 191 jours.
Le plus vieux joueur sur le terrain.
Il court moins.
Mais il parle plus que tous les autres.
Score final 0â0.
Aux tirs au but, le stade retient son souffle.
Les 4 premiers sont marqués de chaque cÎté
Cano arrĂȘte le cinquieme penalty.
Comme un symbole câest le trĂšs expĂ©rimentĂ© Roberto Gutierrez qui sâĂ©lance et feinte le gardien tel un vieux renard rusĂ©.
Il aura marquĂ© 4 buts en 19 matchs bouts de match, câest peu pour un attaquant, mais il rappelle quâon peut compter sur lui dans les moments importants.
LâexpĂ©rience apporte un 3eme trophĂ©e Ă lâAlquimista
Cobreloa est vainqueur de la Coupe du Chili pour la deuxiÚme fois consécutive, il aura fallu 3 séances de penalty sur 4 tours mais là est notre niveau actuel.
Paredes ne saute pas.
Il sâassoit.
« Une saison ne se juge pas sur un match. Mais celui-ci, on le gardera en mémoire. »
Dans la nuit, Calama fĂȘte.
Sans débordement.
Avec dignité.
29 octobre â UniĂłn Española
Dernier match.
Ă lâextĂ©rieur.
Cobreloa a trois points dâavance.
Treize buts de différence.
Seul un miracle pourrait inverser lâhistoire.
Match nul.
Sobre.
ContrÎlé.
La sentence tombe.
Cobreloa est champion du Chili
Pendant ce temps, lâUniversidad de Chile perd 1â0.
4 points dâavance.
Dans le stade un bref silence.
Puis quelques applaudissement.
Puis tout le monde.
Dans le vestiaire, Paredes rassemble ses joueurs.
« Vous nâavez pas volĂ© ce titre. Vous lâavez eu Ă lâusure. »
Paredes ferme son carnet.
Pour de bon.
Dans les rues de Calama, le vent chaud du dĂ©sert transporte les chants des supporters. Les joueurs marchent parmi eux, serrant des mains, signant des autographes, et Ă©changeant des sourires avec les habitants. GutiĂ©rrez sâarrĂȘte pour discuter avec un ancien mineur, riant de souvenirs partagĂ©s. Escalante offre son maillot Ă un gamin qui a les yeux brillants, tandis que Maturana prend une photo avec un petit groupe dâenfants sur le trottoir. Soto, plus rĂ©servĂ©, observe les visages et leur rend un sourire discret.
MĂȘme les remplaçants sont prĂ©sents : Araya pose avecun enfant, FarĂas discute avec deux adolescents sur la technique du milieu dĂ©fensif, et San Juan offre un ballon signĂ© Ă un supporter. Les jeunes Salama et MartĂnez rient en voyant le trompettiste jouer dans la rue, se rappelant les entraĂźnements improvisĂ©s du centre Luis Becerra.
Paredes les regarde tous. Il sait que cette saison ne se rĂ©sume pas aux trophĂ©es ou aux statistiques : elle se mesure aussi Ă ces moments, simples et humains. Il murmure presque pour lui-mĂȘme :
« Le désert se souvient désormais de ceux qui osent. »
Ă Calama, le vent souffle toujours.
Mais désormais, il transporte une certitude :
La performance de la saison passĂ©e nâĂ©tait pas un miracle.
CâĂ©tait notre premiĂšre saison parmi lâĂ©lite.
Et elle est entrĂ©e dans lâhistoire.
Ca vous va comme ça? ![]()
Le titre ![]()
Oh le doublé de fou !!
Quelle saison bravo !
Tu devrais noter dans ton carnet de les emmener dans le désert à chaque prépa ![]()
Bravo pour ce doublé!