:storygreen: :s3: đŸ‡šđŸ‡± :cobreloa: Quand le cuivre part en quĂȘte de l'argent

Réponse aux lecteurs

Merci merci, résultat inattendu, on prend et on travaille pour des résultats sur la scÚne continentale!

Double dose pour briller sur le continent ou ça s’annule? :grin:

:orange_square: BILAN DE LA SAISON 2022

Classement final : 1er de Primera DivisiĂłn (surprise totale), devant Universidad de Chile (2ᔉ) et Colo Colo (3ᔉ).

Coup d’arrĂȘt de l’hĂ©gĂ©monie : Universidad CatĂłlica, quadruple championne en titre, termine seulement 4ᔉ.

Coupe du Chili : Champion pour la deuxiÚme fois consécutive, victoire finale contre Universidad de Chile aux tirs au but.

Plus grosse victoire : 5–0 contre La Serena Ă  domicile (18 fĂ©vrier 2022).

Pires dĂ©faites : DĂ©faite 0–2 Ă  Huachipato (2 avril) et 2–4 Ă  Athletico Paranaense (27 avril, Copa Sudamericana).

Séries :

6 victoires consécutives du 6 août au 17 septembre.

2 défaites consécutives du 2 au 6 avril.

8 matchs sans défaite du 25 septembre au 29 octobre.

2 matchs sans marquer lors des dĂ©faites d’avril.

3 clean sheets d’affilĂ©e du 4 au 14 mai.

Affluences :

Plus faible : 6 988 spectateurs (12 mars, Everton de Viña).

Plus forte : 12 312 spectateurs (30 juillet, Colo Colo).

Moyenne : 9 400 spectateurs.

Recette record : 78 000 € (~73,6 millions de pesos chiliens) contre Fluminense (9 mars, Copa Libertadores).

Meilleurs joueurs et statistiques individuelles :

Meilleur buteur : David Escalante comme en 2021 (mais avec 2 buts de plus), 17 buts (12 en championnat).

Plus grand nombre de buts dans un match : Nicolås Maturana comme en 2021, triplé contre La Serena (18 février).

Passeur décisif : Nicolås Maturana comme en 2021 (14, 3 de plus que la saison passée).

Matchs sans encaisser : MatĂ­as Cano, 14.

Meilleure moyenne : Jaime Soto, auteur de belles prestations en Ă©mergeant du banc en division 2, il a su prendre la place d’Eduardo Farias, avec succĂšs comme le reflĂšte sa note moyenne de 7,56 sur 34 matchs (Ă©lu joueur de l’annĂ©e par les supporters). Joueurs si timides et discrets qu’on a Ă  peine remarquĂ© son fantastique travail tout au long de la saison, il fait mieux qu’Ortiz et ses 7,39 Ă  l’échelon infĂ©rieur.

Joueur du match : NicolĂĄs Maturana, 4 fois, c’est 2 fois moins qu’en 2021, l’équipe devient plus homogĂšne et l’honneur se rĂ©partit tantĂŽt Ă  l’un tantĂŽt Ă  l’autre, on est moins dĂ©pendant de certains joueurs.

Joueur le plus averti : Manuel Bravo (15 jaunes, 4 rouges) s’est adaptĂ© Ă  sa façon Ă  l’échelon supĂ©rieur : pour lui la rĂ©ponse a Ă©tĂ© l’engagement : 3 jaunes et 3 rouges de plus qu’en division 2.

Plus jeune joueur : Jaime Salama, 16 ans et 2 jours (29 octobre).

Plus jeune buteur : Juan Pablo MartĂ­nez, 19 ans et 11 jours (21 mai).

Joueur le plus ùgé : Roberto Gutiérrez, 39 ans et 191 jours (26 octobre, finale Coupe du Chili).

Buteur le plus ùgé (dans le temps réglementaire) : Roberto Gutiérrez, 39 ans et 124 jours (20 août, derby à Cobresal @Groot battu par un papy).

Remplaçants polyvalents : Hugo Araya (gardien), Bastian San Juan (DD/DC/DG), Matías Abruzzese (MC), Eduardo Farías (MDC/DC), Miguel Escalona (DC), Fernando Barrientos (MC).

Reconnaissances : Paredes, l’Alquimista, Ă©lu meilleur entraĂźneur de D1 ; quatre joueurs dans l’équipe de l’annĂ©e : Cano, RĂ­os, Soto, Ortiz.

4 « J'aime »

Double dose pardi !!

Une sublime saison en tous points !

1 « J'aime »

Un truc qui veut tout dire : tu as presque doublé la moyenne des spectateurs !!

Les gens s’identifient de plus en plus à ce club, à ce groupe qui va faire rayonner la ville dans tout le pays !

1 « J'aime »

:orange_square: SAISON 3 — 2023 : L’équilibre instable

:orange_square: INTRODUCTION — Aprùs le sommet, le vertige

À Calama, le vent n’a pas changĂ©. Mais les regards, eux, oui.

Cobreloa n’est plus un outsider. Ni un miraculĂ©. Ni mĂȘme une surprise.

C’est dĂ©sormais le champion du Chili. Et ce statut pĂšse.

Dans les bureaux du club, les chiffres ont évolué.

Le budget est montĂ© Ă  3 millions d’euros. Une progression logique, portĂ©e par les titres, les recettes continentales et l’engouement retrouvĂ©.

Mais personne ne parle de domination.

Les dirigeants fixent un objectif clair, Ă  la fois prudent et ambitieux :
“Top 8. Stabilisation.”

Pas de rĂȘve de doublĂ©. Pas de folie.

Juste survivre
 en haut.


:balance_scale: Un effectif qui change de visage

L’hiver a laissĂ© des traces.

Des piliers sont partis :
‱ Ortiz, le cerveau, n’est pas revenu aprĂšs 2 saisons en prĂȘt. Son club, Defensa Y Justicia, qui n’a pas rĂ©ussi Ă  nous battre la saison derniĂšre en Copa Sudamericana, a pu constater les progrĂšs de son maitre Ă  jouer argentin.
‱ Cerato et Roberto GutiĂ©rrez ont tirĂ© leur rĂ©vĂ©rence aprĂšs une derniĂšre grosse saison 2022 ponctuĂ©e par de gros fait d’armes. Alexis Villarroel, repĂ©rĂ© il y a 2 ans en division 2 au Deportes Iquique, est recrutĂ© pour 375 000€ pour compenser.
‱ Cano commence Ă  cĂ©der face au temps. Dans les cages, Maximiliano Velazco prend enfin sa chance. Attendue depuis 2020.
‱ À droite, Soto, 31 ans, doute malgrĂ© une grosse saison 2022. Espejo, 23 ans, pousse.

La rotation devient une nécessité. Plus un choix.

Dans le vestiaire, ça ne fait pas de bruit. Mais ça laisse un vide.

Escalante est toujours lĂ . Maturana aussi.

Mais quelque chose manque.

Un lien invisible.


:cityscape_at_dusk: Une ville qui observe autrement

Les tribunes sont toujours là. Mais s’annoncent moins pleines.

Ils sont environ 7 000 dĂ©sormais Ă  s’abonner. Mille de moins. Mille regards en moins
 ou mille attentes en plus.

Le public ne découvre plus. Il juge.

Un ancien le résume au bar de Don Hugo :
“Avant, on espĂ©rait. Maintenant, on attend.”


:brain: Paredes, toujours là
 mais moins intouchable

L’Alquimista n’a pas changĂ©.

MĂȘme carnet.
MĂȘme silence.
MĂȘme regard fixe.

Mais autour de lui, le contexte a évolué.

Les résultats seront jugés différemment.

Et pour la premiùre fois
 le mot pression commence à exister.


Le mois de janvier est étrange.

Pas d’euphorie.
Pas de célébration prolongée.

Juste une reprise.


:salt: Une prépa plus lourde

Les sĂ©ances ressemblent Ă  celles de l’annĂ©e passĂ©e.
Mais elles durent plus longtemps.

Moins d’instinct. Moins de dĂ©sert.
Plus de structure.

Un joueur souffle à l’entraünement :
“On dirait qu’on repart de zĂ©ro
”

Paredes répond sans lever les yeux :
“Non. On repart de plus haut.”


:brain: Un vestiaire en reconstruction

Escalante parle moins.
Maturana regarde plus.

Les jeunes prennent de la place.
Mais sans encore l’assumer.

Un silence nouveau s’installe. Pas pesant. Mais inhabituel. Pas nĂ©gatif. Mais fragile.

Pour la premiĂšre fois depuis longtemps, personne n’écrit.

Et ça se sent.

Gagner a changé leur histoire. Défendre leur place allait la définir.

Réponse aux lecteurs

DĂ©but de saison surprenant, pas de prĂ©paration dans le dĂ©sert, moins de spectateurs malgrĂ© 4 trophĂ©es en 2 ans, un effectif chamboulĂ©. Une fin de cycle? Un coup d’arrĂȘt ? Un renouveau?

4 « J'aime »

DĂ©cision logique. Ca ne sert Ă  rien de mettre la pression sur l’équipe

1 « J'aime »

Ce n’étaient pas des vrais supporters mais des consommateurs de l’instant prĂ©sent alors
 Quand t’es un vrai fan, tu viens mĂȘme si tu t’habitues Ă  gagner. (Ou alors ils sont tous morts et lĂ  ça s’explique :sac: )

Mais une chose est sûre : tu seras attendu et beaucoup plus sous le feu des projecteurs.

1 « J'aime »
Réponses aux lecteurs

En effet, on peut faire une saison miracle mais pas deux. Ah bah si on peut faire 2 saisons miracles mais pas 3

Pas d’accident dans les mines Ă  dĂ©clarer, il faut dire que le dĂ©part Ă  fait des déçus au bar de Don Hugo. AprĂšs mĂȘme Ă  Calama ce n’est pas une raison pour dĂ©serter le stade

:orange_square: CHAPITRE 1 — FĂ©vrier 2023 : Reprise des matchs

:test_tube: Premiers signaux

Sur le terrain, les premiers matchs amicaux s’enchaünent sans accroc apparent.

Victoire 5–2 contre Central Norte.
Puis 2–0 contre Gimnasia y Tiro.

Les filets tremblent. Les résultats sont là.

Mais Ă  l’entraĂźnement comme en match, certains gestes demandent une seconde de trop. Une remise mal ajustĂ©e. Un appel qui arrive avant la passe. Maturana cherche Escalante du regard
 puis garde le ballon, comme s’il hĂ©sitait.

Rien de visible pour le public.
Mais entre eux, ça se sent.

En sortant du terrain, Escalante lĂąche simplement :
« On force un peu plus. »

Cette fois, personne ne répond.

Paredes observe. Comme toujours.


:orange_circle: 11 fĂ©vrier — Universidad de Chile

Entre les amicaux, un premier rendez-vous officiel : la Supercoupe.

Face à Universidad de Chile, Cobreloa s’impose 1–0.

Un match sĂ©rieux. Compact. Peu d’espaces concĂ©dĂ©s. Peu de risques pris.

Sur le banc, Paredes reste assis presque tout le match, carnet fermé.

Dans le vestiaire, aprÚs le coup de sifflet final, les réactions restent mesurées.

Un jeune sourit :
« ça va finalement, on est encore là. »

Cano, en enlevant ses gants, répond, un peu perdu :
« Oui, on dirait. »

Il ne dit rien de plus.

Le trophée circule. Les photos et selfies se prennent.
Mais personne ne fĂȘte vraiment. Parce que tout le monde sent bien que ça ne repose pas encore sur quelque chose de totalement solide.


Le championnat reprend dans la foulée.


:fire: 18 fĂ©vrier — Everton de Viña

2–2.

C’est typiquement le genre de match qui ne trompe pas.

Cobreloa a le ballon. Cobreloa se crée des occasions.
Mais Cobreloa ne tue pas le match.

Et derriĂšre, la moindre erreur se paie cash.

À la 78e minute, une perte de balle au milieu. Transition rapide. Égalisation.

Dans les derniĂšres minutes, sur le banc, Cano secoue la tĂȘte :
« L’an dernier, celui-lĂ , on le gagne. »

Cette fois, ce sont dĂ©jĂ  des points qui s’envolent.

À la fin du match, les joueurs rentrent sans s’énerver.

Dans le vestiaire, Escalante enlĂšve ses chaussures :
« Il manquait quoi ? »

Personne ne tranche.


:warning: 25 fĂ©vrier — Huachipato

3–3.

Encore un match ouvert. Encore beaucoup de buts.
Et encore cette impression bizarre : tout peut basculer Ă  chaque action.

La dĂ©fense recule plus qu’avant. Le bloc se coupe parfois en deux. Sur certaines phases, quatre joueurs pressent
 les autres restent en place.
Et quand ça va trop vite
 ça craque.

À la 52e minute, Maturana lance Escalante dans le dos de la dĂ©fense. Cette fois, le timing est parfait. But.

Puis, quelques minutes plus tard, mĂȘme situation. MĂȘme appel. Mais la passe part trop tard. Hors-jeu.

Escalante lĂšve la main, sans reproche. Juste un geste.

Au milieu de tout ça, une bonne nouvelle quand mĂȘme.
Milan Tudor, 19 ans, marque.
Un appel, un geste simple, efficace.

Escalante lui tape sur l’épaule :
« Continue comme ça. »

Sur le terrain, Cobreloa garde le ballon. Fait circuler. S’installe.
Mais les matchs ne basculent pas.

L’avenir est là. On le voit.

Mais pour l’instant, c’est le prĂ©sent qui tangue.


:globe_showing_europe_africa: Copa Libertadores — le dĂ©calage

Et puis arrive le premier vrai défi.

Déplacement à Asunción, au Paraguay, pour affronter Cerro Porteño dans son stade.

Chaleur lourde. Stade plein. Public proche du terrain.
Un autre rythme. Une autre intensité.
On sent la tension dans chaque contrÎle. Chaque erreur immédiatement attaquée.

À la 20e minute, Ballini reçoit un ballon dos au jeu. Un adversaire surgit. Duel perdu. Occasion concĂ©dĂ©e.

DÚs les premiÚres minutes, ça se sent.

Les passes sont moins propres.
Le pressing arrive en retard.
Les duels sont plus durs.

Cobreloa s’accroche
 mais s’incline 2–1.

Pas une déroute. Mais un écart clair.

Dans le vestiaire, aprĂšs le match, personne ne parle pendant un moment.

Puis quelqu’un lñche :
« Ça va trop vite
 »

Cano répond, sans lever les yeux :
« Non. C’est nous qui sommes un peu moins rapide. »

Personne ne répond.


:brain: Une équipe en recherche

Les jours suivants, l’entraünement continue.

Les exercices sont les mĂȘmes. Les consignes aussi.

Mais Paredes interrompt plus souvent.

« Encore. »
« Plus court. »
« Recommencez. »

Un jour, il arrĂȘte une sĂ©quence.

Maturana et Escalante se regardent, hésitent sur le placement.
Paredes attend, silencieux.
Personne ne parle.

Il reprend :
« Décidez plus tÎt. »

Puis il s’éloigne.


Dans le vestiaire, aprÚs la séance, une phrase circule :
« On est là
 mais pas encore ensemble. »

Ortiz n’est plus lĂ  pour Ă©crire.
Et pour la premiĂšre fois depuis longtemps, personne ne prend le relais du coach.

Paredes note finalement, seul :
« Le collectif ne disparaßt pas. Il se reconstruit. »

Et en ce mois de fĂ©vrier, Cobreloa n’a pas rĂ©gressĂ©.
Mais il avance
 en cherchant encore son équilibre.

3 « J'aime »

Les prestations défensives sont plutÎt décevantes en ce début de saison

1 « J'aime »

Les victoires ont-elles amenĂ© un peu de « facilitĂ© Â» au groupe ? Ou un excĂšs de confiance ? Toujours est-il qu’il va falloir fournir Ă  nouveau bien plus d’efforts pour relancer la machine.

1 « J'aime »
Réponses aux lecteurs

C’est pas faux, mais peut ĂȘtre plus conforme Ă  la vraie valeur de Cobreloa aprĂšs 2 saisons exceptionnelles?

AprĂšs 2 titres exceptionnels, on voit peut ĂȘtre le vrai visage de l’équipe. La perte d’Ortiz n’a visiblement pas Ă©tĂ© digĂ©rĂ©e et l’Alquimista n’a visiblement pas trouvĂ© de solutions pour le remplacer.

:orange_square: CHAPITRE 2 — Mars 2023 : Le mois des ajustements?

Mars commence dans une forme d’inconfort.

Quelque chose ne tourne pas encore rond.
Pas assez pour parler de crise.
Trop pour parler de continuité.


:black_circle: 4 mars — Fernández Vial (3–1)

À l’extĂ©rieur, Cobreloa tombe.

Le match bascule vite.
Un premier but encaissé, puis un second.
Le bloc se disloque par moments, comme s’il cherchait encore ses repùres.

Escalante rĂ©duit l’écart, sans vraiment relancer la dynamique.

Sur le banc, personne ne s’agite.
Mais personne ne s’assoit vraiment non plus.

Au coup de sifflet final, un constat simple circule :
« On court, on presse
 mais pas ensemble. »


:red_square: 7 mars — AtlĂ©tico TucumĂĄn (1–3)

Le stade est plein.
Plus que plein, mĂȘme.

Recette record de la saison.
PrĂšs de 68 000 euros.
Le public est lĂ .
Présent.
Attentif.

Et exigeant.

Sur le terrain, pourtant, la soirée échappe à Cobreloa.

TucumĂĄn impose son rythme.
Plus direct.
Plus tranchant.

Cobreloa a des phases.
Mais trop courtes.
Trop isolées.

DĂ©faite 1–3.

Dans le vestiaire, le silence est différent cette fois.
Moins surpris.
Plus lucide.

Cano enlĂšve ses gants lentement :
« Ils savent exactement oĂč et comment nous faire mal. »


:green_circle: 11 mars — UniĂłn Española (2–1)

Le match ne ressemble pas aux autres.

Pas plus spectaculaire.
Pas plus maßtrisé.

Mais différent.

Cobreloa concĂšde encore.
Mais réagit.

Escalante égalise.
Puis un second but vient.

Pas une démonstration.
Pas une libération.

PlutÎt une réponse.

Dans le vestiaire, Paredes ne parle pas du score.

« C’est mieux les gars. »

Un jeune demande :
« Mieux comment ? »

Il répond simplement :
« Vous avez réagi en match, pas aprÚs. »

Puis il ajoute, presque pour lui-mĂȘme :

« Et surtout
 vous avez arrĂȘtĂ© nos sĂ©ries. »

Parce que cette victoire met fin Ă  deux dynamiques invisibles mais pesantes :

Trois dĂ©faites consĂ©cutives (28 fĂ©vrier → 7 mars).
Cinq matchs sans victoire (18 fĂ©vrier → 7 mars).

Personne ne parle de ces chiffres.
Mais tout le monde les ressent.


:globe_showing_europe_africa: 14 mars — AtlĂ©tico Nacional (2–0)

Le déplacement en Colombie rappelle une réalité plus large.

Le rythme.
L’intensitĂ©.
La précision.

Atlético Nacional ne domine pas outrageusement.
Mais contrĂŽle.

Cobreloa résiste par moments.
Subit par d’autres.

Deux buts.
Logiques.

Dans le vestiaire, Ortiz n’est plus lĂ  pour Ă©crire.
Mais quelqu’un a pris le relais.

Sur un bout de papier, laissé sur un banc :

“On apprend plus vite
 mais ils jouent encore plus vite.”


:balance_scale: 18 mars — Palestino (1–1)

Retour Ă  domicile.

Le match est fermé.
Haché.
Tactique.

Moins d’espaces.
Moins d’erreurs.

Cobreloa ouvre le score.
Puis recule.
Puis tient.

Jusqu’à cĂ©der.

1–1.

Dans les tribunes, personne ne siffle.

Mais personne ne célÚbre non plus.

C’est un point.
Juste un point.


:brain: Un groupe qui cherche son équilibre

À la fin du mois, le constat n’est pas alarmant.
Mais il est clair.

Cobreloa ne domine plus.
Mais ne s’effondre pas totalement non plus.

Entre les deux,
il apprend Ă  naviguer.

À l’entraĂźnement, les sĂ©ances changent lĂ©gĂšrement.
Moins de volume.
Plus de précision.

Paredes parle davantage.
Pas longtemps.
Mais plus souvent.

« Avant, vous surpreniez. »
« Maintenant, vous devez répondre. »

Dans le vestiaire, les discussions évoluent aussi.

On ne parle plus seulement de jeu.
Mais de gestion.
De moments.
De choix.

Escalante résume, en se relevant aprÚs une séance :

« On ne va pas tout gagner cette année. »
Il marque une pause.
« Mais on peut devenir plus difficiles à battre. »


À Calama, le vent souffle toujours.

Mais en mars,
il n’annonce plus une tempĂȘte orange cuivrĂ©e.

Il teste la solidité.

3 « J'aime »

C’est un peu complexe de rĂ©ussir Ă  situer l’équipe actuellement. Elle est Ă  rĂ©action, c’est l’une des seules choses dont on peut ĂȘtre certain !

1 « J'aime »

FREEEEE PALESTIIIIIINE

Pardon
 Je me suis un peu emballé!

2 « J'aime »
Réponses aux lecteurs

Pas Ă©vident en effet, on est en tout cas loin des rĂ©sultats des 2 premiĂšres saisons pour l’instant

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:orange_square: CHAPITRE 3 — Avril 2023 : Le mois qui pique

Avril démarre mal.
TrĂšs mal mĂȘme.

:red_circle: 1er avril — Universidad de Chile (1–4)

DĂšs l’échauffement, ça se voit que ça va ĂȘtre compliquĂ©.
Les passes sont imprécises, les appels pas synchronisés.

Sur le terrain, ça ne tient pas.

Un but, puis deux.
Cobreloa tente de réagir, revient un peu
 mais encaisse encore.

Sur le banc, personne ne parle vraiment.
Juste des regards.

À la fin du match, Cano reste assis quelques secondes de plus que les autres.
Il se relĂšve sans un mot.

Dans le vestiaire, quelqu’un lñche simplement :

— « On s’est fait manger. »

Pas d’analyse longue.
Pas besoin.

Ce soir-lĂ , un gamin entre en jeu : JoaquĂ­n Alvarado.
16 ans.
Personne ne retient vraiment ça.


:beer_mug: Le bar de Don Hugo

Le soir, le bar est plein mais silencieux.

— « 4-1
 ça pique. »

— « Ouais
 mais c’est pas que le score. »

Don Hugo sert les verres, sans commenter tout de suite.

Puis il dit :

— « On presse beaucoup
 mais pas ensemble. »

Personne ne confirme.
Mais personne ne contredit non plus.


:red_circle: 6 avril — AtlĂ©tico Nacional (1–2)

Trois jours plus tard, la Libertadores.

Match plus accroché.
Plus d’envie aussi.

Mais ça ne suffit pas.

À 1–1, on sent que ça peut basculer d’un cĂŽtĂ© comme de l’autre.
Et ça bascule
 du mauvais cĂŽtĂ©.

Sur le deuxiÚme but encaissé, un défenseur frappe le sol du poing.

— « Merde
 »

C’est tout.


:red_circle: 9 avril — Colo Colo (1–3)

À Santiago, c’est encore plus dur.

Colo Colo impose le rythme.
Cobreloa subit.

Escalante essaie de remonter le bloc Ă  lui seul par moments.
Il fait des appels, réclame le ballon.

Mais derriÚre, ça craque encore.

Dans le bus du retour, c’est calme.

Un joueur met ses écouteurs.
Un autre regarde son téléphone sans vraiment lire.

Personne ne relance la discussion.


:green_circle: 15 avril — Unión La Calera (2–0)

Enfin.

Un match propre.
Sans ĂȘtre exceptionnel, mais solide.

Moins d’erreurs.
Plus de discipline.

Quand le deuxiùme but arrive, le banc se lùve d’un coup.
Pas d’explosion.
PlutĂŽt un soulagement.

Escalante tape dans la main de Maturana :

— « Elle fait du bien, celle lĂ . »


:green_circle: 18 avril — AtlĂ©tico TucumĂĄn (3–1)

Trois jours plus tard, déplacement en Argentine.

Match sérieux.

Cobreloa ne domine pas tout, mais ne subit pas non plus.

AprĂšs le troisiĂšme but, Cano applaudit toute l’équipe en remontant le terrain.

— « Bravo les gars, c’est pour ça que nos supporters ont fait le dĂ©placement. »

C’est simple.
Mais ça veut dire beaucoup.


:orange_circle: 22 avril — La Serena (2–2)

Retour Ă  domicile.

Match ouvert.
Beaucoup d’occasions.

Mais encore des moments de flottement.

AprĂšs l’égalisation adverse, un dĂ©fenseur lĂšve les bras :

— « On les laisse trop jouer
 »

Sur le banc, Paredes ne bouge pas.


:orange_circle: 29 avril — Cobresal (2–2)

Le derby du Cobre.

Stade bien rempli.
Ambiance plus tendue que d’habitude.

Cobreloa mĂšne, puis se fait rejoindre.
Revient devant
 puis encore rejoint.

À la fin, personne ne cĂ©lĂšbre vraiment.

Dans les tribunes, Doña Fumilda discute avec une voisine :

— « L’an dernier, celui-lĂ , on le gagne. 3-1, 1-3 »

Elle réfléchit deux secondes.

— « Mais au moins, on n’a pas lĂąchĂ©, on est toujours invaincu dans ce derby. »


:brain: Fin de mois — entre doute et rĂ©action

Avril, c’est 7 matchs.
Et surtout une réalité :

  • 3 dĂ©faites d’entrĂ©e
  • puis 2 victoires
  • puis 2 nuls

Rien de stable.

Dans la presse, les articles changent de ton :

“Cobreloa rentre dans le rang”
“Une Ă©quipe en transition ?”

Au centre d’entraĂźnement, l’ambiance est sĂ©rieuse.
Pas tendue.
Mais plus lourde.

Un adjoint dit à un joueur en fin de séance :

— « Continue comme ça. Ça va revenir. »

Le joueur hoche la tĂȘte.

Pas convaincu.
Mais pas abattu non plus.


Dans son carnet, Paredes Ă©crit une ligne, sans s’arrĂȘter :

“On est dans le dur. Il faut accepter de l’ĂȘtre.”

Et pour la premiĂšre fois depuis longtemps,
Cobreloa donne l’impression

de chercher ses repĂšres.

3 « J'aime »

CompliquĂ© pour l’équipe sur ces derniĂšres sorties

1 « J'aime »

Ca reste dur pour l’équipe mais on sent sur les derniers matchs un peu de mieux. Ils ont raison, il faut continuer dans ce sens, ça va revenir. Les coups de mou ça arrive, on ne peut briller tout le temps.

1 « J'aime »

Ça commençait trùs mal :guardiola1:

1 « J'aime »
Réponses aux lecteurs

une saison compliquée aprÚs 2 belles saisons, une demi-éclairicie en fin de mois mais va-t-elle durer?

en effet on va dĂ©couvrir dans les prochaines semaines si la machine est lancĂ©e ou si ce n’était qu’un feu de paille

Tout Ă©tait trop simple, les choses sont redevenues normales et ce n’est pas au goĂ»t de tout le monde au club

:orange_square: CHAPITRE — Mai 2023 : A la recherche du rythme

AprĂšs un mois d’avril agitĂ©, Cobreloa espĂšre enfin stabiliser quelque chose.

Pas forcément retrouver le niveau de 2022.
Juste arrĂȘter de donner l’impression de vaciller Ă  chaque match.

Mais mai ne tranche rien.
Il entretient le doute.


:green_circle: 2 mai — Cerro Porteño (1–0)

La Copa Libertadores revient Ă  Calama.

Pourtant, le stade sonne creux.

7 025 spectateurs seulement.
La plus faible affluence de la saison.

Dans les tribunes, ça se remarque tout de suite.
Moins de bruit.
Moins de drapeaux aussi.

Au bar de Don Hugo avant le match, quelqu’un demande :

— « OĂč est passĂ© tout le monde ? »

Don Hugo hausse les épaules.

— « Quand ça gagne moins, les gens rĂ©flĂ©chissent plus avant d’acheter leur place. »

Le match, lui, est fermé.
Tendu.

Pas beaucoup d’occasions.

Mais Cobreloa défend mieux.
Plus compact.

Le but arrive en deuxiÚme période, presque sur un détail.
Une récupération haute, un ballon vite joué, une frappe simple.

1–0.

À la fin, les joueurs se congratulent davantage qu’ils ne cĂ©lĂšbrent.

Cano prend Velazco dans ses bras quelques secondes.

Le jeune gardien a été solide.


:green_circle: 5 mai — Ñublense (0–1)

Trois jours plus tard, déplacement compliqué en championnat.

Petit stade.
Terrain irrégulier.
Match fermé.

Le genre de rencontre qui bascule sur presque rien.

Escalante marque tĂŽt.
Puis Cobreloa recule progressivement.

Les vingt derniĂšres minutes sont longues.

Sur le banc, un adjoint regarde le chronomĂštre toutes les trente secondes.

Quand l’arbitre siffle la fin, plusieurs joueurs soufflent franchement.

Pas d’euphorie.

Mais 6 matchs sans défaite et 2x2 victoires en une semaine.

Ça faisait longtemps.

Dans le vestiaire, Espejo enlĂšve ses chaussures et lĂąche :

— « On avait bein besoin de ça. »

Personne ne développe.
Mais tout le monde pense la mĂȘme chose.


:beer_mug: Don Hugo recommence Ă  y croire

Le lendemain, le bar retrouve un peu de bruit.

— « Deux victoires de suite, encore. »

— « Et surtout, on a moins donnĂ© derriĂšre. »

Doña Fumilda boit son café tranquillement.

— « Ils arrĂȘtent de jouer sous pression. Ça change tout. »

À la tĂ©lĂ©vision, les rĂ©sumĂ©s tournent en boucle.

Sur l’écran, le but d’Escalante encore une fois.

Un habitué sourit :

— « Lui au moins, il ne doute jamais. »


:red_circle: 14 mai — Curicó Unido (1–2)

Et puis ça repart dans l’autre sens.

À domicile, Cobreloa retombe dans ses travers.

Le début de match est bon.
Du mouvement.
Des occasions.

Mais aprĂšs l’ouverture du score adverse, l’équipe se dĂ©sorganise vite.

Les passes deviennent précipitées.
Les centres arrivent sans cible.

CuricĂł profite des espaces.

AprĂšs le deuxiĂšme but encaissĂ©, Paredes s’assoit sur le banc.

Bras croisés.

Silencieux.

Le stade gronde un peu au coup de sifflet final.
Pas énormément.
Mais assez pour ĂȘtre entendu.


:orange_circle: 20 mai — Universidad Católica (2–2)

Contre CatĂłlica, Ă  domicile, le match ressemble Ă  la saison de Cobreloa.

Par moments trĂšs bon.
Par moments brouillon.

Maturana retrouve un peu d’influence.
Ballini combine bien entre les lignes.

Mais derriÚre, chaque accélération adverse fait peur.

À 2–2, les deux Ă©quipes semblent accepter le nul.

Dans les derniÚres minutes, Cano crie encore, du banc de touche, sur sa défense malgré son rÎle désormais secondaire.

Les réflexes restent.

AprĂšs le match, un journaliste demande Ă  Escalante :

— « Vous regardez vers le haut ou vers le bas du classement ? »

L’attaquant souffle un peu avant de rĂ©pondre :

— « Franchement ? On regarde surtout le prochain match. »


:red_circle: 26 mai — San Luis de Quillota (2–0)

Le dĂ©placement Ă  Quillota replonge le groupe dans l’inconfort.

Pas un naufrage.
Mais une équipe sans maßtrise.

San Luis gagne plus de duels.
Court davantage.

Cobreloa paraĂźt lourd par moments.

À l’heure de jeu, Paredes change presque toute son animation offensive.

Rien n’y fait.

Le deuxiÚme but encaissé tue le match.

Sur le banc, un jeune remplaçant demande discrÚtement :

— « On est combien au classement maintenant ? »

Personne ne répond tout de suite.


:brain: Une Ă©quipe entre deux versions d’elle-mĂȘme

Fin mai, Cobreloa reste difficile Ă  lire.

Capable de battre Cerro Porteño en Libertadores et de lutter à armes égales contre Catolica.
Capable aussi de disparaĂźtre pendant une mi-temps contre CuricĂł ou San Luis.

Dans les médias, les débats changent encore :

“Fin de cycle ou simple passage à vide ?”
“Paredes peut-il relancer son groupe ?”

Au centre d’entraĂźnement, les sĂ©ances restent intenses.

Mais les discussions sont plus courtes qu’avant.

Moins de rires aussi.

Un soir, aprĂšs l’entraĂźnement, Doña Fumilda croise Don Hugo devant le stade.

— « Tu crois qu’ils vont repartir ? »

Il regarde les lumiÚres du terrain encore allumées.

— « Je sais pas. »

Petit silence.

— « Mais ils cherchent encore. Et ça, c’est dĂ©jĂ  mieux que d’abandonner. »

P.S.

Petite publication anticipĂ©e, avant une petite pause jusqu’au 17 mai :wink:

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Ce n’est qu’une moins bonne passe, ça ne durera pas Ă©ternellement :wink:

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Ne pas penser au négatif, il y a eu du bon malgré tout !! Faut y croire, ne rien lùcher.

1 « J'aime »
Réponse aux lecteurs

Paredes continue silencieusement son travail, la pression ne semble pas l’affecter, probablement pense-t-il comme vous que la situation n’est pas si grave

:orange_square: CHAPITRE — Juin–Juillet 2023 : Sauver quelque chose

:orange_circle: 10 juin — Santiago Wanderers (0–0)

Le match se termine dans un silence étrange.

Pas de colĂšre.
Pas vraiment de sifflets non plus.

Juste une lassitude qui s’installe.

DeuxiÚme match consécutif sans marquer aprÚs la défaite à Quillota.
Encore des centres mal exploités.
Encore des situations qui meurent avant le dernier geste.

Escalante tape rageusement dans le poteau du banc en rentrant au vestiaire.

« On fait toujours le plus dur
 »

Il laisse sa phrase en suspens.

Dans les tribunes, les gens quittent le stade avant la fin du match.
Leur soirée se termine comme un soir de semaine ordinaire.


:red_circle: 17 juin — Everton de Viña (1–4)

Cette fois, ça explose.

Everton marque vite.
Puis encore.

Cobreloa essaie de réagir mais chaque perte de balle devient dangereuse.

Au milieu de la seconde période, les caméras se tournent plusieurs fois vers Cano.
Titulaire ce soir-lĂ .

37 ans et 58 jours.

Le vieux gardien crie encore, replace encore, plonge encore.

Mais il ne peut plus tout sauver.

AprĂšs le quatriĂšme but, le stade devient lourd.

Vraiment lourd.

Un supporter derriĂšre le banc lĂąche :

« Ça peut pas continuer comme ça
 »

Personne ne se retourne.


:newspaper: Les premiĂšres rumeurs

Le lendemain, les radios parlent enfin ouvertement du sujet.

“Paredes fragilisĂ© ?”
“Le champion en titre au bord de la rupture ?”

Dans les Ă©missions sportives, les dĂ©bats s’enchaĂźnent.

« Le problĂšme, c’est seulement la fin d’un cycle ? Et si oui quand dĂ©marra le prochain cycle positif? »
« Ou alors c’est un effectif qui n’a pas Ă©tĂ© assez prĂ©parer Ă  ĂȘtre renouvelĂ© ? »

Au club, les joueurs historiques continuent pourtant de soutenir leur entraĂźneur.

Escalante répond sÚchement à un journaliste :

« Ce qu’on a vĂ©cu ici ces 2 derniĂšres annĂ©es, vous l’oubliez vite quand mĂȘme. »

Maturana refuse presque toutes les interviews cette semaine-lĂ .


:beer_mug: Le bar de Don Hugo

Le sujet divise enfin les habitués.

« On peut pas virer ce type aprĂšs ce qu’il a fait ici. »

« Le football c’est le prĂ©sent. »

« Et le présent, il est mauvais. »

Don Hugo nettoie le comptoir avant d’intervenir :

Doña Fumilda, au fond du bar, soupire :

« Les gens ont la mémoire courte quand ils ont peur de redescendre. »


:balance_scale: La réunion

Quelques jours plus tard, Paredes est convoqué par le comité directeur.

Pas une mise Ă  pied.
Pas encore.

La discussion dure longtemps.

Les dirigeants reconnaissent tout :

  • les titres,
  • le retour du club au premier plan,
  • les parcours continentaux.

Mais ils voient aussi le classement.
L’irrĂ©gularitĂ©.
La chute d’ambiance autour du club.

Un dirigeant finit par résumer calmement :

« On ne peut pas continuer à dériver comme ça. »

Trois scénarios sont évoqués pour juillet.

Le premier : l’équipe repart et le sujet disparaĂźt.
Le deuxiÚme : les résultats restent moyens et un objectif chiffré sera fixé.
Le troisiùme


Personne ne termine la phrase.

Paredes écoute sans couper.

Puis il répond simplement, sans un tremblement dans la voix :

« D’accord. »


:trophy: Juillet — La coupe comme refuge

Et soudain
 l’air redevient respirable.


:green_circle: 5 juillet — San Marcos de Arica (3–1)

Coupe du Chili.

Le stade n’est pas plein, mais l’ambiance est diffĂ©rente.
Moins tendue.

Comme si cette compétition rappelait de meilleurs souvenirs.

Cobreloa joue plus librement.

Maturana retrouve du rythme.
Ballini touche davantage de ballons.

AprĂšs le troisiĂšme but, le banc se lĂšve enfin avec un peu d’énergie.

Un adjoint glisse discrĂštement :

« On dirait qu’on les a retrouvĂ©s. Enfin. »


:green_circle: 8 juillet — San Marcos de Arica (2–1)

Qualification confirmĂ©e Ă  l’extĂ©rieur.

Pas spectaculaire.
Mais sérieuse.

Dans le vestiaire, quelqu’un lance :

« Bon
 au moins, on sait encore gagner des doubles confrontations. »

Quelques rires reviennent enfin.

Petits.
Mais sincĂšres.

Dans la presse, une question apparaĂźt :

“La Coupe du Chili peut-elle sauver la saison ?”


:fire: 13 juillet — Deportes Copiapó (4–4)

Et puis vient le chaos.

Quart de finale aller.

CopiapĂł marque.
Escalante répond.

Puis encore.
Puis encore.

Le match devient complĂštement fou.

À un moment, mĂȘme Paredes se retourne vers son banc avec un sourire nerveux :

« DĂ©fendre, c’est devenu optionnel ce soir ? »

Escalante inscrit un triplé.

Le stade revit enfin.

Mais derriÚre, ça reste fragile.

4–4.

Au coup de sifflet final, personne ne sait vraiment si c’est un bon ou un mauvais rĂ©sultat. Il faudra se rendre Ă  Copiapo dans quelques jours et un but suffira pour se qualifier (pour nous comme pour eux).


:green_circle: 17 juillet — Copiapó (2–1)

Le retour est beaucoup plus fermé.

Cobreloa souffre.

Mais cette fois, l’équipe tient.

Velazco rĂ©alise deux gros arrĂȘts en seconde pĂ©riode.

Quand l’arbitre siffle la fin, Escalante serre le poing devant le parcage visiteurs.

Demi-finales.

Pour la 3eme saison consécutive.


:globe_showing_americas: La parenthĂšse continentale

La Libertadores s’est terminĂ©e discrĂštement.

TroisiĂšme du groupe avec six points.

Pas assez pour continuer.
Mais suffisamment pour ĂȘtre reversĂ© en Copa Sudamericana.

Le tirage offre CuiabĂĄ.

Club brésilien solide.
Pas un géant.
Mais personne ne prend ça à la légÚre.


:green_circle: 20 juillet — Cuiabá (2–1)

À domicile, Cobreloa joue sans complexe.

Le stade retrouve un peu de chaleur.

Pas celle de 2022.
Mais quelque chose revient.

Victoire 2–1.

AprĂšs le match, un journaliste demande Ă  Paredes :

« Vous recommencez à y croire ? »

Il répond presque immédiatement :

« Non, j’ai jamais arrĂȘtĂ©. »


:green_circle: 26 juillet — Cuiabá (3–2)

Au Brésil, personne ne voit vraiment Cobreloa passer.

Et pourtant


Le match est tendu.
Ouvert.
Épuisant.

À 2–2, les BrĂ©siliens poussent fort.

Puis contre rapide.

But.

Sur le banc, les joueurs explosent enfin.

Quart de finale de Copa Sudamericana.

Le champion du Chili en difficultĂ© en championnat est peut-ĂȘtre en train de construire
 sa plus grande aventure continentale de ces derniĂšres annĂ©es.


:red_circle: Retour brutal au championnat

Trois jours plus tard : Huachipato.

DĂ©faite 2–3.

Les jambes sont lourdes.
Les replacements moins rapides.

Un joueur souffle en rentrant au vestiaire :

« On peut pas jouer tous les matchs comme des finales
 »

Personne ne répond.

6eme match consécutif en championnat sans victoire


:balance_scale: Fin juillet — Le sursis

Le comité tranche finalement.

Paredes reste.

Les parcours en coupe ont sauvé sa position.
Les joueurs ont aussi beaucoup pesé en interne.

Mais rien n’est rĂ©glĂ©.

Un dirigeant résume la situation :

« Les coupes nous maintiennent debout. Le championnat peut encore te faire tomber coach. »

À Calama, l’ambiance a changĂ©.

On ne parle plus du titre.

On parle de survivre Ă  la saison.
Et peut-ĂȘtre
 de vivre quelque chose d’inattendu ailleurs ou plus tard.

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