câĂ©tait pas annoncĂ© mais celui qui trouve le bon club gagne 1 million dâeuros
faudrait voir Ă partager !
jâai pas trouvĂ© le club mais jâai trouve le pays
Jeu des indices
Bravo a tous et merci pour votre participation, vous avez visez juste malgré mes tentatives perfides de vous perdre mouahaha
, mention spéciale à @sargel qui fut le plus rapide à trouver le club et à @celiavalencia qui fut la premiÚre à citer le Chili
INTRODUCTION â Les renards du dĂ©sert renaissent
Calama, 2 400 mĂštres dâaltitude, au cĆur du dĂ©sert dâAtacama. Une ville oĂč le soleil brĂ»le le sable et oĂč le vent sec façonne les visages des habitants. Câest ici que, depuis 1977, un club tente de briller malgrĂ© lâisolement et les difficultĂ©s : Cobreloa, surnommĂ© avec fiertĂ© Los Zorros del Desierto.
Le Stade Municipal Zorros del Desierto, construit en 1952 et reconstruit en 2015, peut accueillir 12 312 spectateurs assis. Chaque annĂ©e, le club dĂ©bourse prĂšs de 80 millions de Peso Chilien (73 410 âŹ) pour le louer â un montant Ă gĂ©rer avec soin pour un club oĂč le budget ne permet aucune folie. Ă quelques minutes, le centre dâentraĂźnement Luis Becerra Constanzo abrite les sĂ©ances de lâĂ©quipe premiĂšre et des jeunes : correct, mais loin des standards des clubs majeurs. La formation des jeunes reste limitĂ©e, et les structures sont en dessous de la moyenne, mĂȘme si le recrutement reste raisonnable et lâencadrement suffisant pour former quelques talents.
Cobreloa ne se contente pas de lutter contre le dĂ©sert. Sur le terrain, ses ennemis sont multiples. Le club nourrit de vieilles rivalitĂ©s locales : le derby de Cobre contre Cobresal, les duels contre Deportes Antofagasta et Deportes Iquique. Mais Ă lâĂ©chelle nationale, il rĂȘve dâĂ©clats contre le gĂ©ant Colo Colo, symbole dâun dĂ©fi presque insurmontable pour un club modeste.
Les annĂ©es 1980 restent gravĂ©es dans les mĂ©moires comme lâĂąge dâor des Zorros. Entre 1980 et 1988, Cobreloa sâimposa Ă plusieurs reprises comme une force majeure du football chilien. Champion national Ă cinq reprises, le club se hissa Ă la finale de la Copa Libertadores en 1981 et 1982, affrontant des gĂ©ants sud-amĂ©ricains comme Flamengo et Peñarol. Les stades de Santiago, Buenos Aires ou Rio semblaient parfois trop petits pour contenir la ferveur des supporters des Zorros. Les matchs Ă©taient rythmĂ©s par des courses effrĂ©nĂ©es sur le sable brĂ»lant du dĂ©sert, des passes prĂ©cises et des frappes puissantes qui faisaient trembler les filets. Ces annĂ©es virent naĂźtre des joueurs emblĂ©matiques, vĂ©ritables lĂ©gendes locales, qui transformĂšrent Cobreloa en un symbole de rĂ©silience : chaque but inscrit rappelait que le dĂ©sert pouvait ĂȘtre aussi riche en talent que les grandes villes du sud. Les souvenirs de finales Ă©piques, de penalties dĂ©cisifs et de victoires surprises continuent dâinspirer les jeunes gĂ©nĂ©rations de Calama.
Aujourdâhui, lâobjectif est clair : ramener Cobreloa au sommet, retrouver ces heures de gloire et dĂ©crocher la mĂ©daille dâargent â voire lâor â sur la scĂšne continentale. Mais la tĂąche est immense. Les rivaux sont plus organisĂ©s, les budgets plus importants et les joueurs davantage protĂ©gĂ©s par la science du football moderne. Pourtant, lâesprit des Zorros des annĂ©es 80 flotte encore dans les couloirs du stade et dans le cĆur des supporters. On se rappelle les chants des tribunes, les drapeaux orange flottant sous le soleil implacable, et lâexcitation des derbys qui pouvaient dĂ©cider dâune saison entiĂšre.
Pour y parvenir, un homme a Ă©tĂ© choisi pour guider les Zorros : Leonardo Paredes. EntraĂźneur Ă©nigmatique et mĂ©thodique, il arrive avec une philosophie stricte et un regard perçant sur chaque dĂ©tail. NĂ© Ă Santiago mais forgĂ© par le dĂ©sert, Paredes sait que le terrain est aussi impitoyable que la ville qui lâaccueille. Il ne promet rien, mais chaque geste, chaque mot, chaque exercice vise un seul but : faire renaĂźtre le feu des renards du dĂ©sert.
Ă partir de ce moment, chaque match, chaque entraĂźnement et chaque dĂ©cision compte. Le destin de Cobreloa se joue ici, dans la chaleur du dĂ©sert, sous le regard des spectateurs fidĂšles, et face Ă des rivaux qui nâoublient jamais. Les Zorros sont prĂȘts Ă courir, Ă souffrir, Ă surprendre. Mais sauront-ils redevenir les rois dâAmĂ©rique du Sud ?
Et bien go, direction le Chili! Jâaime ![]()
je vais ĂȘtre obligĂ© de suivre. ça mâa donnĂ© envie de relire les aventures de Giovanni Ă Cobresal ![]()
Un choix qui change et qui rappelle des souvenirs par rapport Ă un grand rĂ©cit. ObligĂ© de suivre lâaventure ![]()
Gloire Ă moi, jâavais le bon hĂ©misphĂšre ![]()
Bonne chance pour ta partie je vais suivre ça ![]()
bonne chance avec le club
Un lieu qui a lâair trĂšs hospitalier ![]()
Bonne aventure au Chili ! ![]()
Réponses aux lecteurs
Merci à tous les lecteurs et à tous les suiveurs, ça fait plaisir ![]()
Pour ceux qui le souhaitent et pour illustrer la rĂ©ponse dâAlexgavi jâai Ă©ditĂ© lâintroduction avec une photo que jâavais oubliĂ© dâinsĂ©rer ![]()
Voici la suite ![]()
CHAPITRE 1 â FĂ©vrier/Mars 2021 : LâarrivĂ©e dans le dĂ©sert
Le bus sâarrĂȘte dans un crissement sec devant le Stade Zorros del Desierto.
Un lĂ©ger nuage de sable sâĂ©lĂšve â le vent du nord frappe sans prĂ©venir.
Un pied descend.
Puis un autre.
Puis un chuchotement dans la foule des trois curieux présents :
âCâest lui ? Le nouvel entraĂźneur ?â
Leonardo Paredes ne répond jamais à ce genre de murmures.
Il avance, droit, calme, méthodique.
Sa chemise blanche est immaculĂ©e malgrĂ© la chaleur et la poussiĂšre implacable dâAtacama.
La premiÚre réunion
Dans le bureau étroit du président, un ventilateur peine à fonctionner.
â âCoach, lâobjectif est simple : finir 4e.â
â âJe veux tout gagner.â
â â⊠je crois que vous nâavez pas compris.â
â âNon. Je pense que câest vous qui nâavez pas compris.â
Silence.
Le ventilateur sâarrĂȘte pour de bon.
Paredes se lÚve, serre la main du président et sort.
Les premiers jours : une méthode particuliÚre
LâentraĂźnement du 25 fĂ©vrier est dĂ©sormais un moment historique. Non pas pour le niveau du jeu, mais pour la mĂ©thode Paredes : Il arrive avec un extincteur sous le bras. Les joueurs pensent dâabord Ă un exercice de sĂ©curitĂ©.
â âCoach⊠pourquoi un extincteur ?â
â âPour vous rappeler de ne pas vous enflammerâ
â ââŠâ
â âAllez, en place.â
Ortiz, nerveux, se touche rapidement le front comme un rĂ©flexe avant de commencer lâexercice.
AprÚs un entraßnement épuisant :
Les joueurs sont assis dans le vestiaire, haletants. Le sol est poussiĂ©reux, certains boivent de lâeau en silence.
Un joueur murmure : âJe ne sais pas si je tiendrai toute la saisonâŠâ
Amicaux : premiers signes
Les premiers matchs montrent une équipe qui commence à se structurer :
3â1 vs rĂ©serve
4â1 vs Vallenar
7â0 vs San Antonio « Sept buts. Mais ce nâest pas le chiffre qui impressionne Paredes. Câest la coordination, les regards Ă©changĂ©s, les mains qui se lĂšvent pour demander le ballon au bon moment. »
4â3 vs Recoleta
Les rĂ©sultats sâenchaĂźnent et la complicitĂ© sur le terrain sâaccroit.
En ville, les supporters réagissent à la préparation du club :
âLe nouveau coach fait courir tout le monde.â
âIl observe tout, mĂȘme les dĂ©tails.â
âSept buts⊠câest normal ça ?â
Seule ombre au tableau : Cobresal, notre rival.
Avant le match on pouvait lire sur les réseaux des posts de supporters de Cobresal comme
âDimanche, le dĂ©sert choisira son meilleur reprĂ©sentant des mines de cuivre du nord.
Spoiler Alert : ce représentant évolue à El Salvador.
PrĂ©parez vos Ă©charpes pour pleurer.â
Ortiz lit le message et note :
âIls ont peur. Ou ils essaient de nous effrayer. Pas sĂ»r que ça marche.â
Le bus arrive Ă El Salvador. La chaleur est presque insoutenable, et le ciel semble peser sur les joueurs. DĂšs leur sortie, la foule locale les siffle, crie des insultes et agite des drapeaux provocateurs.
Lâarbitre semble hĂ©sitant dĂšs le coup dâenvoi, accordant des fautes discutables Ă chaque contact. Escalante se voit infliger un carton jaune pour un tacle propre. Le banc de Cobreloa serre les dents.
à la 78ᔠminute, penalty refusé pour une faute évidente sur Ortiz. La colÚre monte, mais Paredes reste impassible.
La derniÚre minute du match est un cauchemar. Ortiz rate une passe, le ballon roule néanmoins lentement vers le but adverse. Le public retient son souffle. Un tir. La barre. Le stade pousse un soupir collectif.
Score finale 2-1 pour lâennemi jurĂ©
Paredes prend un carnet, note briĂšvement, puis dit simplement au staff :
â âCe nâest pas une dĂ©faite. Câest une premiĂšre Ă©tape.â
Du cÎté des journalistes :
â âCobreloa a perdu, mais lâĂ©quipe montre un Ă©tat dâesprit inĂ©dit,â Ă©crit le chroniqueur sur le site local.
â âLe dĂ©sert a dĂ©cidĂ© de mettre les renards Ă lâĂ©preuve,â commente un autre.
Une nuit au stade
Un soir de mars, le gardien du stade aperçoit une silhouette sur la pelouse.
Câest Paredes, mains derriĂšre le dos, marchant lentement.
â âTout va bien, coach ?â
â âJe rĂ©flĂ©chis.â
â âVous cherchez quelque chose ?â
â âJe veux comprendre cet endroit.â
Le gardien nâinsiste pas.
Les renards du désert se réveillent de leur hibernation et observe le monde avant de sortir de leur tanniÚre
Il faut du temps avant que la mĂ©thode du coach prenne câest normal.
CHAPITRE 2 â Avril 2021 : Le DĂ©mon Orange sâĂ©veille
Le mois commence sous une lumiÚre vive comme toujours à Calama qui semble dire « bienvenue en enfer ».
Cobreloa reçoit Unión San Felipe.
Une fillette vend des sorbets devant le stade. Les joueurs et la staff arrivent, elle lĂšve les yeux, les aperçoit et crie : âAllez les Zorros !â Ortiz sourit, surpris. Paredes esquisse un lĂ©ger hochement de tĂȘte.
Dans le bar voisin, Don Hugo raconte :
â âCela fait des dĂ©cĂ©nnies quâon ne parle plus de football ici. Vous les avez vu? Ces joueurs courent comme dans les annĂ©es 80. Je nâavais plus ressenti ça depuis si longtemps.â
Les clients suivent le match Ă la radio, suspendus aux cris du stade, applaudissant mĂȘme Ă distance.
Du cÎté des journalistes locaux :
â âIl y a quelque chose de nouveau Ă Calama. LâĂ©quipe ne joue pas seulement, elle vit chaque match. Et le coach ? MystĂšre totalâ note un chroniqueur sur son blog.
Dans les vestiaires, Paredes regarde ses joueurs un par un.
â âVous ĂȘtes nerveux ?â
â âNon coach !â
â âCâest dommage. La peur, câest utile. Elle fait courir.â
La phrase claque. Ortiz tremble lĂ©gĂšrement. Escalante murmure : âMais pourquoi il parle comme dans un film ?â
Premier choc : 3â0
San Juan marque de la tĂȘte. Ortiz enchaine les courses, le visage rouge. La foule explose.
Au bord du terrain, Paredes ne célÚbre pas. Il prend simplement une profonde inspiration, mais un coin de sa bouche se soulÚve comme si tout cela était prévu.
Les supporters réagissent spontanément :
â âRegarde-les courir ! On dirait la glorieuse Ă©quipe de 80 !â sâexclame un mineur en levant son casque.
â âCe coach⊠il a rĂ©veillĂ© quelque chose quâon pensait perduâ murmure une vieille fan des Zorros.
La ville sâanime : Un groupe de jeunes danse avec des Ă©charpes oranges en attendant les joueurs. Les vendeurs de sopaipillas sourient, les chauffeurs de collectivos klaxonnent en rythme, la vieille Doña Fumilda, qui nâa plus mis les pieds au stade depuis 1999, annonce : âSâil gagne trois matchs, je retourne voir une rencontre.â
Le lendemain, les journaux régionaux titrent :
âLe DĂ©mon Orange renaĂźt : Cobreloa montre ses crocs.â
Sur la route de Barnechea
Le voyage à Barnechea est pénible.
Le bus a un souci technique, et lâair est lourd.
â âCoach, comment vous faites pour rester calme ?â
â âJe suis du dĂ©sert.â
â âMais vous ĂȘtes nĂ© Ă Santiago.â
â âLe dĂ©sert est un Ă©tat dâesprit.â
Du cĂŽtĂ© des adversaires, certains commencent Ă sâinquiĂ©ter. Un joueur de Barnechea murmure :
â âCes Zorros⊠ils ne ressemblent Ă aucune Ă©quipe que jâai affrontĂ©e. Ils ne lĂąchent rien.â
2â2, frustrant.
Paredes ne dit rien. Le silence est pire quâun sermon.
Les matchs suivants : Cobreloa avance comme un bulldozer
2â0 vs Santa Cruz
2â0 vs Magallanes
3â1 vs Rangers
1â1 vs Universidad de ConcepciĂłn
La progression est nette, mais Paredes reste silencieux, laissant le calme et la discipline guider lâĂ©quipe.
La presse nây comprend rien. On demande Ă Paredes si son Ă©quipe a une faiblesse.
â âOui.â
â âLaquelle ?â
â âLa faim.â
â âComment ça ?â
â âNous ne sommes jamais rassasiĂ©s.â
Focus joueur : TomĂĄs Ortiz
Un jour dâavril, Ortiz tente une passe sans regarder.
Elle arrive parfaitement dans les pieds dâEscalante.
MĂȘme lui nây croyait pas.
Paredes lui dit simplement :
âTu vois ce que les autres ne voient pas.â
Depuis, Ortiz note des choses dans un carnet. Extrait choisi : « La ville commence à respirer avec nous. Je sens que quelque chose change. »
Les renards du dĂ©sert sâavancent hors de la tanniĂšre. Quelque chose se prĂ©pare.
Câest Ă dire? ![]()
Né dans les années 80, je suis un peu vexé ![]()
Ca va prend forme tout ça ! Le coach a réussi a emmener ses joueurs avec lui !
Réponses aux lecteurs
@toopil je suis aussi nĂ© dans les annĂ©es 80, ça fait plutĂŽt rĂ©fĂ©rence Ă lâhistoire de Cobreloa et aux dĂ©buts des annĂ©es 80 oĂč on courrait, certes dans des shorts discutables, mais avec les tripes et pour la beautĂ© du sport, pas pour lâargent
@CaptainAmericka en effet les joueurs et supporters semblent adhĂ©rer mĂȘme sâils sont parfois surpris vis Ă vis des mĂ©thodes du coach, les mĂ©dias sont plus perplexes
Voici la suite
CHAPITRE 3 â Mai/Juin 2021 : Doutes et dĂ©collage
Début mai : premiÚre alerte
DĂ©faite 0â1 contre Temuco.
Une mauvaise odeur flotte dans les vestiaires aprĂšs le match (littĂ©ralement â la clim est cassĂ©e).
Du cÎté des adversaires :
â âCobreloa est humain aprĂšs tout⊠Ils peuvent tomberâ glisse un joueur de Temuco Ă lâinterview.
Dans le bus de retour, Ortiz écrit dans son carnet :
â5 Mai â On a perdu. Tout semble fragile. Mais Paredes ne dit rien. Le silence devient une arme.â
Un journaliste demande :
â âCoach, un simple accident ?â
â âLes accidents montrent les lacunes dâun groupe.â
â â⊠donc câest prĂ©occupant ?â
â âNon. Nous avons de la marge.â
AprĂšs lâĂ©chauffement du lendemain :
â âTu as vu la passe que jâai ratĂ©e ?â se confie Ortiz, frustrĂ©.
â âOui, mais tu as vu ce que tu as fait pour mâaider Ă rĂ©cupĂ©rer le ballon ?â rĂ©plique Escalante en souriant.
Ils sâassoient Ă lâombre du centre dâentraĂźnement, partageant une bouteille dâeau. Pour la premiĂšre fois, Ortiz comprend que lâesprit dâĂ©quipe ne se mesure pas quâaux buts ou aux passes.
Le gardien raconte des anecdotes sur les fans :
â âHier, un vieux mineur superstitieux mâa dit : âSi vous gagnez, nous redeviendrons vivants.ââ
â Ortiz rit, touchĂ©. âCâest pour ça quâon joue, pas seulement pour nous.â
Cette complicitĂ© se ressent sur le terrain : les passes sont plus fluides, les appels plus prĂ©cis, et la confiance mutuelle transforme lâĂ©quipe. Chaque joueur commence Ă sentir quâil ne joue plus seulement pour lui-mĂȘme, mais pour la ville entiĂšre.
Mai : la série
Les autres résultats de mai donnent raison au coach :
2â1 San Luis
2â1 Iquique
2â1 San Marcos
3â0 CopiapĂł
2â1 Puerto Montt
La confiance revient peu Ă peu.
La fanfare improvisée
AprĂšs le 3â0 contre CopiapĂł, une fanfare locale arrive spontanĂ©ment devant le stade.
Un trompettiste saoul joue lâhymne du club en boucle.
Paredes sort, écoute quelques secondes, et dit :
âContinue. Il faut que les joueurs tâentendent.â
Le trompettiste en pleure presque.
Copa Chile : début du parcours
1er tour : 4â1 vs Rodelindo RomĂĄn
Paredes ne cĂ©lĂšbre pas. Il rĂ©unit lâĂ©quipe dans le vestiaire, Ă©teint la lumiĂšre et dit :
â âĂcoutez.â
â â⊠quoi, coach ?â
â âLe calme. Il est annonciateurâ
2e tour : le chaos
Aller : 3â3 Ă Arica.
Le match ressemble à une telenovela : des rebonds étranges, un pigeon sur la pelouse, un arbitre qui trébuche.
Retour : 3â0
Le coach entre dans le vestiaire, regarde ses joueurs et dit : âLe dĂ©sert aime les hommes courageux.â
Il repart. Sans autre explication.
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Quart de finale aller : Ă domicile contre Antofagasta
Des mineurs sortent plus tĂŽt du travail, sifflant et chantant. Les tambours couvrent presque le bruit du match. La ville entiĂšre vibre avec lâĂ©quipe.
Accrochage dans le bar de Don Hugo :
Un supporter dâAntofagasta se moque en passant :
â Des Zorros ? PlutĂŽt des souris du dĂ©sert, non ?â
La tension monte
Un match tendu, marqué par la rivalité du nord.
Chaque duel est disputé, chaque faute contestée.
Le stade bouillonne.
Au coup de sifflet final, victoire 3-2. La ville explose.
Les klaxons résonnent dans la nuit.
Les mineurs se voient accorder jour off rien que pour fĂȘter lâexploit.
Un enfant demande Ă Paredes :
â âCoach, comment arrivez vous Ă gagner ces matchs-lĂ ?â
â âCâest Parce que vous ĂȘtes derriĂšre nous.â
Journaliste local :
Dans son article :
âCobreloa nâest plus seulement une Ă©quipe, câest le pouls de la ville. Chaque but fait vibrer Calama.â
Sous le ciel dâAtacama, les renards apprennent Ă marcher ensemble, Ă courir, Ă rugir et le nord commence Ă y croire.
Bravo ! LâĂ©quipe prend de la confiance au fil des matchs, elle devient intraitable ![]()
On commence vraiment Ă voir de belles choses
Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka @Rhino en effet câest une histoire qui roule pour lâinstant ![]()
CHAPITRE 5 â AoĂ»t 2021 : Le mois du cuivre
La chaleur est devenue un compagnon à part entiÚre. Chaque match est un défi, chaque déplacement, un test de résistance.
Copa Chile â Demi-finales contre Huachipato
- Aller : victoire 6â1 Ă domicile â Le stade explose, les supporters crient jusquâĂ perdre la voix. Le dĂ©sert semble vibrer.
- Retour : dĂ©faite 2â4 Ă lâextĂ©rieur â Mais le sort est scellĂ© : Cobreloa passe.
Un score Ă©trange qui fait vibrer le pays entier. Les supporters parlent de âla nuit oĂč le stade a pris feuâ. Les klaxons rĂ©sonnent jusque dans les ruelles, et Doña Fumilda retourne au stade pour la premiĂšre fois depuis 1999.
Folklore
Les vendeurs de la Plaza de Calama proposent une collection de figurines de renard miniature en cuivre pour célébrer cette victoire.
Championnat
- 0â0 vs UniĂłn San Felipe
- 2â2 vs Deportes Santa Cruz
- 3â0 vs Rangers de Talca
- 1â0 vs Magallanes
- 0â3 dĂ©faite Ă San Luis
AprĂšs le 0â3 Ă San Luis, le silence dans le vestiaire est lourd. Quelques rires nerveux percent, mais personne ne parle vraiment.
Paredes reste impassible, mĂȘme face Ă la dĂ©faite humiliante. Dans son carnet, il Ă©crit simplement :
âTout est en place. Le chaos a ses rĂšgles.â
Avant la montée dans le bus
Un vendeur de sopaipillas lance au passage du coach :
â âParedes, vous ĂȘtes fou ou gĂ©nial ?â
Un mineur derriÚre lui répond :
â âLes deux. Mais on lâadore quand mĂȘme.â
Le bus est silencieux. Le soleil sâest couchĂ©, mais la chaleur du jour semble encore suspendue dans lâair. Soudain le vĂ©hicule sâimmobilise.
Paredes sort une feuille de son carnet :
â âNous irons courir dans le dĂ©sert ce soir.â
Les joueurs Ă©changent des regards surpris, certains rient nerveusement. Ortiz fronce les sourcils, mais suit le coach Ă lâextĂ©rieur.
Sous la lueur des lampes frontales, le sable crisse sous chaque pas.
â âVous nâĂȘtes pas fatiguĂ©sâ dit Paredes en marchant derriĂšre eux. âVous Ă©prouvez votre endurance. Chaque souffle compte. Chaque pas vous rapproche dâun trophĂ©e.â
Ortiz notera dans son carnet : âLa chaleur sâapaise la nuit⊠mais la leçon reste brĂ»lante.â
Escalante encourage un jeune à continuer, les mains sur les genoux, le souffle court. Paredes observe sans intervenir, un léger sourire à peine perceptible. Les Zorros courent, apprennent à souffrir, apprennent à se relever aprÚs une chute.
Séance vidéo :
Paredes allume lâĂ©cran. Les images des adversaires dĂ©filent, entrecoupĂ©es de fragments des matches historiques des Zorros dans les annĂ©es 80.
â âRegardez comment ils se dĂ©placent. Ce nâest pas la vitesse, câest la coordinationâ explique-t-il. âChaque regard, chaque pas compte.â
Ortiz se penche sur le banc :
â âCoach, et si on essayait ce mouvement en finale contre les gĂ©ants de Colo Colo ?â
Paredes sourit Ă peine :
â âOn en est pas encore capable⊠Mais on va essayer.â
Un joueur tente alors dâimiter un dribble lĂ©gendaire dâun ancien renard du dĂ©sert et se prend les pieds dans le cĂąble du projecteur. Tout le monde Ă©clate de rire, mĂȘme Paredes esquisse un sourire discret.
On prĂ©pare lâhibernation, les renards mangent tout ce quâils peuvent
Allez je mise une petite piÚce sur une victoire en Coupe avec des supporters en délire ![]()




