:storygold: :s26: :rip: :rip: :rip: :rip: O Leão de Lisboa

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@FC_Guimaraes

@CaptainAmericka rassuré ?

@celiavalencia faut bien patienter un peu, ça dure jamais très longtemps (l’attente) avec moi :rofl:

@gwendil35 sur ce récit j’essaye de m’astreindre à 1 post / jour :sac:

- « Ilaix, ce sera ma dernière saison » -

La maison était enfin silencieuse. Pas le silence lourd des premiers jours, pas celui qui écrasait la poitrine et empêchait de respirer. Un silence différent. Plus fragile. Presque respectueux. Aníbal Guimarães était assis dans le salon, face à la baie vitrée qui donnait sur l’océan. Le jour tombait lentement sur Viana do Castelo, teintant le ciel de nuances orangées, comme si le monde refusait obstinément de devenir totalement sombre.

Il repensait aux visages. Aux mains tendues. À cette foule venue sans prévenir le jour de l’anniversaire d’Isabel.

Il n’avait rien oublié. Il n’avait rien pardonné non plus. Mais quelque chose avait changé. Une certitude sourde, née non pas de la colère ou de l’orgueil, mais d’un devoir intime, presque sacré.

Ce soir-là, il avait rejoint Ilaix Moriba au centre d’entrainement.

Le nouveau directeur sportif de Vianense arriva sans escorte, sans formalisme. Il connaissait l’homme. Il avait été son soldat à Valladolid et l’avait suivi après sa carrière à Viana. Ilaix n’était pas venu en costume, ni en dirigeant. Il était venu comme on rend visite à un frère blessé. Lorsqu’il entra, Aníbal se leva lentement. Ils se serrèrent la main, puis s’étreignirent brièvement, sans mots inutiles.

Ils s’assirent face à face.

« Je ne vais pas tourner autour du pot », finit par dire Aníbal, la voix plus rauque que d’habitude. « J’ai beaucoup réfléchi. »

Ilaix hocha la tête, sans l’interrompre. Il savait que chaque phrase coûterait. Il s’était préparé à l’annonce de retraite d’Anibal.

« J’ai pensé à arrêter. Sérieusement. »

« Je m’en doutais », répondit Ilaix doucement.

« Et j’ai même préparé le terrain pour le faire. Mais ce serait… incomplet. »

Il chercha ses mots. Ce n’était pas un discours. Ce n’était pas une conférence de presse. C’était une confession.

« Je ne reviens pas pour moi. Plus pour l’égo. Plus pour les records. Tout ça est terminé. »

« Alors pourquoi ? À quoi bon Ani. » demanda Ilaix respectueusement.

Aníbal se leva et se dirigea vers une étagère encore trop vide de son bureau. Il y avait posé quelques objets arrivés récemment : une photo de Valladolid, une médaille, un dessin d’enfant envoyé depuis la Colombie, une vieille paire de crampons usés.

« Pour que tout ait un sens », répondit-il sans se retourner.

« Pour la dynastie. Pour ce club. Pour ce groupe qui m’attend sans me le demander. »

« Et pour eux, pour elle. » laissant échapper un sanglot.

Il n’avait pas besoin de préciser.

Ils restèrent un instant silencieux. Puis Aníbal revint s’asseoir, planta son regard dans celui d’Ilaix, et prononça enfin la phrase qu’il retenait depuis des semaines.

« Ce sera ma dernière saison. »

Ilaix inspira profondément. Il n’avait pas souri. Il n’avait pas protesté. Il avait simplement acquiescé.

« Alors on la fera comme il faut. »

« Sans compromis », ajouta Aníbal.

« Sans peur », conclut Ilaix.

Ils parlèrent ensuite du groupe. Des départs inévitables. De ceux qui reviendraient non pas pour l’argent, mais pour l’histoire. Des jeunes à protéger. Des anciens à rappeler. D’une saison à part. Une saison de combat. Une saison presque mystique.

« On ne cherchera pas à convaincre tout le monde », dit Aníbal. « Ceux qui doutent peuvent partir. Ceux qui restent doivent être prêts à tout donner. »

« Même à perdre ? »

« Surtout à gagner », corrigea-t-il calmement. « Mais sans jamais oublier pourquoi. »

Lorsque Ilaix se leva pour partir, la nuit était tombée. Avant de franchir la porte, il se retourna une dernière fois.

« Tu sais qu’ils te suivront. »

« Je le sais. »

« Et toi ? »

« Moi… je tiendrai. Jusqu’au bout. Pour elle »

Une fois seul, Aníbal resta longtemps immobile. Il ne ressentait ni soulagement, ni exaltation. Seulement une étrange paix mêlée de douleur. Il avait fait un serment. Pas à la victoire. Pas aux trophées.

À la fin.

Et cette fin, il la voulait droite. Entière. Inoubliable.

- Chapitre 1005 -
- Le monde tourné vers Vianense -
- Chapitre 1007 -
Coming SOON - 27/03
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The Last Dance

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Ce sera une saison vraiment particulière

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@FC_Guimaraes

@alexgavi exactement.

@Rhino c’est l’idée en effet.

- À ceux qui restent ! -

Le centre d’entraînement de Vianense n’avait pas changé. Les mêmes murs. Les mêmes terrains impeccables.

La même odeur d’herbe fraîchement coupée mêlée au café trop serré du matin. Pourtant, ce jour-là, quelque chose était différent.

Lorsque Aníbal Guimarães franchit les portes du bâtiment principal, le silence s’imposa presque instinctivement. Les regards se levèrent. Certains employés s’arrêtèrent. D’autres firent semblant de ne rien voir, par pudeur. Il répondit d’un signe de tête, sobre, sans s’arrêter. Il n’était plus la légende qui écrasait la pièce par sa seule présence. Il était un homme revenu d’un endroit dont on ne revient jamais vraiment.

La réunion se tenait dans la salle vitrée qui surplombait le terrain d’honneur. Ils étaient peu nombreux.

Ilaix Moriba, directeur sportif, dossier épais sous le bras. João Infante, silhouette familière, presque rassurante, assis au même endroit qu’il occupait depuis sa retraite il y a 9 ans. Hiroto Hiraoka, calme, précis, présent en hologramme car en stage avec les jeunes.

C’était les nouveaux piliers de Vianense. Aníbal s’assit en bout de table. Il ne parla pas tout de suite. Il les regarda un à un. Longtemps.

« Merci. »

Le mot tomba simplement. Sans emphase. Mais il pesa lourd.

« Merci d’avoir tenu quand je n’étais plus là. »

« Merci d’avoir protégé le club. Et Victor. »

João baissa légèrement la tête. Hiroto joignit les mains. Ilaix hocha la tête, sobrement. Aníbal se leva et fit quelques pas dans la pièce, comme il le faisait autrefois avant les grands discours. Mais ce n’était pas un discours. C’était un retour.

Il s’arrêta derrière João.

« Tu as toujours été là », dit-il doucement. « Depuis le premier jour. On a commencé ensemble avec la réseve du Sporting »

« Tu as été mon buteur, mon relais, mon frère d’armes. »

« Et quand tout s’est effondré, tu as été là pour mon fils. »

La voix d’Aníbal trembla à peine. João se leva à son tour. Ils s’étreignirent brièvement. Rien d’excessif. Deux hommes qui s’étaient déjà tout dit sur un terrain.

« On ne lâche jamais les nôtres », murmura João.

« Il Imperatore » était de retour. On ne l’avait plus vu si concentré depuis Palmeiras.

Aníbal reprit sa place et ouvrit le premier dossier. Puis le deuxième. Puis le troisième. Les noms défilèrent. Les situations aussi. Ilaix présenta l’état du groupe. Les absents. Les hésitants. Ceux qui regardaient ailleurs.

« Ceux-là partiront », trancha Aníbal sans hausser la voix. « Sans drame. Sans rancœur. »

« Cette saison ne sera pas pour tout le monde. »

Hiroto fit un point précis sur la préparation. Les charges. Les tests physiques. Les jeunes intégrés au groupe pro. Aníbal écoutait attentivement, posait des questions, notait mentalement. Il n’interrompait plus pour imposer. Il cherchait à comprendre.

« Ils sont prêts », conclut Hiroto. « Mais ils auront besoin de clarté. »

Aníbal acquiesça.

« Ils l’auront. »

Puis vint le sujet qui faisait trembler les fondations de Vianense : le recrutement.

"Pour la première fois depuis dix ans, lança Ilaix, on va devoir bouger."

« Pas pour remplacer des stars. Pour construire une garde. »

Aníbal esquissa un léger sourire.

« Pas des mercenaires. Des croyants, fais moi confiance. »

Ils listèrent les retours possibles. Les anciens. Ceux qui connaissaient la maison. Ceux qui avaient gagné ailleurs mais n’avaient jamais oublié Viana. Une première dans l’histoire récente du club. Un retour aux sources. Une armée de survivants.

Enfin, Aníbal se tourna vers João.

« Cette année, pas de tergiversation. »

« Les jeunes devront être prêts. S’ils sont là, c’est pour jouer. Sinon, ils sortiront du groupe. »

João acquiesça. Il connaissait l’exigence. Il savait ce qu’elle coûtait. Il savait aussi ce qu’elle permettait.

La réunion toucha à sa fin. Avant de se lever, Aníbal posa ses mains à plat sur la table.

« Cette saison ne sera pas normale. »

« Elle sera la nôtre. »

Il marqua une pause.

« Pour Yessica. » dit il fébrilement « Pour Pedro. » « Pour Luisa. » enchaina t’il, puis « Pour Victor. » lança t’il avec coeur avant de finir avec une ferveur retrouvé « Et pour le peuple de Viana. »

Personne ne parla. Ils savaient.

Quand Aníbal quitta la salle, le centre d’entraînement semblait différent. Toujours le même lieu. Mais avec une direction retrouvée. Une dernière marche vers quelque chose de plus grand que le football.

Ceux qui restaient venaient de comprendre. Cette saison serait légendaire.

- Chapitre 1006 -
- « Ilaix, ce sera ma dernière saison » -
- Chapitre 1008 -
Coming SOON - 27/03
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ha ouais ! c’est vrai qu’on est dans le Futur

C’est parti pour la saison de l’honneur

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Putain la der’ ! Elle va être spéciale en effet…

Les mecs vont revenir pour boucler la boucle.

Mais toi in game, tu fais signer des joueurs pour 1 an, t’as pas envie de les emmener à la fin ?
Les jeunes qui vont monter ou qui sont en plein essor, t’as pas envie de les pousser au max ?
Même si oui, à raisonner comme ça, on terminerait jamais :joy:

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C’est ce qu’on appelle sortir la tête de l’eau. Peu à peu du moins. Il ne pourra plus être l’homme qu’il était avant, mais c’est admirable d’avoir le volonté de finir sur une bonne note.

Est-ce que cette dernière saison ne serait pas aussi un stratagème pour faire sortir de le loup de sa tanière, et le confronter ? Il y a forcément quelqu’un derrière tout ce qu’il s’est passé :smiley:

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@FC_Guimaraes

@celiavalencia autant kiffer et imaginer à quoi pourrait ressembler le futur :hoho: On espére une grande saison.

@CaptainAmericka je l’espère bien. non ils ont pas forcément signer un an. Je t’avoue que j’ai pas été plus loin que cette saison. Je sais pas si je vais continuer à jouer dessus dans l’ombre jusqu’au 27, si je reprends le récit sur un autre sujet avec un autre coach ou un autre club dans la même timeline ou si j’arrête.

@alexgavi oui il remonte petit à petit. ça on verra bien.

- « Les pairs existent encore » -

Le capitaine avait repris la barre. Sans fracas. Sans déclaration. Sans promesse lancée à la foule. Aníbal Guimarães s’était contenté de revenir sur le terrain, là où il avait toujours été le plus à l’aise. Les premiers entraînements avaient rapidement dissipé les doutes internes. Les joueurs couraient juste. Les passes trouvaient leur rythme. Les regards se relevaient. Le groupe, amputé mais concentré, attendait encore ses renforts, mais quelque chose d’essentiel était revenu : une direction.

Le match amical face à Sion n’avait été qu’une formalité. Un 6–0 net, presque insolent, comme un rappel brutal adressé à ceux qui enterraient trop vite Vianense. Les buts s’étaient enchaînés, portés par une énergie rare pour un mois de juillet. Pas d’euphorie excessive sur le banc. Aníbal observait, notait, corrigeait à la marge. Le football reprenait ses droits, mais sans effacer ce qui avait précédé.

Il n’y eut pas de conférence de presse. Pas ce soir-là.

Aníbal quitta le terrain sans s’arrêter, salua brièvement les joueurs, serra quelques mains, puis monta directement dans son bureau. Il savait qu’ils l’y attendaient.

Hugo Viana et Ruben Amorim étaient déjà là.

Deux silhouettes familières. Deux piliers de son histoire. Ils avaient posé plusieurs dossiers sur la table, classés, annotés. Des semaines de travail silencieux. Des décisions prises dans l’urgence. Des discussions menées en son absence, toujours dans son esprit.

La porte se referma. Il n’y eut pas de gêne. Pas de lourdeur. Seulement cette étrange douceur qui accompagne la fin d’un cycle.

« On a fait ce qu’on a pu », lança Hugo avec un demi-sourire.

« Et on a surtout évité de faire n’importe quoi », ajouta Ruben.

Aníbal parcourut les documents lentement. Les listes. Les contacts. Les priorités. Il reconnaissait leur patte dans chaque détail. Le respect des équilibres. La protection de l’institution. L’anticipation plutôt que la réaction.

« Vous avez tenu la maison », dit-il simplement.

Ruben haussa les épaules.

« C’était la dernière fois. »

Les mots flottèrent un instant.

Ils parlèrent longtemps. Du groupe. De ceux qui partiraient. De ceux qui reviendraient. De ce que Vianense devait devenir sans eux, pour de bon. Cette fois, il n’y aurait pas de retour officieux. Pas de double rôle. La passation était définitive.

Hugo se leva le premier.

« Il faut qu’on s’efface maintenant. »

« Pas disparaître », précisa-t-il aussitôt. « Juste… te laisser conduire. »

Aníbal se leva à son tour. Les trois hommes se retrouvèrent debout, face à face. Il y avait là vingt ans d’histoire commune. Des disputes. Des nuits blanches. Des titres. Des cicatrices invisibles.

« Vous ne partez pas vraiment », murmura Aníbal.

« Non », répondit Ruben avec un sourire triste. « On reste à portée de voix. »

Ils se serrèrent la main. Puis s’enlacèrent, sans pudeur.

Quand Hugo et Ruben quittèrent le bureau, Aníbal resta seul quelques minutes. Il regarda le bureau vide, les dossiers désormais clos, le fauteuil inoccupé en face de lui. Les pères s’étaient retirés. L’héritage lui appartenait désormais pleinement.

Cette saison, ils seraient là autrement. Non plus comme dirigeants. Non plus comme mentors officiels. Mais comme des amis.

Comme une famille.

Et tandis qu’Aníbal éteignait la lumière pour rejoindre le vestiaire, une certitude s’imposa à lui, calme et implacable : le navire avançait. Cette fois, sans retour possible.

- Chapitre 1007 -
- À ceux qui restent -
- Chapitre 1009 -
Coming SOON - 29/03
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On sent la fin de la série qui approche… :pleading_face: Les personnages quittent l’écran un à un…

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