:storygold: :s26: :rip: :rip: :rip: :rip: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@alexgavi exactement.

@Rhino c’est l’idée en effet.

- À ceux qui restent ! -

Le centre d’entraînement de Vianense n’avait pas changé. Les mêmes murs. Les mêmes terrains impeccables.

La même odeur d’herbe fraîchement coupée mêlée au café trop serré du matin. Pourtant, ce jour-là, quelque chose était différent.

Lorsque Aníbal Guimarães franchit les portes du bâtiment principal, le silence s’imposa presque instinctivement. Les regards se levèrent. Certains employés s’arrêtèrent. D’autres firent semblant de ne rien voir, par pudeur. Il répondit d’un signe de tête, sobre, sans s’arrêter. Il n’était plus la légende qui écrasait la pièce par sa seule présence. Il était un homme revenu d’un endroit dont on ne revient jamais vraiment.

La réunion se tenait dans la salle vitrée qui surplombait le terrain d’honneur. Ils étaient peu nombreux.

Ilaix Moriba, directeur sportif, dossier épais sous le bras. João Infante, silhouette familière, presque rassurante, assis au même endroit qu’il occupait depuis sa retraite il y a 9 ans. Hiroto Hiraoka, calme, précis, présent en hologramme car en stage avec les jeunes.

C’était les nouveaux piliers de Vianense. Aníbal s’assit en bout de table. Il ne parla pas tout de suite. Il les regarda un à un. Longtemps.

« Merci. »

Le mot tomba simplement. Sans emphase. Mais il pesa lourd.

« Merci d’avoir tenu quand je n’étais plus là. »

« Merci d’avoir protégé le club. Et Victor. »

João baissa légèrement la tête. Hiroto joignit les mains. Ilaix hocha la tête, sobrement. Aníbal se leva et fit quelques pas dans la pièce, comme il le faisait autrefois avant les grands discours. Mais ce n’était pas un discours. C’était un retour.

Il s’arrêta derrière João.

« Tu as toujours été là », dit-il doucement. « Depuis le premier jour. On a commencé ensemble avec la réseve du Sporting »

« Tu as été mon buteur, mon relais, mon frère d’armes. »

« Et quand tout s’est effondré, tu as été là pour mon fils. »

La voix d’Aníbal trembla à peine. João se leva à son tour. Ils s’étreignirent brièvement. Rien d’excessif. Deux hommes qui s’étaient déjà tout dit sur un terrain.

« On ne lâche jamais les nôtres », murmura João.

« Il Imperatore » était de retour. On ne l’avait plus vu si concentré depuis Palmeiras.

Aníbal reprit sa place et ouvrit le premier dossier. Puis le deuxième. Puis le troisième. Les noms défilèrent. Les situations aussi. Ilaix présenta l’état du groupe. Les absents. Les hésitants. Ceux qui regardaient ailleurs.

« Ceux-là partiront », trancha Aníbal sans hausser la voix. « Sans drame. Sans rancœur. »

« Cette saison ne sera pas pour tout le monde. »

Hiroto fit un point précis sur la préparation. Les charges. Les tests physiques. Les jeunes intégrés au groupe pro. Aníbal écoutait attentivement, posait des questions, notait mentalement. Il n’interrompait plus pour imposer. Il cherchait à comprendre.

« Ils sont prêts », conclut Hiroto. « Mais ils auront besoin de clarté. »

Aníbal acquiesça.

« Ils l’auront. »

Puis vint le sujet qui faisait trembler les fondations de Vianense : le recrutement.

"Pour la première fois depuis dix ans, lança Ilaix, on va devoir bouger."

« Pas pour remplacer des stars. Pour construire une garde. »

Aníbal esquissa un léger sourire.

« Pas des mercenaires. Des croyants, fais moi confiance. »

Ils listèrent les retours possibles. Les anciens. Ceux qui connaissaient la maison. Ceux qui avaient gagné ailleurs mais n’avaient jamais oublié Viana. Une première dans l’histoire récente du club. Un retour aux sources. Une armée de survivants.

Enfin, Aníbal se tourna vers João.

« Cette année, pas de tergiversation. »

« Les jeunes devront être prêts. S’ils sont là, c’est pour jouer. Sinon, ils sortiront du groupe. »

João acquiesça. Il connaissait l’exigence. Il savait ce qu’elle coûtait. Il savait aussi ce qu’elle permettait.

La réunion toucha à sa fin. Avant de se lever, Aníbal posa ses mains à plat sur la table.

« Cette saison ne sera pas normale. »

« Elle sera la nôtre. »

Il marqua une pause.

« Pour Yessica. » dit il fébrilement « Pour Pedro. » « Pour Luisa. » enchaina t’il, puis « Pour Victor. » lança t’il avec coeur avant de finir avec une ferveur retrouvé « Et pour le peuple de Viana. »

Personne ne parla. Ils savaient.

Quand Aníbal quitta la salle, le centre d’entraînement semblait différent. Toujours le même lieu. Mais avec une direction retrouvée. Une dernière marche vers quelque chose de plus grand que le football.

Ceux qui restaient venaient de comprendre. Cette saison serait légendaire.

- Chapitre 1006 -
- « Ilaix, ce sera ma dernière saison » -
- Chapitre 1008 -
Coming SOON - 27/03
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