:storygold: :s26: đŸ‡”đŸ‡č :vianense: O LeĂŁo de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes @forumeurs tenez vous prĂȘt faudra ĂȘtre lĂ  pour fĂȘter l’épisode 1000

@alexgavi on est offensif ou pas nous :hoho: Tu verras qu’il aura R. Pas la bonne nationalitĂ© et annĂ©e ou y’a un Euro en plus :sadpepe:

@Rhino honnĂȘtement il entrait pas plus que ça dans mes plans vu son niveau et son potentiel. Donc vu le chĂ©que j’ai pas trop hĂ©siter.

- Uma Ășltima corrida rumo ao paraĂ­so -
- Un dernier run vers le paradis -

AprĂšs une campagne maĂźtrisĂ© au premier tour, Anibal et ses hommes avait dĂ©jĂ  la vision sur la phase Ă  Ă©limination directe qui leur rĂ©server un tableau plutĂŽt ouvert. AccompagnĂ© du mĂȘme staff qu’a Vianense, Anibal avait travaillĂ© sans relache pour dĂ©cortiquer le jeu du Pays de Galles. Au point qu’il avait mĂȘme demandĂ© Ă  sa famille de rentrer se reposer plus tĂŽt car il ne profiterais pas du jour off accordĂ©.

La Seleçao fut bien au rendez vous. Le Pays de Galles Ă©tait aggressif d’entrĂ©e. Peut ĂȘtre un peu trop. Sur une accĂ©lĂ©ration de Vaz, Patermeu Ă©tait fauchĂ© dans la surface. Mr Antonelli signala rapidement le pĂ©nalty que Patermeu transforma. En gestion le Portugal accĂ©lĂ©ra au retour des vestiaires et Emmanuel Adjei entĂ©rina la qualification pour les quarts de finale.

Un quart qui sur le papier s’annoncer prenable avec comme opposant la Suisse. Les helvĂštes savaient qu’ils ne rivaliseraient pas. Mais de lĂ  Ă  faire une opĂ©ration portes ouvertes en dĂ©fense.

L’attaque portugaise se fait plaisir, Ganso trouva la faille aprùs 14 minutes avant que Manuel Cruz ne double la mise sur un centre tir. Les suisses ne respiraient plus et juste avant la pause se fut l’asphixie. Emmanuel Adjei et Ildio Puga les faisaient capituler. 4-0 en 45 minutes.

En seconde pĂ©riode Anibal fit tourner en prĂ©vision des demis finales. La jeunesse portugaise marqua un dernier but. Pedro Teixeira, tout nouveau galactique profitait d’un centre de son futur collĂ©gue Eli Patermeu pour aggraver le score avant que l’arbitre n’annonce un csc. La Suisse rĂ©duisit l’écart mais c’était bien trop tard.

La demi avait des airs de finale entre l’Espagne qui tenait une place Ă  part dans le coeur d’Anibal qui y avait entrainĂ© 5 ans et oĂč son fils Ă©tait nĂ©. D’ailleurs Victor Ă©tait titulaire cĂŽtĂ© espagnol comme ailier droit et rĂ©alisĂ© un bon Euro avec trois buts et 3 passes dĂ©cisives.

Le match fut tendu et politique entre les nations voisines. Victor dĂ©chainĂ© ouvrit d’ailleurs le score Ă  la demi heure de jeu. Il ne cĂ©lĂ©bra pas son but mais tout le monde senti sa fiertĂ© tout comme celle de son pĂšre concentrĂ© sur le banc adverse. Le Portugal poussait mais Afonso le goal du Real Madrid ne laissait rien passer. En dĂ©but de seconde pĂ©riode Anibal sorti Pedro Teixeira et fit rentrer Ildio Puga. Cela changea tout. La lĂ©gende portugaise lança Adjei dans l’intervalle. Le buteur du Real Valladolid loba le portier du Real pour ramener le Portugal Ă  hauteur. Francisco Maior cru bien envoyĂ© le Portugal en finale mais son but fut refusĂ© pour un coup de coude involontaire. Il ne se passa rien en prolongation. Au moment fatidique des TAB ce fut serrĂ©.

4 - 4. dans un duel dĂ©cisif fratricide Ă  la mort subite, Emmanuel Adjei s’avança. La lĂ©gende de Vianense, meilleur buteur de Liga avec Valladolid crucifia le portier du Real d’une panenka qu’il ne fĂȘta mĂȘme pas.

Victor s’avança. Chaque pas Ă©tait lourd et on sentait la charge sur ces Ă©paules, Anibal semblait dans un autre monde partagĂ© entre se qualifier en finale et voir son fils triomphĂ©.

Victor positionna le ballon et ne regarda pas Bruno Santana qui le connaissait par coeur. Bruno tenta de l’intimider avec un faux dĂ©part qui perturba le tireur. Victor s’elança et vit sa frappe rasante partir vers le but, Bruno Santana Ă©tait battu il Ă©tait trop court.




Mais les dieux du foobtall Ă©taient avec Anibal ce soir lĂ . Le cuir tapa l’intĂ©rieur du montant avant de revenir sur Santana qui toucha le ballon avant de le rattraper sur la ligne. Il fallu l’intervention de la Goal Line. 15 secondes qui semblĂšrent une Ă©ternitĂ©.

L’arbitre signifia que le ballon n’avait pas entiĂ©rement franchi la ligne. Victor s’effondra en mĂȘme temps que les joueurs portugais. C’était fini, le chemin de l’Espagne s’arrĂȘterais lĂ  en demi finale. Inconsolable et en pleurs, Victor fut reconfortĂ© par les deux Ă©quipes et son coach. Puis vint l’etreinte avec Anibal.

Un calin captĂ© en mondovision qui voulait tout dire. On y voyait la fiertĂ© du pĂšre mais aussi sa vulnĂ©rabilitĂ©. Il n’avait jamais Ă©tĂ© si proche de sortir d’un tournoi officiel avec le Portugal en quatre ans que lors de cette demi finale que son fils avait menĂ© d’une main ferme.

Date Club Score Buteurs
:grooteuro: 1/8 28/6/2048 :groot_wales: Pays de Galles 2 - 0 E.Patermeu (pen 14), E.Adjei (53)
:grooteuro: 1/4 2/7/2048 :groot_switzerland: Suisse 5 - 1 Ganso (14), M.Cruz (23), E.Adjei (43), I.Puga (45+2), A.Beglinger (76)
:grooteuro: 1/2 8/7/2048 :groot_spain: Espagne p 1 - 1 E.Adjei (64)

Le tournoi avait commencĂ© comme une dĂ©monstration, presque trop propre pour ĂȘtre totalement honnĂȘte. Phase de groupes maĂźtrisĂ©e, qualification sans heurt, puis la montĂ©e en puissance attendue, mĂ©thodique. Le Portugal d’AnĂ­bal n’avait jamais paniquĂ©. Il avait Ă©cartĂ© le Pays de Galles avec autoritĂ©, domptĂ© la Suisse sans se dĂ©couvrir, puis franchi l’obstacle espagnol au terme d’un duel tendu, presque politique, oĂč l’intelligence collective avait fini par faire plier l’orgueil.

La finale, elle, ne laissa aucune place au doute.

Au Stade de France, la Pologne n’eut jamais le temps d’exister. Le Portugal entra dans le match avec une intensitĂ© presque brutale, comme s’il fallait rĂ©gler une dette invisible. À la 16Ăšme minute, Ildio Puga ouvrit le score. Quatre minutes plus tard, il frappa encore. À peine le temps de respirer que Eli Patermeu ajouta un troisiĂšme but. À la 32Ăšme , Ganso transforma la finale en rĂ©cital. À la pause, tout Ă©tait dĂ©jĂ  Ă©crit.

La seconde pĂ©riode ne fut qu’une confirmation. Umaro BaldĂ© scella le score dĂšs la reprise. 5 - 0. Un sens unique. Une finale sans appel. Le Portugal Ă©tait au sommet, sans discussion possible, sans contestation tactique, sans dĂ©bat historique. Il dominait le football mondial avec une clartĂ© presque dĂ©rangeante.

Sur le banc, AnĂ­bal n’exulta pas. Il observa. Longtemps. Comme s’il savait que ce moment-lĂ  ne se reproduirait pas. TroisiĂšme trophĂ©e consĂ©cutif avec la sĂ©lection aprĂšs la Ligue des Nations et la Coupe du Monde. Une trilogie qui le plaçait officiellement au sommet du football moderne. Les chiffres, les titres, les contextes : tout convergait vers la mĂȘme conclusion.

AprĂšs le match, la confĂ©rence de presse prit une autre dimension. AnĂ­bal parla peu du jeu. Il prĂ©fĂ©ra l’essentiel.

Il rendit hommage Ă  Yessica. Sa femme. Celle qui l’avait accompagnĂ© dans les jours de gloire comme dans les nuits sans rĂ©ponses. Il parla d’elle avec une Ă©motion retenue, sans emphase, mais avec une gratitude absolue. Puis, sans dĂ©tour, il annonça ce que peu avaient vu venir : il avait prĂ©venu ses joueurs avant le tournoi. Il avait prĂ©venu la presse. Et si tous espĂ©rait une autre issue il n’en serait rien. Cette victoire serait la derniĂšre avec la sĂ©lection.

Il prenait sa retraite internationale.

La salle resta silencieuse quelques secondes. Puis le monde comprit. AnĂ­bal quittait la scĂšne internationale au sommet, sans nostalgie inutile, sans transition forcĂ©e. Le Portugal, lui, restait sur le toit du football mondial, hĂ©ritier direct d’un cycle parfaitement refermĂ©.

Cette nuit-lĂ , il n’y eut pas seulement un champion d’Europe. Il y eut une certitude gravĂ©e dans le marbre du temps : une Ă©poque venait de s’achever exactement comme elle avait vĂ©cu dans la maĂźtrise, la fidĂ©litĂ©, et la grandeur.

Club
:grooteuro: Finale :grooteuro:
Stade
de France
5 - 0
Portugal
Pologne
I.Puga (16’) :but:
I.Puga (20’) :but:
E.Patermeu (23’) :but:
Ganso (32’) :but:
U.BaldĂ© (50’) :but:
- Chapitre 998 -
- la surprise de l’euro au Real -
- Chapitre 1000 -
Coming SOON - 20/03
12 « J'aime »

Une finale Ă  sens unique :hot_face:

1 « J'aime »

la Pologne en finale !, c’est dingue

1 « J'aime »

Clairement, Anibal a placĂ© la sĂ©lection sur le toit du monde. AprĂšs, le Mondial, le Portugal prend l’Euro. C’était trĂšs trĂšs juste en demi, mais il faut bien de la rĂ©ussite !

1 « J'aime »

Et voilĂ  qui finit bien ! Sportivement, il peut tranquillement se retirer le copain Ani :grin:
D’ailleurs, prochain chapitre c’est le 1000 ! Ca annonce la fin du cycle, la mort d’Anibal en hĂ©ros, lĂ©gende absolu !

1 « J'aime »
Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes @forumeurs

@Rhino c’est sĂ»r que ce fut pas la plus difficile :hoho:

@celiavalencia surprenant en effet mais ils ont une sacrée génération.

@alexgavi la demi a tenu Ă  un poil de zboub clairement.

@CaptainAmericka et si ?

- La famille d’Anibal dĂ©cimĂ©e -

La liesse dĂ©bordait encore des pavĂ©s de Lisbonne. Le bus Ă  impĂ©riale avançait lentement, fendant une marĂ©e humaine noyĂ©e de drapeaux et de chants. AnĂ­bal, debout, saluait sans vraiment regarder. L’Euro venait d’ĂȘtre conquis, le Portugal Ă©tait au sommet, et pourtant, au milieu des sourires et des tĂ©lĂ©phones levĂ©s, quelque chose en lui rĂ©sistait Ă  la joie. Une inquiĂ©tude sourde, sans forme prĂ©cise, comme un pressentiment qu’on refuse d’écouter.

Puis tout s’arrĂȘta.

Les sirĂšnes. Les gestes fermes. Le bus immobilisĂ©. La police monta Ă  bord, vite, sans explication publique. AnĂ­bal fut extrait, presque portĂ©, sous les regards incrĂ©dules des joueurs et des supporters. Certains pensĂšrent Ă  un nouvel interrogatoire, Ă  une Ă©niĂšme affaire trouble. Mais ce n’était pas cela. Pas cette fois. Les autoritĂ©s n’avaient qu’une urgence : le ramener au plus vite Ă  Viana do Castelo.

La route sembla interminable. Les mots étaient rares, hachés, fuyants. Incendie. Villa. Cette nuit. Aníbal ne comprenait pas encore. Il appelait Yessica. Une fois. Deux fois. Dix fois. Le téléphone sonnait dans le vide. Le temps commença à se distordre.

Quand il arriva, l’odeur le frappa avant l’image. La villa n’était plus qu’une carcasse noire, un squelette fumant sous les projecteurs. LĂ  oĂč il y avait eu des rires, des disputes banales, des matins pressĂ©s, il n’y avait plus que des murs Ă©ventrĂ©s. Dans l’embrasure calcinĂ©e, il aperçut Hugo Viana et Ruben Amorim, brisĂ©s, en larmes. Leur regard suffit. Aucun mot n’aurait Ă©tĂ© supportable.

Les pompiers parlĂšrent Ă  voix basse. Quatre corps retrouvĂ©s dans les dĂ©combres. Un adulte. Un adolescent. Deux enfants. Les identifications Ă©taient impossibles Ă  ce stade. Mais il n’y avait plus vraiment de doute. AnĂ­bal composa encore le numĂ©ro de Yessica. Toujours rien. Il resta debout, figĂ©, de longues minutes, incapable de pleurer, incapable de crier. Puis la rĂ©alitĂ© s’abattit enfin. Sa famille n’était plus.

Il s’effondra.

LĂ , au milieu des cendres, la lĂ©gende du football moderne, l’homme aux trophĂ©es innombrables, celui qui avait tout gagnĂ©, venait de tout perdre. Les titres, les records, la gloire : tout devint dĂ©risoire, presque obscĂšne, face Ă  l’absence. Le monde continua pourtant de tourner, indiffĂ©rent, cruel.

Quelques heures plus tard, la police confirma ce que personne ne voulait entendre : l’incendie Ă©tait criminel. Dans les ruines, un coffre avait Ă©tĂ© retrouvĂ©. À l’intĂ©rieur, une clĂ© USB. Les autoritĂ©s restĂšrent discrĂštes avec la presse. Mais AnĂ­bal, lui, fut informĂ© du contenu.

Une vidéo.

Un incendie filmĂ©. Des cris d’enfants, Ă©touffĂ©s, dĂ©chirants. Et, en fond sonore, la voix douce et insoutenable de Vera Lynn, “We’ll Meet Again”. À la fin, une lĂ©gende s’imposa Ă  l’écran, simple, dĂ©finitive :

« Je t’avais prĂ©venu. »

AnĂ­bal ferma les yeux. Il comprit alors que ce n’était pas seulement une tragĂ©die. C’était un message. Et que, dĂ©sormais, le football, la carriĂšre, mĂȘme la survie, seraient hantĂ©s par une seule certitude : il avait payĂ© le prix ultime pour avoir refusĂ© de se laisser faire.

- Chapitre 999 -
- uma ultima corrida nao paraiso -
14 « J'aime »

Mais non :sob:

1 « J'aime »

En voyant que les logos dans le titre avaient changé, je ne pensais pas que ce serait si représentatif.
Malheureusement, il n’y avait que peu de doute sur la tragĂ©die qui devait se produire.

Tu nous as teasĂ© un chapitre 1000 d’anthologie, il l’a Ă©tĂ©. Maintenant, on veut la fin !

2 « J'aime »

:cry2:

On veut l’identitĂ© du corbeau pour le poutrer en beautĂ© ! Le fumer !

2 « J'aime »

Il va disparaütre et revenir comme le Punisher

A moins que ce soit les corps d’autres personnes et que sa famille ait Ă©tĂ© kidnappĂ©e


2 « J'aime »

Wow, tragique mais logique
 Cette histoire ne mĂ©ritait pas d’autre scĂ©nario
 Maintenant, l’idĂ©e de sa famille capturĂ©e et de 4 corps lambda est bonne ! Mais est-ce vraiment ça ?

Il vient de tout perdre, en un rien de temps
 Que va t-il se passer ?

1 « J'aime »

Du bonheur au larmes

1 « J'aime »

Franchement chapeau @Groot ! Je suis admiratif des scĂ©narios que tu arrives a crĂ©er. C’est un Ă©norme plaisir de te lire !

1 « J'aime »

Chapeau

1 « J'aime »

Horrible pour le coach

1 « J'aime »

L’horreur
 en espĂ©rant (dĂ©solĂ© pour les victimes) que ce ne sont pas eux. Que le prochain chapitre Ă  la morgue annoncera qu’il ne s’agit pas de la famille d’Ani.

L’arc footballistique semble toucher à sa fin
 ON VEUT UN ARC JOHN WICK avec Ani qui traque ces fumiers jusqu’au dernier.

2 « J'aime »
Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@toopil et si :sadpepe:

@alexgavi J’espĂšre que ça a Ă©tĂ© Ă  la hauteur du teasing. Cet arc a Ă©tĂ© particuliĂšrement dur Ă  Ă©crire. @Akasha pourra la confirmer.

@gwendil35 patience.

@Kristo est-ce le style d’Anibal ? Il n’y a aucun doute à priori.

@CaptainAmericka c’est un Ă©pilogue pour une partie de l’histoire qui me semblait logique en effet. Sur ce plan y’aura pas de suspense c’est bien sa famille. A voir comment il va « gĂ©rer Â».

@Tilo82 du rire aux larmes si on voulait citer Sniper :sac:

@Manuel99FG merci l’ami, ravi que ça te plaise. Je crois que seul @Manthyz et @Akasha Ă©taient au courant. Peut etre aussi @JoseSoares. ça faisait un moment que j’avais ça en tĂȘte. Je m’étais dit 1000 Ă©pisodes « faut marquer le coup Â» :sac:

@kevos <3

@Rhino difficile de faire pire je pense.

@RedM1nd Malheuresement ce sont bien eux. On Ă©tait pas loin de l’arc John Wick au Japon, peut ĂȘtre que ce sera l’occasion cette fois.

- Le silence aprĂšs les cendres -

AnĂ­bal n’avait pas dormi cette nuit-lĂ . Il n’avait mĂȘme pas essayĂ©.

Quand Lisbonne s’était embrasĂ©e quelques heures plus tĂŽt, quand le bus Ă  impĂ©riale avait fendu la foule dans une liesse presque irrĂ©elle, lui s’était Ă©clipsĂ©. Les cĂ©lĂ©brations avaient Ă©tĂ© Ă©courtĂ©es, puis annulĂ©es sans vĂ©ritable explication. Officiellement, la fatigue. Officieusement, quelque chose de plus lourd, de plus grave, que personne n’osait encore nommer.

À Viana do Castelo, l’aube s’était levĂ©e sans bruit. Un matin pĂąle, presque honteux, comme si le jour lui-mĂȘme hĂ©sitait Ă  apparaĂźtre. AnĂ­bal marchait.

Il avançait dans les rues du village sans destination, sans rythme, sans pensĂ©es claires. Les pavĂ©s dĂ©filaient sous ses pas comme une mĂ©canique automatique. Il ne regardait rien, ne saluait personne. Certains affirmaient l’avoir vu errer une partie de la nuit, silhouette fantomatique glissant entre les façades endormies, traversant les places dĂ©sertes, longeant le fleuve comme on longe une frontiĂšre invisible.

Il n’y avait pas de colĂšre en lui. Pas encore. Seulement un vide immense, Ă©pais, poisseux, qui avalait tout. Lorsqu’il revint sur les lieux du drame, le temps sembla se figer. La villa GuimarĂŁes n’était plus qu’une carcasse noire, un amas de pierres calcinĂ©es et de poutres effondrĂ©es. L’odeur Ăącre de la combustion flottait encore dans l’air, mĂȘlĂ©e Ă  celle de la cendre tiĂšde. Les pompiers Ă©taient toujours prĂ©sents, inspectant les derniers foyers, s’assurant que le feu ne reprendrait pas alors que la chaleur estivale promettait des journĂ©es suffocantes.

Ils parlaient peu. Ils Ă©vitaient surtout de le regarder. Les carabiniers montaient la garde autour du pĂ©rimĂštre, silhouettes rigides, presque gĂȘnĂ©es. Aucun n’osa croiser son regard. La lĂ©gende locale Ă©tait devenue un homme brisĂ©, et ce contraste les dĂ©sarmait plus que n’importe quelle scĂšne de crime.

Le commissaire responsable de l’enquĂȘte s’approcha finalement. Un ami de longue date. L’un des rares Ă  encore tutoyer AnĂ­bal sans hĂ©sitation. Sa voix Ă©tait basse, prudente, comme si chaque mot pouvait provoquer un effondrement supplĂ©mentaire.

« Ani
 il faut rester Ă  l’écart. Pour l’instant. Â»

AnĂ­bal hocha lentement la tĂȘte. Il ne protesta pas. Il ne demanda rien. Il obĂ©it mĂ©caniquement, comme on suit une consigne sans en comprendre le sens. C’est ce mĂȘme commissaire qui avait passĂ© l’appel. JosĂ© Soares. JosĂ©, l’ami. JosĂ©, l’ancien agent. JosĂ©, celui qui, des annĂ©es plus tĂŽt, lui avait fait dĂ©couvrir Viana comme on rĂ©vĂšle un secret bien gardĂ©.

Il Ă©tait encore en France, retenu par des affaires qu’il abandonna sans rĂ©flĂ©chir. Il prit le premier vol, revint en urgence, sans prĂ©venir, sans prĂ©parer de discours. Quand il retrouva AnĂ­bal, il comprit immĂ©diatement qu’aucun mot ne serait Ă  la hauteur.

Il l’emmena chez lui. Dans sa propre villa, JosĂ© installa AnĂ­bal dans la chambre d’ami. Un geste simple. Presque dĂ©risoire. Mais c’était tout ce qu’il pouvait offrir : un toit, un silence, une prĂ©sence.

En entrant dans le patio, AnĂ­bal vacilla. Son regard s’était arrĂȘtĂ© net sur le grand cadre accrochĂ© au mur, baignĂ© par une lumiĂšre douce et cruelle Ă  la fois. Une photographie ancienne. Quinze ans plus tĂŽt. Valladolid. La Champions League.

Sur l’image, AnĂ­bal souriait, le trophĂ©e serrĂ© contre lui. À sa droite, Yessica. À sa gauche, JosĂ©. C’était l’une des premiĂšres fois qu’elle l’accompagnait Ă  ce niveau-lĂ , encore loin de l’exposition mĂ©diatique, encore protĂ©gĂ©e par l’anonymat relatif des dĂ©buts.

Tout Ă©tait lĂ . La promesse. L’innocence. L’idĂ©e que le football pouvait tout rĂ©parer.

AnĂ­bal devint livide. Ses jambes cĂ©dĂšrent sans prĂ©venir. Il s’effondra au milieu du patio, incapable de retenir son corps plus longtemps. JosĂ© se prĂ©cipita, tenta de le relever, mais AnĂ­bal ne rĂ©sistait mĂȘme pas. Il ne tombait pas vraiment. Il se laissait simplement glisser hors du monde.

À cet instant prĂ©cis, quelque chose se brisa dĂ©finitivement. Le football s’effondra.

Les trophĂ©es, les titres, les records, les invincibilitĂ©s
 tout cela se dĂ©sagrĂ©gea sans bruit, comme des dĂ©corations trop fragiles face Ă  la rĂ©alitĂ©. Il ne resta plus rien de l’homme public, du stratĂšge, du bĂątisseur de dynasties.

Il ne resta qu’un homme. Un homme debout au milieu des ruines de sa vie.

Incapable de pleurer. Incapable de crier. Incapable mĂȘme de tomber une seconde fois.

Le Portugal venait d’ĂȘtre sacrĂ© champion d’Europe.

AnĂ­bal GuimarĂŁes venait de tout perdre.

- Chapitre 1000 -
- La famille d’Anibal dĂ©cimĂ©e -
- Chapitre 1002 -
Coming SOON - 22/03
12 « J'aime »

Il ne s’en relùvera jamais Ani

1 « J'aime »

le pauvre

Perdre toute sa famille

ça détruit une personne

1 « J'aime »

Il va chasser, trouver le ou les tueurs et le fumer!!! avant de se retirer sur une ile déserte

2 « J'aime »