Réponses aux lecteurs
@Rhino sept saisons avec les pros dont trois aboutis tout de mĂȘme.
@Manthyz tu tây connais en liquidation totale en plus ![]()
@CaptainAmericka et si ?
Le temps des adieux nâĂ©tait pas encore dissipĂ© que Vianense se retrouvait dĂ©jĂ face Ă lâune des Ă©tapes les plus dĂ©licates de son histoire rĂ©cente : se rĂ©inventer sans se renier. Les dĂ©parts Ă la retraite dâHugo Viana et de Ruben Amorim avaient laissĂ© derriĂšre eux un vide Ă©trange, presque sacrĂ©, comme ces vestiaires dĂ©sertĂ©s aprĂšs une finale remportĂ©e. Le club avait tout gagnĂ©, tout construit, mais il devait dĂ©sormais apprendre Ă avancer sans deux de ses piliers les plus emblĂ©matiques.
La rĂ©ponse ne fut ni brutale ni improvisĂ©e. Elle fut fidĂšle Ă lâADN du projet. Ilaix Moriba, qui Ćuvrait depuis plusieurs saisons dans lâombre, Ă structurer et dĂ©velopper les acadĂ©mies du club Ă travers le monde, fut promu directeur sportif. Ce choix nâavait rien dâun pari : câĂ©tait une continuitĂ©. Ilaix connaissait chaque rouage, chaque promesse, chaque fragilitĂ© du modĂšle Vianense. Il succĂ©dait Ă Hugo Viana avec humilitĂ©, conscient quâil nâhĂ©ritait pas seulement dâun poste, mais dâune philosophie Ă prĂ©server.
Dans le mĂȘme mouvement, JoĂŁo Infante vit son rĂŽle Ă©voluer. Longtemps adjoint dâAnĂbal, artisan discret mais essentiel du quotidien du groupe professionnel, il avait Ă©galement façonnĂ© les U19 avec une rigueur et une exigence saluĂ©es en interne. Sa promotion au poste de responsable de la formation des jeunes sâimposa comme une Ă©vidence. JoĂŁo incarnait ce lien rare entre le prĂ©sent et lâavenir, entre lâexigence du haut niveau et la patience nĂ©cessaire Ă lâĂ©closion des talents.
Pour lui succĂ©der Ă la tĂȘte des U19, Vianense osa un choix audacieux, presque symbolique de son ouverture internationale. Hiroki Hiraoka, ancien dĂ©fenseur passĂ© par le Real Valladolid, accepta de poser ses valises au Portugal. Vice-prĂ©sident de lâacadĂ©mie Hiraoka Ă Nagoya, il apportait avec lui une vision mĂ©thodique, presque scientifique, du dĂ©veloppement des jeunes joueurs. Son arrivĂ©e tĂ©moignait dâune volontĂ© claire : continuer Ă penser global, sans jamais perdre lâexigence locale.
Mais la vĂ©ritable secousse Ă©motionnelle vint avec la derniĂšre annonce. Celle que personne nâavait anticipĂ©e. Celle qui fit taire les murmures dans les couloirs du centre dâentraĂźnement. Diego Mauricio, lĂ©gende vivante du football brĂ©silien, formĂ© Ă Palmeiras et icĂŽne absolue de Valladolid, venait de raccrocher les crampons Ă trente-sept ans, aprĂšs 915 matchs professionnels. Une carriĂšre hors normes, marquĂ©e par la longĂ©vitĂ©, la constance et une intelligence de jeu unanimement reconnue.
Son arrivĂ©e Ă Vianense, en tant que nouvel adjoint dâAnĂbal GuimarĂŁes, rĂ©sonna comme un manifeste. Diego nâĂ©tait pas lĂ pour apprendre le mĂ©tier. Il Ă©tait lĂ pour transmettre. Pour enrichir. Pour challenger aussi. Son regard, forgĂ© par des dĂ©cennies de haut niveau, promettait dâapporter une profondeur nouvelle au staff, un contrepoint culturel et tactique prĂ©cieux.
AnĂbal observa ces changements avec une attention presque paternelle. Le club changeait de visages, mais pas dâĂąme. Vianense se restructurait sans se renier, fidĂšle Ă cette idĂ©e simple mais exigeante : bĂątir sur lâhumain avant tout. Et tandis que les murs du centre dâentraĂźnement accueillaient ces nouvelles voix, une certitude sâimposait doucement, lâhistoire nâĂ©tait pas terminĂ©e. Elle entrait simplement dans un nouveau chapitre.



















