Réponses aux lecteurs
@Rhino c’est le Pirelli qui fait ça.
@_verron mais vilain y’a pas de bandes noires pourtant…
@CaptainAmericka Oui plus grosse vente seche de l’histoire de Vianense et deuxième plus grosse du récit après Echeverri que j’avais vendu en AS. Ouais mais j’aime pas avoir les joueurs qui boudent alors que j’ai 4 solutions à leurs postes. Et puis honnetement Antonio Patermeu j’ai pas autant d’attaches sur eux qu’avec Luis almeida ou sergio mata.
La saison n’avait pas encore réellement commencé que Vianense écrivait déjà une nouvelle ligne à son palmarès. Comme une habitude désormais, presque dérangeante par sa régularité, le club retrouvait la Supercoupe d’Europe pour la troisième fois consécutive. Vainqueur de la Ligue des Champions une nouvelle fois, il se présentait en favori assumé, mais jamais arrogant. En face, la SS Lazio, auréolée de son sacre en Europa League, avançait avec la fierté des clubs historiques qui savent que les finales sont des territoires à part.
Le décor avait quelque chose d’irréel. À Almaty, dans un Stadio Ortaliq tendu comme une corde, la chaleur sèche contrastait avec la fraîcheur feinte des sourires protocolaires. Les tribunes vibraient d’une attente nerveuse, presque hostile. Vianense n’était plus l’invité surprise de ces rendez-vous : il était désormais l’équipe à faire tomber. Et cette posture-là change tout.
Le match démarra mal. Très mal, même. Dès la huitième minute, la Lazio frappa la première. A. Franquesa profita d’un flottement défensif pour punir Vianense, et le stade explosa. Pendant quelques instants, le doute plana. Celui qui saisit parfois les équipes trop sûres de leur force. Mais cette version de Vianense avait appris à encaisser sans se briser.
La réaction fut immédiate, presque instinctive. Luvanor remit les pendules à l’heure à la quinzième minute, surgissant dans la surface avec cette rage froide propre aux joueurs qui refusent de voir l’histoire leur échapper. L’égalisation calma le jeu, mais pas la tension. La Lazio résistait, pressait, contestait chaque ballon comme s’il s’agissait du dernier.
Puis Adilson frappa. À la vingt-neuvième minute, il donna l’avantage à Vianense d’une frappe sèche, tranchante, qui fendit l’air et les certitudes italiennes. À la pause, le score était en faveur des Portugais, mais personne ne se trompait : le match était encore loin d’être plié.
La seconde période fut une bataille. Une vraie. Les duels s’enchaînaient, les fautes aussi, et le public d’Almaty se nourrissait de cette tension permanente. La Lazio tenta de revenir par la maîtrise et l’expérience. Vianense répondit par le rythme, la verticalité et cette confiance presque insolente qui caractérisait désormais ses grandes soirées.
À la soixante-dixième minute, Sérgio Mata porta un premier coup fatal. Son but fit basculer la finale dans une autre dimension. Les espaces s’ouvrirent, la Lazio dut se découvrir, et Vianense respira enfin. Le dernier mot revint à Nuno Bandeira, à la quatre-vingt-septième minute, scellant le sort d’une finale spectaculaire. Quatre buts à un. Net. Sans appel.
Lorsque le coup de sifflet final retentit, les joueurs de Vianense levèrent les bras sans excès. Comme si cette victoire, pourtant prestigieuse, s’inscrivait dans une continuitĂ© presque naturelle. Pour AnĂbal GuimarĂŁes, ce sacre Ă©tait le cinquième en Supercoupe d’Europe. Le troisième consĂ©cutif. Un chiffre qui, Ă lui seul, racontait l’époque.
Vianense ne lançait pas seulement une nouvelle saison. Il affirmait, une fois encore, qu’il avait changé de dimension. Et dans le ciel d’Almaty, sous des projecteurs encore brûlants, une certitude s’imposa : ce club ne jouait plus pour entrer dans l’histoire. Il la façonnait, trophée après trophée.


