Jâavais lu ta story avec Girona qui Ă©tait trĂšs agrĂ©able (il faut que je me mette a jours). Cette fois, je vais suivre lâhistoire dâAdrien Valette dĂšs le dĂ©part.
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@Rhino câest un gros chantier, mais surtout un chantier sur le long terme⊠et pas sur le court termeâŠ
@toopil on espĂšre ! merci pour la force !
@Loac ça fait plaisir de savoir que mon histoire avec Girona te plaĂźt⊠(jâavais lâimpression quâelle ne plaisait pas Ă beaucoup de personnesâŠ).
Le 1er juillet 2024, à 11h02, Nßmes Olympique publie enfin le communiqué que tout le football gardois attendait depuis plusieurs jours.
Le NĂźmes Olympique est heureux dâannoncer la nomination dâAdrien Valette au poste dâentraĂźneur principal de lâĂ©quipe premiĂšre.
En quelques minutes, les rĂ©seaux sociaux explosent. Et immĂ©diatement, les rĂ©actions se divisent. Certains supporters veulent y croire. Dâautres ne comprennent pas. Les mĂ©dias rĂ©gionaux parlent dâun « pari audacieux », parfois mĂȘme dâune prise de risque Ă©norme aprĂšs la montĂ©e en National. Car malgrĂ© les discussions internes des derniĂšres semaines, une rĂ©alitĂ© reste impossible Ă ignorer : ADRIEN VALETTE NâĂTAIT PAS LE NOM ATTENDU.
Pour beaucoup, le choix semble presque incomprĂ©hensible. Et pourtant, Ă midi ce jour-lĂ , la salle de confĂ©rence des CostiĂšres est pleine. Journalistes locaux, correspondants nationaux, camĂ©ras rĂ©gionales, supporters curieux⊠LâatmosphĂšre est Ă©trange. Pas euphorique. Tendue. Comme si tout le monde essayait encore de comprendre ce que le club vient rĂ©ellement de faire. Puis les portes sâouvrent. Rani Assaf apparaĂźt en premier. DerriĂšre lui, Adrien Valette avance lentement, costume sombre, visage fermĂ©, sans sourire particulier. Il serre quelques mains rapidement avant de sâinstaller Ă la table. Pendant quelques secondes, les flashs crĂ©pitent dans un silence presque inconfortable. Puis Rani Assaf prend la parole.
Le président du NO ajuste légÚrement son micro avant de commencer.
âAvant toute chose, je veux remercier FrĂ©dĂ©ric Bompard pour le travail rĂ©alisĂ© cette saison. La montĂ©e en National restera une Ă©tape importante pour le club.â
Ton calme. Maßtrisé. Mais rapidement, le discours change.
âLe NĂźmes Olympique entre aujourdâhui dans une nouvelle phase de sa reconstruction.â
Le mot est lùché : RECONSTRUCTION. Pas continuité. Pas stabilité. Reconstruction.
âNous avons longuement rĂ©flĂ©chi avant de prendre cette dĂ©cision. Nous avons Ă©tudiĂ© diffĂ©rents profils. Des entraĂźneurs expĂ©rimentĂ©s. Des techniciens habituĂ©s Ă ce niveau.â
Quelques regards se croisent déjà dans la salle. Assaf poursuit.
âMais nous avons estimĂ© quâaujourdâhui, le club avait besoin de plus quâun CV.â
Silence. Puis :
âNous avions besoin dâune vision. Dâune identitĂ©. Dâun entraĂźneur capable de comprendre ce que reprĂ©sente rĂ©ellement le NĂźmes Olympique.â
Cette fois, plusieurs journalistes commencent Ă prendre des notes beaucoup plus vite. Car le message est clair : LE CLUB ASSUME TOTALEMENT UN CHOIX ĂMOTIONNEL ET IDENTITAIRE.
Puis Assaf se tourne légÚrement vers Adrien.
âAdrien Valette connaĂźt ce territoire. Il connaĂźt la culture du club. Et surtout, il partage une conviction essentielle : lâavenir du NĂźmes Olympique doit passer par SON IDENTITĂ et SON CENTRE DE FORMATION.â
Nouveau mot-clé. LE CENTRE DE FORMATION. Sujet central depuis des années autour du club.
âNous voulons construire un projet durable. Pas simplement survivre une saison.â
La phrase est forte. TrĂšs forte mĂȘme dans un environnement aussi instable que NĂźmes. Puis Assaf conclut calmement :
âJe sais que ce choix peut surprendre. Mais parfois, les clubs doivent avoir le courage de redevenir eux-mĂȘmes.â
Applaudissements timides dans la salle. Puis tous les regards se tournent vers Adrien Valette.
Adrien reste silencieux quelques secondes avant de parler. Le regard fixe⊠presque froid.
âBonjour Ă tous.â
Voix calme. TrĂšs posĂ©e. Pas de grand sourire. Pas dâeffet de communication. Puis il enchaĂźne immĂ©diatement :
âJe sais que beaucoup de personnes sâinterrogent aujourdâhui.â
Quelques journalistes lÚvent déjà les yeux.
âEt honnĂȘtement⊠je les comprends.â
La phrase surprend immĂ©diatement la salle. Parce que depuis des annĂ©es, le football français fonctionne surtout avec des certitudes artificielles et des discours prĂ©parĂ©s. Pas avec ce genre dâhonnĂȘtetĂ©. Adrien poursuit.
âJe ne suis pas lâentraĂźneur le plus expĂ©rimentĂ©. Je ne suis pas le nom le plus mĂ©diatique non plus.â
Silence.
âMais je sais exactement ce que reprĂ©sente ce club quand on grandit ici.â
Les regards changent légÚrement. Le ton aussi. Puis Valette développe progressivement sa vision. Pas de promesse de montée. Pas de discours ambitieux irréaliste. Au contraire.
âLe NĂźmes Olympique a dĂ©jĂ trop vĂ©cu dans lâurgence.â
TrĂšs gros silence dans la salle.
âAvant de parler de Ligue 2 ou de projet Ă long terme, LE CLUB DOIT RETROUVER UNE IDENTITĂ FORTE.â
Puis vient la phrase qui marquera immédiatement les supporters présents :
âJe veux que les gens reconnaissent NĂźmes lorsquâils regardent jouer cette Ă©quipe.â
Adrien parle ensuite longuement du territoire, du Gard, du centre de formation, des jeunes, de la culture de lâeffort et surtout du besoin de reconnecter le club avec son public.
âLE CENTRE DE FORMATION NE DOIT PAS ĂTRE UNE OPTION ICI.â
Puis il ajoute :
âIl doit redevenir LE COEUR du projet sportif.â
Cette fois, plusieurs journalistes Ă©changent discrĂštement des regards. Parce quâĂ NĂźmes, tout le monde sait Ă quel point ce sujet est sensible. Adrien termine enfin son discours avec une phrase simple :
âJe ne promets pas des miracles.â
Long silence.
âJE PROMETS DU TRAVAIL.â

La premiÚre question tombe immédiatement.
MIDI LIBRE : âAdrien Valette, beaucoup considĂšrent votre nomination comme un pari risquĂ©. Que leur rĂ©pondez-vous ?â
Adrien reste calme.
âIls ont raison.â
Murmures dans la salleâŠ
âCâEST UN RISQUE.â
Puis il ajoute immédiatement :
âMais rester immobile aprĂšs des annĂ©es compliquĂ©es aurait aussi Ă©tĂ© un risque.â
FRANCE BLEU GARD LOZĂRE : âVotre licence UEFA catĂ©gorie C suscite dĂ©jĂ beaucoup de discussionsâŠâ
Valette hoche lĂ©gĂšrement la tĂȘte.
âJe comprends les interrogations.â
Puis :
âMais une licence ne construit pas une identitĂ© de club Ă elle seule.â
Réponse trÚs commentée immédiatement sur les réseaux.
OBJECTIF GARD : âEst-ce que vous vous sentez lĂ©gitime pour entraĂźner un club comme le NĂźmes Olympique ?â
Silence. Adrien prend plusieurs secondes avant de répondre.
âLa lĂ©gitimité⊠dans le football⊠elle se gagne tous les week-ends.â
Puis il ajoute :
âJe ne demande aucun traitement particulier.â
LâĂQUIPE : âLe maintien sera lâobjectif principal ?â
Valette esquisse presque un sourire.
âLe premier objectif sera que CETTE ĂQUIPE RESSEMBLE ENFIN Ă QUELQUE CHOSE DE CLAIR.â
UN JOURNALISTE LOCAL : âVous parlez Ă©normĂ©ment dâidentitĂ© et de territoire. Est-ce que cela signifie plus de place pour les jeunes du centre ?â
Cette fois, Adrien répond immédiatement.
âOui.â
TrĂšs direct.
âSi un jeune du Gard a le niveau, il jouera.â
Puis il poursuit :
âJe refuse quâun club comme NĂźmes tourne le dos Ă son propre territoire.â
La confĂ©rence dure prĂšs dâune heure. Et plus les questions avancent⊠Plus une impression Ă©trange commence Ă sâinstaller dans la salle. Adrien Valette nâa pas cherchĂ© Ă sĂ©duire. Il nâa pas promis de rĂȘve. Il nâa mĂȘme pas essayĂ© de rassurer totalement. Au contraire. IL A PARLĂ DE TRAVAIL, DE CULTURE, DâIDENTITĂ, DE PATIENCE ET SURTOUT DE RECONSTRUCTION. Comme si lui-mĂȘme savait dĂ©jĂ Ă quel point la route allait ĂȘtre difficile.
Lorsque la confĂ©rence se termine enfin, Adrien quitte la salle sous les flashs des photographes avant de traverser seul le couloir menant vers la pelouse des CostiĂšres. Le stade est vide. Silencieux. Et pendant quelques secondes, il reste immobile devant les tribunes. Comme sâil rĂ©alisait enfin pleinement ce qui venait de commencer. Parce quâau fond, tout le monde autour du club le sent dĂ©jĂ : LE PLUS DIFFICILE NE SERA PAS DE MONTER. LE PLUS DIFFICILE SERA DE FAIRE EN SORTE QUE LE NĂMES OLYMPIQUE RESSEMBLE DE NOUVEAU Ă LUI-MĂME.
Le coach va quand mĂȘme devoir rapidement prouver quâil a les Ă©paules pour entraĂźner ce club
Le genre de dĂ©clarations qui va plaire aux supporters. AprĂšs⊠Il faut assurer derriĂšre et avoir les cojones dâaller jusquâau bout de ses idĂ©es!
Câest pas du tout ça, bien au contraire ! Lâhistoire avec Girona Ă©tait trĂšs bien, et trĂšs bien Ă©crite, trĂšs bien prĂ©sentĂ©e car en plus tu maitrises trĂšs bien la prĂ©sentation de tes histoires. Celle-ci dĂ©marre tout aussi bien, bien prĂ©sentĂ©e, les images sont stylĂ©es !
Câest juste que tes chapitres sont trĂšs longs Ă lire, et souvent tu les publies par 2 ou 3 Ă la suite, donc pour quelquâun qui nâest pas assidu ou qui ne va pas tous les jours sur FMS, ça peut faire lourd Ă digĂ©rer
Tout du moins jâimagine. Mais rien Ă voir avec la qualitĂ© du contenu qui, encore une fois, est trĂšs bonne !
Pour en revenir Ă lâhistoire, Adrien (trĂšs joli prĂ©nom au passage je trouve
) aura fort Ă faire dans ce club trĂšs perturbĂ© ! Les supporters totalement dĂ©chirĂ©s avec la direction, qui ne demandent quâĂ retrouver cette « identitĂ© » justement. Avec ses dĂ©clarations, il va ĂȘtre attendu au tournant !
JâespĂšre pour lui quâil aura « le temps » nĂ©cessaire pour mener Ă bien ses idĂ©es.
Attention Ă ce que tu dis, câest motif de ban de ne pas venir chaque jour Ă©gayer le fofo de ta prĂ©sence ![]()
Câest un beau projet pour le club qui se prĂ©sente. Il va a contre courant du foot Français actuel. Il va falloir de la patience mais si la mayonnaise prends ça sera une belle Ă©popĂ©e.
Il nây aura pas de recrue en dehors du centre de formation du-coup ?
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@Rhino Comme tu le dis, je vais devoir rapidement prouver que je suis fait pour ce club ! Que je suis lâhomme dont le NĂźmes Olympique a besoin pour se reconstruire.
@toopil Jâaime bien lâexpression « los cojones », Ă©tant dâorigine espagnole⊠haha ! Et tqt pas, comme dirait un Espagnol : « tengo los cojones bien puestos ».
@CaptainAmericka Ton message atteint mon cĆur ! Tu es lâun de ceux qui mâont donnĂ© envie de continuer depuis le dĂ©but de mon histoire avec Girona⊠Je vais faire attention cette fois-ci Ă ne pas trop enchaĂźner, pour vous laisser le temps de bien lire tous les chapitres !
Jâai beaucoup de travail, mais JE DOIS et JE VEUX voir NĂźmes rĂ©ussir. JE SUIS NĂ Ă NĂMES. Pourtant, je suis madrilĂšne de base (mais faire une histoire avec le Real Madrid⊠jâai lâimpression que ce ne serait pas trĂšs intĂ©ressantâŠ).
@Loac Pas de recrues : uniquement des joueurs dĂ©jĂ prĂ©sents au club ou issus du centre de formation. Ceux qui sont dĂ©jĂ lĂ pourront finir leur carriĂšre au club sâils le souhaitent et sâils ont le niveauâŠ
Le 20 juillet 2024, les CostiĂšres sonnĂšrent creux. Ă peine quelques centaines de supporters avaient pris place dans les tribunes pour assister au premier match dâAdrien Valette sur le banc du NĂźmes Olympique. Le soleil tombait lentement sur la pelouse brĂ»lĂ©e par lâĂ©tĂ© gardois tandis que les joueurs terminaient lâĂ©chauffement dans une ambiance Ă©trange. Il y avait de la curiositĂ©, bien sĂ»r. Mais surtout du doute. Depuis des mois, le club ne vivait plus de frustrations et de promesses non tenues.
Et ce soir-lĂ , face Ă Middlesbrough FC, la rĂ©alitĂ© frappa immĂ©diatement. Les Anglais jouaient plus vite. Plus fort. Plus juste. Chaque pressing nĂźmois semblait arriver avec une seconde de retard. Chaque duel physique tournait Ă lâavantage des visiteurs. Au bout de vingt minutes, les Crocos avaient dĂ©jĂ la tĂȘte sous lâeau. Adrien Valette restait debout devant son banc, les bras croisĂ©s, sans un mot. Il observait tout. Les replacements dĂ©fensifs trop lents. Les distances Ă©normes entre les lignes. Les pertes de balle Ă©vitables. Les regards qui commençaient dĂ©jĂ Ă fuir. Le premier but anglais fit descendre un silence pesant dans les tribunes. Puis un deuxiĂšme. Ă la pause, certains supporters quittaient dĂ©jĂ leur siĂšge pour rejoindre les buvettes, rĂ©signĂ©s. La seconde pĂ©riode fut encore plus douloureuse. Middlesbrough dĂ©roula sans force. NĂźmes souffrait physiquement et mentalement aussi. Quand le quatriĂšme but termina au fond des filets, les CostiĂšres semblaient figĂ©es. 4-0. Une gifle, dans le vestiaire personne ne parlait. Quelques joueurs gardaient la tĂȘte basse. Dâautres fixaient le sol⊠le prĂ©parateur physique tournait nerveusement autour des bouteilles dâeau renversĂ©es.
Adrien Valette finit par prendre la parole.
« Regardez-vous bien. Parce que ce soir, câest notre point de dĂ©part. Soit on accepte ce niveau-lĂ et on finit dans le ventre mou du National⊠soit on travaille comme des animaux pour devenir une Ă©quipe. »
Le ton nâĂ©tait ni agressif ni théùtral. Juste froid.
Quatre jours plus tard, face au Le Puy Foot 43, NĂźmes montra un autre visage. Pas encore maĂźtrisĂ©. Pas encore solide. Mais vivant. Les Crocos pressaient plus haut. RĂ©cupĂ©raient davantage de ballons. Cherchaient immĂ©diatement la verticalitĂ©. Pendant une heure, les intentions furent intĂ©ressantes. Mais dĂšs que lâintensitĂ© baissa, les vieux dĂ©fauts rĂ©apparurent. Des espaces Ă©normes dans le dos des latĂ©raux. Des pertes de balle Ă©vitables. Des erreurs de concentration. Le Puy en profita sans trembler. DĂ©faite 3-2. Au coup de sifflet final, Adrien Valette resta quelques secondes immobile devant son banc avant de rejoindre directement le vestiaire. Deux matchs. Deux dĂ©faites. Et dĂ©jĂ les premiĂšres critiques commençaient Ă apparaĂźtre autour des CostiĂšres. Certains journalistes parlaient dâun football « trop ambitieux » pour le National. Dâautres estimaient que les joueurs nâĂ©taient tout simplement pas capables dâappliquer les idĂ©es du nouveau coach. Mais en interne, le discours restait diffĂ©rent. Parce que malgrĂ© la dĂ©faite, le staff voyait des progrĂšs. Le pressing devenait plus cohĂ©rent. Les transitions plus rapides. Les joueurs commençaient enfin Ă assimiler les principes de jeu. Et surtout, pour la premiĂšre fois depuis longtemps, NĂźmes essayait rĂ©ellement dâimposer quelque chose Ă ses adversaires.
Trois jours plus tard, contre Lyon-La DuchÚre, les progrÚs se confirmÚrent. Victoire 2-1. Le bloc équipe devenait plus compact. Les courses semblaient plus coordonnées. Les lignes restaient enfin proches les unes des autres. Surtout, certains joueurs commençaient à émerger. Le jeune ailier formé au club électrisait les transitions. Le milieu récupérateur couvrait un terrain immense. La charniÚre centrale gagnait peu à peu en agressivité.
à la fin du match, Adrien Valette échangea quelques mots avec son adjoint en regagnant le vestiaire.
« Maintenant ils commencent à comprendre. »
Mais le vĂ©ritable dĂ©clic arriva le 31 juillet. Face au Stade de Reims. Ce soir-lĂ , les CostiĂšres semblaient presque revivre. Un peu plus de monde. Un peu plus de bruit. Un peu plus dâespoir. Et sur le terrain, NĂźmes rĂ©alisa son match le plus abouti depuis trĂšs longtemps. Le pressing Ă©touffa les RĂ©mois dĂšs les premiĂšres minutes. Chaque rĂ©cupĂ©ration projetait immĂ©diatement lâĂ©quipe vers lâavant. Les joueurs couraient ensemble. DĂ©fendaient ensemble. Pour la premiĂšre fois, on distinguait clairement la patte Adrien Valette. Ă la 34e minute, aprĂšs une rĂ©cupĂ©ration haute, NĂźmes ouvrit le score sous une explosion du stade. Les joueurs cĂ©lĂ©brĂšrent ensemble devant les Gladiators. Puis, en seconde pĂ©riode, un contre parfaitement exĂ©cutĂ© permit aux Crocos de faire le break. 2-0. Au coup de sifflet final, les applaudissements descendirent des tribunes avec une sincĂ©ritĂ© presque oubliĂ©e. Et certains joueurs restĂšrent quelques secondes immobiles sur la pelouse. Comme sâils redĂ©couvraient enfin ce que signifiait jouer pour NĂźmes.
La dynamique Ă©tait lancĂ©e. Quelques jours plus tard, Quevilly-Rouen MĂ©tropole fut battu 2-1. Puis ce fut au tour des FC Girondins de Bordeaux de tomber aux CostiĂšres. 2-1. Cette victoire-lĂ nâĂ©tait pas anodine. MĂȘme en National, Bordeaux restait Bordeaux. Un nom. Une histoire. Une pression. Et ce soir-lĂ , NĂźmes regarda enfin un adversaire ambitieux droit dans les yeux. Adrien Valette, lui, commençait discrĂštement Ă dessiner son onze type. Les entraĂźnements devenaient plus compĂ©titifs. Les remplaçants poussaient. Les cadres retrouvaient de lâautoritĂ©. Le vestiaire redevenait vivant.
La fin de la prĂ©-saison termina de souder le groupe. Victoire 3-1 contre CE LâHospitalet. Puis 3-1 face au SO Cholet. Sous la chaleur catalane, les joueurs souffraient ensemble. Couraient ensemble. Progressaient ensemble.
Adrien Valette rĂ©pĂ©tait inlassablement la mĂȘme phrase :
« Une équipe qui ne court pas ensemble finit toujours par exploser. »
Et progressivement, le groupe adhĂ©ra totalement Ă sa mĂ©thode. MĂȘme les plus sceptiques.
Le dernier match de prĂ©paration, contre CD Lugo, fut diffĂ©rent. Moins spectaculaire. Plus fermĂ©. Plus fatiguĂ© aussi. Victoire 1-0. Les jambes Ă©taient lourdes. Les courses moins explosives. Les organismes marquĂ©s par des semaines de travail intense. Mais Adrien Valette semblait satisfait. Parce quâil voyait enfin une Ă©quipe capable de souffrir sans rompre. Une Ă©quipe disciplinĂ©e. Compacte. Solidaire. Une Ă©quipe de National.
Le vestiaire Ă©tait silencieux. Les joueurs terminaient de retirer leurs protĂšge-tibias pendant que les kinĂ©s rangeaient le matĂ©riel dans un coin de la piĂšce. Lâodeur du camphre et de lâherbe humide flottait encore dans lâair aprĂšs la courte victoire contre CD Lugo. Adrien Valette attendit quelques secondes avant de prendre la parole.
Debout au centre du vestiaire, les mains dans les poches de son survĂȘtement noir, il balaya lentement la piĂšce du regard.
« Quand on a repris il y a un mois⊠personne ne croyait en nous. »
Le silence resta total.
« Personne Ă lâextĂ©rieur. Et honnĂȘtement⊠peut-ĂȘtre mĂȘme pas certains ici. »
Quelques joueurs baissÚrent légÚrement les yeux.
« Le premier match contre Middlesbrough nous a fait mal. TrĂšs mal. Et câĂ©tait nĂ©cessaire. Parce quâon a compris ce jour-lĂ quâon nâĂ©tait pas une Ă©quipe. On Ă©tait juste un groupe de joueurs avec un maillot sur le dos. »
Valette marqua une pause.
« Mais depuis⊠vous avez bossé. Vraiment bossé. »
Il désigna plusieurs joueurs du regard.
« Vous avez accepté les efforts. Les séances difficiles. Les critiques. Les remises en question. Et surtout⊠vous avez commencé à courir les uns pour les autres. »
Le coach sâavança lentement dans le vestiaire.
« Aujourdâhui, on nâest pas parfaits. On fera encore des erreurs. On perdra encore des matchs. Mais maintenant, je vois une Ă©quipe. Une vraie. »
Quelques tĂȘtes acquiescĂšrent discrĂštement.
« Le plus important, ce nâest pas les matchs amicaux quâon a gagnĂ©s. Ce nâest pas Bordeaux. Ce nâest pas Reims. Le plus important, câest que les gens recommencent doucement Ă respecter le NĂźmes Olympique. »
Le ton monta légÚrement.
« Et ça⊠ça doit devenir notre obsession. »
Adrien Valette pointa alors le blason du club sur le mur du vestiaire.
« Ce club a trop souffert ces derniĂšres annĂ©es. Trop de honte. Trop dâexcuses. Trop de rĂ©signation. »
Puis il fixa ses joueurs un Ă un.
« Cette saison, on ne promet rien. On ne parle pas de montĂ©e. On ne parle pas de rĂȘve. On parle de travail. DâintensitĂ©. De discipline. »
Sa voix devint presque froide.
« Mais je vous promets une chose : si on garde cet Ă©tat dâesprit⊠personne nâaura envie de nous affronter. »
Un léger silence suivit. Puis Valette conclut simplement :
« Reposez-vous demain. Parce quâaprĂšs-demain⊠le vrai football commence. »

Ce onze type qui se dĂ©gage de la prĂ©-saison raconte beaucoup de choses sur les idĂ©es dâAdrien Valette. Dâabord, il y a une vraie identitĂ© forte. Ce 3-4-3 nâest pas une simple adaptation tactique : câest une dĂ©claration dâintention. Valette veut une Ă©quipe agressive, capable de presser haut, dâĂ©touffer lâadversaire et de se projeter trĂšs vite vers lâavant.
Le choix de deux pistons extrĂȘmement offensifs comme Sy et Villeneuve montre clairement cette volontĂ© dâĂ©tirer le jeu et dâapporter constamment du danger sur les cĂŽtĂ©s. Leur activitĂ© a souvent donnĂ© le ton pendant les matchs amicaux.
DerriĂšre, la dĂ©fense Ă trois apporte un Ă©quilibre intĂ©ressant. Guessoum, placĂ© en libĂ©ro, devient le vĂ©ritable patron de la relance, pendant que Mendy et SĂ©ance sĂ©curisent les espaces et agressent rapidement les porteurs adverses. Cette ligne dĂ©fensive reflĂšte parfaitement lâidĂ©e dâun bloc compact mais capable de dĂ©fendre en avançant.
Au milieu, lâassociation LaurensâDelpech semble ĂȘtre devenue le cĆur du projet. Laurens apporte le volume de course, les projections et la crĂ©ativitĂ© entre les lignes, tandis que Delpech Ă©quilibre lâĂ©quipe avec un rĂŽle plus discret mais essentiel dans les transitions et la premiĂšre relance.
Et devant, le trio Wade â Mvondo â Salles symbolise parfaitement le football que cherche Adrien Valette : de la vitesse, de lâintensitĂ© et de la verticalitĂ©.
Wade et Salles attaquent constamment les espaces, tandis que Mvondo sert de point de fixation et de finisseur dans la surface.
Ce qui ressort surtout de cette prĂ©-saison, ce nâest pas seulement la qualitĂ© individuelle de ce onze. Câest la cohĂ©rence collective qui commence Ă apparaĂźtre. Pour la premiĂšre fois depuis longtemps, le NĂźmes Olympique semble avoir une direction claire. Une Ă©quipe jeune. AthlĂ©tique. Agressive. Une Ă©quipe Ă lâimage de son entraĂźneur.
La salle de confĂ©rence des CostiĂšres Ă©tait pleine. Pour la premiĂšre fois depuis longtemps, une forme de curiositĂ© entourait de nouveau le NĂźmes Olympique. Adrien Valette sâinstalla face aux journalistes avec une bouteille dâeau devant lui. Costume sombre. Regard calme.
Le responsable communication lança la conférence.
« PremiÚre question pour Adrien. »
Un journaliste de Midi Libre prit immédiatement la parole.
« Adrien, aprĂšs cette prĂ©-saison plutĂŽt rĂ©ussie, est-ce que lâobjectif du club a changĂ© ? »
Valette esquissa un léger sourire.
« Non. Une prĂ©-saison reste une prĂ©-saison. On a vu des choses intĂ©ressantes, mais le National est un championnat extrĂȘmement difficile. On garde beaucoup dâhumilitĂ©. »
« Pourtant vous battez Reims et Bordeaux. Ăa envoie forcĂ©ment un message ? »
« Ăa montre surtout quâon progresse. Mais les matchs amicaux ne donnent aucun point au classement. Ce qui mâintĂ©resse maintenant, câest notre capacitĂ© Ă rĂ©pĂ©ter les efforts chaque semaine. »
Un autre journaliste enchaĂźna.
« Quel sera le visage du Nßmes Olympique cette saison ? »
Adrien Valette prit quelques secondes avant de répondre.
« Une équipe agressive. Une équipe disciplinée. Une équipe qui joue avec du courage. Je veux que les supporters reconnaissent leur club quand ils regardent les matchs. »
« Vous semblez avoir remis une vraie intensité dans cette équipe⊠»
« Dans ce championnat, si vous ne courez pas, vous ĂȘtes morts. Le talent ne suffit pas en National. LâĂ©tat dâesprit est fondamental. »
Au fond de la salle, un journaliste parisien lança alors :
« Certains observateurs vous voient dĂ©jĂ comme un outsider pour la montĂ©e. Ăa vous fait sourire ? »
Valette secoua lĂ©gĂšrement la tĂȘte.
« Franchement ? Non. Parce quâon nâa encore rien fait. Ce groupe revient de loin. On doit dâabord retrouver de la stabilitĂ©. AprĂšs, on verra jusquâoĂč on peut aller. »
« Vous sentez tout de mĂȘme un regain dâenthousiasme autour du club ? »
Cette fois, le coach nĂźmois sourit franchement.
« Oui. Et câest probablement la meilleure nouvelle de cette prĂ©-saison. »
Il regarda briĂšvement autour de lui avant de poursuivre.
« Quand les CostiĂšres recommencent Ă vibrer, mĂȘme un peu⊠ça change tout pour les joueurs. »
DerniĂšre question.
« Adrien, personnellement, vous ĂȘtes prĂȘt pour cette premiĂšre saison comme entraĂźneur principal ? »
Le jeune coach croisa les mains avant de répondre calmement :
« HonnĂȘtement⊠je crois quâon nâest jamais totalement prĂȘt. Mais je suis convaincu dâune chose : je donnerai absolument tout pour ce club. »
Quelques secondes plus tard, les flashs des photographes illuminĂšrent encore la salle pendant quâAdrien Valette quittait lentement lâestrade.
Jâai le droit de tâinsulter pour lâimage ?
Nan je vais me retenir mais bordel quâelle est belle !
Faudra que tu me dise comment tu fais ![]()
Une prĂ©-saison qui monte crescendo et un groupe qui devient une Ă©quipe ! Câest trĂšs bon tout ça, pour le dĂ©but du championnat !
Le coach met ses idées en place petit à petit et les joueurs vont redécouvrir le football !
DĂ©solĂ©, jâai fait bengali premiĂšre langue ![]()
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@Loac merci ! je vais faire un épisode prochainement sur les « jeunes ». Et bien évidemment, on va profiter pour développer des jeunes.
@CaptainAmericka insulte moi ! je comprends tout Ă fait ! Comme tu dis la prĂ©-saison qui monte crescendo⊠mais je tâavoue jâai eu peur au dĂ©butâŠ
@toopil ah ! ça veut tout simplement dire que je nâai peur de rien, que jâassume mon posteâŠ
LâĂ©tĂ© touchait doucement Ă sa fin dans le Gard, mais autour des CostiĂšres, personne ne savait encore vraiment ce quâĂ©tait devenu le NĂźmes Olympique. La prĂ©-saison avait redonnĂ© un peu dâespoir. Un peu de vie. Mais dans ce club, les supporters avaient appris Ă se mĂ©fier des illusions. Pendant des annĂ©es, ils avaient entendu les mĂȘmes promesses.
« Reconstruction. »
« Nouveau projet. »
« Ambition. »
Puis venaient les défaites. Le vide. La honte. Adrien Valette le savait parfaitement.
Et avant le premier match de championnat, dans le vestiaire silencieux du stade Fred-Aubert de Saint-Brieuc, le jeune entraĂźneur regarda longuement ses joueurs avant de parler.
« Ăcoutez-moi bien. Le National ne respecte personne. Ni les noms. Ni les histoires. Ni les budgets. Si vous pensez que porter le maillot de NĂźmes suffit pour gagner des matchs⊠vous allez mourir dans ce championnat. »
Personne ne bougeait.
« Aujourdâhui, je veux voir onze joueurs capables de souffrir ensemble. Pas onze joueurs qui attendent quâun autre fasse les efforts Ă leur place. »
Il pointa ensuite Paul Wade du doigt.
« Toi, quand tu perds le ballon, tu sprintes. Immédiatement. »
Puis Delpech.
« Toi, tu diriges le pressing. Je veux tâentendre pendant quatre-vingt-dix minutes. »
Enfin, il termina en fixant tout le groupe.
« On ne gagnera peut-ĂȘtre pas aujourdâhui. Mais une chose est certaine : ils devront sortir du terrain en comprenant que NĂźmes est redevenu un enfer Ă jouer. »
Le match contre Stade Briochin fut exactement ce que Valette craignait. Un match sale, physique et dĂ©sordonnĂ©. Le genre de rencontre oĂč chaque duel ressemble Ă une bagarre. TrĂšs vite, les Bretons imposĂšrent leur impact athlĂ©tique. NĂźmes eut du mal Ă sortir proprement le ballon, et Vargas ouvrit le score aprĂšs seulement quelques minutes.
Sur le banc, Adrien Valette hurlait déjà .
« Plus vite ! Plus vite à la perte ! »
Les Crocos rĂ©agirent pourtant grĂące Ă Rafiki SaĂŻd, opportuniste dans la surface aprĂšs une rĂ©cupĂ©ration haute de Laurens. 1-1. Mais chaque fois que NĂźmes semblait revenir, Saint-Brieuc frappait de nouveau. Et malgrĂ© lâĂ©galisation de Doukansy Ă la 47e minute, les NĂźmois finirent par craquer dans le temps additionnel. 93e minute. Dernier ballon. Dernier duel perdu. 3-2.
Dans le vestiaire, plusieurs joueurs frappĂšrent de frustration contre les casiers.
Adrien Valette, lui, resta calme. Trop calme.
« Regardez-moi. »
Le silence tomba immédiatement.
« Vous savez ce que je vois ? Une Ă©quipe qui commence Ă vivre. Avant, aprĂšs un coup comme ça, ce vestiaire aurait Ă©tĂ© mort. Aujourdâhui vous ĂȘtes en colĂšre. Et ça⊠ça veut dire quâon avance. »
Il marqua une pause.
« Mais maintenant, il va falloir apprendre à tuer les matchs. »
La semaine suivante, les CostiĂšres retrouvĂšrent enfin une ambiance digne de ce nom pour la rĂ©ception du FC Villefranche-Beaujolais. Les Gladiators avaient dĂ©ployĂ© une immense bĂąche : âFaites revivre ce club.â Le message Ă©tait clair. Et cette fois, NĂźmes rĂ©pondit prĂ©sent. Le pressing Ă©touffa rapidement Villefranche. Delpech orientait parfaitement le jeu. Sy et Villeneuve dĂ©voraient leurs couloirs. Juste avant la pause, Rafiki SaĂŻd ouvrit le score dans une explosion des CostiĂšres. Adrien Valette serra les poings devant son banc. Pas de cĂ©lĂ©bration excessive. Juste un regard. Un regard de soulagement. Puis, dans le temps additionnel, Delpech conclut dĂ©finitivement la rencontre. 2-0. PremiĂšre victoire.
AprĂšs le match, un journaliste demanda au coach nĂźmois :
« Adrien, est-ce que ce soir marque réellement le début du projet ? »
Valette répondit immédiatement :
« Non. Ce soir marque simplement le dĂ©but des exigences. Maintenant, il faut ĂȘtre capables de refaire ça tous les week-ends. »
Le dĂ©placement Ă US Saint-Malo confirma ensuite une chose importante : NĂźmes avait changĂ© mentalement. Sous une pluie battante, les Crocos souffrirent Ă©normĂ©ment. Les duels Ă©taient violents. Le terrain presque impraticable. Quand Saint-Malo ouvrit le score, beaucoup sâattendaient Ă voir NĂźmes exploser. Lâancienne version du club aurait probablement sombrĂ©. Pas celle-ci. Ă la 60e minute, Villeneuve surgit au second poteau pour Ă©galiser.
Adrien Valette bondit immédiatement devant son banc.
« VoilĂ ! VoilĂ ce quâon veut ! Continuez ! »
Le match se termina sur un nul. Un simple point. Mais en interne, le staff savait quâil valait beaucoup plus.
Puis arriva Bordeaux. Et avec Bordeaux, les CostiĂšres retrouvĂšrent une atmosphĂšre quâelles nâavaient plus connue depuis des annĂ©es. Plus de 10 000 personnes. Des fumigĂšnes. Des chants pendant lâĂ©chauffement. MĂȘme les joueurs semblaient impressionnĂ©s.
Dans le tunnel, Adrien Valette sâapprocha alors de son capitaine.
« Tu entends ça ? »
Formose Mendy hocha la tĂȘte.
« Ils sont revenus pour nous. Maintenant, à nous de leur rendre quelque chose. »
Le match fut intense. Tendu. FermĂ©. NĂźmes pressait. Bordeaux rĂ©pondait dans les duels. Chaque ballon ressemblait Ă une bataille. Lorsque Depussay fut expulsĂ© Ă la 52e minute, les CostiĂšres poussĂšrent comme jamais. Mais le score ne bougea pas. 0-0. Et pourtant, au coup de sifflet final, les supporters applaudirent longuement leurs joueurs. Parce quâils venaient enfin de reconnaĂźtre leur Ă©quipe.
Quelques jours plus tard, la dĂ©faite Ă Valenciennes FC rappela nĂ©anmoins toute la difficultĂ© du championnat. NĂźmes manqua de maĂźtrise. DâefficacitĂ©. De maturitĂ©. Dans le vestiaire, Adrien Valette fut beaucoup plus dur quâĂ lâhabitude.
« Vous voulez savoir la diffĂ©rence entre une bonne Ă©quipe et une grande Ă©quipe ? Une grande Ă©quipe est capable dâĂȘtre exigeante mĂȘme quand tout va bien. »
Il tapa alors violemment du doigt sur le tableau tactique.
« Aujourdâhui, on a jouĂ© par sĂ©quences. En National, ça ne pardonne jamais. »
La rĂ©ponse arriva immĂ©diatement. Victoire 1-0 contre Le Mans FC. Puis surtout, Ă©norme performance Ă lâextĂ©rieur contre US Boulogne CĂŽte dâOpale. 3-0. Probablement le match le plus maĂźtrisĂ© du dĂ©but de saison. Delpech transforma son penalty avec un calme impressionnant. DoucourĂ© fit le break. Puis Paul Wade termina le travail aprĂšs une transition Ă©clair initiĂ©e par Laurens. Sur le banc, Adrien Valette Ă©changea un regard avec son adjoint. Pas un sourire. Mais presque. Parce quâils savaient tous les deux ce qui Ă©tait en train de naĂźtre.
AprĂšs deux mois de championnat, le constat devenait impossible Ă ignorer. Le NĂźmes Olympique nâĂ©tait plus cette Ă©quipe fragile et rĂ©signĂ©e des saisons prĂ©cĂ©dentes. Les CostiĂšres recommençaient Ă vibrer. Les joueurs couraient les uns pour les autres. Les supporters retrouvaient de la fiertĂ©. Bien sĂ»r, tout restait imparfait. Cette Ă©quipe Ă©tait encore jeune. Parfois naĂŻve. Souvent excessive dans son pressing. Mais dĂ©sormais, partout dans le National, une certitude commençait Ă Ă©merger : Adrien Valette avait rĂ©veillĂ© quelque chose Ă NĂźmes. Et personne ne savait encore jusquâoĂč cela pourrait aller.
| Pos | Ăquipe | J | V | N | D | BP | BC | Diff | Pts | Forme |
| 1 | 9 | 7 | 2 | 0 | 25 | 7 | +18 | 23 | ||
| 2 | 9 | 7 | 1 | 1 | 20 | 9 | +11 | 22 | ||
| 3 | 9 | 5 | 3 | 1 | 18 | 10 | +8 | 18 | ||
| 4 | 9 | 5 | 2 | 2 | 20 | 14 | +6 | 17 | ||
| 5 | 9 | 5 | 1 | 3 | 16 | 10 | +6 | 16 | ||
| 6 | 9 | 4 | 2 | 3 | 15 | 13 | +2 | 14 | ||
| 7 | 9 | 4 | 1 | 4 | 18 | 19 | -1 | 13 | ||
| 8 | 9 | 3 | 3 | 3 | 15 | 13 | +2 | 12 | ||
| 9 | 9 | 3 | 3 | 3 | 11 | 13 | -2 | 12 | ||
| 10 | 9 | 4 | 0 | 5 | 18 | 23 | -5 | 12 | ||
| 11 | 9 | 3 | 1 | 5 | 13 | 15 | -2 | 10 | ||
| 12 | 9 | 3 | 1 | 5 | 5 | 16 | -11 | 10 | ||
| 13 | 9 | 2 | 3 | 4 | 13 | 17 | -4 | 9 | ||
| 14 | 9 | 2 | 3 | 4 | 18 | 24 | -6 | 9 | ||
| 15 | 9 | 2 | 1 | 6 | 13 | 22 | -9 | 7 | ||
| 16 | 9 | 2 | 1 | 6 | 11 | 22 | -11 | 7 | ||
| 17 | 9 | 1 | 2 | 6 | 8 | 21 | -13 | 5 | ||
| 18 | 9 | 1 | 1 | 7 | 15 | 24 | -9 | 4 |
| Journée | Rencontre | Score | Buteurs Nßmois |
| J1 | Stade Briochin vs NĂźmes Olympique | 3-2 | R. SaĂŻd (33â), B. Doukansy (47â) |
| J2 | NĂźmes Olympique vs FC Villefranche-Beaujolais | 2-0 | R. SaĂŻd (44â), L. Delpech (90+3â) |
| J3 | US Saint-Malo vs NĂźmes Olympique | 1-1 | D. Villeneuve (60â) |
| J4 | NĂźmes Olympique vs FC Girondins de Bordeaux | 0-0 | â |
| J5 | Valenciennes FC vs NĂźmes Olympique | 2-0 | â |
| J6 | NĂźmes Olympique vs Le Mans FC | 1-0 | B. Doukansy (45+1â) |
| J7 | Quevilly-Rouen MĂ©tropole vs NĂźmes Olympique | 3-2 | R. SaĂŻd (22â), P. Wade (75â) |
| J8 | NĂźmes Olympique vs Chamois Niortais FC | 2-0 | P. Wade (72â), H. SbaĂŻ CSC (82â) |
| J9 | US Boulogne CĂŽte dâOpale vs NĂźmes Olympique | 0-3 | L. Delpech (pen. 30â), M. DoucourĂ© (45â), P. Wade (50â) |
Les résultats sont trop irréguliers pour le moment
LâĂ©quipe a lâair pĂ©nible a affrontĂ©, le dĂ©but est encourageant. Il faut encore rĂ©gler deux trois dĂ©tails pour gagner en rĂ©gularitĂ© mais ça le fera avec le temps.
Il y a déjà des joueurs qui sortent du lot et les résultats sont pour moi plutÎt bons. On est sur un nouveau livre, une nouvelle histoire, il faut du temps pour que ça prenne et surtout que ça tienne !
Le NO a le temps avant de tutoyer les sommets. Ne pas se brûler les ailes trop vite.
Je lâavais oubliĂ©, lui
Il nâĂ©tait pas mauvais, ce bougre!
Réponses aux commentaires
@Rhino les deux premiers mois ont Ă©tĂ© compliquĂ©s. Mais lĂ , ça va un peu mieuxâŠ
@Loac câest lâobjectif. Je veux que mon Ă©quipe soit pĂ©nible, trĂšs pĂ©nible a affrontĂ©. Et je crois quâon a rĂ©gler les deux trois dĂ©tails, tu penses pas ?
@CaptainAmericka je suis tout Ă fait dâaccord avec ce que tu dis. Il faut du temps !
@toopil trĂšs bon⊠mais je ne sais pas sâil va tenir longtempsâŠ

Lâautomne sâinstallait doucement sur NĂźmes. Le soleil Ă©crasant du mois dâaoĂ»t avait laissĂ© place Ă des soirĂ©es plus fraĂźches, mais autour des CostiĂšres, la tempĂ©rature ne cessait de monter. AprĂšs quinze journĂ©es de championnat, quelque chose avait changĂ©. Les supporters revenaient. Les tribunes se remplissaient. Les chants rĂ©sonnaient de nouveau. Et surtout, le NĂźmes Olympique commençait Ă faire parler de lui partout dans le championnat. Pourtant, Adrien Valette refusait toujours de regarder le classement. Chaque semaine, il rĂ©pĂ©tait la mĂȘme chose. « Le classement est un miroir dĂ©formant. Il rĂ©compense aujourdâhui et punit demain. Ce qui mâintĂ©resse, câest notre progression. » Mais mĂȘme lui ne pouvait ignorer que son Ă©quipe Ă©tait en train de grandir.
Le 5 octobre, les CostiĂšres accueillaient lâun des gĂ©ants du championnat. Le FC Sochaux⊠pour beaucoup dâobservateurs, ce match allait permettre de mesurer la vĂ©ritable valeur des Crocos. AprĂšs seulement huit minutes, Gauthier Laurens fit exploser le stade. Une rĂ©cupĂ©ration haute, trois passes, une frappe⊠1 - 0. Les supporters exultaient. Le banc nĂźmois Ă©galement : « Continuez ! Continuez ! On ne recule pas ! » hurlait Adrien Valette. Pendant prĂšs dâune heure, NĂźmes rivalisa avec lâun des effectifs les plus complets du championnat. Mais les grandes Ă©quipes savent patienter. Dossou Ă©galisa Ă la 52e minute. Puis, alors que tout le monde semblait accepter le partage des points, Mayenda surgit dans le temps additionnel⊠90â+1. Les CostiĂšres se figĂšrent. DĂ©faite 2-1.
En confĂ©rence de presse, le coach nĂźmois resta fidĂšle Ă lui-mĂȘmeâŠ
« Je suis déçu du rĂ©sultat. Pas de lâattitude. Aujourdâhui, nous avons montrĂ© que nous pouvions rivaliser avec nâimporte qui. »
Deux semaines plus tard, les Crocos rĂ©pondirent de la meilleure des maniĂšres. Et quelle rĂ©ponse. Sur la pelouse de FC Fleury 91, NĂźmes rĂ©alisa probablement sa prestation offensive la plus spectaculaire depuis lâarrivĂ©e dâAdrien Valette. Mbina ouvrit rapidement le score. Puis DoucourĂ© fit le break. Les Franciliens revinrent pourtant Ă hauteur avant la pause. Mais contrairement aux saisons prĂ©cĂ©dentes, cette Ă©quipe nĂźmoise ne paniquait plus. Jamais. OrphĂ© Mbina sâoffrit un doublĂ©. Rafiki SaĂŻd marqua Ă son tour. Et MaĂ«l de Gevigney termina le travail dans le temps additionnel. 5-2. Une vĂ©ritable dĂ©monstration. Dans le vestiaire, les chants rĂ©sonnaient encore lorsquâAdrien Valette prit la parole : « Vous voyez ? Quand vous jouez avec confiance, vous ĂȘtes capables de faire trĂšs mal. »
Pour la premiÚre fois, certains consultants évoquaient le podium. Le coach, lui, balaya rapidement le sujet.
« Le classement en octobre ne sert quâĂ faire plaisir aux journalistes. »
Entre deux journĂ©es de championnat, la Coupe de France faisait son apparition. Direction lâAlsace. Face Ă lâAS Illzach-Modenheim, les Crocos Ă©taient favoris. Encore fallait-il lâassumer. AprĂšs une demi-heure sĂ©rieuse mais peu spectaculaire, Laurens dĂ©bloqua la situation. Mvondo doubla rapidement la mise. Puis Delpech et Salles terminĂšrent le travail. Victoire 4 - 1. Qualification logique.
AprÚs le match, Adrien Valette insista surtout sur le sérieux affiché par son équipe.
« La Coupe devient dangereuse lorsquâon croit que le maillot suffit Ă gagner. Aujourdâhui, nous avons respectĂ© notre adversaire. »
Le 2 novembre. Les CostiĂšres. PrĂšs de 11 000 spectateurs. Une ambiance Ă©lectrique. Face au Red Star FC, les Crocos avaient rendez-vous avec un concurrent direct. TrĂšs vite, David Mvondo transforma le stade en volcan. 18e minute. 2-0. 23e minute. 3-1. Les tribunes chaviraient. Mais le Red Star revint progressivement. 3-1. Puis 3-2. Le doute sâinstallait. Autrefois, NĂźmes aurait probablement craquĂ©. Pas cette Ă©quipe. Pas ce soir. 3 - 2. Explosion de joie. Au coup de sifflet final, les joueurs allĂšrent immĂ©diatement cĂ©lĂ©brer avec les Gladiators.
En conférence de presse, Adrien Valette semblait particuliÚrement fier.
« Ce soir, jâai vu une Ă©quipe qui refuse de mourir. »
CâĂ©tait exactement le genre de match qui piĂšge les Ă©quipes ambitieuses. Une semaine aprĂšs lâeuphorie. Une semaine avant un dĂ©placement compliquĂ©. Et le piĂšge se referma rapidement. AprĂšs seulement quatre minutes, Avranches ouvrit le score. Les Crocos rĂ©agirent grĂące Ă DoucourĂ©. Puis dominĂšrent. Longtemps. TrĂšs longtemps. Sans jamais trouver la faille. 1 - 1. Deux points envolĂ©s.
Cette fois, Adrien Valette se montra beaucoup moins conciliant.
« Aujourdâhui, nous avons jouĂ© comme une Ă©quipe qui pensait gagner avant mĂȘme le coup dâenvoi. »
Une déclaration qui fit réagir.
Direction la Corse. Face Ă lâAFA, les Crocos ne laissĂšrent aucune place au suspense. MaĂ«l de Gevigney ouvrit le score dĂšs la deuxiĂšme minute. Mvondo continua sa sĂ©rie. Puis Yann Salles et DoucourĂ© vinrent conclure la soirĂ©e. 4 - 0. Qualification. Mission accomplie. Dans lâavion du retour, les joueurs parlaient dĂ©jĂ du prochain tirage. La Coupe de France commençait Ă faire rĂȘver.
Quelques jours plus tard, les Crocos se rendaient chez US Concarneau. Lâun des dĂ©placements les plus compliquĂ©s du championnat. Pourtant, NĂźmes livra probablement son match le plus mature de la saison. Mvondo ouvrit le score. Un but contre son camp de Paro permit ensuite aux Crocos de prendre le large. Mbina ajouta son nom Ă la liste des buteurs. Puis de Gevigney conclut dĂ©finitivement la rencontre. 4 - 2. NĂźmes impressionnait dĂ©sormais toute la division.
Pour la premiÚre fois, plusieurs médias nationaux commencÚrent à parler du « phénomÚne Valette ».
Le 30 novembre. Dernier match avant lâhiver. Dernier rendez-vous de ce bloc exceptionnel. Et une nouvelle fois, David Mvondo frappa trĂšs tĂŽt. 2e minute. 1 - 0. Puis 53e minute. 2 - 0. Le jeune attaquant devenait lâun des visages de cette renaissance nĂźmoise. OrlĂ©ans rĂ©duisit lâĂ©cart Ă la 88e minute. Les derniĂšres minutes furent tendues. TrĂšs tendues. Mais cette fois, les Crocos ne craquĂšrent pas. Ils avaient appris. Ils avaient grandi.
La phrase dâAdrien Valette Ă la fin du mois de novembre⊠En confĂ©rence de presse, un journaliste lui demanda si NĂźmes pouvait dĂ©sormais viser la montĂ©e. Le jeune entraĂźneur sourit avant de rĂ©pondre :
« En aoĂ»t, on me demandait si nous allions nous maintenir. Aujourdâhui, on me parle de montĂ©e. Ăa montre simplement le chemin parcouru. Mais le plus dur commence maintenant. Les Ă©quipes nous respectent. Elles nous attendent. Ă nous de prouver que nous mĂ©ritons notre place lĂ -haut. »
| Pos | Ăquipe | J | V | N | D | BP | BC | Diff | Pts |
| 1 | 15 | 11 | 2 | 2 | 35 | 16 | +19 | 35 | |
| 2 | 15 | 9 | 5 | 1 | 36 | 13 | +23 | 32 | |
| 3 | 15 | 10 | 2 | 3 | 24 | 13 | +11 | 32 | |
| 4 | 15 | 9 | 4 | 2 | 32 | 15 | +17 | 31 | |
| 5 | 15 | 8 | 3 | 4 | 29 | 19 | +10 | 27 | |
| 6 | 15 | 8 | 2 | 5 | 27 | 21 | +6 | 26 | |
| 7 | 15 | 6 | 5 | 4 | 19 | 19 | 0 | 23 | |
| 8 | 15 | 6 | 4 | 5 | 19 | 17 | +2 | 22 | |
| 9 | 15 | 6 | 2 | 7 | 25 | 34 | -9 | 20 | |
| 10 | 15 | 5 | 4 | 6 | 18 | 23 | -5 | 19 | |
| 11 | 15 | 5 | 3 | 7 | 26 | 32 | -6 | 18 | |
| 12 | 15 | 4 | 4 | 7 | 26 | 31 | -5 | 16 | |
| 13 | 15 | 4 | 3 | 8 | 13 | 25 | -12 | 15 | |
| 14 | 15 | 3 | 6 | 6 | 19 | 20 | -1 | 15 | |
| 15 | 15 | 4 | 3 | 8 | 21 | 32 | -11 | 15 | |
| 16 | 15 | 3 | 3 | 9 | 21 | 27 | -6 | 12 | |
| 17 | 15 | 1 | 5 | 9 | 16 | 30 | -14 | 8 | |
| 18 | 15 | 2 | 2 | 11 | 21 | 40 | -19 | 8 |
| Journée / Compétition | Rencontre | Score | Buteurs Nßmois |
| J10 â National | NĂźmes Olympique vs Sochaux | 1 - 2 | G. Laurens (8â) |
| J11 â National | FC Fleury 91 vs NĂźmes Olympique | 2 - 5 | O. Mbina (16â, 59â), M. DoucourĂ© (43â), R. SaĂŻd (78â), M. de Gevigney (90+4â) |
| 6e Tour â Coupe de France | AS Illzach-Modenheim vs NĂźmes Olympique | 1 - 4 | G. Laurens (34â), D. Mvondo (43â), L. Delpech (55â), Y. Salles (85â) |
| J12 â National | NĂźmes Olympique vs Red Star FC | 3 - 2 | Y. Salles (15â), D. Mvondo (18â, 23â) |
| J13 â National | NĂźmes Olympique vs US Avranches | 1 - 1 | M. DoucourĂ© (14â) |
| 7e Tour â Coupe de France | AFA vs NĂźmes Olympique | 0 - 4 | M. de Gevigney (2â), D. Mvondo (45+1â), Y. Salles (51â), M. DoucourĂ© (sp 53â) |
| J14 â National | Concarneau vs NĂźmes Olympique | 2 - 4 | M. DoucourĂ© (20â), I. Paro (CSC 45â), O. Mbina (84â), M. de Gevigney (90â) |
| J15 â National | NĂźmes Olympique vs US OrlĂ©ans | 2 - 1 | D. Mvondo (2â, 53â) |
Le podium nâest pas si loin
Magnifique cette forme
Pour lâinstant ça ne fait gagner quâune place, mais avec une telle dynamique, câest assurĂ©ment la Ligue 2 en mai prochain ![]()
Réponses aux commentaires
@Rhino tu as raison⊠mais sera-t-il accessible pour mes petits crocos ?
@Loozar merci ! jâespĂšre !
@Loac voici un premier nom qui ressort du centre de formation.

Le 24 aoĂ»t 2007, Ă LĂ©zignan-CorbiĂšres, dans lâAude, naĂźt un garçon dont personne nâimagine encore quâil pourrait un jour porter les espoirs dâun club historique du football français. Son nom : David Mvondo. Fils dâune famille dâorigine camerounaise, le jeune David grandit entre deux cultures. Français par sa naissance, Camerounais par ses racines, il dĂ©veloppe trĂšs tĂŽt une passion presque obsessionnelle pour le football.
Contrairement Ă beaucoup dâenfants de son Ăąge, David nâest pas celui qui rĂ©clame constamment le ballon ou cherche Ă attirer lâattention. Il observe. Il apprend. Il travaille. DĂ©jĂ , quelque chose le distingue : UNE PATIENCE RARE, UNE CAPACITĂ NATURELLE Ă SENTIR OĂ LE BALLON VA TOMBER AVANT TOUT LE MONDE. LĂ oĂč certains attaquants cherchent Ă crĂ©er les occasions, lui semble avoir UN DON POUR APPARAĂTRE EXACTEMENT AU BON ENDROIT AU BON MOMENT. UN VĂRITABLE RENARD DES SURFACES.
Au fil des annĂ©es, sa progression reste discrĂšte mais constante. JAMAIS CONSIDĂRĂ COMME UN PHĂNOMĂNE GĂNĂRATIONNEL, JAMAIS PRĂSENTĂ COMME UNE FUTURE STAR, câest simplement un jeune joueur qui avance grĂące Ă son sĂ©rieux et Ă sa capacitĂ© de travail. Ceux qui lâont cĂŽtoyĂ© dans les catĂ©gories de jeunes dĂ©crivent un garçon poli, respectueux et extrĂȘmement rĂ©ceptif aux conseils. Mais aussi un joueur parfois difficile Ă comprendre. Car malgrĂ© son talent Ă©vident, DAVID SEMBLE PARFOIS MANQUER DâAMBITION. Comme si le football Ă©tait pour lui une passion immense, mais pas encore une obsession. Un paradoxe qui intrigue ses Ă©ducateurs : COMMENT UN JOUEUR CAPABLE DE TELLES PERFORMANCES PEUT-IL PARFOIS SEMBLER AUSSI DĂTACHĂ DE SON PROPRE POTENTIEL ? La question reste ouverte, et elle accompagnera longtemps le dĂ©but de sa carriĂšre.
LE TOURNANT DE LâĂTĂ 2024
Ă lâĂ©tĂ© 2024, tout sâaccĂ©lĂšre. Le NĂźmes Olympique traverse alors lâune des pĂ©riodes les plus compliquĂ©es de son histoire rĂ©cente. Le club cherche Ă se reconstruire, Ă retrouver une identitĂ©, Ă relancer un projet sportif crĂ©dible. Dans ce contexte apparaĂźt un nouvel entraĂźneur : Adrien Valette. Jeune. Ambitieux. Exigeant.
DĂšs les premiĂšres semaines de prĂ©paration, Valette remarque quelque chose chez David Mvondo. Pas seulement son sens du but, mais SON CALME, SA CAPACITĂ Ă RESTER LUCIDE DANS LA SURFACE et son intelligence de dĂ©placement. Alors que beaucoup imaginent le jeune attaquant poursuivre sa progression avec la rĂ©serve, VALETTE PREND UNE DĂCISION FORTE : DAVID MVONDO INTĂGRERA IMMĂDIATEMENT LâĂQUIPE PREMIĂRE, Ă SEULEMENT 16 ANS. Une dĂ©cision qui surprend autant quâelle intrigue.
LA RĂVĂLATION DU NATIONAL
Rapidement, le terrain lui donne raison. Match aprĂšs match, le jeune attaquant gagne du temps de jeu, puis de la confiance, puis une place. Ses buts commencent Ă sâaccumuler. Ses appels deviennent une menace permanente pour les dĂ©fenses adverses. Et peu Ă peu, les supporters dĂ©couvrent ce visage juvĂ©nile qui cĂ©lĂšbre ses rĂ©alisations avec une Ă©tonnante sobriĂ©tĂ©, COMME SI MARQUER ĂTAIT SIMPLEMENT DEVENU UNE HABITUDE. Ă lâautomne 2024, alors que NĂźmes sâinstalle dans le haut du classement du National, DAVID MVONDO DEVIENT LâUNE DES RĂVĂLATIONS DU CHAMPIONNAT.
Pourtant, ceux qui le connaissent le mieux savent quâil reste encore Ă©normĂ©ment de chemin Ă parcourir. Car le vĂ©ritable adversaire de David nâest peut-ĂȘtre pas le dĂ©fenseur qui tente de lâarrĂȘter, ni le gardien qui cherche Ă repousser ses frappes. LE VĂRITABLE DĂFI EST AILLEURS. IL EST INTĂRIEUR. IL SâAPPELLE AMBITION.
Tous les observateurs sâaccordent sur un point : David Mvondo possĂšde les qualitĂ©s pour aller beaucoup plus haut. Mais pour cela, il devra apprendre Ă ĂȘtre aussi exigeant avec lui-mĂȘme que son entraĂźneur lâest avec son Ă©quipe. LE TALENT LUI A OUVERT LA PORTE, LE TRAVAIL LUI PERMETTRA DE LA FRANCHIR, LâAMBITION DĂCIDERA JUSQUâOU IL IRA. Ă seulement 17 ans, lâhistoire ne fait que commencer.