:storygreen: :s1: 🇾🇰 :msk_rimavska_sobota: Le vent de Bari : confessions de Giuseppe Colombani

l’amour et ce baiser va t’il changer sa façon de faire ?

Le mercato de l’équipe est un Ă©norme pas en avant ! Beaucoup d’arrivĂ©e qui vont offrir de la profondeur, et surtout de la souplesse :smiley:
J’ai bien peur que notre ami Giuseppe ne court longtemps aprùs Giulia.

Quand on commence par un baiser, on finit par baiser :sac:

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Réponse aux lecteurs

@celiavalencia A ton avis ?

@alexgavi oui, y’avait clairement besoin d’un peu de rotation dans cette Ă©quipe. C’est dĂ©jĂ  miraculeux d’avoir obtenu de tels rĂ©sultats avec un effectif aussi court. Quant Ă  Giuseppe, je crois que tu as compris Ă  peu prĂȘt l’idĂ©e :smiley:

@CaptainAmericka Une vraie question à laquelle je ne répondrai pas

@toopil Je ne connaissais pas cette maxime ! C’est la façon de procĂ©der de Tenuanua ça non ?

- IANA explique Giuseppe -

Chiara avait prĂ©vu de travailler. C’était, en tout cas, ce qu’elle avait annoncĂ© Ă  IANA.

— Je veux comprendre son Ă©volution tactique.

Un silence puis la voix d’IANA :

— Tu veux dire : tu veux comprendre pourquoi il a changĂ© trois joueurs de place sans t’ennuyer pendant vingt minutes ?

— C’est exactement ça.

— Alors nous sommes face Ă  un dĂ©fi majeur.

Chiara leva les yeux au ciel.

— IANA.

— Chiara.

— Sois sĂ©rieuse.

— Je suis toujours sĂ©rieuse.

— Non.

— C’est une interprĂ©tation subjective de mes paramĂštres comportementaux.

— Tu as littĂ©ralement soupirĂ©.

— Une simulation de soupir n’est techniquement pas un soupir..

— Tu es insupportable.

— Six ans d’apprentissage.

Chiara sourit malgrĂ© elle. Cela faisait six ans qu’IANA l’accompagnait. Au dĂ©but, elle n’était qu’un formidable outil de travail. Avec le temps, elle avait appris Ă  savoir quand Chiara faisait semblant de comprendre quelque chose. La tactique du football Ă©tait prĂ©cisĂ©ment l’un de ces domaines.

— Trùs bien. Explique-moi Colombani aprùs le mercato.

— Avec plaisir.

Une reprĂ©sentation tactique apparut sur l’écran.

— Avant la trĂȘve, Colombani utilisait principalement un 4-3-3.

— Ça, je sais.

— FĂ©licitations.

— IANA.

— Pardon.

Le schéma changea.

— Slaniniak reste titulaire. Novak Ă©tait latĂ©ral gauche. Vasilko et Kisiev formaient la charniĂšre. Petran occupait le cĂŽtĂ© droit.

— Petran, c’est le capitaine ?

— Oui.

— Celui de quarante-cinq ans ?

— Oui. Petran est le vieux joueur polyvalent, coach adjoint.

IANA fit apparaĂźtre le nouveau systĂšme.

— AprĂšs le mercato, Colombani ne rĂ©volutionne pas son organisation. Il la densifie.

— Traduction ?

— Il ne change pas de maison. Il dĂ©place les murs.

Chiara réfléchit.

— Ça, je comprends.

— Le nouveau dispositif conserve une structure de 4-3-3, mais avec davantage de polyvalence et surtout une meilleure rĂ©partition des tĂąches.

Vasilko monte. Saturnino garde le mĂȘme rĂŽle oĂč ses qualitĂ©s physiques sontt si bien mises en valeur. Vargic continue d’organiser le jeu. Mais devant eux, les choses changent. Vasil’ joue plus prĂšs de Gomez Ă  gauche ou Ă  droite, selon l’ailier alignĂ©. Luptak Ă  gauche, ou Gembicky Ă  droite. Gomez occupe la pointe et dĂ©vore les espaces.

— Donc Vasil’ est attaquant ?

— Par moments.

— Et milieu ?

— Par moments.

— Et ailier ?

— Oui.

— C’est compliquĂ©.

— Pour toi, oui.

— IANA.

— Pour les dĂ©fenseurs adverses Ă©galement.

Chiara sourit. IANA poursuivit.

— L’autre vĂ©ritable changement se situe derriĂšre. Petran peut jouer dĂ©fenseur central ou milieu. Vasilko peut protĂ©ger la dĂ©fense ou avancer pour utiliser son jeu aĂ©rien. Petran apporte de la polyvalence. Vasil’ permet d’ajouter de la crĂ©ativitĂ©. Et surtout, Vargic est progressivement libĂ©rĂ©.

— Pourquoi c’est important ?

— Parce que Vargic est le cerveau.

— Ça, Giuseppe me l’a dit.

— Et il avait raison.

— Il le pense de tous ses joueurs.

— Non.

Un silence.

— Il le pense surtout de Vargic.

Chiara sourit.

— D’accord.

IANA poursuivit.

— Avant, Vargic devait participer davantage aux tĂąches dĂ©fensives. DĂ©sormais, Colombani cherche Ă  le rapprocher de la zone oĂč il peut faire ce qu’il fait le mieux : recevoir, orienter, crĂ©er et se projeter.

— Donc il veut que son meilleur joueur fasse moins de choses ?

— Exactement.

Chiara fronça les sourcils.

— Ça paraüt contre-intuitif.

— C’est pourtant une idĂ©e fondamentale dans la construction d’une Ă©quipe.

Elle marqua une pause.

— Un joueur ne devient pas plus utile parce qu’on lui demande davantage de choses.

— Ah.

— Il devient parfois plus utile lorsqu’on lui permet de faire moins de choses, mais mieux.

Chiara resta silencieuse.

— Ça ressemble beaucoup à Giuseppe.

— Explique.

— Il faisait tout.

Elle réfléchit.

— Il voulait ĂȘtre entraĂźneur, recruteur, analyste, psychologue, communicant, et probablement kinĂ© lorsqu’il n’en avait toujours pas.

— Exact.

— Maintenant il dĂ©lĂšgue.

— Oui.

— Donc son Ă©quipe fait la mĂȘme chose que lui.

Un silence.

— Chiara.

— Oui ?

— Pour une fois, tu viens de faire une remarque tactique pertinente.

— Merci.

— Je vais l’archiver.

— Tu peux te moquer.

— Je ne me moque jamais.

Chiara éclata de rire. Elle reprit ses notes.

— Et Gomez ?

— C’est probablement l’autre grande Ă©volution. Le recrutement de Trutz apporte une solution que Colombani n’avait pas avant. Un attaquant capable d’attaquer la profondeur, de fixer, de jouer en transition et surtout de marquer. Il marque beaucoup.

— 6 buts lors de ses 5 premiers matchs.

— Voilà.

— Donc le mercato fonctionne.

— Il fonctionne sans bouleverser l’équipe. C’était probablement le point le plus important. Colombani et Trutz n’ont pas dĂ©truit ce qui fonctionnait. Ils avaient identifiĂ© les faiblesses. Un gardien remplaçant, des dĂ©fenseurs plus rapides, de la polyvalence, de la profondeur : un vĂ©ritable neuf. Et des joueurs capables d’entrer dans son systĂšme sans l’obliger Ă  repartir de zĂ©ro.

— Donc Trutz et Colombani ont fait un bon mercato.

— Oui.

— C’est tout ?

— Non.

IANA fit apparaßtre les données des matchs de reprise.

— Ils ont surtout rĂ©ussi quelque chose de plus difficile.

— Quoi ?

— Ils ont amĂ©liorĂ© l’équipe sans casser la dynamique de l’équipe prĂ©cĂ©dente.

Chiara regarda le schéma puis les résultats, puis le schéma à nouveau.

— Et Giuseppe ?

— Il commence Ă  avoir confiance dans ses propres idĂ©es.

— Enfin.

— Il ne faut pas exagĂ©rer.

— Pourquoi ?

— Parce qu’il reste Giuseppe Colombani.

Chiara sourit.

— Donc ?

— Donc il est capable d’avoir raison pendant quatre-vingt-dix minutes, puis de passer trois heures à se demander pourquoi il n’a pas fait autrement.

— Ça aussi, ça lui ressemble.

— Beaucoup.

Chiara referma finalement son carnet.

— Je crois que je commence à comprendre.

— Le football ?

— Non.

Elle sourit.

— Giuseppe.

IANA resta silencieuse puis :

— C’était prĂ©cisĂ©ment l’objectif.

- Saison 1 - 26/27 -
- Chapitre 30 -
- Noël, Bari et la mauvaise idée -
- Chapitre 32 -
- Ă  paraĂźtre -
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Intéressant cette présentation de Iana. Elle bosse bien pour une ia :grin:

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Tu bosses avec l’IA pour si bien produire ces dialogues ? :joy:
Vraiment trÚs intéressant ce passage comme le dit @Rhino

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C’est vrai qu’il y avait un dĂ©fi Ă  ne pas casser la dynamique, et manifestement c’est rĂ©ussi :smiley: