PlutĂŽt sympa le tirage, il faut prendre ![]()
Et en plus, les nuages sombres sâen sont allĂ©s, MBemba semble Ă nouveau motivĂ© Ă respirer lâair des bords de lâErdre.
Il a pas bougé physiquement Camavinga, pourtant il va sur ses 50 ans ![]()
On va pas se mentir, câest un autoroute vers le Stade de France ce tirage !
Ca y est, on est début février. On commence déjà à entendre une petite musique dans nos oreilles. Elle est encore lointaine, mais ca se rapproche
Quel pisse-froid. Pas de fausse modestie, voyonsâŠ
A mes p'tits Canaris !
@Rhino Oui, câest la voie royale !
@alexgavi CâĂ©tait simplement un peu dâombre sur le soleil nantais ![]()
@Coach_Arribas Coach ! Content de te revoir ! Ouais jâaurai peut-ĂȘtre dĂ» pousser un peu sur Camavinga mais il est trĂšs physique, et il doit avoir une QPN Ă 18 ![]()
En effet, on y va tout droit !
Ah oui en effet, elle se rapprocheâŠ
@toopil Ok tâas raison, Ă partir de maintenant, posons notre grosse couilles sur la table !

Bien que la reprise aprĂšs la trĂȘve fut parfaite, il fallait ne pas se rater non plus en championnat. Nous Ă©tions toujours lâĂ©quipe Ă abattre et chaque match demandait un degrĂ© de concentration Ă©levĂ©. Ce mois-ci, nous jouions sur 3 tableaux diffĂ©rents avec la Ligue 1, la Coupe de France et les â Ăšme de finale deLigue des Champions. Mais chaque chose en son temps voulez-vous ?
Et nous commençions par un déplacement sur la pelouse du Toulouse FC
. Ils ont Ă©tĂ© la premiĂšre Ă©quipe Ă nous accrocher lors de la phase aller. Jâavais donc prĂ©venu mes joueurs quâil fallait leur prouver que ce nâĂ©tait quâun petit faux pas et quâil fallait corriger ça. Et ce fut chose faite grĂące aux buts de OUALI et MOKRANI dans un match trĂšs tranquille de notre part.
âOn repart dâici avec les 3 points aprĂšs un match sans forcer. Nous ne nous sommes pas Ă©conomisĂ©s mais nous nâavons pas jouĂ© Ă 300% non plus. Mais cela nous a suffit Ă prendre notre revanche sur le match aller et Ă maintenir cette bonne dynamique.â
Juste aprĂšs, nous enchaĂźnions par lâautre Ă©quipe qui nous a pris des points, le Red Star
! Pour cette rencontre, trĂšs peu de surprises dans la composition. Je me rĂ©servais les changements pour le match dâaprĂšs, en Coupe de France. Et cette fois-ci, nous avons mis un peu plus dâintensitĂ© et cela sâest ressenti sur le rĂ©sultat final. Une victoire 4-1 avec un grand WĂLFINGER auteur dâun doublĂ©, accompagnĂ© par OLAH et ALVES qui ont permis dâalourdir le score.
âComme face Ă Toulouse, les gars voulaient prendre leur revanche et faire le plein de points. Qui plus est devant nos supporters qui continuent de remplir les tribunes match aprĂšs match. Ils ont parfaitement rĂ©ussi, de belle maniĂšre ! Câest une belle rĂ©pĂ©tition avant le match de Coupe de France qui se profile.â
Un ÂŒ de finale de Coupe de France, mĂȘme face Ă un adversaire prĂ©sumĂ© plus faible, ça se prĂ©pare correctement. Et câest ce que nous avons fait en prenant ce match avec sĂ©rieux dâentrĂ©e de jeu, malgrĂ© la large revue dâeffectif. Câest SAMPSON GYASI qui a ouvert les hostilitĂ©s. Puis, FARES SIMON y est allĂ© de son petit but. Le jeune prodige STANISLAS ONGENDA et MATTEO RENAULT ont ajoutĂ© les deux autres buts pour porter le score Ă 4-0, trĂšs facilement.
âComme prĂ©vu, nous avons assurĂ© la qualification pour les œ finale de la Coupe de France en se dĂ©faisant facilement de Martigues. Nous les avons respectĂ© du dĂ©but Ă la fin. Je suis trĂšs content du superbe but de STAN et dâavoir fait entrer pour la premiĂšre fois le jeune **GAĂL MALLET pour ses dĂ©buts en pro.â
Trois jours plus tard, nous étions de nouveau sur le pont pour y affronter le RC Lens
. Jâavais remis une Ă©quipe type pour affronter les ArtĂ©siens. Mais nous nous sommes fait cueillir Ă froid par leur buteur CLAUSS, auteur dâun doublĂ© ce soir-lĂ . De notre cĂŽtĂ©, câest VINCENT DUPUIS qui a rĂ©duit le score mais en vain. Nous avons Ă©tĂ© incapables de mettre un pied devant lâautre dans ce match et nous concĂ©dons lĂ notre seconde dĂ©faite en championnat.
âJe pense que lâon aurait pu jouer des heures et des heures, que ça nâaurait rien changĂ©. Aujourdâhui Ă©tait un jour sans pour lâĂ©quipe et cette dĂ©faite fait un peu tĂąche. Si on se fait tancer demain dans les mĂ©dias, ça sera bien fait pour nous.â
DerniÚre rencontre du mois⊠en championnat ! La réception de Clermont
pour normalement nous remettre en confiance. Jâavais demandĂ© Ă mes joueurs de gommer la rencontre de la semaine passĂ©e et de se faire pardonner auprĂšs des supporters venus en nombre ce soir-lĂ . Consignes respectĂ©es avec une large victoire 4-0 avec des buts de MOKRANI, KAVCIC, OUALI et Ă nouveau GYASI, plutĂŽt en forme en ce moment.
âIl fallait corriger la piĂštre prestation Ă Lens. Câest chose faite. DĂ©sormais, on va se concentrer sur lâĂ©vĂšnement que tout le monde attend : le â de finale de la Ligue des Champions. On a rĂ©ussi jusquâici Ă ne pas trop y penser. Câest maintenant quâil faut sây mettre.â
Avant de passer en mode Ligue des Champions, je jetai un coup dâĆil au classement. Rien nâavait bougĂ© et nous Ă©tions toujours solidement installĂ©s tout en haut de la Ligue 1, avec un bon joker dâavance sur le PSG. Cela me fit sourire, satisfait du travail accompli. Mais trĂšs vite, mon expression faciale changea et mon visage se ferma. A prĂ©sent, jâallais me prĂ©senter face Ă lâun des matchs les plus importants de la saison. Il y avait beaucoup dâenjeux. Certes, on ne me jugerai pas uniquement sur cette double confrontation mais je savais pertinemment quâen cas dâĂ©chec, ma saison ne serait pas aussi rĂ©ussie. En tout cas, câĂ©tait mon avis. Et Ă©tant donnĂ© que je ne voulais me torturer lâesprit en tentant dâimaginer ce que penseraient les gens de moi si je me ratais, il ne me restait plus quâune chose Ă faire : gagner.
| Date | Compétition | Stade | Adversaire | Score | Buteurs | Passeurs |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 05/02/51 | J21 |
Stadium |
Toulouse FC |
2-0 |
H. Ouali (45), K. Mokrani (69) | T. Meunier, H. Ouali |
| 12/02/51 | J22 |
Thibaut Arribas |
Red Star FC |
4-1 |
B. Wölfinger (2, 13), G. Olah (17), E. Alves (87) | E. Alves, H. Loiseau, H. Ouali |
| 15/02/51 | Œ |
Thibaut Arribas |
Martigues FC |
4-0 |
S. Gyasi (13), F. Simon (28), S. Ongenda (36), M. Renault (55) | R. Ayongo, P. Djim, S. Ongenda, N. Toual |
| 18/02/51 | J23 |
Bollaert-Delelis |
RC Lens |
2-1 |
V. Dupuis (35) | T. Meunier |
| 25/02/51 | J24 |
Thibaut Arribas |
Clermont FC |
4-0 |
K. Mokrani (19), M. Kavcic (39), H. Ouali (42), S. Gyasi (90+5) | K. Mokrani, G. Olah, H. Ouali |
Cette dĂ©faite face Ă Lens mâembĂȘte. CâĂ©tait une bonne occasion de faire grandir ce matelas dâavance sur les parisiens et conserver lâascendant psychologique
Des rĂ©sultats nets et sans bavure, sauf Ă Bollaert, oĂč lâĂ©quipe semble avoir calĂ©.
Au classement, il y a une petite marge sur le PSG, mais il faudra quand mĂȘme se mĂ©fier des Parisiens qui sont en embuscade.
Au final, câest presque une prĂ©paration Ă la Ligue des Champions ![]()
STOOOOOOOOOOOOOOOOP
Sainté a gagné un match!

A mes p'tits Canaris !
Désolé everybody, je reviens de plusieurs semaines de vacances ! Je peux donc reprendre un semblant de rythme normal désormais ! ![]()
@Rhino Elle a servi de piqure de rappel. Mais je suis dâaccord avec toi, plus on a de points dâavance sur Paris, mieux câest ![]()
@alexgavi Heureusement quâon avait un joker ! Parce que maintenant oui, faut pas se rater en Ligue 1 et ĂȘtre prĂȘt pour la
!
@toopil Je crois dâailleurs quâen confâ de presse, le coach des Verts a eu une pensĂ©e pour toi. Il sâinquiĂ©tait que tu vives mal le fait quâils ne parviennent pas Ă gagner ![]()
Au lendemain de la victoire face Ă Clermont
, jâai pris un temps rien quâĂ moi pour me plonger dans lâanalyse des derniers matchs. Non pas que je voulais repousser le moment fatidique oĂč il faudrait que je bascule totalement en mode Ligue des Champions, mais pas pour lâinstant, pas encore. Je revisionnai la rencontre en Coupe de France face Ă Martigues
. Au-delĂ de la victoire, ce qui mâavait fait le plus plaisir, câĂ©tait lâattitude du jeune GAĂL MALLET lors de son entrĂ©e en jeu. Au bord du terrain, lorsque je lui passais les consignes, jâavais pu voir des Ă©toiles dans ses yeux. Un gamin nĂ© Ă Nantes, amoureux du club dĂšs son plus jeune Ăąge, qui a eu la chance de faire toutes ses gammes Ă la JoneliĂšre, et qui a eu lâhonneur de porter la tunique jaune et verte dans le monde professionnel, devant ses supporters.
Un sourire se dessina sur mon visage, et les nombreux souvenirs lors de ma premiĂšre entrĂ©e en jeu remontĂšrent Ă la surface. Ce gamin, je lâavais Ă©tĂ© moi aussi Ă son Ăąge, quand @Coach_Arribas mâavait lancĂ© dans le grand bain. Sa main posĂ©e sur mon Ă©paule, ses encouragements et surtout sa confiance en moi. Je le revois encore mâenvoyer sa tape amicale dans le dos en me disant : « Allez gamin, câest ton tour. Fais toi plaisir, et pas de pression ! ». Ces mĂȘmes mots que jâai dis Ă GAĂL juste avant son entrĂ©e en jeu.
Et sur le terrain, le petit faisait dĂ©jĂ Ă©talage de tout son talent. CombativitĂ©, placement, anticipation, aisance technique. Ce grand gaillard nâhĂ©sitait pas Ă aller au combat et Ă aller gratter des ballons dans les pieds des adversaires. Il avait eu 30 minutes de jeu mais Ă la fin, on avait lâimpression quâil venait de livrer un combat de 90 minutes. Une telle gĂ©nĂ©rositĂ© dans lâenvie. Une chose Ă©tait certaine, il avait marquĂ© des points ce soir-lĂ .
On frappa Ă ma porte de bureau. CâĂ©tait mon adjoint et ami, LOUIS MBALA.
« Alors frĂ©rot, quâest-ce que tu nous prĂ©pares de beau ? » me demanda-t-il en plaisantant.
« Salut LOUIS. Je suis en train de revisionner le match face Ă Martigues. » lui ai-je rĂ©pondu en tournant mon Ă©cran vers lui. « Ce gamin, il ne te rappelle rien ? Dans sa façon de se donner Ă fond ? » lui demandai-je en pointant du doigt lâĂ©cran et GAĂL MALLET en question.
« Je vois quâon est sur la mĂȘme longueur dâonde ! » dit-il en Ă©clatant de rire. « Je venais justement te parler de lui ! Je trouve quâil te ressemble dans tes dĂ©buts : timide au premier abord mais un vrai chien fou une fois sur le terrain. »
LOUIS avait deux ans de plus que moi. Il a vu mes dĂ©buts alors que lui jouait dĂ©jĂ en pro depuis deux saisons. Il a tout de suite dĂ©cidĂ© de mâaider Ă mâintĂ©grer dans le groupe sĂ©nior et nous sommes trĂšs vite devenus les meilleurs amis du monde. Je savais quâil apprĂ©ciait autant que moi GAĂL par son envie et sa dĂ©termination Ă rĂ©ussir.
« Ăa me fait plaisir que tu dise ça. » lui dis-je. « Ăa prouve que mĂȘme encore aujourdâhui, tu reconnais ma supĂ©rioritĂ© comparĂ© Ă toi. » lançai-je dans un Ă©clat de rire.
« Certainement ! Nâoublie pas que sans moi, tu nâaurais jamais jouĂ© plus de 5 matchs avec lâĂ©quipe ! » dit-il ironiquement. « Jâai dĂ» payer le coach pour quâil te fasse jouer tellement tâĂ©tais minable. Ta carriĂšre, câest moi qui te lâai bĂątie. »
De lâhumour. Comme toujours. Câest ce qui avait fait que notre amitiĂ© Ă©tait devenue aussi fusionnelle. Nous nâhĂ©sitions pas Ă nous dire nos vĂ©ritĂ©s quand il le fallait, et le reste du temps, nous Ă©tions toujours prĂ©sent lâun pour lâautre, dans la joie et la bonne humeur.
Il tira la chaise devant mon bureau et sâassit face Ă moi, prenant un air plus sĂ©rieux.
« Plus sĂ©rieusement, ce petit, il faut le garder dans le groupe et lui donner de plus en plus de temps de jeu. Il peut devenir un trĂšs grand joueur si la gestion de sa carriĂšre est maĂźtrisĂ©e avec soin. Comme @Coach_Arribas lâa fait avec nous auparavant. » mâexpliqua-t-il.
« Je suis dâaccord avec toi. » acquiesçai-je. « Mais il va devoir composer avec la concurrence Ă son poste. Entre les expĂ©rimentĂ©s en place depuis quelques saisons maintenant et lâĂ©closion des jeunes cette annĂ©e, comme TANGUY MEUNIER, GYORGY OLAH, STANISLAS ONGENDA et NOURREDINE TOUAL, il va devoir se montrer patient. »
« Oui câest vrai. Mais je sens que ce petit en a dans le ventre, et que la concurrence ne lui fait pas peur. » rĂ©pondit LOUIS, sĂ»r de lui. « Faisons lui confiance, comme on nous a fait confiance dans le passĂ©. »
Comme toujours, il savait avoir les mots justes. Il avait raison : on avait sous la main un nouveau joyau qui ne demander quâĂ ĂȘtre poli pour briller. CâĂ©tait donc Ă nous de faire en sorte quâil puisse sâexprimer et progresser pleinement dans un environnement sain et stable pour lui.
Alors que je pensais quâon en avait terminĂ©, LOUIS se retourna avant de sortir du bureau.
« Ah, et au fait ! » commença-t-il. « Tu ne pourras pas repousser Ă©ternellement lâĂ©chĂ©ance. Il va falloir quâon commence Ă prĂ©parer ce match face Ă Tottenham en Ligue des Champions. La qualification ne va pas nous tendre gentiment les bras tu sais. » finit-il en sortant.
Il avait raison. Encore une fois. Nous avions hérité de Tottenham
en â
Ăšme de finale de la Ligue des Champions et ce match nâallait pas ĂȘtre une partie de plaisir. Bien au contraire ! Les Spurs restaient sur 16 victoires dâaffilĂ©es avant de nous rencontrer. Et ils faisaient clairement office de favoris mais nous comptions bien leur opposer de la rĂ©sistance. Il fallait ĂȘtre prĂȘt. PrĂȘt Ă aller au combat, Ă tout donner, et sortir de cette bataille sans aucun regret. CâĂ©tait comme ça quâon mâavait appris Ă faire face aux dĂ©fis, et câest cette valeur que je comptais inculquer Ă mes joueurs.
Un futur Andy Rousseaux en somme. Encore une pépite qui sort du centre de la JoneliÚre !
On comprend aussi que lâĂ©quipe sâapprĂȘte Ă affronter un gros morceau, peut-ĂȘtre le premier gros dĂ©fi de la saison ![]()
Encore un petit jeune qui pourrait devenir Ă terme un cador chez les canaris
A mes p'tits Canaris !
@alexgavi Oui, il a tout dâun futur grand mais la concurrence sera rude Ă son poste !
En effet, le match de Ligue des Champion tant dĂ©sirĂ© par @Coach_Arribas arriveâŠ
@Rhino On lâespĂšre mais il a ce quâil faut pour !
Malgré mes tentatives pour ne pas y penser, le match de Ligue des Champions face à Tottenham
approchait Ă grands pas. Si je devais ĂȘtre honnĂȘte, dire que je ne ressentais pas de pression aurait Ă©tĂ© mentir. Aussi, câĂ©tait la raison pour laquelle je tentais de mâoccuper lâesprit autrement. Mais aujourdâhui, je ne pouvais plus repousser le moment. Sur le tarmac de lâaĂ©roport, LOUIS mâattrapa par lâĂ©paule.
« Allez mon gars, câest parti, nouveau voyage direction Londres ! On commence Ă connaitre Ă force, ce nâest pas notre premier vol vers lâAngleterre ! » plaisanta-t-il.
« Non câest sĂ»r ! Mais câest le premier que je fais dans ce costume, et je tâavoue que câest un peu diffĂ©rent de dâhabitude. » lui rĂ©pondis-je timidement.
« Oui et la diffĂ©rence avec ce costume justement câest quâau moment du coup de sifflet, tu ne seras pas sur le terrain pour faire la diffĂ©rence. Ca sera aux garçons de se sortir les trippes. On lâa fait par le passĂ©, dĂ©sormais câest Ă eux. »
A nouveau, il avait raison. Bien installĂ© sur mon siĂšge, je me plongeais dans mes pensĂ©es le temps du trajet. Jamais le vol Nantes-Londres mâavait paru aussi rapide.
DĂ©barquĂ©s Ă Londres, nous prenions nos marques Ă lâhĂŽtel avant dâaller tous se retrouver sur le terrain louĂ© Ă lâoccasion. Tout proche du Tottenham Hotspur Stadium, nous nâavions que quelques minutes de trajet pour nous rendre au terrain dâentrainement tout comme dans lâantre du spectacle.
Une fois tous réunis sur la pelouse, je pris la parole.
« Bien Messieurs, nous sommes Ă 24h dâun match crucial pour notre saison ! Pas de changements particuliers mais jâattends de vous une implication bien plus importante quâĂ lâaccoutumĂ©e. Ce match peut faire basculer la suite de notre saison, dans un sens comme dans lâautre. »
Mes joueurs étaient réceptifs et attentifs. Ainsi, LOUIS prit le relais.
« On sait trĂšs bien comment le match va se dĂ©rouler, lâambiance quâil y aura. Tous ces paramĂštres, nous devons les prendre en considĂ©ration et tenter de les tourner en notre faveur. Nous nâaurons pas plus de 3000 spectateurs de notre cĂŽtĂ© mais ils feront du bruit, rassurez-vous. A vous Ă prĂ©sent de prendre les choses en mains, vous attendiez tous ce moment, il est arrivĂ© ! » conclu-t-il.
La sĂ©ance qui suivi se dĂ©roula parfaitement bien et je sentais mes joueurs prĂȘts Ă en dĂ©coudre. Il faudrait confirmer ces bonnes intentions demain soir dĂ©sormais.
Le stade Ă©tait plein Ă craquer, et les supporters anglais nâhĂ©sitaient pas Ă huer chacun de mes joueurs au moindre ballon touchĂ© lors de lâĂ©chauffement. Du banc de touche, jâobservais minutieusement la prĂ©paration de mon Ă©quipe, lâattitude de mes joueurs et la maniĂšre dont mon staff prĂ©parait mon Ă©quipe.
De retour aux vestiaires, Ă 15 minutes du coup dâenvoi, je donnais mes derniĂšres indications Ă mon groupe.
« Les supporters sont prĂȘts Ă vous faire vivre lâenfer. DĂšs lâĂ©chauffement ils se sont mis sur vos cĂŽtes. Mais vous avez tous un truc que leurs joueurs nâont pas : lâart de faire taire les gens. Alors faites-en sorte dây parvenir aujourdâhui. Ne tombez pas dans la provocation et restez hermĂ©tiques. Maintenant, vous allez sortir et prouver que vous mĂ©riter de continuer lâaventure dans cette compĂ©tition. »
« Allez les gars, câest maintenant ! On y va ! Go go go ! » encouragea HAABO.
Une fois le coup de sifflet donnĂ© par lâarbitre, je nâentendis plus rien le temps de quelques secondes. Une grande bulle venait de se former autour de moi oĂč tout ce qui lâentourait Ă©tait devenu flou. Un bourdonnement. VoilĂ ce que jâentendais. Il me fallu quelques secondes supplĂ©mentaires pour Ă©clater cette bulle et revenir Ă Londres, sur le terrain oĂč mes joueurs livraient leur bataille. LâatmosphĂšre amenĂ©e par les supporters anglais Ă©tait digne dâune arĂšne oĂč un combat de gladiateurs avait lieu. Et nous Ă©tions les gladiateurs, prĂȘts Ă en dĂ©coudre face aux lions.
Mais malheureusement, nous nâavons jamais su prendre le dessus sur nos adversaires durant la rencontre et les londoniens ont su faire des encouragements de leurs supporters, leur force. Mes joueurs ont semblĂ© tĂ©tanisĂ©s.
AprÚs avoir tenu durant les 30 premiÚres minutes, nous avons craqués en 7 minutes, concédants deux buts coup sur coup, et ne parvenant pas à refaire surface.
« Vous nâavez pas du tout su faire abstraction de lâambiance ! » hurlai-je Ă la mi-temps. « Jâai lâimpression de voir des gamins ce soir. Vous nâavez pas envie de faire mieux ? Dites-le moi et au match retour jâenvoie les U19, peut-ĂȘtre que eux, ils auront envie ! Il vous reste 45 minutes pour limiter la casse. De toute façon, vous ne pouvez pas faire pire. »
JâĂ©tais en colĂšre mais en mĂȘme temps dĂ©sabusĂ© de ne pas pouvoir aider plus que ça mon Ă©quipe. Jâavais envie de rentrer sur le terrain et dâaller me battre avec eux. Pour eux. Mais je ne pouvais que les pousser, corriger et encourager Ă faire mieux, plus. Câest MILAN KAVCIC qui raviva lâĂ©tincelle en rĂ©duisant la marque sur un centre du capitaine HAABO. Mais hĂ©las, ce ne fut pas suffisant car seulement 12 minutes plus tard, nous encaissions un nouveau but des anglais qui venait sceller le score.
Cette dĂ©faite 3-1 nous mettait dans une position inconfortable pour le match retour qui sâannonçait bouillant. FrustrĂ©, je laissai la confĂ©rence de presse Ă LOUIS, prĂ©fĂ©rant passer mes nerfs Ă prĂ©parer mes affaires avant le vol retour vers Nantes. Je devais Ă©galement prĂ©parer le choc face au PSG qui Ă©tait venu sâintercaler entre les deux rencontres face aux Spurs.
La rencontre de ce soir mâavait amenĂ© quelques dĂ©ception concernant certains joueurs. Trop de confiance ? Manque dâenvie ? Trop de pression ? Il me faudrait trouver les bonnes rĂ©ponses, mais en attendant, des changements auraient lieu face aux Parisiens. Car il Ă©tait hors de question de passer au travers de cette rencontre. Pas deux fois de suite. Nous avions encore notre destin entre les mains en championnat. Il ne fallait pas tout gĂącher. Car comme tout le monde aime Ă le rappeler : tout va vite dans le football, dans un sens comme dans lâautre.
| Date | Compétition | Stade | Adversaire | Score | Buteurs | Passeurs |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 28/02/51 | â
|
Tottenham Hotspur Stadium |
Tottenham |
3-1 |
M. Kavcic (76) | R. Haabo |
On sâen fiche du PSG! A fond sur la C1!
AĂŻe premiĂšre grosse tuile de la saison ! Mais rien nâest fini pour le moment.
Déjà , il va y avoir le match contre le PSG, qui est une occasion en or de reprendre confiance. Mais ce sera à double tranche, car il y a aussi une occasion de tomber dans une mini crise.
Pour le retour contre Tottenham, les joueurs devront se lĂącher, et jouer comme ils savent le faire. Ils ont lâexpĂ©rience pour !
Ah la Ligue des Champions ca pardonne pas. On y pense et on en rĂȘve dâaout Ă fĂ©vrier, et le jour oĂč ca arrive on passe Ă cĂŽtĂ© de son match. Allez Coach, on remobilise tout le monde pour le retour Ă la maison. Jâai dĂ©jĂ ma place !
A les p'tits Canaris !
@toopil Les supporters sont partagĂ©s ! La Ligue 1 est aussi importante pour le club.. Ca va pas ĂȘtre simple !
@alexgavi Câest vrai que cette chute fait mal. LâĂ©quipe nâest pas habituĂ© Ă tomber sur un os comme celui-ci. Il va falloir tout donner au retour pour ne nourrir aucun regret !
@Coach_Arribas Câest vrai que les joueurs ont, semble-t-il, jouĂ© avec une certaine pression. Du banc, difficile de les aider plus⊠On va tout donner au retour !
Il est de ces joueurs qui ne cessent de briller. Par moment, les doutes subsistent Ă son sujet et la question de son Ăąge est remise sur le tapis. Mais SAMPSON GYASI fait partie de ces joueurs qui ne lĂąchent jamais rien et continuent Ă faire parler dâeux.
Bien quâil ne soit plus le titulaire indiscutable quâil a Ă©tĂ© sous lâĂ©gide de @Coach_Arribas , lâattaquant ghanĂ©en nâen reste pas moins un patron. Le paternel du vestiaire. Il nâest pas le plus ĂągĂ© mais est considĂ©rĂ© comme lâancien, de par son vĂ©cu et son aventure. Conscient quâil nâa plus ses jambes de 20 ans, lâinternational ghanĂ©en a parfaitement entendu les arguments que je lui ai avancĂ© en dĂ©but de saison, impliquant que son temps de jeu allait considĂ©rablement rĂ©duire. Et il lâa acceptĂ© sans sourciller, comme un ancien qui accepte de laisser sa place Ă la jeunesse. Un exemple, un modĂšle pour les futures gĂ©nĂ©rations.
Pour autant, il reste lâun des premiers joueurs sur qui jâaime mâappuyer lorsque lâĂ©quipe rencontre des difficultĂ©s comme rĂ©cemment en Ligue des Champions. Si jâai besoin de remotiver les troupes, je sais que je peux faire appel Ă lui sans problĂšme. Ainsi, câest pour cette raison que face au PSG
, jâai choisi de le titulariser. Car Ă lâimage dâun CRISTIANO RONALDO Ă lâĂ©poque, malgrĂ© lâĂąge avancĂ©, il fait partie de ces joueurs qui inquiĂštent encore et toujours les dĂ©fenses adverses, par sa seule prĂ©sence sur le terrain. Et pour cette rencontre, jâavais besoin de lui pour plusieurs raisons : relancer lâĂ©quipe, faire comprendre aux jeunes que leur place nâest pas assurĂ©e, malgrĂ© leur potentiel Ă©norme et montrer au PSG que je ne comptais pas abandonner ma place de leader !
Si je vous parle de lui, câest parce que lors de ce match, il a fait ce quâil sait faire le mieux : briller et rassurer ses troupes. AprĂšs avoir menĂ© un rude combat durant 90 minutes face Ă la dĂ©fense parisienne, lâattaquant trentenaire est parvenu Ă arrĂȘter le temps. Dâun geste sublime, dont lui seul a le secret. A ce moment, le score Ă©tait de 2-1 Ă notre avantage, et la logique aurait Ă©tĂ© de dĂ©fendre cet avantage, pour assurer les 3 points. Mais pour lui, il en Ă©tait autrement. Il voulait marquer le match de son empreinte. Que son nom figure sur la feuille de match, et pas uniquement en tant que titulaire. Alors, câest Ă la 95Ăšme minute quâil a dĂ©cidĂ© de briller. Sur un centre de AYONGO venu de derriĂšre lui, GYASI a dĂ©clenchĂ© une reprise de volĂ©e qui est venu se loger sous la barre transversale au premier poteau et a fait se lever tous les supporters nantais qui avaient fait le dĂ©placement. TrĂšs certainement lâun des buts de lâannĂ©e. Mais ce qui mâa le plus ravi, câest sa cĂ©lĂ©bration. En premier lieu, il est venu se jeter dans mes bras. « Merci de votre confiance Coach, merci Ă©normĂ©ment. » me souffla-t-il Ă lâoreille. Avant de pointer un doigt en direction de la tribune au-dessus de nos tĂȘtes et dâadresser un cĆur Ă une personne visĂ©e, et de taper lâĂ©cusson du club sur sa poitrine. Je tournai la tĂȘte et vit @Coach_Arribas qui sâĂ©tait levĂ© pour applaudir, un large sourire aux lĂšvres.
Coup de sifflet final. Et cette belle victoire venait rassurer lâĂ©quipe aprĂšs la claque reçue Ă Londres quelques jours plus tĂŽt. Ce soir-lĂ , jâassistais Ă la confĂ©rence de presse dâaprĂšs-match, accompagnĂ© du hĂ©ros du soir. Logiquement, câest lui qui attira lâattention, et les questions.
« Vous savez, je suis certes plus proche de la retraite que de mes dĂ©buts mais tant que jâaurai toujours cette flamme qui brĂ»le en moi, je ne serai pas prĂȘt de raccrocher les crampons. » rĂ©pondit GYASI Ă la question posĂ©e par un journaliste dans la dense assemblĂ©e. « Le coach me fait confiance malgrĂ© que je ne sois pas le choix numĂ©ro 1. Mais je lâaccepte et le comprends. Lorsque jâai dĂ©butĂ©, jâavais aussi ce rĂŽle de trouble-fĂȘte auprĂšs des anciens, et notamment du coach en personne Ă©tant donnĂ© quâon jouait le mĂȘme poste. Nous sommes tous les deux donc bien placĂ©s pour connaitre parfaitement cette situation. »
Quelques questions plus tard, il se leva, mais se pencha vers le micro pour terminer sa prise de parole.
« On mâa fait confiance dĂšs mes dĂ©buts dans ce club, et jâen suis devenu une lĂ©gende. Mais cela a Ă©tĂ© possible grĂące Ă mes partenaires, mes Ă©ducateurs et ma famille qui mâont Ă©normĂ©ment soutenu. Je compte bien laisser la mĂȘme trace ici et servir de guide Ă ceux qui me remplaceront. Donc ne comptez pas sur moi pour abandonner. Je resterai un joueur du FC Nantes jusquâĂ la fin de ma carriĂšre, et ce, peu importe le temps de jeu que jâaurai. » conclu-t-il en quittant la salle, sous une salve dâapplaudissements.
Sobre, mais raffinĂ©, comme Ă son habitude, SAMSPON GYASI venait de conclure une soirĂ©e en tous points parfaite pour lui. Mais surtout, il venait confirmer que personne au club ne lĂącherait tant quâil y aurait de lâespoir. Et de lâespoir, il y en avait. Chez tout le monde dans le groupe. Chacun croyait fort en lâautre et lâharmonie qui rĂ©gnait entre nous ne laissait aucun doute. Tout le monde se battrait jusquâĂ la derniĂšre seconde pour ce club, peu importe ce quâil pouvait arriver.
| Date | Compétition | Stade | Adversaire | Score | Buteurs | Passeurs |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 04/03/51 | J25 |
Stade du Paris SG |
Paris SG |
3-1 |
M. Rondeau (24), R. Haabo (44), S. Gyasi (90+5) | R. Ayongo, G. Boisson, B. Wölfinger |
(P.S : ça faisait un petit moment que je nâavais pas postĂ© par manque de temps mais pour autant, je reste en compĂ©tition sur les Story du Mois
Alors nâhĂ©sitez pas si vous aimez toujours autant suivre les aventures dâAndy Rousseaux, ex-protĂ©gĂ© de @Coach_Arribas au FC Nantes
! Câest par ici !
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MĂȘme si on a de plus en plus tendance Ă pousser vers la sortie les joueurs qui prennent de lâĂąge, câest quand mĂȘme une plus-value plus quâintĂ©ressante dans un effectif. Bien content de voir le ghanĂ©en continuer de briller et dâapporter toute son expĂ©rience aux plus jeunes
Un leader de lâĂ©quipe qui sort du banc pour redonner confiance au groupe. La victoire au Parc (sâils y sont toujours !), va faire du bien en vue du retour contre Tottenham !

Quel plaisir de voir ce joueur arrivé en France à 16 ans (en 2035 il y a 16 ans) sur les pas de ses aßnés originaires du Ghana Desailly et Adonkor.
Au firmament de sa carriĂšre, il rend Ă son ancien compaire dâattaque dĂ©sormais Coach tout ce que le club a pu lui donner.
Câest magnifique
Ps : peut on avoir la fiche de Sampson ?






