A mes p'tits Canaris !
@Rhino Son apport dans le vestiaire est ultra important. Toujours la parole posée, les mots justes. Il aurait mérité une bien meilleure personnalité ![]()
@alexgavi Ils ne sont plus au Parc mais la victoire contre eux fait toujours plaisir
Maintenant, oui, on espÚre que toute cette confiance engendrée servira au retour contre les Spurs !
@toopil Quel dessin animé incroyable ![]()
@Coach_Arribas Jâai trouvĂ© sympa ce petit clin dâĆil entre les deux (Rousseaux et lui)
Malgré son ùge, il lui reste encore au moins 2 bonnes saisons à tirer !
LâĂ©chĂ©ance approchait. Il Ă©tait inĂ©vitable de repousser le moment plus longtemps. Ces derniers jours, les sĂ©ances se faisaient plus rudes, les regards plus fermes, les contacts plus durs. A lâentraĂźnement, les joueurs avaient haussĂ© le ton et montraient bien plus de sĂ©rieux quâĂ lâaccoutumĂ©e.
En ligne de mire ? Le choc retour face Ă Tottenham
pour tenter de crĂ©er lâexploit, retourner la situation.
La belle victoire face au PSG
a permis de faire le plein de confiance et dâaborder ce match avec un peu moins de tension. Avec mon staff, on avait dĂ©cidĂ© de monter le curseur dâexigence afin que le groupe soit prĂȘt Ă soulever des montagnes. Et la premiĂšre Ă©tait celle des Spurs dans 24h.
Le stade Thibaut Arribas affichait complet pour lâoccasion et les plus grands noms du club Ă©taient prĂ©sents dans les tribunes. Des anciens joueurs comme Nathan Zeze ou Bastien Meupiyou sâĂ©taient rĂ©unis ensemble, en famille et posaient pour quelques photos au bord de la pelouse durant lâĂ©chauffement. Un peu plus haut, fidĂšle au poste, @Coach_Arribas avait pris place dans le siĂšge Ă son nom, comme toujours. Puis je tournais la tĂȘte en cherchant frĂ©nĂ©tiquement une personne et je la vis enfin : ma femme, mon autre soutien le plus fidĂšle. Sa seule prĂ©sence suffisait Ă me remonter le moral.
Au bord de la pelouse, durant la prĂ©paration des Ă©quipes, on pouvait ressentir la pression, aussi palpable que lâhumiditĂ© dans lâair ce soir-lĂ . Jâobservais mes joueurs depuis mon siĂšge sur le banc. Des visages fermĂ©s, une concentration ultime, des gestes prĂ©cis, des encouragements dĂ©terminĂ©s. Tous semblaient avoir mis les ingrĂ©dients nĂ©cessaires pour rĂ©aliser lâexploit ce soir. Un coup dâĆil sur ma montre. RĂ©ponse dans 15 minutesâŠ
Les derniĂšres consignes donnĂ©es dans le vestiaire ont laissĂ© place Ă lâentrĂ©e des joueurs sur la pelouse. La foule en dĂ©lire, les chants des supporters puis le silence, pour laisser retentir lâhymne de la Ligue des Champions. Des frissons parcoururent mes bras et une certaine tension sâempara de moi. Pour enfin, entendre le coup de sifflet de lâarbitre.
DâentrĂ©e de jeu, nous nous faisons cueillir Ă froid par les anglais qui ouvrent le score aprĂšs moins de 5 minutes de jeu sur une erreur de placement de mes dĂ©fenseurs. Mais, poussĂ©s par les supporters, mes joueurs se sont galvanisĂ©s et ont affichĂ© clairement leurs ambitions. Quelques instants plus tard, MILAN KAVCIC Ă©galisait en reprenant un centre fort du capitaine HAABO. DĂšs lors, la tendance sâinversait et on voyait les anglais reculer pour tenter de prĂ©server leur avantage. Erreur. PuisquâaprĂšs la demi-heure de jeu, VINCENT DUPUIS expĂ©diait une mine sous la barre du portier anglais pour nous donner lâavantage ! Plus quâun but. Nous Ă©tions Ă un but de recoller au score.
« Vous ĂȘtes en train de les dĂ©stabiliser et de leur faire perdre tous leurs moyens ! » mâexclamai-je Ă la mi-temps. « Ils sont dĂ©sarçonnĂ©s et ne savent plus comment rĂ©agir. Alors ne baissez pas dâintensitĂ© et finissez de leur enfouir la tĂȘte dans le sable ! Go ! »
Et nous retournions sur le terrain, le couteau entre les dents. Câest VINCENT DUPUIS qui assĂ©nait un nouveau coup sur le crĂąne des Spurs en marquant son second but du match, sur une seconde frappe en dehors de la surface qui termina sa course dans le petit filet. Imparable ! Nous venions de recoller au score.
« Encore les gars, ne leur laissez rien. Etouffez-les ! » hurlai-je du bord du terrain.
Mais jâaurai voulu que le match se termine lĂ . Dix minutes plus tard, le pire scĂ©nario arriva. Sur un centre anodin et peu dangereux, HAABO, capitaine exemplaire, tenta de lâintercepter et dĂ©via le ballon⊠dans ses propres filets. Le tournant cruel de ce match. RegonflĂ©s Ă bloc par ce but chanceux, les anglais nâont pas perdu de temps pour reprendre le dessus. Encore assommĂ©s par ce fait de jeu, mes protĂ©gĂ©s peinaient Ă retrouver leurs esprits. Je faisais entrer SAMPSON GYASI pour peser sur la dĂ©fense adverse⊠mais dĂ» le faire ressortir quelques minutes plus tard sur blessure. Alors, les londoniens en profitĂšrent pour nous assĂ©ner le coup de grĂące et inscrire un but dont on ne se relĂšverait jamais.
Coup de sifflet final. Score de parité, 3 buts partout. Mais une défaite au cumulé qui mit fin à notre parcours en Ligue des Champions.
Abattu, je gardais la face devant mes joueurs lors du bilan dans les vestiaires.
« Ăcoutez, ne vous en voulez pas ce soir. Vous avez donnĂ© tout ce que vous pouvez et vous devez ĂȘtre fiers de vous. Nous avons jouĂ© de beaucoup de malchance. Mais ce nâest pas ce soir que nous perdons cette rencontre, câest Ă Londres. Rentrez chez vous, reposez-vous. Nous devons encore nous concentrer sur le championnat et la Coupe de France, et jâaurai besoin de vous tous ! Bonne soirĂ©e messieurs. » concluai-je.
Alors que je mâapprĂȘtais Ă sortir du couloir, je sentis une main sur mon Ă©paule.
« Andy , je suis vraiment dĂ©solĂ©. Jâai fait de la merde putain. Je ne dois jamais toucher le ballon sur ce centre⊠» me dit REDGY HAABO dâun air dĂ©pitĂ©.
« Tu nây es pour rien. Tu as tout donnĂ© RED et ce but contre son camp est involontaire. Ils ont eu beaucoup de chance ce soir et ils le savent, je tâassure. » tentai-je de le rassurer. « Tu as fait ton match ce soir, tu nâas rien Ă te reprocher. Personne ne tâen veux ce soir, crois moi. »
« Ouais mais ça fait chier ! Si⊠»
« Avec des si, comme on dit. » lâinterrompai-je. « Rentre chez toi retrouver ta famille. On a une mission Ă terminer et je vais avoir besoin de mon meilleur ami pour mâaider Ă y parvenir. Alors, passe Ă autre chose, et reviens Ă fond pour terminer ce quâon a commencĂ©. »
Enfin au calme, jâavançais dans la nuit fraĂźche de ce soir de Mars. Lâesprit embaumĂ© par les moments du match que je me repassais en boucle dans ma tĂȘte, je ne pouvais mâempĂȘcher de me demander ce quâil se serait passĂ© si nous nâavions pas subi ce fait de jeu. Mais surtout, jâapprĂ©hendais les rĂ©actions du lendemain⊠Jâavais peur de voir de la dĂ©ception sur les visages des gens qui me soutenaient et comptaient pour et sur moi. On mâavait donnĂ© une mission, confiait une entitĂ© et je nâĂ©tais pas parvenu Ă lâamener au sommet. Je poursuivais donc mon chemin vers chez moi, avec ces doutes et apprĂ©hensions qui nâavaient certainement pas prĂ©vu de me laisser tranquille ce soirâŠ
| Date | Compétition | Stade | Adversaire | Score | Buteurs | Passeurs |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 08/03/51 | â
|
Thibaut Arribas |
Tottenham |
3-3 |
M. Kavcic (18), V. Dupuis (35, 53) | R. Haabo (x2), K. Mokrani |


