
Les baloches de Tea quand il s’est levé et a pointé du doigt Ralph. Elles lui ont poussé quand par contre ?! Parce que bon, ça surprend, wow…
Responses to Readers
@Tiien Il a le droit d’espérer, non? ![]()
@Rhino Il a fait une passe dé ![]()
@alexgavi Ha beh ton commentaire va bien avec la suite du récit ![]()
@Lincoln6Echo Il va falloir qu’il réagisse vite s’il veut vraiment la A
@gwendil35 C’est Arsenal, ça montre bien que c’est un club pourri ![]()
@CaptainAmericka Il a des fulgurances parfois… ![]()
Teanuanua rejoignit sa sélection à Papeete avec un objectif simple: respirer, se relancer et surtout retrouver le chemin du but. Cette sensation lui manquait vraiment Mais au-delà de ça, il était heureux. Heureux de retrouver des visages familiers, presque une seconde famille.
Parmi eux, Temehani Vahimena. Quand ils se croisèrent, les deux hommes se prirent immédiatement dans les bras. C’était une première: ils allaient enfin jouer ensemble en équipe A de Tahiti. Un moment fort.
Autour d’eux, l’ossature était bien là: Nino, Vatea, Mark, Louis, Hirinai Vahirua et Mana répondaient présents. En revanche, quelques absences se faisaient sentir. Kavai’ei Morgant, blessé avec son club de Bayonne, Nicolas (de l’AS Tefana) et Eddy Manuhauva n’étaient pas dans la liste.
Mais ce rassemblement permettait aussi de découvrir de nouveaux profils. Des expatriés notamment: Yann, qui évoluait à Haguenau, ou encore François, joueur à Fréjus-Saint-Raphaël, deux joueurs qui avaient déjà joué en sélection, mais jamais en même temps que Teanuanua. Des parcours différents, mais un même maillot.
Les premiers entraînements se déroulèrent dans une bonne ambiance, avec intensité et sérieux. Teanuanua sentait qu’il pouvait se relancer ici.
Un matin, son téléphone vibra. Un message de Godwin:
Alors mon puceau de beau-frère, prêt à affronter mon génie? On va vous montrer ce qu’est une vraie équipe!
Teanuanua esquissa un sourire. En effet, le tirage au sort de la Coupe d’Océanie, prévue en juin, venait d’être effectué. Et le verdict était sans appel: Tahiti héritait d’un groupe extrêmement relevé, avec la Nouvelle-Calédonie, les Iles Salomon et la Nouvelle-Zélande. Un véritable groupe de la mort… Les quatre meilleures nations d’Océanie réunies… Il n’y aurait aucun match facile. Il faudrait se battre, sur chaque ballon, pour espérer sortir de ce piège.
Mais avant ça, deux matchs amicaux attendaient la sélection: un contre la Nouvelle-Calédonie (justement) et un autre face à Tuvalu.
Deux premières batailles pour se préparer à la guerre continentale.
Le tirage au sort faisait énormément réagir au sein de la sélection tahitienne. Certains affichaient leur inquiétude face à ce groupe extrêmement relevé, tandis que d’autres, comme Temehani, vibraient d’excitation. Enfin, il y aurait de l’adversité, du vrai défi. Et surtout, c’était une première étape vers ce rêve que Teanuanua avait osé évoquer publiquement: la Coupe du Monde.
Un soir, dans le calme de la salle principale, Teanuanua et Temehani étaient seuls. Chacun lisait un livre. Le silence était paisible… jusqu’à ce que Teanuanua soupire, referme le sien et lâche: « J’ai un coach qui ne me respecte pas. »
Temehani leva les yeux, referma son livre à son tour. « Pourquoi tu dis ça? »
Teanuanua commença à lui expliquer: « À mon arrivée à Perth, il m’a dit de me remettre physiquement et qu’il me ferait revenir en A… Logique. J’avais compris l’idée. Mais là, on est en fin de saison, il appelle des gars pour s’entraîner avec les pros… et pas moi. Je reste bloqué en réserve. »
Temehani le fixa.
« Tu performes avec la B? »
Teanuanua grimaça.
« Pas vraiment… mais j’ai le niveau de la A, j’en suis sûr. »
Puis Temehani pencha légèrement la tête.
« Comment tu peux en être sûr? Tu as joué avec eux? Même un amical? Tu les as affrontés à l’entraînement? »
« Je me suis entraîné avec eux pendant mon essai » répondit rapidement le joueur de Perth Glory.
Un léger sourire apparut sur le visage de Temehani.
« Donc le coach sait exactement ce que tu vaux. Et crois-moi, il t’a suivi pendant ton prêt. Son objectif, c’est d’avoir la meilleure équipe possible. Si tu n’en fais pas partie, c’est qu’il y a une raison. Quand un joueur est à l’essai dans un club, on est plutôt cool avec lui, et c’est ce qu’il a dû se passer dans ton cas. »
Teanuanua coupa, agacé: « Il pense que je n’ai pas le niveau! »
Temehani secoua la tête, presque agacé à son tour.
« Non. Tu ne l’as pas. »
La phrase tomba, sèche.
« Un coach ne décide jamais seul. Il y a tout un staff derrière lui. Si tout le monde est d’accord pour te laisser en réserve, c’est que, pour eux, tu n’as pas encore ta place en A. Si la majorité du staff contredit le coach principal et pense que tu as ta place, il les écoutera. Même s’il sera toujours le décisionnaire. Donc tu fais quoi? Tu bosses. Encore plus. Tu marques. Encore et encore. Tu gagnes tous tes duels. Tu deviens incontournable. Et je te parle de l’entraînement et du match. Dans les deux cas! Et là, il n’aura plus le choix. »
Teanuanua esquissa un sourire, piqué dans son orgueil.
« Donne-moi tous les ballons demain. Je mets un triplé et il verra qu’il s’est trompé. »
Temehani se leva, soupira profondément.
« Tu n’as rien compris. »
Il passa une main sur son visage.
« Tu dois performer avec ton club, pas ici. L’Océanie, personne ne la regarde. Deux amicaux, ça ne change rien. Tout le monde s’en fout en dehors de notre pays et de celui de l’adversaire. Ici, on construit un collectif pour la Coupe d’Océanie. Toi, tu penses à toi, pas à l’équipe. Ta mentalité n’est pas la bonne. Tu ne penses pas comme un joueur professionnel. »
Teanuanua resta silencieux alors que Temehani continuait sur un ton sec.
« Tu n’es pas encore prêt pour le haut niveau. Tu crois que quand je suis arrivé à Dijon on m’a offert une place de titulaire? Et à Strasbourg? J’ai été prêté aussi! En Allemagne, j’ai dû gagner ma place. Pareil au Celtic. Je dois aller chercher ma titularisation. Rien n’est acquis d’avance. Regarde Manava. Regarde son exigence. Et regarde la tienne. Regarde Vatea, c’est un battant. Il ne se plaint jamais alors qu’il a galéré au début à Auckland City. Aujourd’hui, il récolte les fruits de son travail et jouer régulièrement en club et en sélection. Alors, qu’à la base, c’est loin d’être le meilleur mais aujourd’hui, il est devenu indispensable. Tu vois les choses à l’envers, Tea. Réveille-toi… sinon tu ne dépasseras jamais le niveau de la Nouvelle-Zélande. »
Teanuanua répliqua, vexé: « Je suis champion d’Océanie avec mon club! »
Temehani le fixa, dur.
« Tu n’as rien prouvé. Tu as prouvé que tu étais bon en Océanie. Et alors? L’Australie, c’est l’Asie. Et l’Asie, c’est mille fois plus fort. Si tu ne te réveilles pas, tu retourneras en Nouvelle-Zélande, à empiler des titres locaux sans jamais aller plus haut. Tu resteras un petit joueur d’une petite confédération Océanienne. »
Il marqua une pause, puis ajouta, plus froidement: « L’Europe, c’est un sacrifice. Mais toi… tu n’as pas envie de souffrir. C’est pour ça que tu ne progresses pas. »
Sans un mot de plus, il quitta la pièce.
Teanuanua resta seul. Seul avec ses pensées… et des vérités qu’il n’était peut-être pas prêt à entendre.
La sélection Tahitienne
| NOM | POSTE | ÂGE | CLUB |
|---|---|---|---|
| PAAMA Nino | GB | 22 ans | Cliftonville (Irlande du Nord) |
| DEBRUYNE Anapa | GB | 24 ans | AS Vénus |
| TEREHAU Chan | GB | 25 ans | AS Dragon |
| TERIIEROOITERAI Vatea | D (D) | 21 ans | Auckland City (Nouvelle-Zélande) |
| MORALES Olivier | D (D) | 20 ans | AS Tefana |
| TEHIO Mark | D (C) | 31 ans | AS Tefana |
| DUMONT Yoan | D (C) | 21 ans | AS Piraé |
| VIAL Maxime | D (C) | 18 ans | AS Central |
| HAPIPI François | D (C) | 29 ans | Fréjus Saint-Raphaël (France) |
| TANETOA Haumau | D (G) | 23 ans | AS Piraé |
| KANANOU Teiki | D (G) | 30 ans | AS Pueu |
| LEMAITRE Steve | MD | 16 ans | AS Tefana |
| BREMOND Teraï | MD | 26 ans | AS Piraé |
| VAHIRUA Hirinai | MC | 21 ans | Grenoble (France) |
| PENNEQUIN-LE BRAS Yann | MC | 34 ans | Haguenau (France) |
| GITTON Louis | MC / MOC | 25 ans | Napier City Rovers (Nouvelle-Zélande) |
| VAHIMENA Temehani | MC / MOC / MOD | 20 ans | Celtic (Écosse) |
| PAPAURA Franck | MOD | 22 ans | Halswell United (Nouvelle-Zélande) |
| KASPARD Eddy | MOD | 26 ans | Rumilly-Vallières (France) |
| TENIAU Mana | MC / MOC / MOG | 23 ans | AS Vénus |
| MARAETEFAU Honoura | MOC / MOG | 26 ans | AS Tefana |
| SHAN Manuarii | MOG / BT | 24 ans | AS Tefana |
| TEHAHA Teanuanua | BT | 20 ans | Perth Glory (Australie) |
| GARCIA Samuel | Entraîneur | 52 ans |
Et bam dans les dents ![]()
Il a pris tarif!!! Il est content d’être venu lol
Il lui a dit tout ce qu’on veut lui dire ! C’est ce qu’on appelle une remise en place, en bonne et due forme !
Temehani est le vrai héro de ce récit ![]()
Il est devenu débile notre Tea ou quoi ? Qu’est-ce qui lui passe par le crâne ? Où est passé notre petit Tea tout timide et qui a la tête sur les épaules ?
Décidément, la puberté, les premiers poils sur les couilles, ça fait du mal à bien plus de personne qu’on ne le pense…
on dirait un peu quand il voulait absolument aller en france et voulait jouer pour la france
il avait été remis sur les épaules
ça a du être refait
Responses to Readers
@Rhino Temehani ne sait pas mettre les formes ![]()
@Tiien Il n’a pas fait le voyage pour rien, ça va le secouer ![]()
@alexgavi Et Teanuanua serait l’anti-héros? ![]()
@CaptainAmericka Le football il l’a changé ![]()
@celiavalencia J’ai l’impression que Teanuanua a souvent besoin d’entendre des vérités ![]()
Pour affronter la Nouvelle-Calédonie, le coach Samuel Garcia décida d’aligner une équipe très proche de son onze type. Nino gardait les cages, tandis que Vatea, Mark, François et Haumau composaient la défense. Au milieu, on retrouvait Hirinai Vahirua accompagné du jeune prodige Steve, 16 ans, joueur de l’AS Tefana. Devant, Eddy occupait le flanc droit, Mana le côté gauche, Temehani Vahimena évoluait en numéro 10, et Teanuanua était en pointe.
Teanuanua était heureux d’être titulaire, d’autant plus qu’il savait que Tevava et Moeata étaient présents en tribunes. Mark, brassard de capitaine autour du bras, tenta de galvaniser ses coéquipiers avant le coup d’envoi.
Mais dès les premières minutes, le match tourna mal. La Nouvelle-Calédonie imposa un rythme intense et domina largement. Le duo du milieu, Hirinai et Steve, était dépassé. Temehani, obligé de redescendre défendre, ne pouvait pas organiser le jeu. Dès la 3e minute, les visiteurs ouvrirent le score. Puis à la 18e, ils doublèrent la mise. 2-0…
Mark tenta de remotiver les siens, Temehani exigea plus d’engagement, et sur le banc, Samuel Garcia haussait le ton. Progressivement, la Nouvelle-Calédonie leva un peu le pied, permettant à Tahiti de reprendre le contrôle du ballon.
Teanuanua commença enfin à toucher quelques ballons… sans réussir à faire la différence. Jusqu’à la 33e minute.
Sur une inspiration de Temehani, une longue passe en profondeur transperça la défense adverse. Teanuanua contrôla parfaitement et enchaîna immédiatement avec une frappe. Excentré côté droit, il trouva pourtant le petit filet opposé. Un but splendide.
Le stade, jusque-là silencieux, explosa de soulagement.
Sans célébrer, Teanuanua récupéra le ballon et le ramena rapidement au centre du terrain. Il voulait relancer le match.
Jusqu’à la pause, Tahiti domina nettement, mais le score ne bougea plus. 2-1.
Dans le vestiaire, le coach décida d’opérer plusieurs ajustements tactiques. Temehani reculait d’un cran pour organiser le jeu, les ailiers étaient positionnés plus haut pour étirer le bloc adverse, et Teraï entrait à la place de Steve. Avant cela, le coach prit le temps de s’approcher du jeune milieu de 16 ans.
« Steve, écoute-moi bien… Ce n’est pas contre toi. Tu as du talent, tout le monde le voit. Mais là, on a besoin d’un peu plus d’impact au milieu et le jeu de Teraï est plus adapté pour cela. Tu vas revenir, et vite. Continue de bosser comme ça. »
Le jeune hocha la tête, un peu déçu mais comprenant le message.
Dès la reprise, le changement fut visible. Dans ce nouveau 4-3-3, Tahiti maîtrisait bien mieux le ballon. Temehani dictait le tempo, orientait le jeu, et tout devenait plus fluide. Teanuanua, lui, était bien plus impliqué. Il touchait davantage de ballons, proposait des solutions, et même sans ballon, ses appels faisaient reculer la défense adverse. Il sentait que quelque chose pouvait se passer.
Il ne manquait qu’un but. Et il arriva à la 65e minute. Hirinai accéléra brusquement le jeu, lança Mana côté gauche. Le centre de ce dernier partit fort devant le but. Teanuanua se jeta, dévia le ballon de la tête sans vraiment maîtriser son geste… mais cela suffit. Eddy surgit derrière et conclut d’un tir puissant.
2-2. Le stade explosa.
Teanuanua serra Eddy dans ses bras. « Je l’ai remise comme j’ai pu! »
Eddy rigola: « T’inquiète, moi je finis le boulot! »
Quelques minutes plus tard, les deux sortirent sous les applaudissements, remplacés par Manuarii et Franck. Sur le banc, le coach tapa dans la main de Teanuanua.
« Bien, Tea. Voilà ce que je veux voir. Tu pèses, tu bouges, tu participes. Et même quand ce n’est pas propre, tu es décisif. Continue comme ça. »
Depuis le banc, Teanuanua regarda la fin du match. Tahiti poussait, mais la Nouvelle-Calédonie résistait. Vatea sortit sous les applaudissements, remplacé par Olivier, et Teiki entra pour sa première sélection. Mais le score ne bougea plus.
Dans le vestiaire, le coach prit la parole. Le ton était posé, mais ferme.
« Les gars… On va être clairs. Bravo pour la réaction. Revenir de 2-0, ce n’est jamais simple. Vous avez montré du caractère. Mais… » Il marqua une pause, regardant chaque joueur. « …ce genre d’entame, en Coupe d’Océanie, ça ne pardonne pas. Là, c’est un amical, vous vous en sortez. Mais face à la Nouvelle-Zélande ou aux Salomon, vous êtes morts au bout de vingt minutes. »
Personne ne parlait.
« Le très haut niveau, ce n’est pas seulement savoir réagir. C’est être prêt dès la première seconde. Concentré, discipliné, engagé. Vous avez le talent, ça je n’en doute pas. Mais le talent sans rigueur, ça ne sert à rien. »
Il se redressa légèrement.
« Maintenant, je veux retenir le positif aussi. Quand on a changé le système, vous avez su vous adapter. Le ballon circulait mieux, vous avez joué ensemble. Ça, c’est notre force. Alors on garde ça. Mais on corrige le reste. »
Puis il conclut: « Demain, on part pour Tuvalu. Il y aura du turnover. Reposez-vous ce soir, soyez sérieux. Et à notre arrivée: séance vidéo pour analyser ce qui n’allait pas aujourd’hui. On ne lâche rien. On construit quelque chose ici. »
Les joueurs applaudirent, conscients d’avoir frôlé le pire mais aussi d’avoir montré de belles choses.
Après la sortie du vestiaire, Teanuanua retrouva Tevava et Moeata. Les retrouvailles furent chaleureuses. Temehani passa également les saluer, toujours respectueux avec un ancien comme Tevava. Puis tout le monde rejoignit le bus.
L’ambiance était calme, un mélange de fatigue et de réflexion. Teanuanua s’assit à côté de Temehani. Il hésita un instant, puis lança: « Merci pour la passe… Franchement, elle était incroyable. »
Temehani haussa les épaules. « C’est normal. Si tu fais l’appel, je te la mets. Mais tu dois en faire plus des comme ça. »
Teanuanua sourit légèrement. « Tu n’es jamais satisfait, hein? »
Temehani tourna la tête vers lui. « Non. Et toi non plus, tu ne devrais pas l’être. Tu marques, tu fais une passe, ok… mais tu peux faire beaucoup plus. Tu le sais. »
Un court silence s’installa. Puis Teanuanua reprit: « J’ai un coéquipier à Perth… un jeune. Il vient de Pitcairn. Tu es son idole. Genre… vraiment. Il regarde tous tes matchs. »
Temehani arqua un sourcil. « Pitcairn? Sérieux? »
« Ouais. Une île paumée. Mais le mec est monstrueux. Défenseur central. Il regarde chaque match du Celtic, juste pour toi » se mit à dire Teanuanua avec beaucoup d’enthousiasme.
Temehani esquissa un sourire. « Et il a bon goût, au moins. »
Teanuanua rigola. « Je voulais savoir… tu pourrais lui donner ton maillot de ce soir? Ça lui ferait un truc de fou. »
Sans répondre, Temehani ouvrit son sac, sortit son maillot et le tendit.
« Tiens. Et je t’en enverrai un du Celtic. Là, il va vraiment péter un câble. »
Teanuanua le regarda, surpris. « Sérieux? Merci… tu peux pas savoir à quel point ça va lui faire plaisir. Son rêve, c’est de venir jouer en Écosse, au Celtic, à tes côtés. »
Temehani se pencha légèrement vers lui, un sourire provocateur aux lèvres.
« S’il aime souffrir, il est le bienvenu en Europe. »
Puis il marqua une pause avant d’ajouter, plus calmement: « Mais aujourd’hui… j’en ai vu un autre qui a commencé à comprendre ce que c’est, de souffrir sur un terrain. »
Teanuanua fronça les sourcils. « Qui ça? »
Temehani le regarda droit dans les yeux… puis lui fit un clin d’œil.
Teanuanua resta un instant silencieux, puis esquissa un sourire. Cette phrase, anodine en apparence, résonnait différemment en lui. Peut-être qu’il avait enfin montré quelque chose. Peut-être qu’il commençait, doucement, à répondre aux attentes.
| Date | Compétition | Stade | Adversaire | Score | Perf’ de Teanuanua | Note de Teanuanua |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 25/03/2025 | Amical | Stade Pater Te Hono Nui | Nouvelle-Calédonie | 2-2 | Titulaire, 67 minutes de jeu, 1 but1 passe décisive | 8,6 |
Ne jamais rien prendre comme acquis ! Ce qu’il a fait est très bon, mais oui il doit continuer et chercher à faire plus à chaque fois. (plus facile à dire qu’à faire hein
)
Dans le fond, est-ce que Temehani ne serait pas vexé que Teanuanua soit avec sa soeur ? ![]()
Il a raison, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers.
Par contre, se faire manger en début de match comme ça, ce sera complique face aux meilleures nations d’Océanie.
Un peu dur Temehani, mais on sent que c’est pour faire progresser Tehe. Ce match amical était un premier pas dans la bonne direction!
Responses to Readers
@CaptainAmericka Tu ne veux pas être son coach mental? ![]()
@alexgavi Je n’avais jamais pensé à l’idée qu’il se venge du fait que Teanuanua grimpe sur sa sœur ![]()
@Julian-m Temehani est dur avec Teanuanua, mais il sait que c’est son ami et qu’il peut tout lui dire!
L’équipe arriva à Funafuti après un long voyage au cœur du Pacifique. Dès leur descente de l’avion, les joueurs découvrirent un décor unique: le Tuvalu Sports Ground, seul véritable stade du pays, littéralement collé à la piste de l’aéroport. Voir un avion passer au-dessus du terrain pendant un entraînement avait quelque chose d’irréel.
Ils s’installèrent ensuite au Filamona Lodge, un lieu simple mais chaleureux. Pour Teanuanua, cela raviva immédiatement des souvenirs. Il repensa au Fare Tokoau, le lodge où il avait travaillé autrefois, sur Moorea, appartenant au père d’Alessio. À cette époque, il était encore loin du monde professionnel, encore en train de chercher sa voie. Il esquissa un léger sourire en regardant autour de lui. « C’est fou… » murmura-t-il. « J’ai l’impression que c’était une autre vie… »
Pendant trois jours, l’équipe vécut dans une ambiance détendue. Entre les entraînements, les discussions et les moments de partage, le groupe se rapprochait. Dans un coin du terrain, Teanuanua discutait avec Vatea.
« Franchement, ça fait du bien ce genre de moment », dit-il en regardant ses coéquipiers rigoler.
Vatea acquiesça. « C’est comme ça qu’on gagne des compétitions. Pas juste avec du talent… avec un groupe. »
Teanuanua hocha la tête. Il le sentait aussi: quelque chose se construisait.
À la veille du match contre Tuvalu, le coach réunit tout le monde. Le tableau tactique était déjà prêt.
« On repart sur le 4-3-3 de la deuxième mi-temps contre la Nouvelle-Calédonie », annonça-t-il. « Ça a bien fonctionné, donc on ne change pas une formule qui marche. Mais… »
Il regarda son groupe, insistant sur ses mots. « …Je vais faire tourner. Pas par sanction. Par gestion. »
Il désigna les joueurs un à un, expliquant ses choix.
« Nino, tu restes dans les cages. Mark, capitaine, tu continues derrière avec François. Olivier et Teiki sur les côtés. Teraï en sentinelle. Hirinai et Temehani devant lui. Sur les ailes, Franck et Honoura. Et Shan en pointe. »
Puis il après les explications tactiques, il fit le tour des joueurs non alignés, dont Teanuanua, pour qu’ils comprennent ses choix.
« Tea, tu démarres sur le banc. »
Teanuanua ne broncha pas. Il écouta attentivement.
« Tu sors d’une grosse période », poursuivit le coach. « Nouvelle-Zélande, enchaînement en Australie… Je veux te garder frais. On aura besoin de toi à 100% pour la Coupe d’Océanie. »
Teanuanua hocha la tête. « Je comprends, coach. »
Le coach continua: « Vatea, même logique. Tu reprends à peine ta saison en club. Pas de prise de risque inutile. Et pour ceux qui jouent en Europe… » Il balaya du regard plusieurs joueurs. « Vous ne ferez pas 90 minutes. Le voyage, ça fatigue. Je ne veux pas de blessure stupide sur un match amical. »
Un léger murmure parcourut le groupe, mais personne ne contestait. Tout était clair. Tout était expliqué.
Le coach termina avec un ton plus doux: « Les gars… mon rôle, c’est aussi de vous protéger. Vous voulez tous jouer, je le sais. Mais moi, je dois penser plus loin. Et plus loin, c’est dans trois mois. »
Après la réunion, Teanuanua s’approcha de lui.
« Coach… merci de nous expliquer comme ça. »
Samuel Garcia posa une main sur son épaule. « C’est normal. Si vous comprenez, vous adhérez. Et si vous adhérez… vous devenez plus forts. »
Sur le chemin du retour vers leurs chambres, Teanuanua marcha en silence quelques secondes, puis croisa Temehani.
« Ça va? » demanda ce dernier.
« Ouais… même sur le banc, je me sens bien ici. »
Temehani esquissa un sourire. « Parce que là, tu es dans un vrai groupe. Profite. »
Teanuanua regarda autour de lui. Les rires, la simplicité, la solidarité… Oui, il se sentait à sa place.
Le jour du match, une atmosphère particulière régnait autour du Tuvalu Sports Ground. Les 1 500 places étaient toutes occupées. Ici, 1 500 spectateurs, c’était un stade plein, une véritable fête nationale. Les habitants étaient venus nombreux, curieux de voir cette équipe tahitienne réputée, et l’ambiance, bien que modeste, était chaleureuse et sincère.
Dès le coup d’envoi, il n’y eut pourtant pas vraiment de suspense. Tahiti prit immédiatement le contrôle du match. À la 11e minute, sur une action bien construite, Temehani trouva Hirinai dans l’espace. Le milieu ajusta parfaitement le gardien et ouvrit le score. Sur le banc, Teanuanua applaudit. « Propre… très propre », souffla-t-il.
Le second but arriva à la 28e minute. Une belle séquence collective, rapide, fluide, conclue par Shan, bien placé dans la surface. 2-0. Le match semblait déjà plié.
À la pause, le coach ne perdit pas de temps.
« Bon, les gars, c’est bien. Sérieux, appliqué… mais on ne s’endort pas. » Il tapa dans ses mains pour garder tout le monde concentré. « On va faire tourner. Nino, Temehani, Hirinai, vous sortez. Anapa, Yann, Louis, vous entrez. Montrez-moi que le niveau ne baisse pas. »
La seconde période confirma la domination tahitienne. Même sans inscrire de nouveau but, l’équipe contrôlait totalement le jeu. Le ballon circulait bien, les espaces étaient exploités intelligemment, et Tuvalu ne parvenait pas à exister.
Sur le banc, Teanuanua ne s’échauffa même pas. Il comprit rapidement que Shan allait faire tout le match. Il ne le prit pas mal. Au contraire, il observait, analysait, apprenait.
À côté de lui, Yann lui glissa: « Frustré? »
Teanuanua secoua la tête. « Non… aujourd’hui, c’est pour l’équipe. Et puis… je dois encore prouver. Je l’ai compris. »
Le match se termina sur ce score logique de 2-0. Une victoire propre, sans trembler. À la fin, presque tout le monde avait eu du temps de jeu, à l’exception de Chan, le troisième gardien.
Dans le vestiaire, le coach prit la parole une dernière fois avant la séparation. Le ton était calme, presque paternel.
« Les gars… mission accomplie. Deux matchs, une victoire, un nul. Mais surtout, un groupe qui vit bien. Et ça, c’est le plus important. »
Il regarda chacun de ses joueurs.
« Maintenant, retour en club. Et là, je ne veux pas vous voir lever le pied. Certains jouent le maintien, d’autres un titre… donnez tout. Vraiment tout. Parce que moi, en juin, je ne veux que des guerriers. Des joueurs en forme, des joueurs prêts à se battre. »
Il marqua une pause avant de conclure: « Faites attention à vous quand même. Pas de blessures stupides. Travaillez. Et on se retrouve bientôt pour la Coupe d’Océanie. Là… ce sera du sérieux. »
Les joueurs applaudirent. L’aventure ne faisait que commencer.
Le soir, alors que chacun regagnait sa chambre, Teanuanua croisa le coach dans le couloir.
« Tea! Attends une seconde. »
Il s’arrêta, intrigué. « Oui coach? »
Samuel Garcia esquissa un léger sourire. « La fédération a validé notre camp de base pour la compétition. »
Teanuanua fronça légèrement les sourcils, ne voyant pas encore où il voulait en venir.
« On sera à Porirua… et on utilisera les installations de Western Suburbs. »
Un silence… Puis le visage de Teanuanua s’illumina.
« Sérieux? »
Le coach lui fit un clin d’œil. « Je me suis dit que ça te ferait plaisir. »
Teanuanua laissa échapper un léger rire. « Merci coach… vraiment. »
En remontant dans sa chambre, ses pensées s’emballèrent. Porirua… ses souvenirs… et surtout, cette petite plage, son refuge, celle qui lui avait porté chance.
« Cette fois encore… tu vas m’aider », murmura-t-il pour lui-même.
Le lendemain, l’équipe se dispersa. Les expatriés prirent le même vol jusqu’à Sydney, avant de repartir chacun vers leur club respectif. À l’aéroport, les au revoir furent simples mais sincères.
« On se revoit en juin », lança Vatea.
« Et cette fois… on gagne », ajouta Temehani avec détermination.
Teanuanua hocha la tête.
Une équipe était née. Mais avant de rêver de titre, une réalité s’imposait à lui: en club, il devait s’imposer.
| Date | Compétition | Stade | Adversaire | Score | Perf’ de Teanuanua |
|---|---|---|---|---|---|
| 28/03/2025 | Amical | Tuvalu Sports Ground | Tuvalu | 2-0 | Non rentré en jeu |
Le melon a un peu dégonflé, c’est pas une mauvaise chose ![]()
une bonne camaraderie et il redescend sur les nuage et il est regonflé
Voilà qui est bien mieux ! La première séance avec moi t’a fait du bien Tea, on se revoit dans 3 jours !


