:storyred: :s2: đŸ‡Ș🇾 :betis: L’hĂ©ritage de Manuel Pellegrini


De bons rĂ©sultats, cela est trĂšs encourageant ! Par contre ton equipe gagne pas mal de matchs grĂące Ă  des buts dans le dernier quart d’heure, faut pas avoir des problĂšmes de tension !

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On peut dire que ne pas gagner quand on mùne à 11 contre 10, c’est honteux. Mais ce n’est pas ça le pire


Tu encaisses un but de Braithwaite? SĂ©rieux? C’est quoi cette blague?

Angry Inside Out GIF by Disney Pixar

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@alexgavi C’est clair ! Nacho, que beaucoup voyaient ne pas rĂ©ussir ici est en train de faire mentir beaucoup de monde !
M’en parle pas, vu le scĂ©nario du match


@Manthyz C’est pour forcer les supporters à rester jusqu’à la fin des matchs !

@toopil Oui, je me suis dit la mĂȘme chose
 :sadpepe:

Chapitre 72 : Un retour pas si réussi que ça.


Le centre d’entraĂźnement Ă©tait vide depuis bien longtemps lorsqu’il se leva de son fauteuil. La nuit Ă©tait tombĂ©e depuis deux bonnes heures et le froid avait remplacĂ© la douce chaleur des rayons du soleil de la journĂ©e. Il Ă©tait venu se rĂ©fugier dans son bureau aprĂšs la sĂ©ance de l’aprĂšs-midi pour rĂ©flĂ©chir dans le calme. Dans ces moments-lĂ , le temps semble se suspendre et Ad plonge profondĂ©ment dans ses pensĂ©es, lĂ  oĂč personne ne peut le suivre ni le remonter Ă  la surface.

La raison de son attitude ce jour-lĂ  ? L’avenir de BORJA IGLESIAS. L’attaquant espagnol, revenu au club aprĂšs son prĂȘt au Bayer Leverkusen, ne parvenait pas Ă  se montrer efficace devant le but. Son bilan famĂ©lique de 3 petits buts depuis le dĂ©but de saison ne plaidait pas en sa faveur. De plus, le jeune NACHO FERRI Ă©tait en train d’éclore et de devenir un buteur fiable Ă  chaque fois ou presque que l’on faisait appel Ă  lui. Pourtant, ce n’était pas faute d’essayer de le relancer ! Ad lui avait donnĂ© souvent sa chance cette saison (12 apparitions sur 18 possibles, 10 titularisations) mais sans jamais parvenir Ă  la saisir.

Lors de son moment de rĂ©flexion, l’entraĂźneur français avait remis en question sa mĂ©thode, son schĂ©ma tactique et mĂȘme ses choix. Peut-ĂȘtre n’associait-il pas les bons joueurs autour de l’attaquant ? Peut-ĂȘtre que le jeu dĂ©veloppĂ© ne correspondait pas Ă  son profil ? Avait-il besoin de plus de soutien pour rĂ©ussir ? Autant de questions qui restaient en suspens.

Alors il s’était penchĂ© sur les statistiques. Car on dit que les chiffres ne mentent jamais. Et un chiffre l’avait frappĂ© : 35% de tirs cadrĂ©s. Bien trop peu pour un attaquant de sa trempe ! Pourtant, les prĂ©parateurs offensifs avaient accentuĂ© le travail de finition, les situations devant le but depuis bien longtemps pour pallier le manque d’efficacitĂ© offensive du dĂ©but de saison. Les joueurs offensifs ne pouvaient pas se plaindre d’un manque de considĂ©ration envers eux ! Mais pour autant, rien n’y faisait, quelque chose semblait s’ĂȘtre brisĂ© entre l’espagnol et le club. Une fin de cycle.

Comme Ă  son habitude, il saisit son tĂ©lĂ©phone et appela son fidĂšle collĂšgue. Il Ă©tait tard, mais il savait qu’il rĂ©pondrait.
« LEO, bonsoir. Je pense qu’il faut trouver une porte de sortie Ă  BORJA dĂšs cet hiver. Â» commença Ad sans prĂ©lude.

« Wouah, Ă  froid comme ça, tu m’annonces cette bombe ? Â» s’étonna LEONARDO. « Quelle mouche t’a piquĂ© ? Â» ironisa-t-il.

« Je viens de passer de trĂšs longues minutes Ă  retourner le sujet dans tous les sens. Et je suis persuadĂ© qu’il est arrivĂ© en fin de cycle au club. Â» expliqua le français. « Je pense que j’ai fait une erreur en lui proposant de rester. Et ça peut nous permettre de faire plus de place Ă  NACHO FERRI en attaque. Â»

Ad entendit LEONARDO se rĂ©installer Ă  l’autre bout du fil avant de rĂ©pondre.
« Alors, je pense que tu as raison pour BORJA, nous aurions dĂ» laisser le Bayer lever sa clause d’achat et nous pencher sur un autre attaquant. Mais l’idĂ©e de rĂ©cupĂ©rer un joueur qui connaissait le championnat et le club n’était pas idiote pour autant. Cependant, faire plus de place Ă  NACHO, je ne suis pas sĂ»r
 Â» hĂ©sita-t-il.

Un lĂ©ger silence s’installa entre eux.
« Je t’explique : NACHO performe lorsqu’il sort du banc ou lorsqu’il est sous pression, Ă  devoir prouver que tu as eu raison de le prĂ©fĂ©rer Ă  BORJA. Si tu ne recrutes pas d’attaquant et que l’on complĂšte seulement par un jeune de la Ciudad, j’ai peur qu’il ne ressente plus la pression et qu’il soit moins performant. Â» reprit-il. « Je vais me pencher sur les opportunitĂ©s et le marchĂ© pour voir ce que l’on peut faire. Mais je garde quand mĂȘme l’idĂ©e de NACHO, mĂȘme si je pense qu’il n’est pas encore prĂȘt. Pense aussi Ă  CHIMY AVILA que tu peux relancer ! Â»

Ad se surprit lui-mĂȘme de ne pas y avoir pensĂ©. Mais il Ă©tait formel sur le sujet.
« Le problĂšme de CHIMY c’est qu’il est hors de forme et souvent blessĂ© cette saison. Je vais demander aux kinĂ©s de le remettre sur pied et de le relancer progressivement mais il me faut un joueur prĂȘt Ă  la trĂȘve LEO. Je te fais confiance. Â»

Et il raccrocha. LEONARDO avait peut-ĂȘtre raison, NACHO FERRI n’était peut-ĂȘtre pas encore prĂȘt Ă  assumer un rĂŽle de buteur numĂ©ro 1 d’un club jouant sur plusieurs tableaux. Mais actuellement, il n’y avait que lui qui donnait satisfaction Ă  Ad. Ni JUANMI LATASA, ni BORJA IGLESIAS, ni CHIMY AVILA n’avaient su saisir l’opportunitĂ© de s’imposer. Il lui fallait donc rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement Ă  ce mercato d’hiver qui se profilait dans un gros mois. Faire des choix. Les bons. Les assumer.

Il attrapa sa veste sur le dossier de sa chaise, cliqua une derniĂšre fois sur la souris de son ordinateur et il prit la direction de la porte. L’écran s’actualisa et afficha un message de confirmation. L’offre de 8 M€ de Al-Wahda pour BORJA IGLESIAS venait d’ĂȘtre acceptĂ©e par le club. Il ne manquait plus qu’à convaincre l’attaquant espagnol que c’était la meilleure solution possible pour la suite de sa carriĂšre. En tout cas, son avenir au Real BĂ©tis s’inscrivait en pointillĂ©s. Ad le savait. Mais il savait aussi que son attaquant en Ă©tait le premier conscient.

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Pas facile à gérer ça

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C’est clair que Borja Iglesias ne fait pas beaucoup parler de lui ! Le joueur doit certainement se morfondre, donc un dĂ©part lui sera forcĂ©ment salutaire.
AprĂšs, il faut garder la pression sur Nacho Ferri manifestement :sweat_smile:

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Un attaquant en fin de cycle, il faut lui trouver une porte de sortie, c’est Ă©vident

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@Sythax Heureusement que son statut ne fait pas de lui un casse-couille. Il devrait accepter l’offre Ă©galement de son cĂŽtĂ©, ça vaut mieux pour tout le monde.

@alexgavi C’est un retour ratĂ©, comme on en a dĂ©jĂ  eu dans plein de clubs.. :sweat_smile: Mais oui, son dĂ©part doit ĂȘtre remplacĂ© car Ferri n’est jamais aussi bon que sous concurrence !

@Rhino Oui et elle semble toute trouvée :money_bag: :money_bag:

Chapitre 73 : Sur la mĂȘme longueur d’onde.


Assis Ă  une table d’un petit restaurant dans le centre de SĂ©ville, Ad lisait paisiblement le mĂ©dia sportif de la ville, un verre de sirop Ă  la main. C’était aujourd’hui qu’il allait convaincre BORJA IGLESIAS d’accepter l’offre du club saoudien parvenu quelques jours plus tĂŽt au club. Une offre d’une valeur de 8 M€, une somme trĂšs correcte pour un attaquant de son Ăąge avec un rendement aussi peu efficace que le sien. Les arguments bien en tĂȘte, aucune tension, aucune pression. Juste l’envie de vite clĂŽturer le sujet et de se tourner vers l’avenir.

L’attaquant espagnol arriva sur la terrasse du restaurant, tout sourire. Il s’installa à la table et salua l’entraüneur qui lui rendit son sourire.
« Bonjour Coach, que me vaut cet honneur de m’asseoir Ă  votre table ? Â» plaisantait BORJA.

Ad se redressa et son regard devint ferme, sérieux, déterminé.
« Ă‰coute BORJA, je pense que tu as besoin d’un changement dans ta carriĂšre. Tu ne semble pas Ă©panoui sur le terrain et cela se ressent dans tes performances. Que penses-tu de ton dĂ©but de saison ? Â» questionna l’entraĂźneur.

Abasourdi, BORJA baissa les yeux un instant, surpris de la question, avant de regarder Ă  nouveau son entraĂźneur.
« Alors là
 Je ne pensais pas qu’on serait autant en accord sur le sujet. Â» rĂ©pondit-il, surpris. « Je vais ĂȘtre honnĂȘte : mon retour ne s’est pas passĂ© comme je l’imaginais. Il y a eu quelques changements dans l’effectif en l’espace d’un an et je pense sincĂšrement que j’appartiens au cycle prĂ©cĂ©dent. J’adore tout le monde et j’aime ce club, mais il me manque quelque chose pour que la flamme brĂ»le entiĂšrement oui. ForcĂ©ment, je ne suis pas aussi bon que j’aimerai l’ĂȘtre et je n’apporte pas assez Ă  l’équipe. Je ne peux pas vous contredire et j’apprĂ©cie que vous abordiez le sujet, je ne savais pas comment m’y prendre. Â»

Rassuré par la lucidité de son joueur, Ad le rassura.
« Je comprends que ce soit un sujet dĂ©licat Ă  aborder et je ne t’en veux pas de ne pas ĂȘtre venu m’en parler plus tĂŽt. Â» lui dit-il avec un sourire. « Ce qui me rassure, c’est que tu sois objectif sur ton cas personnel. Aussi, c’est pour ça que je t’ai fait venir aujourd’hui. Tu n’es pas sans savoir que nous avons reçu une offre de Al-Wahda de 8 M€ Ă  ton sujet. J’ai dĂ©cidĂ©, en concertation avec LEO, de l’accepter. Je pense que tu as tout Ă  y gagner. Â»

« Oui, tout Ă  fait. Je prends un nouveau dĂ©part, je me relance dans un championnat en plein essor et soyons honnĂȘte, j’y gagne largement sur le plan financier. Â» admit le buteur dans un sourire Ă  peine masquĂ©. « Franchement, je me sens soulagĂ© de cette discussion, ça me retire un sacrĂ© poids ! Â»

« Je te comprends. Cependant, le transfert sera conclu pour un dĂ©part au 1er Janvier. En attendant, je te demande de te donner Ă  fond pour tes derniers matchs sous les couleurs du club. Joue libĂ©rĂ©, ne te prends pas la tĂȘte et fais toi plaisir. Â»

« Comptez-sur moi Coach ! Â» se rĂ©jouit-il.

Et ils restĂšrent encore une bonne heure Ă  discuter de football, Ă  refaire le monde, comme deux vieux amis qui se retrouvaient. La tension de la situation s’était dissipĂ©e et l’atmosphĂšre Ă©tait devenue plus lĂ©gĂšre. Le lien et le respect entre les deux hommes s’étaient un peu plus renforcĂ©s. Un accord, un pacte, une parole donnĂ©e qui scellait deux avenirs. Celui d’un joueur qui Ă©tait soulagĂ© de partir dĂ©couvrir de nouveaux horizons. Celui d’un entraĂźneur qui pouvait envisager l’avenir un peu plus sereinement.

Lorsqu’ils se serrĂšrent la main en guise d’au revoir, Ad ne vit pas l’homme qui l’observait assis Ă  l’opposĂ© de lui depuis le dĂ©but du rendez-vous. DerriĂšre ses lunettes de soleil, l’homme mystĂšre termina son cafĂ© et se leva en mĂȘme temps, prenant la direction de la sortie. Il suivit l’entraĂźneur français sur quelques centaines de mĂštres, avant de sortir son portable pour envoyer un SMS puis bifurqua sur la gauche. Dans ses pensĂ©es, Ad ne remarqua rien et continua son chemin jusqu’à sa voiture. Direction le centre d’entraĂźnement. Retourner au plus prĂšs du terrain et continuer d’avancer.

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VoilĂ  une bonne nouvelle, autant pour le club que pour le joueur

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Cool d’avoir un joueur lucide sur la situation, et qui accepte facilement de quitter son pays. Bon aprĂšs, il peut y avoir de quoi ĂȘtre motivĂ© :heavy_dollar_sign: :eyes:
Un paparazzi pour venir mettre son grain de sel, ou faire capoter l’affaire ?

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du pognon? :sac:

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@Rhino Oui, quand les deux parties s’entendent, tant mieux !

@alexgavi Tu m’étonnes que l’argent aide Ă  se dĂ©cider :rofl:
Haha, ça on ne sait pas..

@toopil Ca, toujours !

Chapitre 74 : Terrible



Cette pĂ©riode, qui se rĂ©pĂ©tait plusieurs fois dans la saison, avait quelque chose de particulier. La trĂȘve internationale avait dĂ©cimĂ©e l’équipe de quelques internationaux, U19, U20, Espoirs ou sĂ©niors. A chaque fois, Ad en profitait pour complĂ©ter son effectif avec des jeunes joueurs du club, sur conseils des entraĂźneurs des Ă©quipes afin de pouvoir observer certains talents. Alors qu’il demandait Ă  son groupe de reformer le bloc, il entendit la sonnerie de son portable. « Plus tard, c’est pas le moment.. Â» pensa-t-il. Puis une nouvelle consigne « ABNER, resserre Ă  l’intĂ©rieur avec le bloc !! Â»

Une fois la sĂ©ance terminĂ©e, il se posa quelques instants en salle de dĂ©tente pour souffler
 Il attrapa son tĂ©lĂ©phone et regarda ses notifications. Des rumeurs de transferts concernant ses joueurs. RUI SILVA qui pourrait faire ses valises. BORJA IGLESIAS plus en odeur de saintetĂ© au club. NATHAN ZEZE vers un prĂȘt le temps de s’aguerrir ? « Que des conneries ou des infos qui ne sont plus un secret. Â» se dit-il. Il rangea son tĂ©lĂ©phone dans sa poche et profita de l’instant pour se dĂ©tendre. Quelques minutes, sans penser Ă  rien. Le programme de la journĂ©e Ă©tait plutĂŽt lĂ©ger aujourd’hui avec une seule sĂ©ance matinale, et un aprĂšs-midi laissĂ© libre pour les joueurs, qui pouvaient en profiter pour se retrouver en famille. Et le soir, les rencontres internationales. A chaque fois, Ad en choisissait une, qui concernait l’un de ses joueurs. Ce soir, ça serait l’Argentine, de GUIDO RODRIGUEZ. Le milieu de terrain, homme Ă  tout faire cette saison, Ă©tait annoncĂ© titulaire pour affronter la Bolivie. Une titularisation totalement mĂ©ritĂ©e tant il Ă©tait important sur le terrain. Cette saison, il Ă©tait l’un des meilleurs buteurs du club.

Bien installĂ© dans son canapĂ© aux cĂŽtĂ©s de sa femme, il savourait un grand verre de jus de fruits bien frais pendant que l’Argentine faisait Ă©talage de tout son talent et dominait outrageusement la Bolivie, recroquevillĂ©e dans sa moitiĂ© de terrain. Alors que LAUTARO MARTINEZ animait une occasion dangereuse sur le couloir gauche, soutenu par MOLINA, il ne vit pas tout de suite ce qui allait peut-ĂȘtre changer le cours de sa saison. Ce n’est que lorsque le rĂ©alisateur fixa l’image qu’il commença Ă  comprendre
 AllongĂ© au milieu du terrain, proche du rond central, GUIDO RODRIGUEZ se tenait le genou, en pleurs, en dĂ©tresse. Le signe de la moulinette qui confirmait les plus grandes craintes. Les larmes coulant sur ses joues et son visage se tordant de douleur. Les kinĂ©s accoururent vers lui. Le test du tiroir, mais le verdict Ă©tait dĂ©jĂ  tombĂ© dĂšs lors que l’argentin s’était tournĂ© vers son banc, dĂ©pitĂ© et en colĂšre.

« Ce n’est pas possible
 Â» annonça Ad, choquĂ© par les images qu’il regardait. « Non, tout mais pas ça
 Â»

Il se prit la tĂȘte dans les mains et les secondes qui dĂ©filaient parurent une Ă©ternitĂ©. Dans son cerveau, tout fusait Ă  mille Ă  l’heure. DĂ©jĂ . GĂ©rer la convalescence de son joueur. Par qui le remplacer ? Acheter un nouveau joueur ? PrivilĂ©gier la solution interne ? Tant de questions qui lui donnĂšrent mal Ă  la tĂȘte.
Son tĂ©lĂ©phone sonna. Il le prit et le jeta Ă  l’opposĂ© de lui sur le canapĂ© sans mĂȘme prendre la peine de regarder qui tentait de le joindre. C’est Lucia qui s’en saisit pour rĂ©pondre.
« Oui il est Ă  cĂŽtĂ© de moi mais il n’est pas en Ă©tat de parler. Il a vu les images en direct
 Â» commença-t-elle. « D’accord, je lui transmets le message. Â» Et elle raccrocha.

Le lendemain, le verdict, quasi connu de tous, tomba : entorse des ligaments croisĂ©s pour GUIDO RODRIGUEZ et une absence estimĂ©e Ă  8 mois. Huit longs mois oĂč le patron argentin allait manquer Ă  son Ă©quipe. Le tĂ©lĂ©phone d’Ad sonna. Cette fois-ci, il dĂ©crocha, mais sans ĂȘtre vraiment prĂȘt Ă  discuter du sujet.
« Oui LEO, je t’écoute. Â» rĂ©pondit-il laconiquement.

« Je suis aussi dĂ©vastĂ© que toi Ad. Il fallait que ça tombe sur lui. Â» s’exprima t-il, un soupçon de tristesse dans sa voix. « Mais on doit avancer sur son remplacement et ne pas nous lamenter. Il faut du concret ! As-tu rĂ©flĂ©chi Ă  son remplacement ? Quelle piste privilĂ©gies-tu ? Â» le questionna LEONARDO.

MalgrĂ© sa dĂ©ception, Ad avait dĂ©jĂ  regardĂ© sur son listing de joueurs Ă  suivre qu’il s’était crĂ©e depuis son arrivĂ©e au club. Pour anticiper, gagner du temps. Surtout pour ĂȘtre parĂ© Ă  toute Ă©ventualitĂ©, comme celle d’hier soir.
"J’ai longuement rĂ©flĂ©chi Ă  la solution interne. JOHNNY et ALTIMIRA peuvent le remplacer mais ils peinent Ă  ĂȘtre rĂ©guliers, d’autant plus que JOHNNY est souvent appelĂ© Ă  dĂ©panner Ă  droite pour supplĂ©er SABALY. JO LEPENANT est encore jeune, bien que prometteur. Mais GUIDO, c’est la prestance, le patron. Il marque, il fait marquer, il rĂ©cupĂšre des ballons importants. Bref, je sais qu’on a pas ce joueur aussi complet que lui Ă  l’instant T. Qu’en penses-tu ? "

« Je me suis fait la mĂȘme rĂ©flexion que toi. Pour le moment je mettrai LEPENANT aux cĂŽtĂ©s de WILLIAM CARVALHO mais je pense que l’on devrait se tourner vers le marchĂ© des transferts car son absence va ĂȘtre trĂšs longue et on ne sait pas ce qu’il peut se passer entre temps. Â» expliqua le directeur sportif.

Ad jeta un coup d’Ɠil à sa liste, furtivement.
« Je vais t’envoyer par mail une liste de joueurs Ă  faire observer par la cellule de recrutement. Il nous reste encore un peu de temps avant que le mercato ne dĂ©bute. Â»

« TrĂšs bien ! Â» acquiesça LEONARDO. « Mais tu sais que dĂšs lors que les agents des joueurs en question seront au courant, ils en avertiront la presse. S’ils peuvent faire monter les enchĂšres, ces rapaces
 Â»

« Je le sais. On avisera Ă  ce moment-lĂ . Â» conclu Ad.

Et quelques jours plus tard en effet, les mĂ©dias faisaient Ă©tat d’un intĂ©rĂȘt du Real Hispalis pour certains joueurs afin de pallier l’absence de GUIDO RODRIGUEZ, absent jusqu’à la fin de la saison. Plusieurs noms sortirent en vrac tels que les noms de ILAIX MORIBA, habituĂ© au championnat espagnol, ou encore JOBE BELLINGHAM, qui Ă©tait en train de faire ses preuves en Championship. LUCAS GOURNA-DOUATH le français parti s’amuser en Autriche et JADSOM, un jeune brĂ©silien Ă  Bragantino faisaient aussi partie de la short-list du club espagnol.
Une chose Ă©tait certaine : les BĂ©ticos venaient de perdre un Ă©lĂ©ment fort. Un vĂ©ritable coup dur. Mais ils ne manquaient pas de solutions. Qu’elle provienne de l’intĂ©rieur ou qu’elle soit nouvelle, Ad ne resterait pas sans rien faire. Car il Ă©tait ambitieux et voulait rĂ©ussir Ă  tout prix. Car c’est aussi ce que voudrait GUIDO RODRIGUEZ.

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La blessure que tous redoutent :confused:

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Dur de perdre ton métronome du milieu de terrain 
 et trÚs compliqué de le remplacer !!

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Aïe, j’ai eu mal pour lui

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8 mois :face_with_peeking_eye:

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Ah oui, ça c’est un vrai coup dur ! Tiens tiens, la piste Jobe Bellingham :grin:

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@Rhino Quand j’ai reçu le message « Rodriguez blessĂ© en sĂ©lection Â», j’ai bĂ©gayé 

@Manthyz C’est exactement ça.. On a tous des joueurs Ă  qui ce genre de blessure ne dĂ©range pas car ils sont dans la rotation ou autre. Mais Ă  contrario, on a aussi des joueurs Ă  qui on voudrait que ça n’arrive jamais :smiling_face_with_tear:

@Sythax Maman bobo.. :sadpepe:

@toopil Il en a presque eu pour autant que ma mĂšre quoi !

@alexgavi Haha, on active les réseaux et forcément, quand on connait certains joueurs :roll_eyes:

CHAPITRE 75 : Des questions qui se posent.


Parce que la vie continuait d’avancer, Ad avait dĂ©cidĂ© de rĂ©unir tout son groupe au retour de la trĂȘve internationale pour parler de la grave blessure de GUIDO RODRIGUEZ. Le sujet avait dĂ©jĂ  fait le tour du club, les spĂ©culations sur son remplacement aussi. Il ne pouvait en ĂȘtre autrement. Mais Ad souhaitait faire passer son message. Celui que ses joueurs devraient retenir.

« Vous le savez tous, GUIDO ne pourra pas rejouer cette saison suite Ă  la grave blessure qu’il a subi en sĂ©lection. Actuellement, il est Ă  l’hĂŽpital pour se faire opĂ©rer et pouvoir ainsi commencer sa rééducation le plus rapidement possible. Â» expliqua Ad face Ă  ses joueurs. « Nous sommes tous dĂ©pitĂ©s par son absence, d’autant plus qu’il fait partie des capitaines de cette Ă©quipe. Mais nous nous devons de continuer Ă  avancer pour lui, pour l’équipe ! Il n’accepterait pas qu’il en soit autrement. Â»

Un long moment silencieux suivit ses paroles oĂč tous les joueurs regardaient le sol, la mine dĂ©confite. C’est MARC BARTRA qui rompit le silence.

« Le coach a raison les gars ! GUIDO est un guerrier. Il n’y a pas plus combatif que lui ! Le mec, il a la grinta et il ne lĂąchera rien, mĂȘme couchĂ© il continuera Ă  nous brasser les cĂŽtes. Â» s’exclama-t-il en frappant dans ses mains. « On se doit de se battre pour qu’il revienne dans l’équipe comme s’il n’en Ă©tait jamais sorti. J’ai confiance en nous. Le staff et le coach vont Ă©galement tout faire pour que l’on travaille dur. Ça ne tient qu’à nous, mais moi j’y crois ! Â»

Des applaudissements, sincĂšres et chaleureux, comme pour rendre hommage au patron argentin qui manquait Ă  l’équipe ce jour-lĂ . Le groupe Ă©tait prĂȘt Ă  repartir au combat. Et ça passait immĂ©diatement par la rĂ©ception de Girona, l’équipe Ă  la mode ces derniĂšres saisons depuis son entrĂ©e dans le City Group. Il restait deux rencontres ce mois-ci avant d’entamer le mois de DĂ©cembre et de voir la trĂȘve et surtout le mercato dĂ©buter.

J15 :liga_easport: : :betis: - :girona:

Comme prĂ©vu par Ad, c’est JOHANN LEPENANT qui aura la lourde tĂąche de remplacer GUIDO RODRIGUEZ, en tout cas pour aujourd’hui, aux cĂŽtĂ©s de WILLIAM CARVALHO. Devant eux, un trio ABDE, ISCO, LO CELSO qui seront au service de BORJA IGLESIAS, titularisĂ© par l’entraĂźneur français.
Et les Verdiblancos ont commencĂ© pied au plancher en prenant d’assaut la cage de PAULO GAZZANIGA mais le portier argentin prouvait pourquoi il venait d’ĂȘtre appelĂ© rĂ©cemment par l’Albiceleste en enchaĂźnant les parades importantes. Cependant, il ne put rien faire devant BORJA IGLESIAS qui est venu placer une tĂȘte au second poteau sur un amour de ballon distillĂ© par
 JOHANN LEPENANT qui rend la confiance donnĂ©e par son coach (37’). Devant Ă  la mi-temps, les BĂ©ticos vont baisser le pied en seconde pĂ©riode mais tout en gardant la maĂźtrise du match. A vingt minutes de la fin et aprĂšs les changements effectuĂ©s, ce sont les joueurs de Girona qui vont se rĂ©veiller et inverser la tendance ! En premier lieu par l’international batave, DALEY BLIND, qui a Ă©galisĂ© d’un coup de tĂȘte sur corner (81’). Puis ils viendront assĂ©ner le coup de grĂące par IVAN MARTIN aprĂšs une contre-attaque Ă©clair qui a pris Ă  dĂ©faut la dĂ©fense et s’en est allĂ© s’amuser de RUI SILVA, auteur encore une fois d’un match plus que moyen (90’).
Un but qui crucifie les joueurs d’Ad qui concĂšdent donc une dĂ©faite alors qu’ils restaient sur 5 rencontres sans perdre rĂ©cemment. JOHANN LEPENANT aura rĂ©pondu prĂ©sent aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas de tout le monde malheureusement.

Trois jours plus tard, les BĂ©ticos sont de nouveau sur le pont pour recevoir les Ă©cossais du Celtic pour la 5Ăšme journĂ©e d’Europa League. Avec une victoire, deux matchs nuls et une dĂ©faite, le bilan des espagnols en Coupe d’Europe n’est pas brillant. Cette rencontre pourrait dĂ©jĂ  s’avĂ©rer capitale selon les diffĂ©rents rĂ©sultats. Pour ce faire, Ad a dĂ©cidĂ© d’aligner l’équipe type du moment, mais a choisi de refaire confiance Ă  BORJA IGLESIAS, qui s’est distinguĂ© lors du match prĂ©cĂ©dent.

J5 :europa: : :betis: - :celtic:

Et comme face Ă  Girona, c’est BORJA IGLESIAS qui a mis son Ă©quipe devant en reprenant du plat du pied un centre tendu de son capitaine FEKIR (16’). Mais par la suite, il s’est distinguĂ© par deux manquĂ©s incroyables qui auraient pu mettre les siens Ă  l’abri (33’ , 42’). Sans consĂ©quences jusqu’à la mi-temps. En seconde pĂ©riode, les espagnols ne sont pas beaucoup plus efficaces et restent Ă  la portĂ©e des Ă©cossais
 qui vont en profiter Ă  vingt minutes de la fin en Ă©galisant grĂące Ă  FURUHASHI (72’) et ainsi semer le doute dans les tĂȘtes des BĂ©ticos. Car par la suite, ils ne parviendront pas Ă  reprendre le dessus et vont concĂ©der un nouveau match nul alors qu’ils menaient au score.
Avec un seul point de pris, les Verderones ont du mal en Europa League et ne sont pas assurés de réussir à se qualifier. Ce qui ferait tùche si tel était le cas


Au lendemain de la contre-performance face au Celtic, Ad vagabondait sur la pelouse du terrain d’entraĂźnement, tandis que les joueurs Ă©taient encore en salle de sport. L’air froid de l’automne qui traversait son corps crispait un peu plus ses muscles dĂ©jĂ  tendus par l’irritation qui ne cessait de l’habiter depuis quelques jours. Au-delĂ  des rĂ©sultats sportifs qui ne reflĂ©taient pas du tout le travail fourni par son Ă©quipe, un autre sujet le mettait hors de lui.
Depuis que le club et BORJA IGLESIAS s’étaient mis d’accord pour acter son dĂ©part vers l’Arabie Saoudite, l’attaquant espagnol semblait avoir retrouvĂ© l’efficacitĂ© qui le fuyait depuis le dĂ©but de saison. Était-ce pour faire monter les enchĂšres ? Était-il dĂ©sormais libĂ©rĂ© depuis qu’il savait qu’il allait quitter le club ? S’était-il moquĂ© de son entraĂźneur ? Il n’avait pas rĂ©ellement de rĂ©ponses Ă  ses questions. Mais elles Ă©taient bien prĂ©sentes actuellement et une autre lui occupait l’esprit plus que n’importe quelle autre : devait-il continuer Ă  le faire jouer jusqu’à son dĂ©part ?

A l’instant T, il n’en savait rien. Il restait 5 rencontres avant la trĂȘve hivernale et donc son futur dĂ©part. NACHO FERRI ? BORJA IGLESIAS ? Il allait Ă©tudier profondĂ©ment le sujet. D’ici quelques minutes, les joueurs arriveraient sur la pelouse pour la sĂ©ance. Il devait se concentrer et laisser ses sentiments de cĂŽtĂ©. L’important rĂ©sidait dans le fait que son Ă©quipe performe rĂ©guliĂšrement. Et pour ça, il ne se posait pas de question, il fallait travailler, encore et encore. Comme toujours.

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Il va falloir remuer tout ce petit monde!

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C’est clair que c’est pas dingue pour le moment :open_mouth:

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