:storygreen: :s1: đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż :bradford_city: De l'ambre Ă  l'or.

Rotherham, ça me rappelle toujours cette partie de dingue oĂč j’avais mis le club tout en haut :bave:

Battre les rivaux, toujours un plaisir, je confirme :grin:

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Ca roule plutĂŽt pas mal :slight_smile:

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L’équipe est en forme pour le moment c’est top ; il va falloir continuer cette dynamique le plus longtemps possible :muscle:

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La dĂ©faite contre Blackpool a fait du mal, surtout Ă  domicile. Mais une dĂ©faite qui intervient au cours d’une spirale positive peut aussi servir Ă  entretenir le feu au sein de tes joueurs.
D’ailleurs, les deux matchs qui suivent permettent de corriger ça :smiley:

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Réponses aux lecteurs

@Rhino Exactement, c’est une compĂ©tition oĂč le coach peut faire tourner.

@volatil Il prend de plus en plus ses marques et ses débuts sont trÚs bons, pour sa premiÚre expérience dans ce nouveau rÎle.

@toopil Je n’ai pas eu la chance de suivre ça :pensive_face:

@Tiien Comme sur des roulettes ! :smile:

@Wasyl C’est le but ! Mais je me prĂ©pare Ă  un coup de mou quand mĂȘme, vu le marathon !

@alexgavi Oui, un lĂ©ger excĂšs de confiance je pense. Au moins ça rappelle Ă  l’ordre !

Chapitre 26 :PREMIÈRES EMBROUILLES


« AIDEN, t’as lu la presse ce matin ?! Â» s’exclama CHRIS LUCKETTI, son fidĂšle adjoint, en dĂ©boulant en trombe dans le bureau.

PlongĂ© dans son travail, mĂ©langĂ© entre combinaisons offensives et transitions, AIDEN fur extirpĂ© de ses pensĂ©es aussi violemment qu’une porte qui claque aprĂšs un courant d’air. Il lui fallut d’ailleurs quelques secondes avant de rĂ©pondre.

« Quoi ? Â» rĂ©pondit-t-il simplement, encore penchĂ© sur ses notes.

Alors, comme s’il avait tout anticipĂ©, CHRIS balança un journal sur son bureau, sous ses yeux. La une du Telegraph & Argus, la presse locale, Ă©crivait en gros un titre inquisiteur : « CONOR HOURIHANE DESCEND AIDEN McGEADY. Â» AIDEN s’y reprit Ă  deux fois pour relire le titre.

« Mais ? C’est qui lui ?! Â» parvint t-il Ă  dire, offusquĂ© par ce qu’il voyait devant lui. « De quel droit se permet-il ? Â»

« J’en sais rien mais il n’a pas Ă©tĂ© tendre en tout cas. Â» rĂ©pondit LUCKETTI. « Il veut faire monter la pression avant le choc de ce week-end. Â» poursuivit-il. « Les supporters ont cochĂ© cette date dĂšs la sortie des calendriers. Les Bradford-Barnsley sont des gros matchs, entre rivaux, qui remplissent les stades en rĂšgle gĂ©nĂ©rale. Â»

Encore Ă©tonnĂ© de la une du journal posĂ©e devant lui, AIDEN se plongea dans la lecture de l’article. CONOR HOURIHANE, l’entraĂźneur de Barnsley, avait dit aux journalistes que pour lui “Bradford est une Ă©quipe vouĂ©e au maintien. Elle ne mĂ©rite pas son classement actuel. Eux-mĂȘmes reconnaĂźtront qu’ils sont chanceux, et si tel n’est pas le cas, ils ne tarderont pas Ă  prendre le retour du bĂąton. Ne vous laissez pas berner, ce match n’est pas un choc car nous ne jouons pas dans la mĂȘme cour. Ce sont gĂ©nĂ©ralement les petits clubs qui prĂ©textent cela et en appellent Ă  leurs supporters pour pouvoir se donner des fausses excuses et se cacher derriĂšre en cas de dĂ©faite.”.

« Eh bien, nous voilĂ  bien rhabillĂ©s pour l’hiver avec ses propos. Â» plaisanta McGEADY en reposant le journal sur son bureau. « J’essaierai de ne pas trop m’épancher sur le sujet en confĂ©rence de presse d’avant-match, prĂ©viens l’intendant directement. Â»

« Ce sera fait mais tu sais que tu n’y Ă©chapperas pas. Les journalistes raffolent plus de ça que des bonnes nouvelles. Â» l’avertit LUCKETTI.

Tout en souriant, AIDEN rassembla ses affaires et se leva, prĂȘt Ă  partir :

« Eh bien ils seront déçus car je ne rentrerai pas dans son jeu. Â» dit-il Ă  son adjoint. « En tout cas, pas tout de suite. Â» ajouta-t-il avant de quitter la piĂšce.

Assis aux cĂŽtĂ©s de BRADLEY, l’intendant du club, AIDEN McGEADY rĂ©pondait aux questions sur les rĂ©cents rĂ©sultats de Bradford tout en veillant Ă  ne jamais s’écarter du sujet et laisser s’ouvrir une brĂšche qui permettrait aux journalistes de changer immĂ©diatement de sujet. NĂ©anmoins, il n’eut pas besoin de faire beaucoup d’efforts. Une personne assise au fond de la salle de presse, leva la main fermement et demanda :

« Comment prĂ©parez-vous ce choc face Ă  CONOR HOURIHANE qui vous a publiquement attaquĂ© ? Â»

La question n’était pas complexe Ă  comprendre ni difficile Ă  interprĂ©ter. Une phrase simple, directe et qui allait droit au but.

« Il est libre de dire ce qu’il veut, mais vous devez savoir que je ne lui rĂ©pondrai pas ici. Â» commenta McGEADY calmement. « Le match qui arrive est une rencontre importante, comme tous les matchs de championnat et nous nous prĂ©parons de la mĂȘme façon qu’à l’accoutumĂ©e. S’il souhaite s’épuiser Ă  livrer un combat dans lequel lui seul se bat, qu’il en soit ainsi. Pour ma part, je ne suis pas sous pression et j’ai confiance en mon Ă©quipe. Â» finit-il en se levant pour quitter la piĂšce.

Cette derniĂšre phrase Ă©tait lourde de sens. MĂȘme si elle paraissait anodine, il n’en fallait pas plus pour que les mĂ©dias du pays l’interprĂštent Ă  leur façon et fassent monter la sauce. Et le message final qui en ressortait Ă©tait le suivant : AIDEN gĂ©rait beaucoup mieux la pression que son homologue et savait son Ă©quipe en meilleure forme, voire meilleure que celle d’HOURIHANE.

« Vous avez tous lu les mĂ©dias cette semaine, vous ne serez donc pas surpris que je vous demande de les Ă©craser sans aucune pitiĂ© ! Â» martela McGEADY Ă  ses joueurs dans le vestiaire.

Le bruit de la foule dans le Valley Parade parvenait jusqu’aux portes du vestiaire.

« Les supporters sont dĂ©chaĂźnĂ©s comme jamais, prĂȘts Ă  montrer ce qui arrive quand on manque de respect au club. Alors, ne vous retenez pas dans l’impact. Faites-vous respecter et rappelez-leur qu’ils ne sont ni chez eux, ni les bienvenus ici ! Â»

J12 EFL LEAGUE ONE :efl_league_one:

:bradford_city_afc: BRADFORD CITY - BARNSLEY :barnsley_fc:

:stadium: Valley Parade (23 323 spectateurs)

:white_check_mark: 3 - 2

:soccer_ball: J. Bland (13’)

:soccer_ball: D. Keillor-Dunn (15’)

:soccer_ball: A. Pattison (30’) (:bullseye: S. Humphrys)
:soccer_ball: S. Humphrys (81’) (:bullseye: A. Cook)
:soccer_ball: S. Humphrys (90+2’) (:bullseye: A. Pattison)

La tension Ă©tait palpable durant le temps additionnel et tous les supporters retenaient leur souffle, de peur de voir leur Ă©quipe s’effondrer dans ce match fou qui avait tenu toutes ses promesses. Puis, l’explosion de joie provint de la tribune principale et des 20 000 supporters de Bradford qui exultĂšrent lorsque le buteur maison, STEPHEN HUMPHRYS les libĂ©ra d’un coup de tĂȘte rageur Ă  la fin de la rencontre.

:studio_microphone: « Je ne suis pas encore retournĂ© Ă  un Ă©tat normal aprĂšs ce match incroyable. Â» balbutia-t-il. "Nous nous sommes rendus coup pour coup dans cette rencontre mais c’est finalement nous qui sommes sortis vainqueurs. J’ai bien pris le temps de savourer ce moment au coup de sifflet final car c’est pour ce genre d’émotions qu’on aime le football. Et encore une fois, je pense qu’on peut remercier STEPHEN qui nous offre encore la victoire aujourd’hui. Quel match !

Une fois l’émotion passĂ©e et l’euphorie de la victoire redescendue, AIDEN regagna son bureau. Il Ă©tait tard, trĂšs tard mais il n’avait pas prĂ©vu de rentrer tout de suite. AprĂšs ce genre de rencontre, il aimait se retrouver seul dans son bureau pour se refaire le match, regarder plusieurs rĂ©sumĂ©s de la rencontre et les sĂ©quences vidĂ©os dĂ©coupĂ©es par les analystes, et griffonner plusieurs notes sur son carnet. Lorsqu’il arriva Ă  son bureau, il remarqua un journal pliĂ© en deux posĂ© en plein milieu avec un post-it collĂ© dessus, dans un coin : « La guerre ne fait que commencer. Nous avons gagnĂ© une premiĂšre bataille, fĂ©licitations coach ! CL Â». Il dĂ©plia le quotidien et lu le titre de la presse du lendemain, qui s’apprĂȘtait Ă  sortir : « HOURIHANE, une dĂ©faite au goĂ»t amer. Â» N’ayant pas de temps Ă  perdre ce soir, il lu l’article en travers, rapidement. L’entraĂźneur de Barnsley s’excusait auprĂšs des supporters de son Ă©quipe pour le rĂ©sultat mais n’en dĂ©mordait pas sur le niveau de Bradford, qu’il dĂ©finit de chanceux. Aussi, il prĂ©vint McGEADY qu’il devait se tenir prĂȘt pour le match retour, oĂč il lui promettait l’enfer.

Il replia la gazette et la jeta dans la corbeille au pied du bureau. Ce soir, il ne voulait pas penser Ă  l’animositĂ© naissante qu’il y avait entre lui et CONOR HOURIHANE et profiter de la victoire, analyser, dĂ©cortiquer. Mais dans un coin de sa tĂȘte, il ne pouvait pas omettre qu’il venait de se faire un nouvel ennemi. Ce n’était pas le premier, ça ne serait certainement pas le dernier.

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Envoyer des fions et perdre dans la foulĂ©e, bien vu Aiden d’avoir remis Ă  sa place ce paltoquet de Hourihane.

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Un match qui ne fallait surtout pas perdre. Bien joué

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C’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens!

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Animated GIF

Conor qui ? Hourihane ? Ça sonne hurricane au rabais !
En tout cas, il rĂ©flechira un petit peu plus la prochaine fois qu’il prendre la parole :grin:

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Il s’est pris un sacrĂ© vent


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Belle remondata ! Et belle petite vengeance personnelle aprùs les propos de l’entraüneur adverse dans la presse :heart_eyes:

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Réponses aux lecteurs

@volatil L’arroseur arrosĂ© pour le coup !

@Rhino Les joueurs l’ont pris par le bon bout.

@toopil Exactement !

@alexgavi Tu verras que ce con, il va vouloir remettre ça au retour :joy:

@gwendil35 Je valide ! :clap:

@Wasyl Tant que ça se passe dans le bon sens, ça fait plaisir :grin:

Chapitre 27 : HE’S BACK.

Huit semaines. C’est le temps que venait de passer BOBBY POINTON Ă©loignĂ© des terrains. Un match tendu face Ă  Wimbledon, Ă  l’initiative d’une action de grande classe pour faire marquer ANTO SARCEVIC et offrir la victoire Ă  son Ă©quipe, puis ce duel avec le latĂ©ral gauche, presque illicite et cette chute sur sa hanche. L’impossibilitĂ© de bouger dans les secondes qui suivirent et il comprit que c’était plus qu’une simple contusion. Puis le verdict des mĂ©decins : une incapacitĂ© Ă  faire du sport et un repos forcĂ© pendant 2 mois complets avant de passer entre les mains des kinĂ©s pour un retour progressif sur les terrains.

Son retour aux sĂ©ances collectives s’était fait petit Ă  petit. Dans un premier temps, il ne participait qu’aux exercices techniques, aux rĂ©pĂ©titions de gammes puis s’écartait pour continuer de travailler avec un prĂ©parateur physique et un kinĂ©. Puis, plus les jours passaient et plus sa rĂ©intĂ©gration aux ateliers collectifs et avec opposition approchait jusqu’au jour oĂč il reçut le feu vert du kinĂ©.

« Tu peux y aller sans rĂ©flĂ©chir aujourd’hui. Â» lui avait annoncĂ© joyeusement le doc. « Tu vas forcĂ©ment avoir des apprĂ©hensions, des hĂ©sitations et en fin de sĂ©ance, quelques tiraillements qui ressembleront Ă  des douleurs mais aucune crainte, c’est ton corps qui sera en train de se rĂ©habituer Ă  la douleur et aux efforts. Â»

Cette nouvelle l’égaya et il fit son retour sur la pelouse tel un enfant qui jouait pour la premiĂšre fois Ă  son jeu prĂ©fĂ©rĂ©. Avec un grand sourire, il tapait dans le ballon avec joie quand McGEADY lui fit signe de s’approcher.

« Je suis trĂšs heureux de ton retour parmi nous BOBBY. Ne te prends pas la tĂȘte, concentre toi sur ton jeu. Pour moi, tu es disponible pour la rencontre face Ă  Lincoln City, donc ne surjoue pas. Â» le rassura son coach.

Cela faisait une semaine complĂšte qu’il avait repris les entraĂźnements collectifs et BOBBY ne ressentait aucune gĂȘne. McGEADY l’avait convoquĂ© pour la rencontre face Ă  Lincoln City, pour son plus grand bonheur. Bien sĂ»r, il ne s’attendait pas Ă  dĂ©marrer le match mais ĂȘtre dĂ©jĂ  dans un groupe lui faisait un bien fou.

J13 EFL LEAGUE ONE :efl_league_one:

:bradford_city_afc: BRADFORD CITY - LINCOLN CITY :lincoln_city:

:stadium: Valley Parade (17 563 spectateurs)

:cross_mark: 1 - 2
:soccer_ball: R. Street (47’)

:soccer_ball: G. Okewoye (58’)
:soccer_ball: J. Neufville (90+1’)

Ce n’était pas le retour espĂ©rĂ© pour lui mais BOBBY Ă©tait tout de mĂȘme satisfait d’avoir pu refouler la pelouse lors d’un match Ă  haute intensitĂ© depuis deux mois. Bien entendu, il Ă©tait frustrĂ© de la dĂ©faite et il pouvait dĂ©jĂ  imaginer ce que dirait son coach en confĂ©rence de presse.

:studio_microphone:« Lorsque vous ne fournissez pas les efforts nĂ©cessaires pour gagner, forcĂ©ment, il ne faut pas ĂȘtre surpris de perdre ! Â» martela AIDEN devant les journalistes. « Aujourd’hui, les joueurs ont Ă©tĂ© en dessous de tout et surtout, ils n’ont pas Ă©tĂ© dignes du soutien dont leur fait part le public. Il faut faire attention Ă  l’excĂšs de confiance; ou bien je serai amenĂ© Ă  faire des choix qui pourraient surprendre. Â»

BOBBY s’était senti visĂ© par les critiques, mĂȘme si le score Ă©tait dĂ©jĂ  de deux buts d’avance lors de son entrĂ©e en jeu pour les vingt derniĂšres minutes. Mais il se dit qu’il aurait pu faire plus pour aider l’équipe Ă  prendre des points. Tant pis, ça serait pour la prochaine rencontre. Et cette rencontre arriva quelques jours plus tard avec un dĂ©placement sur la pelouse de Stevenage.

J14 EFL LEAGUE ONE :efl_league_one:

:stevenage_fc: STEVENAGE - BRADFORD CITY :bradford_city:

:stadium: Lamex Stadium (3 763 spectateurs)

:white_check_mark: 1 - 4

:soccer_ball: A. Sarcevic (40’) (:bullseye: S. Humphrys)

:soccer_ball: W. Swan (61’) (:bullseye: B. Halliday)

:soccer_ball: A. Cook (65’)

:soccer_ball: J. Reid (67’)
:soccer_ball: S. Humphrys (82’) (:bullseye: B. Pointon)

FatiguĂ© de bonheur, BOBBY exulta au coup de sifflet final. Les bras levĂ©s bien haut vers le ciel, un large sourire Ă©tait dessinĂ© sur son visage. La victoire avec la maniĂšre de son Ă©quipe le rendait heureux mais surtout, il avait terminĂ© la rencontre en Ă©tant passeur dĂ©cisif sur le dernier but, et mĂȘme si ce but n’était qu’anecdotique, la sensation de se sentir utile lui procurait un bien fou ! Aussi, il fut l’un des premiers Ă  entonner le chant de victoire dans les vestiaires pendant que son coach se prĂȘtait au jeu des questions-rĂ©ponses avec les journalistes.

:studio_microphone:« Ă‡a fait plaisir de vite retrouver la victoire aprĂšs la dĂ©convenue de mardi. Cela permet de ne pas douter et de continuer d’avancer. J’ai entendu des remarques cette semaine qui disaient qu’il ne fallait pas qu’on oublie que notre objectif principal Ă©tait le maintien. Bien sĂ»r ! Mais quand vous avez devant vous un groupe comme le mien, je vous assure qu’avoir des objectifs Ă  la baisse, c’est comme les insulter ! Alors avec eux, je ne m’interdis rien et pour le moment ils se prĂȘtent au jeu ! Â»

BOBBY Ă©tait rassurĂ© des propos de son coach aprĂšs le match. Ils venaient confirmer ce que pensait tout le groupe : que l’équipe Ă©tait capable de bien plus que jouer seulement le maintien. Quant Ă  lui, il se satisfaisait d’avoir pu rejouer et apporter Ă  l’équipe. Être Ă©loignĂ© des terrains aussi longtemps lui avait permis de se recentrer sur lui-mĂȘme et de se concentrer sur son retour. De nombreux Ă©ducateurs lui avaient martelĂ© le mĂȘme message quand il Ă©tait plus jeune : c’est souvent quand t’es blessĂ© ou mis Ă  l’écart que tu apprends et progresse le plus. Il venait d’en faire l’expĂ©rience, il ne pouvait que confirmer.

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Bon, Bobby nous fait le grand retour du hĂ©ros
 Deux mois Ă  l’infirmerie pour revenir avec une passe dĂ© sur un but Ă  la 82e. Le mec a rentabilisĂ© sa convalescence comme un fonctionnaire rentabilise ses RTT. Par contre, McGeady qui balance « je ne m’interdis rien Â»â€Š Doucement, Pep de Valley Parade. Dans trois journĂ©es il va nous expliquer que Bradford joue la montĂ©e directe et que le maintien, c’est pour les faibles.

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Une défaite vite oubliée

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Impossible de battre Deschamps sur les choix bizarres.

Risser qui remplace Mbappe :sac:

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C’est vrai qu’il avait fait un gros dĂ©but de saison Pointon ! D’ailleurs, il revient bien avec cette passe dĂ©cisive :smiley:

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Réponses aux lecteurs

@volatil Il se contente de peu parce que les terrains lui manquaient c’est pour ça.
On ne reprocherait quand mĂȘme pas Ă  McGeady d’ĂȘtre ambitieux ? :sac:

@Rhino Oui la capacité de vite passer à autre chose !

@toopil On aime les ratés des chaines TV et / ou des organisateurs :sac:

@alexgavi Oui, sa blessure avait Ă©tĂ© un coup dur dans sa progression. EspĂ©rons qu’il ne se blesse pas Ă  nouveau.

Chapitre 28 :LE DÉBUT DES AMBITIONS ?

:efl_league_one: classement 2025-2026 :efl_league_one:

PLACE LOGO EQUIPES J G N P BP BC DIFF PTS
1ER :reading: Reading 14 10 2 2 23 11 12 32
2E :bolton_wanderers_fc: Bolton 14 9 2 3 30 18 12 29
3E :cardiff: Cardiff 14 8 3 3 28 13 15 27
4E :stockport_county_fc: Stockport County 13 8 2 3 24 16 8 26
5E :bradford_city: Bradford City 14 8 1 5 35 26 9 25
6E :doncaster_rovers_fc: Doncaster 14 8 0 6 21 17 4 24
7E :huddersfield: Huddersfield 14 7 3 4 20 17 3 24
8E :leyton_orient_fc: Leyton Orient 14 8 0 6 28 27 1 24
9E :luton_town_fc: Luton Town 14 6 5 3 26 18 8 23
10E :mansfield_town_fc: Mansfield 13 6 5 2 22 16 6 23
11E :lincoln_city: Lincoln City 14 7 2 5 30 28 2 23
12E :peterborough: Peterborough 14 5 5 4 17 16 1 20
13E :plymouth_argyle_fc: Plymouth 13 6 2 5 17 18 - 1 20
14E :port_vale_fc: Port Vale 13 5 4 4 17 17 0 19
15E :afc_wimbledon: AFC Wimbledon 14 5 3 6 18 17 1 18
16E :exeter_city_fc: Exeter City 14 5 2 7 12 20 - 8 17
17E :wigan: Wigan 14 5 1 8 14 18 - 4 16
18E :northampton_town_fc: Northampton 14 4 2 8 16 22 - 6 14
19E :rotherham_united: Rotherham 13 4 2 7 12 19 - 7 14
20E :blackpool_fc: Blackpool 14 3 4 7 16 22 - 6 13
21E :wycombe_wanderers: Wycombe 14 4 0 10 13 25 - 12 12
22E :barnsley: Barnsley 14 3 2 9 10 18 - 8 11
23E :stevenage_fc: Stevenage 14 2 2 10 17 32 - 15 8
24E :burton_albion_fc: Burton Albion 13 0 4 9 9 24 - 15 4

Comme lors de la prĂ©cĂ©dente rĂ©union du mĂȘme type, AIDEN a choisi de convoquer tous les membres du staff ainsi que DAVID SHARPE, le directeur sportif, pour faire un point sur la situation sportive du club. Il faisait frais en cette douce matinĂ©e d’automne, mais les rayons du soleil qui parvenaient Ă  traverser la fine couche nuageuse rĂ©chauffaient suffisamment la peau pour ne pas avoir Ă  sortir les premiers manteaux. McGEADY Ă©tait arrivĂ© le premier au centre d’entraĂźnement ce matin-lĂ . Ainsi, il prit le temps d’échanger tranquillement avec les rares personnes dĂ©jĂ  en place Ă  son arrivĂ©e. Puis il se dirigea vers la salle de rĂ©union et installa le matĂ©riel dont il avait besoin.

« T’es tombĂ© du lit ce matin dis donc ! Â»

Il se retourna et vit CHRIS LUCKETTI, son fidÚle adjoint, qui tenait plusieurs poches de viennoiseries et un plateau de gobelets pour le café. De la fumée émanait des gobelets, indiquant que les cafés étaient juste servis.

« Je prĂ©fĂšre me lever tĂŽt, Ă  la fraĂźche. J’ai les idĂ©es plus claires comme ça. Â» plaisanta McGEADY. « Ă‡a a l’air drĂŽlement bon ce que tu tiens lĂ . Â» dit-il en regardant fixement les poches.

« Je te confirme, ça l’est. Et ça sent bon ! Mais on va attendre les collĂšgues tout de mĂȘme. Â» le nargua son adjoint en les posant sur la petite table Ă  l’entrĂ©e de la salle.

Une fois tout le monde installé et servi, AIDEN se leva et projeta une image sur le grand mur blanc. Muni de son laser, il pointa le nom du club dans le classement.

« J’ai dĂ©cidĂ© d’instaurer une rĂ©union toutes les sept journĂ©es de championnat, afin de faire le point sur la situation sportive dans toutes les compĂ©titions. On fera un bilan Ă  chaque fois sur les rĂ©sultats et sur l’effectif, et on ajustera les choses s’il y a besoin. A chacune des rĂ©unions, DAVID sera prĂ©sent car il est tout autant concernĂ© par le sportif que nous tous ici. Â» dĂ©clara t-il avant de se tourner vers le classement. « Comme vous pouvez le constater, nous sommes remontĂ©s Ă  la 5Ăšme position, dans les places de barragiste. Et je compte bien y rester ! Â»

A sa grande surprise, l’ensemble des personnes prĂ©sentes dans la salle se mirent Ă  applaudir chaleureusement. Puis NEIL THOMPSON, l’un des prĂ©parateurs, prit la parole.

« C’est encore mieux que ce que l’on aurait pu espĂ©rer ce dĂ©but de saison ! Â» dĂ©clara t-il, ravi. « Il faut rappeler que nous venons juste d’accĂ©der Ă  cette division. Nous ne sommes pas du tout attendus Ă  ces places-lĂ  ! SincĂšrement, il faut savourer et profiter car nous ne sommes pas Ă  l’abri d’un coup de mou, surtout lors des pĂ©riodes des fĂȘtes. Tous les points qu’on a dĂ©jĂ  pris nous mettent Ă  l’abri et nous Ă©vitent de paniquer dans les moments les plus durs. Â»

« Je suis tout Ă  fait d’accord. Â» intervint DAVID SHARPE. « Le classement de l’équipe est un vĂ©ritable atout pour nous. Ne serait-ce qu’en termes d’attractivitĂ©, le club attire beaucoup plus les joueurs susceptibles de bouger cet hiver. J’ai Ă©tĂ© contactĂ© par des agents de joueurs que je n’aurai jamais imaginĂ©. Â»

« Et c’est tant mieux ainsi ! Â» rĂ©pondit McGEADY. « Pense Ă  garder ces contacts bien prĂ©cieusement pour prĂ©parer au mieux le mercato. Â»

« Est-ce que tes objectifs ont changĂ© AIDEN ? Â»

La question avait Ă©tĂ© posĂ©e sans prĂ©ambule, direct. C’était CHRIS, son adjoint, qui lui avait demandĂ© ça, dans un grand sourire.

« A vrai dire, je ne sais pas trop
 Â» hĂ©sita dans un premier temps l’entraĂźneur. « Je ne pense pas sincĂšrement. Je ne veux pas paraĂźtre frileux mais je ne veux pas non plus mettre une pression inutile aux joueurs. Ils sont dans une bonne dynamique et d’eux-mĂȘmes, ils se fixent l’objectif de gagner le plus de match possible. S’ils y parviennent, c’est naturellement que les objectifs Ă©volueront. Â»

« Tu es certain de ne pas vouloir annoncer au groupe que l’on peut commencer Ă  regarder vers le haut ? Une place de barragiste, c’est jouable je pense. Â» lui dit son adjoint, sĂ»r de lui.

« Bien sĂ»r, mais la saison est encore trop longue pour s’avancer autant et prendre le risque de briser quelque chose. Ils sont compĂ©titeurs, je le sais, et moi aussi. Mais ça reste ma premiĂšre expĂ©rience et je t’avoue que je prĂ©fĂšre prendre mon temps et devoir m’adapter en cas d’issue positive. Â»

Durant deux bonnes heures, ils Ă©changĂšrent tous ensemble encore sur le classement, le calendrier Ă  venir, les joueurs les plus en vue ou au contraire, en difficultĂ©. Chacun avait son avis mais tous pensaient la mĂȘme chose : Bradford avait trĂšs bien dĂ©marrĂ© sa saison et en surprenait plus d’un. Personne ne parlait d’ambitions plus Ă©levĂ©es que le club et tous les joueurs prenaient plaisir Ă  Ă©voluer ensemble. Enfin, jusqu’ici, aucun membre de l’équipe n’avait flanchĂ© lors de coups durs. L’effectif Ă©tait soudĂ© et donnait l’impression de pouvoir rĂ©sister aux moments les plus compliquĂ©s.

« En somme, tous les signaux sont au vert Â» se dit AIDEN. Mais il restait prudent. Il ne connaissait que trop bien le football pour savoir que tout pouvait basculer dans l’autre sens trĂšs rapidement. Trop mĂȘme. Il en avait fait l’amĂšre expĂ©rience lorsqu’il Ă©voluait en Russie alors qu’il arrivait d’Ecosse oĂč tout le pays le considĂ©rait comme la nouvelle pĂ©pite pour la sĂ©lection irlandaise. Un jour, tu peux ĂȘtre tout en haut de l’affiche et briller, et le lendemain, te retrouver tout en haut du bĂ»cher et brĂ»ler
 Quitte Ă  choisir, il prĂ©fĂ©rait continuer Ă  tutoyer les Ă©toiles.

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Ne vaut-il mieux pas rester gagne-petit et voir oĂč ça emmĂšne qu’afficher ses ambitions et se planter?

Une mĂ©thode Ă  la Guy Roux « on joue le maintien Â» quand tu es en tĂȘte du championnat vaut mieux que le reste, non?

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Certes, les Ă©carts sont encore infimes, mais se retrouver Ă  cette 5Ăšme place au bout de 14 matchs, ce n’est pas anodin non plus.

Maintenant, Ă  voir si ça vaut le coup de viser plus haut officiellement. D’un cĂŽtĂ©, le groupe tourne bien, et cela rajouterait de la pression. Mais de l’autre, ça impose un certain niveau d’exigence au groupe, qui sait que le relĂąchement n’est pas permis :sweat_smile:

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Le discours prudent, c’est peut-ĂȘtre ce qu’il y a de plus intelligent ici. Les grandes annonces en octobre, c’est comme la raclette en novembre : sur le moment t’as l’impression que tout est sous contrĂŽle, puis en janvier tu te retrouves avec trois kilos de dĂ©faites sur le bide et tu te demandes oĂč ça a dĂ©rapĂ©. Les joueurs savent lire un classement, pas besoin de leur vendre un destin. Pour l’instant, McGeady fait un truc devenu presque exotique dans le foot : il refuse de confondre une bonne sĂ©rie avec une vĂ©ritĂ©. C’est moins sexy qu’un grand discours, mais c’est souvent comme ça qu’on Ă©vite de finir en confĂ©rence de presse Ă  expliquer que « le groupe vit bien Â».

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