Rotherham, ça me rappelle toujours cette partie de dingue oĂč jâavais mis le club tout en haut ![]()
Battre les rivaux, toujours un plaisir, je confirme ![]()
Rotherham, ça me rappelle toujours cette partie de dingue oĂč jâavais mis le club tout en haut ![]()
Battre les rivaux, toujours un plaisir, je confirme ![]()
Ca roule plutĂŽt pas mal ![]()
LâĂ©quipe est en forme pour le moment câest top ; il va falloir continuer cette dynamique le plus longtemps possible ![]()
La dĂ©faite contre Blackpool a fait du mal, surtout Ă domicile. Mais une dĂ©faite qui intervient au cours dâune spirale positive peut aussi servir Ă entretenir le feu au sein de tes joueurs.
Dâailleurs, les deux matchs qui suivent permettent de corriger ça ![]()
@Rhino Exactement, câest une compĂ©tition oĂč le coach peut faire tourner.
@volatil Il prend de plus en plus ses marques et ses débuts sont trÚs bons, pour sa premiÚre expérience dans ce nouveau rÎle.
@toopil Je nâai pas eu la chance de suivre ça ![]()
@Tiien Comme sur des roulettes ! ![]()
@Wasyl Câest le but ! Mais je me prĂ©pare Ă un coup de mou quand mĂȘme, vu le marathon !
@alexgavi Oui, un lĂ©ger excĂšs de confiance je pense. Au moins ça rappelle Ă lâordre !
« AIDEN, tâas lu la presse ce matin ?! » sâexclama CHRIS LUCKETTI, son fidĂšle adjoint, en dĂ©boulant en trombe dans le bureau.
PlongĂ© dans son travail, mĂ©langĂ© entre combinaisons offensives et transitions, AIDEN fur extirpĂ© de ses pensĂ©es aussi violemment quâune porte qui claque aprĂšs un courant dâair. Il lui fallut dâailleurs quelques secondes avant de rĂ©pondre.
« Quoi ? » répondit-t-il simplement, encore penché sur ses notes.
Alors, comme sâil avait tout anticipĂ©, CHRIS balança un journal sur son bureau, sous ses yeux. La une du Telegraph & Argus, la presse locale, Ă©crivait en gros un titre inquisiteur : « CONOR HOURIHANE DESCEND AIDEN McGEADY. » AIDEN sây reprit Ă deux fois pour relire le titre.
« Mais ? Câest qui lui ?! » parvint t-il Ă dire, offusquĂ© par ce quâil voyait devant lui. « De quel droit se permet-il ? »
« Jâen sais rien mais il nâa pas Ă©tĂ© tendre en tout cas. » rĂ©pondit LUCKETTI. « Il veut faire monter la pression avant le choc de ce week-end. » poursuivit-il. « Les supporters ont cochĂ© cette date dĂšs la sortie des calendriers. Les Bradford-Barnsley sont des gros matchs, entre rivaux, qui remplissent les stades en rĂšgle gĂ©nĂ©rale. »
Encore Ă©tonnĂ© de la une du journal posĂ©e devant lui, AIDEN se plongea dans la lecture de lâarticle. CONOR HOURIHANE, lâentraĂźneur de Barnsley, avait dit aux journalistes que pour lui âBradford est une Ă©quipe vouĂ©e au maintien. Elle ne mĂ©rite pas son classement actuel. Eux-mĂȘmes reconnaĂźtront quâils sont chanceux, et si tel nâest pas le cas, ils ne tarderont pas Ă prendre le retour du bĂąton. Ne vous laissez pas berner, ce match nâest pas un choc car nous ne jouons pas dans la mĂȘme cour. Ce sont gĂ©nĂ©ralement les petits clubs qui prĂ©textent cela et en appellent Ă leurs supporters pour pouvoir se donner des fausses excuses et se cacher derriĂšre en cas de dĂ©faite.â.
« Eh bien, nous voilĂ bien rhabillĂ©s pour lâhiver avec ses propos. » plaisanta McGEADY en reposant le journal sur son bureau. « Jâessaierai de ne pas trop mâĂ©pancher sur le sujet en confĂ©rence de presse dâavant-match, prĂ©viens lâintendant directement. »
« Ce sera fait mais tu sais que tu nây Ă©chapperas pas. Les journalistes raffolent plus de ça que des bonnes nouvelles. » lâavertit LUCKETTI.
Tout en souriant, AIDEN rassembla ses affaires et se leva, prĂȘt Ă partir :
« Eh bien ils seront déçus car je ne rentrerai pas dans son jeu. » dit-il à son adjoint. « En tout cas, pas tout de suite. » ajouta-t-il avant de quitter la piÚce.
Assis aux cĂŽtĂ©s de BRADLEY, lâintendant du club, AIDEN McGEADY rĂ©pondait aux questions sur les rĂ©cents rĂ©sultats de Bradford tout en veillant Ă ne jamais sâĂ©carter du sujet et laisser sâouvrir une brĂšche qui permettrait aux journalistes de changer immĂ©diatement de sujet. NĂ©anmoins, il nâeut pas besoin de faire beaucoup dâefforts. Une personne assise au fond de la salle de presse, leva la main fermement et demanda :
« Comment préparez-vous ce choc face à CONOR HOURIHANE qui vous a publiquement attaqué ? »
La question nâĂ©tait pas complexe Ă comprendre ni difficile Ă interprĂ©ter. Une phrase simple, directe et qui allait droit au but.
« Il est libre de dire ce quâil veut, mais vous devez savoir que je ne lui rĂ©pondrai pas ici. » commenta McGEADY calmement. « Le match qui arrive est une rencontre importante, comme tous les matchs de championnat et nous nous prĂ©parons de la mĂȘme façon quâĂ lâaccoutumĂ©e. Sâil souhaite sâĂ©puiser Ă livrer un combat dans lequel lui seul se bat, quâil en soit ainsi. Pour ma part, je ne suis pas sous pression et jâai confiance en mon Ă©quipe. » finit-il en se levant pour quitter la piĂšce.
Cette derniĂšre phrase Ă©tait lourde de sens. MĂȘme si elle paraissait anodine, il nâen fallait pas plus pour que les mĂ©dias du pays lâinterprĂštent Ă leur façon et fassent monter la sauce. Et le message final qui en ressortait Ă©tait le suivant : AIDEN gĂ©rait beaucoup mieux la pression que son homologue et savait son Ă©quipe en meilleure forme, voire meilleure que celle dâHOURIHANE.
« Vous avez tous lu les médias cette semaine, vous ne serez donc pas surpris que je vous demande de les écraser sans aucune pitié ! » martela McGEADY à ses joueurs dans le vestiaire.
Le bruit de la foule dans le Valley Parade parvenait jusquâaux portes du vestiaire.
« Les supporters sont dĂ©chaĂźnĂ©s comme jamais, prĂȘts Ă montrer ce qui arrive quand on manque de respect au club. Alors, ne vous retenez pas dans lâimpact. Faites-vous respecter et rappelez-leur quâils ne sont ni chez eux, ni les bienvenus ici ! »
J12 EFL LEAGUE ONE![]()
BRADFORD CITY - BARNSLEY
![]()
Valley Parade (23 323 spectateurs)
3 - 2
J. Bland (13â)
D. Keillor-Dunn (15â)
A. Pattison (30â) (
S. Humphrys)
S. Humphrys (81â) (
A. Cook)
S. Humphrys (90+2â) (
A. Pattison)
La tension Ă©tait palpable durant le temps additionnel et tous les supporters retenaient leur souffle, de peur de voir leur Ă©quipe sâeffondrer dans ce match fou qui avait tenu toutes ses promesses. Puis, lâexplosion de joie provint de la tribune principale et des 20 000 supporters de Bradford qui exultĂšrent lorsque le buteur maison, STEPHEN HUMPHRYS les libĂ©ra dâun coup de tĂȘte rageur Ă la fin de la rencontre.
« Je ne suis pas encore retournĂ© Ă un Ă©tat normal aprĂšs ce match incroyable. » balbutia-t-il. "Nous nous sommes rendus coup pour coup dans cette rencontre mais câest finalement nous qui sommes sortis vainqueurs. Jâai bien pris le temps de savourer ce moment au coup de sifflet final car câest pour ce genre dâĂ©motions quâon aime le football. Et encore une fois, je pense quâon peut remercier STEPHEN qui nous offre encore la victoire aujourdâhui. Quel match !
Une fois lâĂ©motion passĂ©e et lâeuphorie de la victoire redescendue, AIDEN regagna son bureau. Il Ă©tait tard, trĂšs tard mais il nâavait pas prĂ©vu de rentrer tout de suite. AprĂšs ce genre de rencontre, il aimait se retrouver seul dans son bureau pour se refaire le match, regarder plusieurs rĂ©sumĂ©s de la rencontre et les sĂ©quences vidĂ©os dĂ©coupĂ©es par les analystes, et griffonner plusieurs notes sur son carnet. Lorsquâil arriva Ă son bureau, il remarqua un journal pliĂ© en deux posĂ© en plein milieu avec un post-it collĂ© dessus, dans un coin : « La guerre ne fait que commencer. Nous avons gagnĂ© une premiĂšre bataille, fĂ©licitations coach ! CL ». Il dĂ©plia le quotidien et lu le titre de la presse du lendemain, qui sâapprĂȘtait Ă sortir : « HOURIHANE, une dĂ©faite au goĂ»t amer. » Nâayant pas de temps Ă perdre ce soir, il lu lâarticle en travers, rapidement. LâentraĂźneur de Barnsley sâexcusait auprĂšs des supporters de son Ă©quipe pour le rĂ©sultat mais nâen dĂ©mordait pas sur le niveau de Bradford, quâil dĂ©finit de chanceux. Aussi, il prĂ©vint McGEADY quâil devait se tenir prĂȘt pour le match retour, oĂč il lui promettait lâenfer.
Il replia la gazette et la jeta dans la corbeille au pied du bureau. Ce soir, il ne voulait pas penser Ă lâanimositĂ© naissante quâil y avait entre lui et CONOR HOURIHANE et profiter de la victoire, analyser, dĂ©cortiquer. Mais dans un coin de sa tĂȘte, il ne pouvait pas omettre quâil venait de se faire un nouvel ennemi. Ce nâĂ©tait pas le premier, ça ne serait certainement pas le dernier.
Envoyer des fions et perdre dans la foulĂ©e, bien vu Aiden dâavoir remis Ă sa place ce paltoquet de Hourihane.
Un match qui ne fallait surtout pas perdre. Bien joué
Câest Ă la fin du bal que lâon paie les musiciens!

Conor qui ? Hourihane ? Ăa sonne hurricane au rabais !
En tout cas, il rĂ©flechira un petit peu plus la prochaine fois quâil prendre la parole ![]()
Il sâest pris un sacrĂ© ventâŠ
Belle remondata ! Et belle petite vengeance personnelle aprĂšs les propos de lâentraĂźneur adverse dans la presse ![]()
@volatil Lâarroseur arrosĂ© pour le coup !
@Rhino Les joueurs lâont pris par le bon bout.
@toopil Exactement !
@alexgavi Tu verras que ce con, il va vouloir remettre ça au retour ![]()
@gwendil35 Je valide ! ![]()
@Wasyl Tant que ça se passe dans le bon sens, ça fait plaisir ![]()
Huit semaines. Câest le temps que venait de passer BOBBY POINTON Ă©loignĂ© des terrains. Un match tendu face Ă Wimbledon, Ă lâinitiative dâune action de grande classe pour faire marquer ANTO SARCEVIC et offrir la victoire Ă son Ă©quipe, puis ce duel avec le latĂ©ral gauche, presque illicite et cette chute sur sa hanche. LâimpossibilitĂ© de bouger dans les secondes qui suivirent et il comprit que câĂ©tait plus quâune simple contusion. Puis le verdict des mĂ©decins : une incapacitĂ© Ă faire du sport et un repos forcĂ© pendant 2 mois complets avant de passer entre les mains des kinĂ©s pour un retour progressif sur les terrains.
Son retour aux sĂ©ances collectives sâĂ©tait fait petit Ă petit. Dans un premier temps, il ne participait quâaux exercices techniques, aux rĂ©pĂ©titions de gammes puis sâĂ©cartait pour continuer de travailler avec un prĂ©parateur physique et un kinĂ©. Puis, plus les jours passaient et plus sa rĂ©intĂ©gration aux ateliers collectifs et avec opposition approchait jusquâau jour oĂč il reçut le feu vert du kinĂ©.
« Tu peux y aller sans rĂ©flĂ©chir aujourdâhui. » lui avait annoncĂ© joyeusement le doc. « Tu vas forcĂ©ment avoir des apprĂ©hensions, des hĂ©sitations et en fin de sĂ©ance, quelques tiraillements qui ressembleront Ă des douleurs mais aucune crainte, câest ton corps qui sera en train de se rĂ©habituer Ă la douleur et aux efforts. »
Cette nouvelle lâĂ©gaya et il fit son retour sur la pelouse tel un enfant qui jouait pour la premiĂšre fois Ă son jeu prĂ©fĂ©rĂ©. Avec un grand sourire, il tapait dans le ballon avec joie quand McGEADY lui fit signe de sâapprocher.
« Je suis trĂšs heureux de ton retour parmi nous BOBBY. Ne te prends pas la tĂȘte, concentre toi sur ton jeu. Pour moi, tu es disponible pour la rencontre face Ă Lincoln City, donc ne surjoue pas. » le rassura son coach.
Cela faisait une semaine complĂšte quâil avait repris les entraĂźnements collectifs et BOBBY ne ressentait aucune gĂȘne. McGEADY lâavait convoquĂ© pour la rencontre face Ă Lincoln City, pour son plus grand bonheur. Bien sĂ»r, il ne sâattendait pas Ă dĂ©marrer le match mais ĂȘtre dĂ©jĂ dans un groupe lui faisait un bien fou.
J13 EFL LEAGUE ONE![]()
BRADFORD CITY - LINCOLN CITY
![]()
Valley Parade (17 563 spectateurs)
1 - 2
R. Street (47â)
G. Okewoye (58â)
J. Neufville (90+1â)
Ce nâĂ©tait pas le retour espĂ©rĂ© pour lui mais BOBBY Ă©tait tout de mĂȘme satisfait dâavoir pu refouler la pelouse lors dâun match Ă haute intensitĂ© depuis deux mois. Bien entendu, il Ă©tait frustrĂ© de la dĂ©faite et il pouvait dĂ©jĂ imaginer ce que dirait son coach en confĂ©rence de presse.
« Lorsque vous ne fournissez pas les efforts nĂ©cessaires pour gagner, forcĂ©ment, il ne faut pas ĂȘtre surpris de perdre ! » martela AIDEN devant les journalistes. « Aujourdâhui, les joueurs ont Ă©tĂ© en dessous de tout et surtout, ils nâont pas Ă©tĂ© dignes du soutien dont leur fait part le public. Il faut faire attention Ă lâexcĂšs de confiance; ou bien je serai amenĂ© Ă faire des choix qui pourraient surprendre. »
BOBBY sâĂ©tait senti visĂ© par les critiques, mĂȘme si le score Ă©tait dĂ©jĂ de deux buts dâavance lors de son entrĂ©e en jeu pour les vingt derniĂšres minutes. Mais il se dit quâil aurait pu faire plus pour aider lâĂ©quipe Ă prendre des points. Tant pis, ça serait pour la prochaine rencontre. Et cette rencontre arriva quelques jours plus tard avec un dĂ©placement sur la pelouse de Stevenage.
J14 EFL LEAGUE ONE![]()
STEVENAGE - BRADFORD CITY
![]()
Lamex Stadium (3 763 spectateurs)
1 - 4
A. Sarcevic (40â) (
S. Humphrys)
W. Swan (61â) (
B. Halliday)
A. Cook (65â)
J. Reid (67â)
S. Humphrys (82â) (
B. Pointon)
FatiguĂ© de bonheur, BOBBY exulta au coup de sifflet final. Les bras levĂ©s bien haut vers le ciel, un large sourire Ă©tait dessinĂ© sur son visage. La victoire avec la maniĂšre de son Ă©quipe le rendait heureux mais surtout, il avait terminĂ© la rencontre en Ă©tant passeur dĂ©cisif sur le dernier but, et mĂȘme si ce but nâĂ©tait quâanecdotique, la sensation de se sentir utile lui procurait un bien fou ! Aussi, il fut lâun des premiers Ă entonner le chant de victoire dans les vestiaires pendant que son coach se prĂȘtait au jeu des questions-rĂ©ponses avec les journalistes.
« Ăa fait plaisir de vite retrouver la victoire aprĂšs la dĂ©convenue de mardi. Cela permet de ne pas douter et de continuer dâavancer. Jâai entendu des remarques cette semaine qui disaient quâil ne fallait pas quâon oublie que notre objectif principal Ă©tait le maintien. Bien sĂ»r ! Mais quand vous avez devant vous un groupe comme le mien, je vous assure quâavoir des objectifs Ă la baisse, câest comme les insulter ! Alors avec eux, je ne mâinterdis rien et pour le moment ils se prĂȘtent au jeu ! »
BOBBY Ă©tait rassurĂ© des propos de son coach aprĂšs le match. Ils venaient confirmer ce que pensait tout le groupe : que lâĂ©quipe Ă©tait capable de bien plus que jouer seulement le maintien. Quant Ă lui, il se satisfaisait dâavoir pu rejouer et apporter Ă lâĂ©quipe. Ătre Ă©loignĂ© des terrains aussi longtemps lui avait permis de se recentrer sur lui-mĂȘme et de se concentrer sur son retour. De nombreux Ă©ducateurs lui avaient martelĂ© le mĂȘme message quand il Ă©tait plus jeune : câest souvent quand tâes blessĂ© ou mis Ă lâĂ©cart que tu apprends et progresse le plus. Il venait dâen faire lâexpĂ©rience, il ne pouvait que confirmer.
Bon, Bobby nous fait le grand retour du hĂ©ros⊠Deux mois Ă lâinfirmerie pour revenir avec une passe dĂ© sur un but Ă la 82e. Le mec a rentabilisĂ© sa convalescence comme un fonctionnaire rentabilise ses RTT. Par contre, McGeady qui balance « je ne mâinterdis rien »⊠Doucement, Pep de Valley Parade. Dans trois journĂ©es il va nous expliquer que Bradford joue la montĂ©e directe et que le maintien, câest pour les faibles.
Une défaite vite oubliée
Câest vrai quâil avait fait un gros dĂ©but de saison Pointon ! Dâailleurs, il revient bien avec cette passe dĂ©cisive ![]()
@volatil Il se contente de peu parce que les terrains lui manquaient câest pour ça.
On ne reprocherait quand mĂȘme pas Ă McGeady dâĂȘtre ambitieux ? ![]()
@Rhino Oui la capacité de vite passer à autre chose !
@toopil On aime les ratés des chaines TV et / ou des organisateurs ![]()
@alexgavi Oui, sa blessure avait Ă©tĂ© un coup dur dans sa progression. EspĂ©rons quâil ne se blesse pas Ă nouveau.
| PLACE | LOGO | EQUIPES | J | G | N | P | BP | BC | DIFF | PTS |
| 1ER | Reading | 14 | 10 | 2 | 2 | 23 | 11 | 12 | 32 | |
| 2E | Bolton | 14 | 9 | 2 | 3 | 30 | 18 | 12 | 29 | |
| 3E | Cardiff | 14 | 8 | 3 | 3 | 28 | 13 | 15 | 27 | |
| 4E | Stockport County | 13 | 8 | 2 | 3 | 24 | 16 | 8 | 26 | |
| 5E | Bradford City | 14 | 8 | 1 | 5 | 35 | 26 | 9 | 25 | |
| 6E | Doncaster | 14 | 8 | 0 | 6 | 21 | 17 | 4 | 24 | |
| 7E | Huddersfield | 14 | 7 | 3 | 4 | 20 | 17 | 3 | 24 | |
| 8E | Leyton Orient | 14 | 8 | 0 | 6 | 28 | 27 | 1 | 24 | |
| 9E | Luton Town | 14 | 6 | 5 | 3 | 26 | 18 | 8 | 23 | |
| 10E | Mansfield | 13 | 6 | 5 | 2 | 22 | 16 | 6 | 23 | |
| 11E | Lincoln City | 14 | 7 | 2 | 5 | 30 | 28 | 2 | 23 | |
| 12E | Peterborough | 14 | 5 | 5 | 4 | 17 | 16 | 1 | 20 | |
| 13E | Plymouth | 13 | 6 | 2 | 5 | 17 | 18 | - 1 | 20 | |
| 14E | Port Vale | 13 | 5 | 4 | 4 | 17 | 17 | 0 | 19 | |
| 15E | AFC Wimbledon | 14 | 5 | 3 | 6 | 18 | 17 | 1 | 18 | |
| 16E | Exeter City | 14 | 5 | 2 | 7 | 12 | 20 | - 8 | 17 | |
| 17E | Wigan | 14 | 5 | 1 | 8 | 14 | 18 | - 4 | 16 | |
| 18E | Northampton | 14 | 4 | 2 | 8 | 16 | 22 | - 6 | 14 | |
| 19E | Rotherham | 13 | 4 | 2 | 7 | 12 | 19 | - 7 | 14 | |
| 20E | Blackpool | 14 | 3 | 4 | 7 | 16 | 22 | - 6 | 13 | |
| 21E | Wycombe | 14 | 4 | 0 | 10 | 13 | 25 | - 12 | 12 | |
| 22E | Barnsley | 14 | 3 | 2 | 9 | 10 | 18 | - 8 | 11 | |
| 23E | Stevenage | 14 | 2 | 2 | 10 | 17 | 32 | - 15 | 8 | |
| 24E | Burton Albion | 13 | 0 | 4 | 9 | 9 | 24 | - 15 | 4 |
Comme lors de la prĂ©cĂ©dente rĂ©union du mĂȘme type, AIDEN a choisi de convoquer tous les membres du staff ainsi que DAVID SHARPE, le directeur sportif, pour faire un point sur la situation sportive du club. Il faisait frais en cette douce matinĂ©e dâautomne, mais les rayons du soleil qui parvenaient Ă traverser la fine couche nuageuse rĂ©chauffaient suffisamment la peau pour ne pas avoir Ă sortir les premiers manteaux. McGEADY Ă©tait arrivĂ© le premier au centre dâentraĂźnement ce matin-lĂ . Ainsi, il prit le temps dâĂ©changer tranquillement avec les rares personnes dĂ©jĂ en place Ă son arrivĂ©e. Puis il se dirigea vers la salle de rĂ©union et installa le matĂ©riel dont il avait besoin.
« Tâes tombĂ© du lit ce matin dis donc ! »
Il se retourna et vit CHRIS LUCKETTI, son fidÚle adjoint, qui tenait plusieurs poches de viennoiseries et un plateau de gobelets pour le café. De la fumée émanait des gobelets, indiquant que les cafés étaient juste servis.
« Je prĂ©fĂšre me lever tĂŽt, Ă la fraĂźche. Jâai les idĂ©es plus claires comme ça. » plaisanta McGEADY. « Ăa a lâair drĂŽlement bon ce que tu tiens lĂ . » dit-il en regardant fixement les poches.
« Je te confirme, ça lâest. Et ça sent bon ! Mais on va attendre les collĂšgues tout de mĂȘme. » le nargua son adjoint en les posant sur la petite table Ă lâentrĂ©e de la salle.
Une fois tout le monde installé et servi, AIDEN se leva et projeta une image sur le grand mur blanc. Muni de son laser, il pointa le nom du club dans le classement.
« Jâai dĂ©cidĂ© dâinstaurer une rĂ©union toutes les sept journĂ©es de championnat, afin de faire le point sur la situation sportive dans toutes les compĂ©titions. On fera un bilan Ă chaque fois sur les rĂ©sultats et sur lâeffectif, et on ajustera les choses sâil y a besoin. A chacune des rĂ©unions, DAVID sera prĂ©sent car il est tout autant concernĂ© par le sportif que nous tous ici. » dĂ©clara t-il avant de se tourner vers le classement. « Comme vous pouvez le constater, nous sommes remontĂ©s Ă la 5Ăšme position, dans les places de barragiste. Et je compte bien y rester ! »
A sa grande surprise, lâensemble des personnes prĂ©sentes dans la salle se mirent Ă applaudir chaleureusement. Puis NEIL THOMPSON, lâun des prĂ©parateurs, prit la parole.
« Câest encore mieux que ce que lâon aurait pu espĂ©rer ce dĂ©but de saison ! » dĂ©clara t-il, ravi. « Il faut rappeler que nous venons juste dâaccĂ©der Ă cette division. Nous ne sommes pas du tout attendus Ă ces places-lĂ ! SincĂšrement, il faut savourer et profiter car nous ne sommes pas Ă lâabri dâun coup de mou, surtout lors des pĂ©riodes des fĂȘtes. Tous les points quâon a dĂ©jĂ pris nous mettent Ă lâabri et nous Ă©vitent de paniquer dans les moments les plus durs. »
« Je suis tout Ă fait dâaccord. » intervint DAVID SHARPE. « Le classement de lâĂ©quipe est un vĂ©ritable atout pour nous. Ne serait-ce quâen termes dâattractivitĂ©, le club attire beaucoup plus les joueurs susceptibles de bouger cet hiver. Jâai Ă©tĂ© contactĂ© par des agents de joueurs que je nâaurai jamais imaginĂ©. »
« Et câest tant mieux ainsi ! » rĂ©pondit McGEADY. « Pense Ă garder ces contacts bien prĂ©cieusement pour prĂ©parer au mieux le mercato. »
« Est-ce que tes objectifs ont changé AIDEN ? »
La question avait Ă©tĂ© posĂ©e sans prĂ©ambule, direct. CâĂ©tait CHRIS, son adjoint, qui lui avait demandĂ© ça, dans un grand sourire.
« A vrai dire, je ne sais pas trop⊠» hĂ©sita dans un premier temps lâentraĂźneur. « Je ne pense pas sincĂšrement. Je ne veux pas paraĂźtre frileux mais je ne veux pas non plus mettre une pression inutile aux joueurs. Ils sont dans une bonne dynamique et dâeux-mĂȘmes, ils se fixent lâobjectif de gagner le plus de match possible. Sâils y parviennent, câest naturellement que les objectifs Ă©volueront. »
« Tu es certain de ne pas vouloir annoncer au groupe que lâon peut commencer Ă regarder vers le haut ? Une place de barragiste, câest jouable je pense. » lui dit son adjoint, sĂ»r de lui.
« Bien sĂ»r, mais la saison est encore trop longue pour sâavancer autant et prendre le risque de briser quelque chose. Ils sont compĂ©titeurs, je le sais, et moi aussi. Mais ça reste ma premiĂšre expĂ©rience et je tâavoue que je prĂ©fĂšre prendre mon temps et devoir mâadapter en cas dâissue positive. »
Durant deux bonnes heures, ils Ă©changĂšrent tous ensemble encore sur le classement, le calendrier Ă venir, les joueurs les plus en vue ou au contraire, en difficultĂ©. Chacun avait son avis mais tous pensaient la mĂȘme chose : Bradford avait trĂšs bien dĂ©marrĂ© sa saison et en surprenait plus dâun. Personne ne parlait dâambitions plus Ă©levĂ©es que le club et tous les joueurs prenaient plaisir Ă Ă©voluer ensemble. Enfin, jusquâici, aucun membre de lâĂ©quipe nâavait flanchĂ© lors de coups durs. Lâeffectif Ă©tait soudĂ© et donnait lâimpression de pouvoir rĂ©sister aux moments les plus compliquĂ©s.
« En somme, tous les signaux sont au vert » se dit AIDEN. Mais il restait prudent. Il ne connaissait que trop bien le football pour savoir que tout pouvait basculer dans lâautre sens trĂšs rapidement. Trop mĂȘme. Il en avait fait lâamĂšre expĂ©rience lorsquâil Ă©voluait en Russie alors quâil arrivait dâEcosse oĂč tout le pays le considĂ©rait comme la nouvelle pĂ©pite pour la sĂ©lection irlandaise. Un jour, tu peux ĂȘtre tout en haut de lâaffiche et briller, et le lendemain, te retrouver tout en haut du bĂ»cher et brĂ»ler⊠Quitte Ă choisir, il prĂ©fĂ©rait continuer Ă tutoyer les Ă©toiles.
Ne vaut-il mieux pas rester gagne-petit et voir oĂč ça emmĂšne quâafficher ses ambitions et se planter?
Une mĂ©thode Ă la Guy Roux « on joue le maintien » quand tu es en tĂȘte du championnat vaut mieux que le reste, non?
Certes, les Ă©carts sont encore infimes, mais se retrouver Ă cette 5Ăšme place au bout de 14 matchs, ce nâest pas anodin non plus.
Maintenant, Ă voir si ça vaut le coup de viser plus haut officiellement. Dâun cĂŽtĂ©, le groupe tourne bien, et cela rajouterait de la pression. Mais de lâautre, ça impose un certain niveau dâexigence au groupe, qui sait que le relĂąchement nâest pas permis ![]()
Le discours prudent, câest peut-ĂȘtre ce quâil y a de plus intelligent ici. Les grandes annonces en octobre, câest comme la raclette en novembre : sur le moment tâas lâimpression que tout est sous contrĂŽle, puis en janvier tu te retrouves avec trois kilos de dĂ©faites sur le bide et tu te demandes oĂč ça a dĂ©rapĂ©. Les joueurs savent lire un classement, pas besoin de leur vendre un destin. Pour lâinstant, McGeady fait un truc devenu presque exotique dans le foot : il refuse de confondre une bonne sĂ©rie avec une vĂ©ritĂ©. Câest moins sexy quâun grand discours, mais câest souvent comme ça quâon Ă©vite de finir en confĂ©rence de presse Ă expliquer que « le groupe vit bien ».