:storygreen: :s1: đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż :bradford_city: De l'ambre Ă  l'or.

Chapitre 1 : INTRODUCTION.

Les rayons du soleil tapaient si fort qu’on aurait cru qu’ils cherchaient Ă  traverser les rideaux. L’aprĂšs-midi Ă©tait agrĂ©able, doux et le silence total dans la maison apportait une tranquillitĂ© paisible. Il est de ces moments oĂč l’on a l’impression que le temps s’arrĂȘte, et oĂč l’on remet beaucoup de choses en question. On se demande si on a fait les bons choix. Tiens, et si j’avais pris cette option plutĂŽt ? Que serait-il arrivĂ© si j’avais dĂ©cidĂ© d’y aller ? Autant de questions qui peuvent nous faire avoir des regrets sur des choix de vie.

Le moment prĂ©sent Ă©tait un de ces moments pour lui. Il s’est Ă©loignĂ© de la baie vitrĂ©e pour s’installer paisiblement dans son canapĂ©, et regarder un replay de la saison derniĂšre, scruter les rĂ©actions des joueurs, analyser les dĂ©placements, les choix, observer tout en prenant des notes mentales. Pas besoin de gratter sur un papier, tout Ă©tait enregistrĂ© dans sa tĂȘte. Il n’avait jamais Ă©tĂ© un fan des longues notes aux interminables phrases. DĂ©jĂ  durant sa carriĂšre, il jouait Ă  l’instinct. Ses anciens coĂ©quipiers le dĂ©crivaient comme un magicien. Aussi frustrant que spectaculaire. Talentueux, capable de dĂ©bloquer n’importe quelle situation
 ou de casser une action par un geste superflu. Ce talent, il l’a traĂźnĂ© tout le long de sa carriĂšre et a fait se lever de nombreux supporters. Mais un jour, il a fallu dire stop. Pas parce qu’il avait perdu son talent, loin de lĂ . Mais parce que le corps ne suivait plus. Trop de blessures, de petits bobos qui revenaient et l’empĂȘchaient de profiter pleinement sur le terrain. Alors il a stoppĂ© sa carriĂšre, dans le pays oĂč il avait commencĂ©. La boucle Ă©tait bouclĂ©e.

Mais jamais il n’aurait pu s’éloigner du football. C’était toute sa vie. NĂ© dans le pays du football, il a Ă©tĂ© bercĂ© au son des crampons sur les pelouses, au bruit des filets qui claquent lorsque le ballon franchit la ligne de but. DĂšs qu’il a su marcher, il se promenait dĂšs que possible avec un ballon dans les pieds. Ambidextre, il maniait le cuir avec aisance, des deux pieds. TrĂšs vite, plus personne sur les pelouses ne lui criait la fameuse phrase « Et ton pied gauche il te sert Ă  monter dans le bus ?! Â». Non, il savait tout faire avec ses pieds. Un vĂ©ritable artiste. Toujours collĂ© aux basques de son pĂšre, footballeur professionnel, il ne cessait d’enregistrer visuellement tout ce qu’il voyait. Il essayait, reproduisait, se trompait mais recommençait. Avec toujours cette promesse en tĂȘte : « Un jour je ferai comme papa. Je serai mĂȘme meilleur ! Â». Et cette promesse, il l’avait tenue.

Ressassant encore certains souvenirs de sa carriĂšre, il se concentra Ă  nouveau sur ce qu’il regardait Ă  la tĂ©lĂ©vision. Il n’oubliait pas ce mail reçu il y a trois jours et cette proposition surprenante. Il avait ouvert le message, commencĂ© Ă  rĂ©pondre, effacĂ©, recommencĂ© dix fois sa phrase mais n’avait jamais terminĂ©. Le brouillon Ă©tait toujours ouvert. Surpris, il l’avait Ă©tĂ© comme un enfant qui croit Ă  NoĂ«l peut l’ĂȘtre quand il rencontre le PĂšre NoĂ«l pour la premiĂšre fois. Des Ă©toiles dans les yeux. Mais surtout, il se questionnait. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant alors que le coach actuel venait de faire monter l’équipe ? Surtout, il y avait des centaines de noms et CV bien plus clinquants que lui disponibles. D’autant plus qu’il n’avait jamais entrainĂ© une Ă©quipe encore.
Le prĂ©sident avait prĂ©cisĂ© dans le mail que l’entraĂźneur actuel rendait son tablier aprĂšs services rendus, et satisfait d’avoir fait grimper l’équipe. Mais il ne se sentait pas de continuer, par peur de ne pas rĂ©ussir Ă  maintenir le club et vivre une nouvelle fois ce phĂ©nomĂšne d’ascenseur, que le club ne connaissait que trop bien. D’accord, ça s’entendait, mais ça ne rĂ©pondait pas Ă  cette question : « Pourquoi lui ? Â» Il Ă©tait prĂ©cisĂ© qu’une rĂ©ponse devait ĂȘtre donnĂ©e au bout d’une semaine maximum, le temps de bien rĂ©flĂ©chir Ă  la question car d’autres entraĂźneurs seraient sondĂ©s en cas de refus mais il faisait partie des cibles prioritaires.

Il mit pause Ă  sa rediffusion et prit son tĂ©lĂ©phone pour envoyer un SMS Ă  l’un de ses meilleurs amis.

« Bro, tu vas pas le croire. J’ai Ă©tĂ© sollicitĂ© par un club pour en devenir l’entraĂźneur. Un truc de ouf. Je t’explique quand on se voit tout Ă  l’heure. Â»

La réponse ne se fit pas attendre bien longtemps.

« En effet, j’ai du mal Ă  y croire ! PressĂ© que tu me racontes ça. Â»

Il attrapa sa casquette et sortit de chez lui, lunettes de soleil sur le nez. Plus il rĂ©flĂ©chissait Ă  cette opportunitĂ© et plus le projet lui plaisait. S’il acceptait, le travail serait titanesque. Il trĂ©bucherait, se tromperait. Mais il avait confiance en lui et en son envie de rĂ©ussir. Comme lorsqu’il Ă©tait sur le terrain, il ferait rager certains supporters et se lever plein d’autres. Un talent fou, pas toujours constant, mais magique, Ă  qui on en demandait encore.

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Trop bien !!! Hùte de découvrir la suite !!!

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Une nouvelle story de @CaptainAmericka !!

Happy So Excited GIF

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Quel club va t’il aller


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Je suis !!!

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Allez !!!

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DĂ©jĂ , on n’est ni en Angleterre, ni en Bretagne :sac:

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J’ai hñte de lire la suite !

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Respect de te lancer dans une story aussi tĂŽt aprĂšs la naissance de ton fils :aulas1:

#commentfaistu :joy:

Je vais suivre ça bien évidemment :slight_smile:

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on va suivre évidemment.

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Evidement que je vais suivre aussi :slight_smile:

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Réponses aux lecteurs

@JoseSoares Merci de suivre cette aventure :heart_eyes:

@Manthyz J’ai mis du temps à me lancer et pas à cause du petit, mais parce que j’avais du mal à lancer une partie sur cet opus
 :sac:

@celiavalencia Suspense ! Je vais vous faire attendre un peu encore :stuck_out_tongue:

@Pikouse Merci de te joindre Ă  nous :smiley:

@Tiien
Happy So Excited GIF

@toopil Peut-ĂȘtre ? Peut-ĂȘtre pas ? Y a des Ă©tĂ© dans ces lieux lĂ  quand mĂȘme :joy:

@Rhino Merci d’ĂȘtre lĂ , fidĂšle lecteur !

@Wasyl Mdrrrrr :joy: Merci Ă  mon congĂ© pat’ ! Je suis devenu squatteur de canapĂ© pour 3 semaines :grin: Merci de suivre :heart_eyes:

@Groot Bienvenue chef :heart_eyes:

@Kyristepiu TrĂšs content de te voir ici :smiley:

Chapitre 2 : C’EST TENTANT !

« Alors vas-y raconte moi ! Â»

C’était son ami qu’il venait de rejoindre. Il Ă©tait plus jeune que lui, de 3 ans. Ils se sont rencontrĂ©s durant leur carriĂšre lorsqu’ils ont jouĂ© ensemble de 2018 Ă  2021. Ils n’ont jouĂ© ensemble que dans un seul club mais cette aventure avait Ă©tĂ© exceptionnelle pour eux, malgrĂ© la situation peu glorieuse du club Ă  l’époque oĂč ils y Ă©taient. Actuellement, lui, jouait encore au pays, pour terminer sa carriĂšre

AccoudĂ©s sur une rambarde d’un terrain de five flambant neuf, les deux amis regardaient des jeunes se livrer bataille sur le petit terrain synthĂ©tique, tentant de nombreux dribbles, plus maladroit qu’autre chose.

« Eh bien regarde, vois par toi-mĂȘme. Â» lui rĂ©pondit-il en lui tendant son tĂ©lĂ©phone. « J’ai relu le mail plusieurs fois pour ĂȘtre certain qu’il n’y avait pas erreur sur la personne. Et non, c’était bien adressĂ© Ă  moi. Â»

« Wow.. Mais c’est ouf ! Tu vas dire oui j’espĂšre ?? Â»

Ils se regardÚrent avec un grand sourire qui trahissait la réponse.

« J’y ai longuement rĂ©flĂ©chi. Au dĂ©but, je voulais balayer d’un revers de main ce mail et rester tranquillement dans mon train train Ă  suivre des matchs ci et lĂ . Puis, je me suis imaginĂ© dans ce costume d’entraĂźneur. Ça a durĂ© quelques heures quand mĂȘme. T’imagine ? L’ambiance dans les stades. Revivre le quotidien d’un club pro mais en Ă©tant celui qui commande cette fois-ci. Transmettre mon expĂ©rience Ă  des jeunes et leur faire dĂ©couvrir le monde pro, comme on l’a fait pour nous ! Â»

« Ouais ça donne grave envie en fait. Â»

« Oui. Alors je vais sĂ»rement accepter. Â» conclu-t-il en reprenant son portable. « D’ailleurs, je vais rĂ©pondre au prĂ©sident en lui disant que j’accepte son entretien vidĂ©o pour discuter du projet. Â»

Les jeunes continuaient de s’affronter sur le terrain, dĂ©goulinant de sueur mais toujours le sourire aux lĂšvres, un air de dĂ©fi dans leur regard. Chaque dribble rĂ©ussi gonflait un peu plus leur Ă©go et chaque ballon perdu faisait sortir la rage et l’envie de le rĂ©cupĂ©rer. Une sonnerie interrompit ce moment.

« Bro, le prĂ©sident veut qu’on s’appelle ce soir, aprĂšs sa rĂ©union avec le conseil d’administration. Â» dit-il Ă  son ami en lui montrant la rĂ©ponse au mail.

« Eh bah voilĂ , c’est parti ! Et t’as vu, il a dit que tu Ă©tais l’un des sujets de cette rĂ©union. C’est un signe, il te veut vraiment ! Â» lui rĂ©pondit-il, tout excitĂ©.

« Ă‰coute, on verra bien ce soir. En attendant, viens, on va boire un verre au pub. Â» lui proposa-t-il.

« Je me demandais quand est-ce que t’allais me le proposer ! Â»

AprĂšs un dernier coup d’Ɠil sur le terrain oĂč les jeunes faisaient une pause bien mĂ©ritĂ©e, ils s’en allĂšrent, heureux de l’instant prĂ©sent. Ces moments Ă  ne rien faire, regarder des ados en train de jouer au foot librement, il les adorait. Mais il ne pouvait s’empĂȘcher de s’imaginer sur un vrai terrain d’entraĂźnement, avec des joueurs Ă  l’écoute de ses consignes. Puis sur un banc de touche, Ă  haranguer ses hommes sous les applaudissements ou les insultes des supporters qui descendent des tribunes. Plus il approchait du pub, et plus sa rĂ©flexion Ă©tait en train de mĂ»rir dans son esprit. Avant mĂȘme le dĂ©but de la soirĂ©e, il sentait que sa dĂ©cision Ă©tait prise. Était-elle la bonne ? Il n’en savait rien. Mais comme lorsqu’il jouait sur les terrains, il avait choisi Ă  l’instinct. Et jusqu’ici, ça ne lui avait pas trop mal rĂ©ussi.

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L’impatience grandit :grin:

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J’aime quand on prend le temps :slight_smile:

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Hate de voir ce qu’il en est !!

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Excellent dĂ©but narratif ! Ça donne trĂšs envie de connaĂźtre la suite :slightly_smiling_face:

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HĂąte de voir le pays :popcorn: :popcorn:

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Ahh, une nouvelle aventure pour @CaptainAmericka :smiley:
Reste Ă  savoir oĂč ce sera !

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La hype monte,
J’ai une petite idĂ©e sur la zone gĂ©ographique.

Je vois bien la Lituanie, ou alors un club russe genre vers Kaliningrad

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Réponses aux lecteurs

@Rhino Encore quelques jours à attendre, promis, ça ne sera plus trÚs long :folded_hands: :grin:

@JoseSoares Haha bien sĂ»r ! On en parlait il n’y a pas longtemps :smiley:

@thomasprlr Merci de suivre :smiling_face_with_three_hearts:

@Dubois Merci beaucoup ! TrÚs content que ça te plaise :smiling_face_with_three_hearts:

@Mourinho Installe toi bien ! :smiling_face_with_sunglasses: Content de te savoir Ă  bord !

@alexgavi Oui, j’ai mis du temps mais ça me plait bien ! :smiley: Haha, je glisse des petits indices par ci par là dans les textes, à voir si vous parvenez à les relever :grin:

@Kyristepiu T’es le premier Ă  te mouiller ! Est-ce que tu as relevĂ© les petits indices subtiles toi aussi ? :grin:

Chapitre 3 : L’ENTRETIEN.

Cela faisait trente bonnes minutes qu’ils s’étaient sĂ©parĂ©s et depuis qu’il Ă©tait rentrĂ© chez lui, il ne cessait de tourner en rond sur la terrasse. Le soleil rasant du dĂ©but de soirĂ©e offrait une lumiĂšre teintĂ©e dans le ciel, signe d’une douce soirĂ©e en perspective. Dans son esprit, les potentielles questions tournaient en boucle, alors qu’en temps normal, il aurait pris ça par-dessus la jambe. Mais cette fois-ci, il sentait une lĂ©gĂšre pression, comme s’il pouvait ressentir la peur de l’échec.

Son tĂ©lĂ©phone sonna. Un numĂ©ro non enregistrĂ©, mais il savait qui c’était. Pile Ă  l’heure. Il dĂ©crocha et la vidĂ©o s’ouvrit sur homme tout sourire, d’expĂ©rience, portant une cravate aux couleurs du club.

« Bonsoir, merci de vous rendre disponible. Â» commença le prĂ©sident. « La visioconfĂ©rence de ce soir aura des allures d’entretien d’embauche, comme je vous ai prĂ©cisĂ© dans le mail. Nous venons tout juste de terminer avec le conseil d’administration. Les dirigeants me font entiĂšrement confiance sur la nomination du nouvel entraĂźneur. Et malgrĂ© ce que vous pouvez penser, ils adorent votre profil. Votre carriĂšre de joueur a marquĂ© les esprits ! Â»

Flatté par ces commentaires, il se surpris à sourire avant de répondre.

« Merci Ă  vous pour ces gentilles paroles. Je vous avoue que je suis surpris d’attirer votre attention mais j’ai vraiment pris le temps de rĂ©flĂ©chir au sujet et le projet me plait. Alors commençons sans plus attendre. Â»

« TrĂšs bien. Tout d’abord, avez-vous pu prendre connaissance de l’histoire du club dans le document que je vous ai envoyĂ© ? Comme vous le savez, notre club a une histoire particuliĂšre. Il est surtout soutenu par un nombre de supporters incalculable qui portent l’équipe au-dessus de tout ce qui leur est le plus cher. La ferveur des fans est immense. Â» dĂ©crivit le prĂ©sident. « Mais vu votre carriĂšre et les clubs dans lesquels vous avez jouĂ©, vous devez ĂȘtre habituĂ© Ă  cela. C’est l’une des raisons qui a fait que nous avons jetĂ© notre dĂ©volu sur vous. Pensez-vous pouvoir gĂ©rer l’équipe et aller chercher ce maintien sans souffrir cette saison ? Â»

« Tout Ă  fait, sans aucun doute ! Â» rĂ©pondit-il d’un ton assurĂ©. « J’ai regardĂ© l’effectif et il y a quelques joueurs avec lesquels j’ai jouĂ© en club et qui sont des hommes de club, des vĂ©ritables soldats. De plus, j’ai quelques compatriotes Ă©galement donc cela va faciliter mon acclimatation. Et puis, comme vous l’avez dit, j’ai dĂ©jĂ  jouĂ© dans ce pays et dans ce championnat, donc je connais l’atmosphĂšre particuliĂšre des stades mais aussi d’une saison Ă  ce niveau. Â»

« Vous savez que la pression des fans et celle des journalistes est Ă©norme dans ce championnat. Vous sentez-vous capable de tenir sous diffĂ©rentes formes d’attaque de la part des mĂ©dias ? Les critiques sur les rĂ©seaux sociaux et tout ça ? Nous ne sommes plus Ă  la mĂȘme Ă©poque que quand vous jouiez, et pourtant, il n’y a pas tant d’annĂ©es de diffĂ©rence que ça
 Â»

Cette question, il l’attendait. Il savait que durant sa carriĂšre, il avait Ă©tĂ© mis sous les projecteurs pour des Ă©carts de conduite mais il s’en Ă©tait excusĂ©, avait Ă©tĂ© suspendu par son club et avait fait table rase de ces Ă©vĂšnements.

« Tout ça est loin derriĂšre moi. Qui plus est, ça s’est passĂ© dans un pays austĂšre, loin d’ici. LĂ , je serai de retour dans un pays que j’aime, une vraie terre de football. Et je serai entourĂ© de personnes en qui j’ai confiance. Je ne me fais pas de souci lĂ -dessus, sincĂšrement. Â» assura-t-il.

L’entretien dura encore une dizaine de minutes mais il n’était plus vraiment question d’interrogations d’un prĂ©sident envers un futur employĂ©. Ils Ă©changĂšrent, comme deux anciens copains qui se retrouvaient, sur la façon de faire jouer une Ă©quipe, les plans de jeu, des combinaisons, le mercato mais surtout la saison passĂ©e. On n’était plus dans un rendez-vous professionnel mais plutĂŽt sur une discussion passionnĂ©e autour d’un seul et mĂȘme sujet : le football.
AprĂšs une derniĂšre remarque, le prĂ©sident conclut l’entretien.

« Super, je pense qu’on a fait le tour du sujet. J’aurai une derniĂšre question Ă  vous poser, en terme d’organisation : viendrez-vous accompagnĂ© ? Souhaitez-vous garder le staff en place ? Qu’aimeriez-vous ? Â»

« C’est une question que l’on pose Ă  un futur employĂ© ça nan ? Â» demanda-t-il, surpris.

« En effet, considĂ©rez-vous comme tel. Vous commencez le 30 Juin prochain. Â» confirma le prĂ©sident.

Le 30 Juin, c’était dans une semaine. Tout un tas de rĂ©ponses fusaient dans sa tĂȘte, mais des questions Ă©galement. Ne voulant pas ĂȘtre pris de court, il se contenta de rĂ©pondre simplement :

« Oui, il y a en effet une personne que j’aimerai amener avec moi. Â»

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