:storygreen: :s3: 🇮🇹 :roma: « Wayne Rooney – Le métier, rien d’autre »

Chapitre 1 – 31 décembre

31 décembre 2024.

Pendant que les autres comptent les heures avant minuit,
Wayne Rooney regarde un mail s’afficher sur son téléphone.

Pas de réunion. Pas de dernière chance.

Un message envoyé à 8h17.

“Le club a décidé de mettre fin à votre contrat avec effet immédiat.”

Plymouth est dernier. Pas mal classé. Pas en difficulté.

Dernier.

Il n’y a même plus de débat à avoir. Il a appris à reconnaître ce moment précis :
celui oĂą plus personne ne vous appelle.

Ă€ Derby, on parlait de courage.
Ă€ Birmingham, de transition.
À Plymouth, on a parlé de “résultats”.

Il ferme le téléphone. La maison est silencieuse. Sa famille dort encore.

Il pense aux phrases toutes faites.
“Il faut du temps.”
“Le projet.”
“La transition.”

Elles n’ont servi à rien. Il le sait, il a été choisi pour son nom, son aura.

À midi, la presse locale publie l’information. Les mots sont mesurés. Les chiffres, eux, ne le sont pas.

Dernière place. Défense perméable. Vestiaire fragile. Entraineur dépassé.

En fin d’après-midi, il sort marcher. Le ciel est bas, l’air est sec, la neige est encore présente.

Le football anglais ne s’arrête jamais, mais il sait déjà qu’il n’en fera plus partie pendant un moment.

Les clubs n’appellent pas un entraîneur licencié alors qu’il est dernier,
le soir du réveillon.

Le soir venu, il ne fête rien. Il prend un carnet. Pas pour écrire un discours. Pas pour préparer une revanche. Il parla aux joueurs pour faire ses adieux…si on lui en laisse le temps.

À minuit, les feux d’artifice éclatent au loin. Wayne Rooney ne fait aucun vœu. Il sait que l’année qui commence sera longue. Silencieuse.

Et qu’elle se jouera loin des bancs de touche…du moins pour le moment.

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Wayne Rooney qui réfléchis ? Alors qu’il fait tout une bière à la main et une autre dans le gosier depuis la fin de sa carrière de joueur ? :pasrire:

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Genre le Wayne qui loupe une occasion pour faire la fête…

Un attaquant que j’adorais mais vraiment très mauvais comme coach. J’espère qu’à l’avenir, il pourra faire mieux

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Wayne Rooney, j’ai autant aimé le joueur que je l’ai détesté… Je vais suivre…

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Quel joueur incroyable :popcorn:

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Le retour de Wayne à Everton… Let’s Go Baby!!!

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@Groot Tu aurais préféré ça?

@Equi Il vient de se faire virer aussi
@Rhino On va peut-être aller vers là, autant à Derby ça passait, autant après à force de vouloir forcer ses équipes à jouer contre nature.
@Kristo Il a eu cet effet sur beaucoup de monde
@toopil Tout l’inverse de sa carrière de coach
@Tiien Peut-être si l’occasion se présente. Il aurait pu pendant qu’il était à Derby.

Chapitre 2 — L’intervalle

Janvier 2025.

Wayne Rooney n’a pas cherché de travail. Pas vraiment.

Les premiers jours, il a laissé son téléphone sur la table, écran face contre bois.
Pas par dépit. Par fatigue. Par lassitude. Les gens se demandent rarement comment ça se passe pour un entraineur sans emploi.

Le football ne disparaît jamais complètement.
Il s’infiltre par la télévision, par les journaux, par les messages d’anciens coéquipiers qui demandent “comment tu vas ?” sans vraiment attendre la réponse.

En février, il accepte une invitation. Un podcast. Un studio discret, deux micros, un producteur qui lui parle surtout de Manchester United.
Wayne répond calmement. Il parle de vestiaires. De silences. De matchs qu’on perd ou gagne avant même le coup d’envoi.

Personne ne lui demande s’il est heureux. D’autres invitations suivent. Un ancien milieu de terrain. Un défenseur qui boite encore quand il pleut. Ils rient parfois.
Pas longtemps. Wayne découvre quelque chose d’inattendu :
parler de football sans avoir Ă  le justifier.

Mars passe sans appel sérieux. Il s’entraîne seul. Il court. Pas pour revenir en forme.
Pour garder un rythme. Pour éviter de trop s’empâter. Pour ne pas être ridicule lors des quelques matchs caritatifs qu’il joue encore.

Les articles changent de ton.
“Rooney prend du recul.”
“Un ancien prodige devenu consultant occasionnel.”

Il ne corrige personne.

En avril, il regarde plus de matchs qu’avant. Des équipes modestes. Des blocs bas.
Des entraîneurs qui ne parlent jamais de philosophie. Il prend des notes. Pas pour préparer un entretien. Pour comprendre. Pour savoir ce qui n’a pas fonctionné

En mai, un agent lui glisse :
“Tu sais, ton nom marche encore.”

Wayne hoche la tête. Il sait aussi que ça ne suffit plus.

Juin arrive sans urgence.
Les championnats se terminent. Les licenciements tombent. Il n’appelle personne.

Début juillet, il range les carnets dans un tiroir.
Pas parce qu’il abandonne. Parce qu’il est prêt à recommencer.

Wayne Rooney n’a pas utilisé ces six mois pour revenir. Il les a utilisés pour redevenir fréquentable par lui-même. Le téléphone est toujours là.

Cette fois, écran vers le haut.

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Va en falloir du boulot pour en faire un coach potable, il n’y a que le miracle de FM qui peut y arriver ! :grin:

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J’avais loupé les débuts, mais je rattrape le train. Immense joueur, mais sa qualité de coach est inversement proportionnelle à ce qu’il a pu montrer sur les terrains.
Espérons pour lui qu’il redresse la barre au bord des pelouses :smiley:

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Des débuts que j’adore :star_struck:
Quel joueur incroyable il a été… Le coach, en revanche.. Mais il n’est pas le seul dans cette situation (coucou Lampard..)

Par contre, l’arrêt du sport lui a fait mal physiquement (en plus de la passion pour la binouse :sac: )

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@Manthyz Ce sera l’objectif, en faire quelque chose de potable
@alexgavi Merci, c’est sur qu’IRL c’est du gachis
@CaptainAmericka Les Grands joueurs font rarement les bons entraineurs hélas.

Chapitre 3 — Les mois vides

Juillet 2025.

Le mercato s’ouvre comme chaque année, bruyant, fébrile. Wayne Rooney le regarde de loin.

Les chaînes d’information parlent d’entraîneurs “en mouvement”.
Des noms plus jeunes. Des idées neuves. Des promesses. Wayne n’est pourtant pas si vieux, mais à l’air déjà dépassé.

Son téléphone reste silencieux.

En août, les championnats reprennent. Les bancs sont pleins, les discours rodés.
Wayne regarde les premières journées avec attention.
Il reconnaît les erreurs (qui ressemblait aux siennes).
Les équipes trop sûres d’elles. Les entraîneurs déjà sous pression, parfois sans le savoir.

Il pourrait appeler. Il ne le fait pas. Il préfère attendre, ne pas se tromper.

Le marché se ferme. Aucun message. Aucun “on garde ton contact”.
Les podcasts s’espacent. Les producteurs passent à d’autres sujets. Wayne est rarement invité.

Wayne continue de courir. Toujours seul. Et de boire un peu ou beaucoup.
Début septembre, les premiers licenciements tombent.

Un coach limogé après trois journées. Un autre après une élimination en coupe.
Les communiqués se ressemblent tous. Wayne les lit sans y chercher son nom.
Il sait maintenant ce que signifie attendre. Ce n’est pas espérer, c’est accepter de ne plus être une solution évidente.

Un soir, il range les coupures de presse. Il n’y a pas de colère. Pas de regret spectaculaire. Juste une certitude nouvelle :

Le prochain appel ne viendra pas parce qu’il s’appelle Rooney.
Il viendra parce que quelqu’un n’aura plus d’autre idée.

Wayne Rooney s’assoit. Le téléphone est posé à côté de lui. Il ne le regarde pas.
Pas encore. Et il reprend une bière.

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Comme dit le bon vieux dicton : plus c’est long plus c’est bon !
(@toopil , « vieux dicton » n’est pas le surnom de ma mère hein :pasrire: )

Du coup t’es partie sur une save sans emploi ?

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Ah ouais, il est dans la déprime l’ami Wayne !

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Bières-chips, il est au taquet le Wayne…

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Sympa cette story sur un entraîneur dépressif au chômage :sweat_smile:

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@CaptainAmericka En effet, on commence sans emploi (j’ai du virer de la database du jeu le vrai Rooney)
@alexgavi Vu sa carrière de coach c’est normal
@Kristo La combo gagnante
@Alexmilano Il ne va pas le rester toute la game sinon mĂŞme plus besoin du jeu :sac:

Chapitre 4 — Disparaître

Septembre 2025.

Les championnats ont repris depuis longtemps. Les bancs sont occupés. Les récits sont déjà écrits. Wayne Rooney n’en fait partie d’aucun.

Les week-ends passent sans qu’on ne prononce son nom. Les émissions parlent de jeunes entraîneurs prometteurs, de projets modernes, de pressing haut et de datas.
Lui regarde les matchs sans les commenter.

En octobre, quelques licenciements tombent. Rien ne le concerne. Les clubs appellent ailleurs. Par réflexe. Par habitude. Son agent envoie parfois un message.
Des possibilités théoriques. Des “ça pourrait”.
Wayne répond rarement. Il n’a plus envie d’être une option par défaut.

Novembre arrive sans bruit. Les classements se figent. Les entraîneurs en difficulté commencent à se défendre dans la presse. Wayne, lui, ne se défend plus.

Il court un peu le matin. Il regarde les matchs le soir. Il prend soin de sa famille à défaut de son physique.

Il note des choses simples :
des équipes qui ne paniquent pas, des blocs qui tiennent, des entraîneurs qui parlent peu.
Il comprend quelque chose, lentement :
le football n’attend pas ceux qui réclament une seconde chance.

Début décembre, son nom n’apparaît plus nulle part. Pas dans les rumeurs. Pas dans les listes. Même les critiques se sont tues. Il est devenu neutre, invisible.
Wayne ne le vit pas comme une injustice. Il le vit comme une étape. Quand on disparaît assez longtemps, on cesse d’être un problème.

Et parfois, on redevient une idée. Il ne le sait pas encore, mais quelque part,
dans une tribune du nord de l’Espagne, son nom va bientôt être prononcé sans qu’il n’ait rien demandé.

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ca c’est une idée, quitter l’Angleterre pour tout recommencer ailleurs !!

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J’avais loupé l’intro, mais ce début de story est très alléchant ! Hâte de lire la suite :smiley:

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C’est un peu tristoune. Mais ça va bouger !!

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