Réponse aux lecteurs
@CaptainAmericka @celiavalencia @Pikouse @Mourinho merci pour les félicitations de ce match fou qui ressemble plus à un film de cul en effet ![]()
@Manthyz Ho bien vu la stat! C’est assez impressionnant ![]()
Merci à tout ceux qui suivent ou ont liké! ![]()
Ce matin, nous assistons aux épreuves d’athlétisme. Il y a un paquet de choses à voir sur le terrain car ça joue un peu partout. On voit autrement qu’à la télé.
C’est intéressant mais… mes joueurs ne semblent pas vraiment concernés. Commence alors le 100m, l’épreuve reine. Ce sont des qualif’ et les courses s’enchaînent.
Dorgélés Néné dira « je peux courir plus vite qu’eux je pense. » Les autres le charrient. Mais voilà qu’il pose sa veste et va vers les escaliers. On pense qu’il est vexé des moqueries et s’éloigne de nous. Mais non… Il tape une accélération en descendant les escaliers, passe par dessus les rembardes de sécurité et rentre sur la piste du 100m au moment où le top départ est donné!
Il est premier ce con mais il sort de la piste en courant en direction des tribunes. Et pour cause, plusieurs vigiles le poursuive. Il grimpe des escaliers quatre Ă quatre et sort de notre champ de vision.
Je suis à la fois épaté et énervé. Il va risquer une garde à vue pour des conneries… En rentrant au village olympique, il est assis dans le hall de notre résidence.
Je lui fais la morale puis lui dit « on fait comment si tu vas en garde à vue? Tout est filmé! Putain merci du cadeau! » Ce à quoi il répond avec un calme olympien: "pas de souci coach. Le mec de la sécu derrière les caméras c’est un copain. Il va perdre les images involontairement. Soyez tranquille!" Et il part en me saluant.
Je reste bouche bée devant cette remarque avant de retourner dans ma chambre pour du repos bien mérité!
Aujourd’hui, on a décalé l’entraînement pour un évènement trèèèèèèès spécial. Nous avons été invités par nos compatriotes du basket à assister à USA-Mali. Alors… On sait qu’il n’y aura aucune surprise mais on est heureux de voir en action la Team US!
26-10 après le premier quart temps puis les Américains s’envolent: 62-32 à la mi-temps!
Si mes joueurs savent que leur équipe a perdu, ils sont enthousiasmé devant l’équipe Américaine: l’équipe de LeBron James ne laisse pas une miette à son adversaire! Il est venu pour gagner sa 3e médaille d’or des J.O. après 2008 et 2012 et ne lâche rien!
Au retour des vestiaires, le score s’alourdit encore plus: 86-47 après le 3e quart temps et 126-72 à la fin du match. Les Américains font un tour du parquet et reçoivent les ovations de tout le public! Les coéquipier d’Abdoul Karim Coulibaly sont aussi applaudi malgré cette lourde défaite.
Après le match, on a l’autorisation d’aller dans les vestiaires. Mes joueurs peuvent poser à côté des basketteurs américains qui sont très disponibles. Un pur moment de bonheur. Puis, nous quittons l’arène souvenirs plein la tête! Un grand moment! J’adore ces J.O.!
Le soir, nous prenons le train direction Lille. Alors que je regarde par la fenêtre, je vois Dorgélés Néné qui est dehors en train de courir. Et… Heu… Attends… Dorgélés Néné est en train de courir à côté du TGV. Et il est plus rapide que lui??? WTF!!!
Ses coéquipiers sont mort de rire. Dorgélés rentre à nouveau dans le train et vient vers moi tout essouflé: "vous avez vu coach (respire fort). Je le savais (respire fort). Je pouvais gagner le 100m!" Et il tombe dans les pommes! C’est le contrôleur qui va le ranimer…
Le reste du voyage se passera sans encombre. Heureusement… J’ai eu ma dose d’émotions…
C’est jour de match. Mais un match pour rien. Un match chiant quoi. En l’honneur de ces matches chiants qui ne servent à rien, ce résumé de journée présenté par Toopil sera écrit le max de fois avec le son « ch » (ou « sh ») dont au moins une fois par phrase.
J’espère que vous lirez ce chapitre comme on déguste un chocolat. Mais chaque chose en son temps. Commençons par notre arrivée au stade, classique pour moi, en chantant pour mes gars. Malgré les chants, chaque joueur est concentré sur le match. J’ai choisi de faire tourner pour éviter que mes cadres sont rincés comme des chaussettes. Surtout que le pelouse est un champ de patates et pleine de champignons… C’est pour cela que je fais la place aux coupeurs de cheveux: les coiffeurs (ou remplaçants). En arrivant au stade, je fais une rencontre chaleureuse: j’entends chanter mon prénom depuis les tribunes. C’est ce cher Jordan Maufroy, mon ex-joueur des Samoa Américaines. Il joue en Belgique et a suivi chaque match joué par mon équipe! Il a décidé de laisser femme, enfants et chats pour voir la prestation du récent champion d’Afrique. En face, c’est le champion d’Océanie: la Nouvelle-Zélande. Dans le couloir menant au vestiaire, je vois une femme arriver vers moi, la démarche sexy, presque choquante. Elle m’explique être agent en Nouvelle-Zélande et avoir des contacts avec des clubs cherchant des coachs. Des clubs de son cher et tendre pays bien entendu.
Malgré son physique charmeur et son sourire charmant, je décline l’invitation et cherche un moyen de m’échapper mais elle finit par me tendre sa carte de visite et me demande de l’appeler quand je serai prêt à franchir le cap. Pour l’instant, j’ai autre chose à faire que de choisir un club!
Mine de rien, je commence à me faire un nom dans ce monde, bâtissant ma carrière comme on bâtit un château: pierre par pierre.
Le match commence et il sera d’un chiant. A l’image de cette journée où la chaleur bat son plein. Le match s’enchaîne mais aucune action.
A la mi-temps, je me mets sur une chaise face aux joueurs et leurs demande de tout chambouler pour la seconde période.
La seconde pĂ©riode repart sur le mĂŞme rythme sans donner le change par rapport Ă la première. Un joueur adverse se blesse au tendon d’Achille mais cela ne les empĂŞche pas d’ouvrir le score Ă
la 73e sur un coup de chance.
Cheick Oumar Traoré égalise d’une frappe chirurgicale à la 84e, un choix payant et je suis heureux que ce soit lui qui marque car il fait partie de mes chouchous.
1-1 score final d’un match où chacun s’est battu tel un chien défendant sa chair.
On affrontera l’Espagne en quart de finale, cette équipe s’étant inclinée face aux chefs Brésiliens. Nous reprenons le bus et le chauffeur nous ramène à l’hôtel.
Fin de cette journée chargée et riche en émotions!








