:storygreen: :s21: :leipzig: 🇺🇸 Un pari autour du Monde

Réponse aux lecteurs

@Loozar Tout le récit est réaliste :smirking_face: J’espère que tu t’es bien amusé avec Midjourney, du coup :fap:

@celiavalencia le cousin est le vrai héros du récit :smirking_face:

@Sythax J’ai encore de nombreuses possibilités qui germent dans mon esprit tordu :smirking_face:

@Tilo82 merci du soutien :sob:

@gwendil35 Je ne garantis pas de fou rire mais au moins quelques sourires :smiling_face_with_sunglasses:

@CaptainAmericka Ce récit est totalement normal, je ne vois pas pourquoi tu dis ça :thinking:

Le journal de la CAN 2035: épisode 10

19 Décembre 2035, Stade de la réunification (Douala, Cameroun)

Tout le groupe arrive au Stade de la réunification, à Douala. Le match se jouera à guichets fermés: 30 000 personnes sont attendues. Beaucoup de supporters des Super Eagles seront là, prêt à pousser leur équipe dans ce quart de finale qui sent la poudre.

Toopil n’a plus de malĂ©diction. Il peut donner ses consignes en Ă©tant lui-mĂŞme. Il faut se mĂ©fier de cette Ă©quipe Sud-Africaine, mais aussi leur montrer qu’ils doivent craindre le NigĂ©ria: « on n’a rien Ă  leur envier. Vous ĂŞtes une Ă©quipe forte et si on joue au niveau qui est le notre, ils ne rĂ©sisteront pas. Â»

Toopil reconduit le même schéma tactique que lors du 8e de finale contre l’Egypte.

Les deux équipes rentrent sur la pelouse, le coup d’envoi est donné.

Les premiers contacts donnent le ton: ils sont rudes, physiques. L’arbitre a beaucoup de travail… Le match est haché, moche… Les cartons jaunes pleuvent… Les occasions sont rares… Et quand il y en a, ce ne sont pas des occasions franches… Aucune équipe n’arrive à prendre le dessus sur l’autre…

La pause arrive à grands pas… C’est le moment où le match va tourner… Mais dans le mauvais sens pour le Nigeria… Roberts fauche l’attaquant Sud-Africain dans la surface alors qu’il ne présentait aucun danger tant il était seul… Penalty confirmé par la VAR… Le but est inscrit et l’Afrique du Sud mène 1-0 alors que l’on joue les arrêts de jeu de la seconde période.

L’arbitre sifflera la pause juste après le coup d’envoi. Les joueurs du Nigeria rentrent au vestiaire la tĂŞte basse. Toopil essaie de remotiver ses troupes: « les gars, il n’y a que 1-0. Ils marquent un but sans avoir eu d’occasions. Ok. Nous non plus. Mais je sais que vous en ĂŞtes capables. Ne rentrez pas dans leur jeu de jouer physique… On a dĂ©jĂ  3 cartons jaunes et ça, ça nous pĂ©nalise. Jouer comme vous savez le faire: la circulation de balle rapide, les remontĂ©es de balles par les ailes, le pressing intense. Putain! Vous savez faire tout ça, mais aujourd’hui, je n’ai rien vu de cela. J’ai l’impression de voir jouer une Ă©quipe qui ne se connait pas. Je vous demande de reprendre les bases, ce que vous savez faire. On contrĂ´le, on passe, on contrĂ´le, on passe! Allez, on y retourne et on mord dans le ballon, les gars. Â»

Toute l’équipe applaudit et chacun recevra du staff sa consigne tactique.

Et le discours a fait du bien. Dès le retour sur le terrain, la vraie équipe du Nigeria est revenue. L’Afrique du Sud est dépassée, encaisse des occasions mais résiste. Jusqu’à la 58e minute: Okafor est monté sur son aile gauche, il centre à l’entrée de la surface de réparation. Sans contrôler, Patrick Abdullahi frappe. Le ballon tape le poteau puis rentre dans le but. Le Nigéria égalise, le stade explose de joie, le banc de touche également.

Mais ce but égalisateur fait retomber le match dans un faux rythme et le Nigeria perd de nouveau le fil de son jeu. Toopil fera quelques ajustements tactiques, changera des joueurs, mais rien n’y fait… On se dirige vers une prolongations.

Cinq minutes d’arrêts de jeu avant cette prolongation. Et à la 94e minute, sur un contre rapide, l’Afrique du Sud inscrit son 2e but… Le but de la qualification…

Toute l’équipe du Nigeria est au sol, abattue… Le coach Toopil essaie de remotiver les troupes, mais ses mots résonnent dans le vide…

Il restera une ultime occasion, au coup d’envoi.

Le coup d’envoi est donné. L’équipe du Nigeria se lance à l’attaque mais n’arrivera pas à frapper au but. L’arbitre siffle la fin du match. Le Nigeria est éliminé. Certains s’effondrent sur la pelouse et pleurent. Toopil va les relever et tente de les consoler, en vain.

Dans le vestiaire, la déception est réelle. Toopil leur dit qu’il faudra revenir avec les crocs et que la prochaine fois, tout se passera bien. Mais certains joueurs savent qu’ils ne retrouveront pas la sélection: trop vieux, trop peu de temps de jeu en club, pas indispensable…

Le rêve est passé… Le retour en bus jusqu’à Nkongsamba semble durer une éternité. Une fois arrivé au camp de base, personne ne dit rien et chacun va dans sa chambre. On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait quand il part. Aujourd’hui, c’est le silence qui se fait le plus entendre.

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