:storygreen: :s18: :fribourg: 🇺🇸 Un pari autour du Monde

Réponse aux lecteurs

@celiavalencia Ouais, Loozar a dû refiler ça à l’équipe de rugby pour éviter le gâchis alimentaire :sac:

@CaptainAmericka le groupe vit bien :sac:

@Sythax Je m’en étais douté mais l’épisode était déjà suffisamment long :sweat_smile:

@Pikouse Coach Toopil; lui, ne rigole pas Ă  chaque fois avec les zouaves :sac:

Nouvelle-Zélande: le journal de la Coupe d’Océanie (partie 7)

19 Juin 2032, Melbourne Cricket Ground (Australie)

L’aribitre siffle! C’est parti! La finale est lancée! Searle passe à Boyd, les supporters des deux camps hurlent. Les choses sérieuses commencent.

3e minute: On lance notre première attaque. Au milieu de terrain, Marko Stamenic se sort du pressing Néo-Calédonien et réussi à passer le ballon à Garbett qui tire de loin. Le gardien adverse la touche du bout des doigts mais ça passe sous la transversale et ça finit dans les filets. 1-0! On a commencé le match de la meilleure des manières.

7e minute: Coup-franc vers le coin droit de la surface adverse. Marko Stamenic le tire. Ça tape la transversale et la défense se dégage!

14e minute: Garbett trouve Searle dans la surface. Il est dos au but mais se retourne et frappe. Le gardien adverse sort la balle en corner.

15e minute: Sur le corner, Campbell met la tête mais c’est sauvé sur la ligne.

C’est à partir de ce moment-là que le match s’endort. Nous bloquons bien la Nouvelle-Calédonie mais nous baissons également de rythme, ce qui a pour effet de provoquer seulement quelques occasions et ce sont souvent des frappes de loin non cadrée. Cela ne me plait guère… On reste sous la menace d’une égalisation… En fin de match, on a quand même une petite réaction.

43e minute: Sur le côté gauche, le Messin Boyd trouve le Bordelais Cacace qui remonte le long de la ligne de touche, se recentre, rentre dans la surface et frappe. Le gardien sort le ballon en corner sur une superne parade.

45e+2: L’arbitre siffle la fin de cette première période. Nous menons 1-0 mais avons été trop timide.

« Les gars, plus. Encore plus. On n’est pas Ă  l’abri. Vous sentez qu’ils sont dans leur match, en face? Ils ont loupĂ© quoi? Le dĂ©but. On les a surpris par le fort rythme imposĂ© au dĂ©part. Mais ensuite? Ben, ils n’ont Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ© qu’une fois en dehors du premier quart d’heure. Alors oui, ils n’ont pas d’occaz’. Mais il suffit d’une seule. Une seule. Et lĂ , les gars… C’est un autre combat. Il prenne l’ascendant psychologique. Pour Ă©viter ça, attaque dès le dĂ©part. On va chercher le 2e, les gars! Â»

Bell, le capitaine, intervient Ă  son tour: « On lâche rien. On a dans le bon tempo derrière, au milieu. C’est devant. Mais l’attaque, ça commence par la dĂ©fense. Alors, on y va mais sans se livrer. Â»

Searle prend Ă  son tour la parole: « Ils vont ĂŞtre forcĂ© d’attaquer Ă  un moment ou Ă  un autre. Ça va s’ouvrir derrière! Â»

Bell: « On va aller le chercher ce trophĂ©e! On ne rentre pas sans! Â»

Le match reprend. J’envoie quelques remplaçants à l’échauffement.

47e minute: Boyd reçoit le ballon sur la gauche. Il fait une longue transversale pour Cole sur l’aile droite. Celui-ci centre directement. Tête de Searle, mais c’est dans les bras du gardien…

55e minute: Cacace se plaint d’une blessure au genou. Il sort, remplacé par Mark Smith qui joue à domicile, lui le joueur du Melourbe Victory.

65e minute: On a beaucoup de mal à construire notre jeu. Il faut du changement… Boyd sort remplacé par McCowatt et Pinto remplace Bindon.

66e minute: Cole reçoit le ballon dans le coin de la surface après un corner repoussé par la défense adverse. Il arme son pied et envoie mourir le ballon dans le petit filet opposé. 2-0. Sur le banc de touche, on explose de joie.

68 minute: C’est la minute coaching payant. Searle reçoit le ballon, dos au but. Il sert McCowatt en retrait qui frappe de l’extérieur de la surface. Poteau rentrant et 3-0! Ce but sent la délivrance.

72e minute: Encore dans l’euphorie, on oublie de défendre. Un Néo-Calédonien dribble un puis deux de mes joueurs avant de servir son coéquipier qui est bien seul dans la surface et n’a plus qu’à terminer le travail (3-1). Ça me rend fou et je hurle sur les joueurs.

81e minute: Cole lance Searle en profondeur. Face au gardien, il trouve la main ferme de celui-ci. Un défenseur dégage loin le ballon.

83e minute: Sur un corner Néo-Calédonien, Paulsen dégage un ballon chaud après un cafouillage dans la surface.

84e minute: Campbell sort, remplacé par Sutton. Cole sort sous les applaudissements de la foule. Il a fait un grand match. Ben Old le remplace.

86e minute: Cette fin de match est animée. Mais nous allons tuer le suspense. Sur un coup-franc, Sutton saute plus haut que tout le monde et dévie de la tête pour Garbett qui n’a plus qu’à placer une tête puissance et précise. C’est au fond du but (4-1).

90e+2e minute: Sur le banc, nous commençons à danser. C’est à peine si nous voyons Paulsen se détendre pour détourner une bele frappe adverse.

90e+6: L’abitre siffle la fin du match. ON EST CHAMPION D’OCEANIE! Le banc de touche court vers les joueurs sur le terrain. Mon staff me tombe dans les bras. On a été chercher ce putain de trophée!

@Loozar descend des tribunes et se jette dans mes bras. Il me dit: « T’es un putain de gĂ©nie, Toopil! Â»

On danse avec les supporters, c’est une joie incroyable. Ils vont même faire un haka auquel je participe tant bien que mal.

Le journaliste tĂ©lĂ© vient me demander mes impressions. J’ai dit au moins 50 fois le mot « bonheur. Â»

Vient l’heure de la remise du trophĂ©e. On fait une haie d’honneur aux joueurs nĂ©o-calĂ©doniens qui, déçus, baissent la tĂŞte. Je serre la main de leur coach et dit: « bravo! Vous faites un super tournoi. Â» Il me remercie et me dit: « le plus fort de nous deux a gagnĂ©! Â»

On monte enfin sur le podium pour recevoir la coupe d’Océanie des nations!

Mes joueurs sont heureux et profitent un max de la fĂŞte!

On rentre au vestiaire oĂą la fĂŞte continue.

La première ministre vient dans le vestiaire pour nous féliciter. Paulsen ne trouve rien de mieux que de l’asperger avec sa bouteille d’eau. Le silence s’installe dans le vestiaire. Elle prend un coca, le secoue, l’ouvre et asperge le vestiaire avec! On est tous mort de rire.

Elle vient me voir personnellement et me dit: « j’étais sceptique de voir un Français Ă  la tĂŞte de cette sĂ©lection, mais vous faites un travail formidable. FĂ©licitations. Â»

Ivan Vicelich, le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration, qui la suit, me dit: « On continue ensemble jusqu’au Mondial au Japon! Â» Et il me met une tape derrière la tĂŞte. Bien-sĂ»r que je vais y aller avec cette Ă©quipe de fou furieux.

Dans le vestiaire, ça chante, ça danse, Loozar danse nu comme un vers et j’observe tout ça, amusé. On prend quelques photos avec le trophée!

C’est le moment d’aller en confĂ©rence de presse. Ça ne va pas durer longtemps car mes joueurs vont arriver et foutre le chantier, aspergeant au passage les journalistes hilares. Je rĂ©ussis quand mĂŞme Ă  la faire et je dis de nouveau 50 fois le mot « bonheur. Â»

Quand je reviens au vestiaire, les familles sont arrivées.

Ma femme et mon fils me prennent dans leurs bras. Je suis heureux de les voir. @Pikouse et @CaptainAmericka viennent me féliciter par la suite. On pose tout les cinq avec le trophée!

CaptainAmericka me dit: « tu dois avoir des centaines de messages sur le tĂ©lĂ©phone. Â» Je n’ai mĂŞme pas pensĂ© Ă  regarder. Je le prends et en effet je vois beaucoup de messages dont voici quelques uns:

Valaauina Poasa, mon adjoint au Samoa AmĂ©ricaines: « t’es un gĂ©nie mon pote. Bravo pour ta victoire. Â»

Aboubakary Sacko, ex-joueur du Mali Olympique: « Coach, bravo. Ce trophĂ©e vous va Ă  merveille. Â»

Akihiro Tako, prĂ©sident des Angkor Tiger: « Fier d’avoir eu le champion d’OcĂ©anie dans mon club. Mille pensĂ©es. Â»

Malakai Love-Semira, ex-joueur au Fidji: « vous avez une sacrĂ© paire pour gagner ce trophĂ©e, coach. A bientĂ´t. Â»

Myer Messenger, joueur d’Eastern Suburbs: « Vous faites rĂŞver tout le pays. Ce soir, je suis fier d’être NĂ©o-ZĂ©landais… Et c’est grâce Ă  vous, coach. Â»

Kylian MbappĂ©: « Bravo le NĂ©o-ZĂ©landais. Revenez vite en Europe. On a besoin de votre talent! Â»

Agnès, ma mère: « Fière de toi mon fils! Â»

Sally McCullott, mon agent: « Merci. Grâce Ă  ta victoire je vais gagner plus de fric. Lol. Je plaisante. Bravo Ă  toi. Â»

La loozette brune: « Fière d’être la maĂ®tresse d’un entraĂ®neur de talent. Â»

Mais le message qui me fait le plus plaisir vient de mon cousin: « Je savais quand je me suis dĂ©menĂ© pour te trouver un poste d’entraĂ®neur aux Samoa AmĂ©ricanes que j’avais lancĂ© un grand talent dans le football. Je ne sais pas si je suis fier de moi, mais une chose est sĂ»re, c’est que je suis fier de toi! J’te kiffe, cousin! Â»

On rentre ensuite à l’hôtel, une dernière fois, laissant nos familles que nous retrouverons le lendemain.

Nous sommes accueilli comme des rois Ă  l’hĂ´tel oĂą le personnel agite des dizaines de drapeaux de la Nouvelle-ZĂ©lande. Je dis aux joueurs: « quartier libre. Allez en boĂ®te si vous voulez! FĂŞtez ça dignement! Et ensuite, on lance le projet Coupe du Monde. Â»

Je m’isole dans la chambre pour profiter de ce bonheur. Vers 1h du mat’, je parcours les couloirs de l’hĂ´tel. Ils sont vides. Les joueurs ont dĂ» partir en ville. Je croise mon adjoint et lui dit: « ils doivent picoler pour bien fĂŞter ça. Â» Il me regarde Ă©trangement et me dit: « tu dĂ©connes! Ils ont organisĂ© un entraĂ®nement. Ils sont sur les terrains? Â»

De quoi? Je me mets Ă  courir et en effet, tous sont en train de s’entraĂ®ner. Je leur demande ce que c’est ce bordel et Bell me rĂ©pond : « Coach, pour la Coupe d’OcĂ©anie, aucune crainte. Pas besoin de s’entraĂ®ner pour Ă©craser tout le monde. Mais le Mondial… LĂ , on doit s’entraĂ®ner Ă  fond ou on va ĂŞtre humiliĂ©. Â» Et il me laisse en plan pour retourner faire ses quatre tours de terrain.

J’ai vraiment une équipe de fou. Mais dans quel sens du terme? Chacun se fera son propre avis!

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