Réponse aux lecteurs
@CaptainAmericka , promis, il va être très sage ![]()
Merci Ă tous de suivre cette story!
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Le lendemain matin, @Loozar arrive mais seul.
Je lui demande: "Tu n’es pas venu avec tes Loozettes?
Loozar: Non, la blonde s’est fracturé le bassin en tombant d’une échelle pour cueillir des tomates (oui, elle pense que les pommes sont des tomates, c’est bien une blonde), et la brune est enceinte d’un célèbre entraîneur d’un club Néo-Zélandais qu’elle m’a dit. Ça ne serait pas toi par hasard?
Moi (gêné): Heu… Non, non, je ne l’ai jamais approché à moins de dix mètres… Cent-dix mètres, même! Je ne souvenais même plus qu’elle était brune. Elle n’était pas rousse, par hasard?
Loozar: Heu… Non… Brune… Bref… A la place, je t’ai emmené ça!"
Il se retourne et cinq pom-pom girls aussi scintillantes que des boules à facettes et cinq bodybuildeurs aux muscles sculptés dans la roche rentrent dans la pièce.
Son sourire malicieux en dit long ; il a un plan pour nous remettre dans les clous, mais je sens déjà que ça va être un sacré cirque. Il annonce d’une voix forte : « Aujourd’hui, place à l’île de la tentation ! On va mettre un peu de piquant dans tout ça. Toi, Toopil, tu t’assois et tu observes mon génie! »
En fin de matinée, pendant l’entraînement, les bodybuildeurs vont sur le terrain juste à côté du notre. Ils ont proposé aux femmes des familles de joueurs (les femmes des joueurs, mères ou sœurs) une séance d’entraînement « privée », tout cela accompagné de compliments bien appuyés. Les femmes gloussent, rougissent et s’appuient contre les muscles des bodybuildeurs qui se collent bien à elles et posent leurs grosses mains bien musclées sur les fines hanches de ces dames. Mes joueurs ont du mal à se concentrer sur leur entraînement et serrent les poings et le visage.
Avant le déjeuner, on va en salle de musculation. Et là , les pom-pom girls sont également présentent et se mettent en scène en prenant des postures toutes plus sexy les unes que les autres. Mes joueurs commencent à perdre toute concentration, les yeux rivés sur ces athlètes en tenues flamboyantes. Jordan manque de se prendre un haltère sur le pied, Eli lâche ses poids en plein effort, et moi, impuissant, je regarde cette mascarade tourner au chaos.
L’après-midi, pendant l’entraînement, les choses dégénèrent complètement. Loozar et ses dix complices ont semé des rumeurs, des fausses confidences, des sous-entendus partout. Les femmes, persuadées d’avoir été trompées par leurs maris car elles ont vu des vidéos de la séance de musculation, arrivent furieuses sur le terrain, exigeant des explications. Les joueurs, eux, sont convaincus que leurs épouses flirtent avec les bodybuildeurs, et la jalousie leur monte à la tête.
La situation atteint son comble quand un bodybuildeur, un sourire narquois aux lèvres, annonce devant tout le monde : « Ah, ce matin, il n’y en a que cinq qui ont fini dans mon lit. Et je ne connais même pas leurs noms. » Silence de mort, jusqu’à ce qu’une des pom-pom girls renchérisse : « Oh, moi j’en ai eu six parmi les joueurs ! Et ils connaissent bien mon nom ! »
Là , c’est l’explosion : les joueurs et leurs épouses s’insultent, les accusations fusent, et chacun semble prêt à donner des baffes à l’autre. L’ambiance devient si lourde que les joueurs finissent par s’isoler de leurs familles, refusant de leur adresser la parole.
L’entraînement se fait dans le silence total. Seule ma voix résonne. Idem pour le dîner et tout le monde part se coucher, énervé, à 21h.
J’observe cette catastrophe en me disant qu’on a peut-être perdu toute chance de gagner cette Coupe d’Océanie.
Ce matin, à l’entraînement, l’atmosphère est lourde. C’est à peine si mes joueurs échangent un mot.
Je comprends pourquoi quand Boyd, l’air blafard, m’avoue avoir découvert sa propre mère dans son lit avec trois bodybuildeurs, tous dévêtus. Disons que ça a été le coup de grâce. Ils jouent un peu trop le jeu, ces cinq gaillards. Ils ne sont pas juste censé faire semblant?
Devant ce chaos familial, les joueurs ont fini par prendre une décision drastique : ils demandent à leurs familles de partir pour de bon. Les familles ont fait leurs valises et aucun joueur ne vient dire au revoir aux membres de sa famille. Drôle d’ambiance…
Les bodybuildeurs nous quittent sans un regard en arrière, mais avec la satisfaction de la mission accomplie.
Mais, surprise : les pom-pom girls, elles, ne bougent pas. Mes joueurs ont demandé à ce qu’elles restent ! Et pour cause: mes garçons sages, mes pères de famille, en train de draguer ces jeunes femmes à peine les familles parties.
Ils ne s’en cachent même pas. Je suis atterré. Ils espèrent décrocher un petit bonus de fin d’entraînement.
À bout de nerfs, j’appelle Loozar, pour lui demander des comptes. Mais monsieur est confortablement installé en bord de piscine, un Coca à la main, le sourire aux lèvres. Il rit et me dit : « Mon Toopil, j’ai fait ma part, c’est plus mon affaire maintenant. »
La colère monte, je hausse le ton, et finalement il capitule : il accepte de se débarrasser des pom-pom girls. En début d’après-midi, elles font leurs valises et quittent les lieux à leur tour.
Et voilà que le soir même, alors que l’entraînement bat son plein, mes joueurs découvrent la nouvelle. Leur réaction ? Ils menacent de faire grève si on ne ramène pas les pom-pom girls ! Non mais, je rêve !
Me voilà , un entraîneur en crise, à bout de solutions et d’arguments. Une fois de plus, j’appelle Loozar, que je trouve une nouvelle fois en train de siroter un Coca, parfaitement détendu. Je lui explique la situation, et il finit par lâcher un sourire en coin : « OK, Toopil. Promis, de nouvelles pom-pom girls arrivent, mais seulement si tes gars se démènent et mettent une raclée à la Nouvelle-Calédonie demain. »
Je leur passent le message et ils me promettent d’exploser la Nouvelle-Calédonie. Alors là , je me dis la situation est complètement folle. Mes joueurs sont prêts à tout donner, non pas pour la gloire, non pas pour l’honneur, mais pour… un rendez-vous avec des pom-pom girls. Dans ma carrière, jamais je n’aurais cru voir ça. Mais si c’est ce qu’il leur faut pour se bouger, alors allons-y.
Nous repartons en bus, direction Wellington. Nous arrivons au Sky Stadium pour affronter la Nouvelle-Calédonie.
J’ai décidé de faire tourner aujourd’hui. Nous sommes qualifiés, nous n’allons pas prendre de risques.
En tribunes, je vois les cinq pom-pom girls habillés aux couleurs de l’équipe.
Chaque joueur leur fait coucou ou leur envoie des bisous mais les femmes des joueurs, un peu plus loin en tribunes, ragent de colère à la vision de ces gestes.
Ils font l’échauffement à l’arrache. Quand je leur fait la réflexion, Michael Woud me répond « relax, coach! On est la Nouvelle-Zélande! On est déjà qualifiés! Personne ne nous résiste! On va les écraser! »
J’en ai marre de ces réflexions. Au vestiaire avant le match, je trouve les mots pour les motiver mais c’est Ben Old qui fera exploser de joie le vestiaire en disant « Et si on gagne, les pom-pom girls reviennent! » Ha oui… Belle motivation…
Bref, après toutes ces péripéties, le match débute. Enfin! Au moins, là , mes joueurs ne se rendront plus ridicule. Enfin… Je l’espère…
Je suis vite rassuré. On prend directement le jeu à notre compte et on presse haut dès que notre adversaire a le ballon. La Nouvelle-Calédonie n’a besoin que d’un point pour se qualifier et ne se livrera pas. Ils jouent la contre-attaque. Le mieux pour s’éviter des frayeurs est de rapidement marquer.
C’est à la 15e minute que ça arrivera. Callum McCowatt passe à Ben Old qui contrôle et place une frappe qui vient au raz du poteau gauche et finit dans les filets (1-0). Il récupère deux pompons et fête son but en mimant la pom-pom girl. Je suis amusé par cette célébration comme tout mon staff!
La Nouvelle-Calédonie est obligée de se livrer un peu plus. Surtout qu’au même moment, les Iles Salomon et Tahiti font match nul ce qui élimine virtuellement nos adversaires.
On se crée des occasions mais que nous ne concrétisons pas. Le manque d’automatismes des remplaçants se fait ressentir.
Mais à la 30e minute, le but de la délivrance arrive. Kian Donkers réceptionne un centre de Ben Old, contrôle, se retourne et fusille le gardien Néo-Calédonien (2-0).
A la pause, je demande d’éviter tout relâchement. Même inutile, cette victoire fera du bien au moral. « Tu m’étonnes! Le retour des pom-pom girls fera un gros bien au moral! » répondra Kian.
Au retour des vestiaires, on aperçoit les pom-poms girls avec un œil au beurre noir chacune. Il y a eu de la bagarre entre elles et les femmes de joueurs pendant la pause. Les femmes semblent avoir gagné. Du coup, les joueurs rentrent sur la pelouse en se faisant tout petit.
Le match reprend sur le même rythme. Notre adversaire n’arrive pas à sortir de sa zone.
Il n’y arrive qu’une seule fois et ça fera mouche… Nous jouons la 64e minute. Un contre express finit par un but Néo-Calédonien (2-1). On a manqué de vigilance…
Du coup, la Nouvelle-Calédonie prend confiance. Mais nous arrivons à contenir leurs contres. Jusqu’à la 69e minute. Ma défense est prise de vitesse et l’attaquant Néo-Calédonien tire. Mon gardien, Woud, fait un arrêt et relance très rapidement. C’est à notre tour de contrer. Et on fera le job car le ballon finira dans les pieds de Garbett qui mettra le 3e d’une frappe à l’entrée de la surface (3-1).
Ce but semble tuer tout espoir Néo-Calédonien. Leur équipe baisse les bras. La mienne fait un peu plus tourner le ballon, sans forcer. Le 4e but finira par arriver à la 89e minute par Jackson Cole, rentré en jeu à la 70e minute (4-1).
Le coup de sifflet final est donné par l’arbitre. Nous sautons tous de joie.
Et nous assistons à une jolie scène de joie commune avec notre adversaire: Tahiti a battu (3-2) les Iles Salomon. La Nouvelle-Calédonie se qualifie également pour le tour suivant. Nous affronterons le Vanuatu et les Kanaks joueront contre mon ancienne équipe: les Fidji.
Dans le vestiaire, les joueurs explosent de joie « POM-POM GIRLS! POM-POM GIRLS! »
En après-match, avec le sélectionneur Néo-Calédonien nous discutons. Je lui dit que je suis heureux pour le peuple de cette île car ses gens le mérite. Il me répond que le football permet de faire une trêve dans les confrontations sur l’île. La paix par le football. Voilà quelque chose qui me plaît. Je leur souhaite de nous retrouver en finale.
En finissant dans le top 3 de notre groupe, nous nous qualifions également pour la suite des qualifications à la Coupe du Monde.
On rentre au centre d’entraînement. Mais personne ne défait ses bagages. La suite du tournoi, pour nous, se passera en Australie. Nous décollons demain matin!















