:storygreen: :s19: :paris: 🇺🇸 Un pari autour du Monde

Réponse aux lecteurs

@CaptainAmericka le groupe vit bien :sac:

Merci Ă  tous de suivre cette story! :heart_eyes: :kissing_heart:

France: le journal de la Coupe du Monde (épisode 3)

13 Juin 2030, Séville (Espagne)

Hier soir, nous sommes partis pour Séville où nous resterons jusqu’à la fin de notre match de demain. Changer de cadre fait du bien.

C’est aussi l’ouverture de la Coupe du Monde 2030. La cérémonie d’ouverture est grandiose et on y fête la liberté (c’est le centenaire de la 2e république d’Espagne qui a renversé la dictature militaire).

La chanson du Mondial est chantée: https://www.udio.com/songs/vQB91zc9Gjve4HHy9owxwe

Puis vient (enfin) l’heure du terrain.

C’est le groupe A et l’organisateur Espagnol reçoit le Canada: victoire 2-0 de la Roja. Dans l’autre match du groupe, je regarde le match de la Nouvelle-Zélande. Après avoir été menés, les kiwis égalisent mais la Colombie finira par l’emporter (1-2). Je reçois des messages de mes joueurs en Nouvelle-Zélande. Ils sont déçus mais l’espoir est encore permis.

Dans le groupe B, le Portugal galère et il leur faudra un penalty pour se débarrasser du Burkina Faso (1-0). Dans l’autre match, le Pérou perd 2-0 contre la Serbie après un début de match désastreux.

Dans le groupe C, @Nehoc nous force à stopper l’entraînement et nous met devant le match de la Belgique et offre à chaque joueur un maillot des Diables rouges. Il leur demande de l’enfiler sous peine de ne pas jouer demain contre l’Australie. Son excitation ne durera pas: les Belges s’inclineront 2-1 contre le Chili. Dans l’autre match du groupe, la Tunisie et les États-Unis se neutralisent (0-0).

Le soir, je fais un discours pour motiver mes joueurs:
« On s’est bien amusé, on a bien rigolé… mais demain, les choses sérieuses commencent ! Je le sais, vous le savez, tout le monde le sait : une Coupe du Monde, c’est pas juste un tournoi. C’est une bataille. C’est ce que tu attends toute ta vie, ce pourquoi tu te lèves tous les matins, ce pourquoi tu fais des sacrifices, ce pourquoi tu as bossé dur, tout ça pour ce moment précis. Vous avez tous déjà porté ce maillot, vous avez tous ressenti ce que ça fait d’avoir un pays entier derrière vous. Mais demain… demain c’est autre chose. Demain, c’est le début de notre histoire ici. Une histoire qu’on va écrire ensemble, et je veux que vous soyez fiers de chaque ligne, de chaque chapitre qu’on va ajouter. »

Je marche lentement entre les joueurs

« L’Australie ? Vous pensez qu’ils vont nous offrir ce match ? Vous croyez qu’ils vont se contenter de nous regarder jouer ? Non. Ils vont venir pour nous faire tomber. Ils veulent leur moment de gloire. Ils veulent qu’on soit la victime de leur exploit. Mais ils oublient une chose… on n’est pas là pour jouer les victimes. On est là pour une seule raison : gagner. On a travaillé ensemble, jour après jour. Vous connaissez vos forces, vous connaissez vos limites. Vous savez ce que vous avez à faire. Il n’y a rien à craindre, rien à regretter, parce que vous êtes prêts. Je vous fais confiance, je vous ai toujours fait confiance. Et maintenant, c’est à vous de montrer à tout le monde ce dont vous êtes capables. »

Puis, je retourne Ă  ma place et les regarde droit dans les yeux.

« Demain, vous allez entrer sur ce terrain avec un seul objectif : faire respecter ce maillot, faire respecter ces étoiles qu’on porte tous sur le cœur. Ce n’est pas juste du football. C’est une question d’honneur. Une question de fierté. Chaque tacle, chaque passe, chaque tir, vous le faites pour vous, pour vos familles, pour vos amis, pour tous ceux qui vous regardent depuis chez eux. Demain, ça commence. Et une fois qu’on aura mis les pieds sur ce terrain, il n’y aura plus d’excuses, plus de doutes. Seulement des guerriers, prêts à tout donner, prêts à se battre, prêts à souffrir s’il le faut. Vous ne jouez pas pour vous-mêmes. Vous jouez pour la France. Pour écrire l’histoire, encore une fois, après 1998 et 2018. Allez! »

Et tous se mirent Ă  applaudir.

14 Juin 2030, Séville (Espagne)

Ce matin, dans notre groupe, la Côte d’Ivoire a écrasé le Honduras 4-1. C’est à notre tour d’entrer en scène.

Nous sommes au stade Ramón Sánchez Pizjuán, la Bombonera de Nervión. 44 000 spectateurs sont là et bien entendu les Irrésistibles Français. Je vais les saluer pendant l’échauffement des joueurs.

On n’entend qu’eux. Ils écrasent le public Australien par leurs chants!

Dans le vestiaire, Kylian, Mike Maignan, Lucas Hernandez et Jules Koundé prennent la parole pour rassembler les troupes.

Je décide d’aligner un onze sans grande surprise:
Maignan - Koundé, Saliba, Lukeba, Hernandez - Gourna Douath, Tchouaméni, Camavinga - Diaby, Barcola, Mbappé.

Dans le couloir, la tension monte. On entend le public scander le nom des joueurs lors de la composition d’équipe. Personne ne parle. L’arbitre donne le signal. Les joueurs rentrent sur la pelouse. La musique d’entrée des joueurs résonne dans le stade.

https://www.udio.com/songs/sXUejiW5z2CQLj9gA3iHz7

L’hymne Australien est joué puis vient l’heure de la Marseillaise que notre fabuleux public chante. J’ai des frissons. Je joue un Mondial en étant à la tête de mon pays. Putain… J’en ai les larmes aux yeux.

Le coup d’envoi est sifflé. Je dois laisser les émotions de côté pour me concentrer sur ce que je sais faire de mieux: coacher une équipe!

1e minute: Barcola centre pour Mbappé qui reprend de volée. Arrêt du gardien Australien.

3e minute: Lancé en profondeur par Tchouaméni, Mbappé dribble le gardien adverse et pousse le ballon dans la cage vide. Mais l’arbitre siffle hors-jeu et demande la VAR. Le but est annulé.

8e minute: Kylian Mbappé part en dribble. Le défenseur central Australien, Bos, le tacle durement. Le geste est lourd et dangereux. L’arbitre sort le jaune mais la VAR intervient. Après visionnage, le rouge est logiquement sorti. L’Australie va jouer à 10.

11e minute: Tchouaméni frappe de loin. Le gardien détourne en corner. Le public Français pousse derrière son équipe.

15e minute: Hernandez monte sur son côté pour une contre-attaque. Il passe à Camavinga qui lance Diaby à droite. Ce dernier a vu qu’Hernandez a continué sur sa lancée et centre. Cette passe millimétrée arrive dans les pieds de Théo qui contrôle et frappe dans la foulée. Le ballon touche le dessous de la barre transversale et finit sa course dans les filets Australiens (1-0).

Jusqu’à la mi-temps: Le match se durcit. Les Australiens jouent beaucoup plus physique, mes joueurs veulent répondre mais sont au delà des limites selon l’arbitre. Tchouaméni, Koundé et Hernandez prennent un jaune.

A la mi-temps, j’essaie de leur demander de pousser plus. Leur adversaire est à 10 et depuis le but, nous n’avons plus d’occasions franches. Il faut enfoncer le clou et vite mettre le 2e avant de se faire prendre en contre et de le regretter.

Kylian a des mots justes et demande à ses coéquipiers de ne pas tomber dans le piège Australien: jouer physique leur convient mais pas à nous. De plus, ils sont en train de nous faire tomber dans un faux rythme.

47e minute: Mon message a été bien reçu. Barcola frappe et tape la transversale. Le 2e n’est pas passé loin.

53e minute: Kylian part sur la gauche et inverse sa position avec Barcola. Il centre pour Gourna-Douath qui profite d’un relâchement de la défense Australienne. Mais le joueur de Milan loupe son face à face avec le gardien.

55e minute: Tchouameni sort, remplacé par Guendouzi. En effet, le Madrilène n’est plus dans le match depuis son carton jaune…

59e minute: Le choix a failli être payant. Guendouzi est à la réception d’un centre de Koundé mais sa frappe file à la limite du poteau droit.

66e minute: Sur un contre, le ballon arrive à Mbappé qui longe la ligne côté droit. Il temporise et voit l’arrivée de Moussa Diaby. Il centre au millimètre pour son coéquipier qui place sa frappe sur la gauche du gardien (2-0).

68e minute: Le stress redescend après ce 2e but. Le public Français chante toujours plus fort et une Marseillaise descend des tribunes. On sent ce peuple à nos côtés. Pendant ce temps, je fais des changements. Koundé sort, remplacé par Antoine Mendy. Et Delgado prend la place de Hernandez.

71e minute: Delgado monte côté gauche, trouve Barcola en relais, qui à son tour passe à Mbappé. Kylian est bien pris mais voit Antoine Mendy à l’entrée de la surface. La passe en retrait du Parisien pour le Niçois se finit par une frappe puissante qui fait trembler une 3e fois les files (3-0).

73e minute: C’est le moment de faire tourner. On a le match bien en main. Yunus Uçar remplace Diaby et Delhaye remplace Mbappé qui a été monstreux. J’envoie la jeunesse sur le terrain!

74e minute: Choix payant. Lancé en profondeur par Gourna-Douath , Uçar dribble son vis à vis et fusille le gardien (4-0).

Jusqu’à la fin du match: Le match baisse en intensité et l’Australie blinde derrière pour ne pas en prendre plus et pense à son goal-average.

L’arbitre siffle la fin du match. Victoire 4-0! On explose de joie sur le banc de touche. Je vois ma femme et mon fils en tribunes. Eux aussi ont les larmes aux yeux. Je les embrasse de loin.

Je salue le sĂ©lectionneur Australien qui me dit: « la France est une grande Ă©quipe! Â» Je lui souhaite le meilleur pour la suite.

On se congratule, MbappĂ© et Diaby improvisent une danse dans le rond central, puis on va remercier les supporters, on fait la fĂŞte devant leur tribune alors que le morceau « Evasion nocturne Â» rĂ©sonne.


Puis nous rentrons au vestiaire oĂą Mike Maignan lance le chant de la victoire:
"Allez les gars, c’est nous les champions (les autres répètent)
Levons les mains, levons la tête (les autres répètent)
Notre sueur, notre passion, nos victoires (les autres répètent)
Pour devenir les rois ici!" (les autres répètent)
Puis tous se mettent Ă  hurler dans tout les sens.

Je fĂ©licite les joueurs par un court discours: « Les gars, bravo ! Ce que vous avez montrĂ© aujourd’hui, c’est exactement ce qu’on attendait : du sĂ©rieux, de l’engagement et un esprit collectif irrĂ©prochable. Vous avez su imposer votre rythme dès le dĂ©but, et c’est ce qui nous a permis de prendre le dessus rapidement. Cette victoire 4-0, c’est le fruit de vos efforts, mais ce n’est que le premier pas. On reste concentrĂ©s, on garde cette envie, et on continue Ă  travailler dur pour la suite. Profitez de ce moment, vous l’avez mĂ©ritĂ©, mais demain, on pense dĂ©jĂ  au prochain dĂ©fi. Allez, bravo Ă  tous ! Â»

Je pars en confĂ©rence de presse pendant que les joueurs sont sous la douche. Devant la presse, je tiens Ă  fĂ©liciter toute l’équipe pour son sĂ©rieux et la victoire: « C’est une belle entrĂ©e en matière pour nous. Cette victoire 4-0 contre l’Australie est le rĂ©sultat d’un groupe dĂ©terminĂ©, solidaire, et concentrĂ© du dĂ©but Ă  la fin. (…) Je tiens Ă  fĂ©liciter mes joueurs pour leur engagement sur le terrain, leur rigueur et leur envie de bien faire. (…) Ce n’est que le premier match d’une longue compĂ©tition. Il faudra rester concentrĂ©s et garder la mĂŞme intensitĂ© pour aller loin. (…) Le public a Ă©tĂ© exceptionnel, et nous espĂ©rons continuer Ă  vous donner des raisons de vibrer. Â»

On reprend le bus pour retourner à notre camp de base à Estepona. Après 2h30 de bus où les chants ont résonné et où la joie fut totale, nous arrivons à notre hôtel, accueillis par de grands applaudissements par le personnel de l’hôtel. On peut être fier! On a réussi notre entrée en Coupe du Monde!

Dans le reste de la journée, dans le groupe E, le Mexique bat le Qatar (2-0) et l’Irlande crée la sensation en battant un triste Brésil grâce à un but à la 86e (1-0).

Dans le groupe F, une autre surprise, c’est la Croatie qui bat les Pays-Bas (2-1) grâce à un but à la 95e minute. Dans l’autre match du groupe, le Nigeria bat logiquement un faible équipe Syrienne (1-0).

Le soir, les joueurs décompressent à leur manière: seuls dans leur chambre pour les uns, à la piscine pour d’autres ou encore à jouer au poker pour les derniers. Mais tous s’endormiront heureux, avec la satisfaction du devoir accompli.

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