Réponse aux lecteurs
@CaptainAmericka putain, ouais…J’arrive aux barrages super confiants et on se plante complet… La haine…
@Loozar chacun son utilisation de la vaseline
pour ma part, je l’ai appliqué lors des barrages car les défaites qui s’enchainent, ça pique ![]()
@Groot ça ne te plait pas d’être le Jésus du futur? ![]()
@celiavalencia ho putain, ils n’y ont même pas pensé! Mais alors il va falloir faire le tour des pubs de la ville et des pizzerias car niveau hygiène de vie, c’est du foot à Papa là -bas ![]()
Merci Ă tous de suivre cette story!
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Bonjour à tous, c’est Milo. Je suis le fils de mon père, Toopil. J’ai maintenant 15 ans.
Papa est au téléphone avec un mec qui lui propose un poste dans un nouveau club. Le mec a dit mot pour mot: « Ça vous dirait d’entraîner le meilleur club de l’île? » Ce mec, c’est le président du Wellington Phoenix, le seul club Néo-Zélandais qui joue en A-League, le championnat Australien. Un sacré challenge. « Non! Désolé » seront les mots de mon père et il raccrochera.
Le téléphone sonne à nouveau. Un autre mec au bout du fil dit également « Ça vous dirait d’entraîner le meilleur club de l’île? » Mon père rigole et dit « Beh oui car on est champion en titre de la Ligue du Nord » et ils explosent de rire tout les deux. C’était le président de l’Eastern Suburbs. Bref, mon père reste dans son club!
Et tant mieux, car en tribunes, je vois souvent cette mystérieuse fille qui a volé mon cœur sans même le savoir. Elle s’appelle Ava.
Problème numéro un: c’est la sœur de Myer Messenger, un joueur de l’équipe de mon père. Elle est dans mon lycée et c’est aussi la star de l’équipe féminine U16 de handball de l’Auckland Region HC. Elle vient à tous les matchs de son frère, et je la repère immédiatement dans les tribunes, avec ses cheveux rouges flamboyants et son sourire éclatant. Je la trouve absolument fascinante.
Problème numéro deux: Je me retrouve paralysé à l’idée d’aller parler à Ava. Je l’observe de loin, assise à quelques rangs de moi, ses cheveux flottant doucement au vent. Je rêve de lui parler. Mais j’ai peur de passer pour un imbécile. Alors j’ai pris une bonne résolution. Si j’estime que l’équipe de mon père fait une bonne phase aller, je prends mon courage à deux mains et je vais parler à Ava.
Le championnat est parti, je me retrouve en tribunes à chaque match. Ava également. Mon cœur bat la chamade rien qu’à l’idée de croiser son regard. J’en oublie de regarder la pelouse. Et pourtant…
L’équipe de mon père est invaincue lors de la phase aller. Et en flaquant un 5-1 à notre rival d’Auckland City!
Mon cœur bat plus fort que les applaudissements de la foule chaque fois que Myer marque un but.
J’essaye désespérément de trouver un moyen de lui adresser la parole. J’envisage d’abord de faire le coup du « Eh, tu crois qu’il y aura prolongations aujourd’hui ? », mais je me rend compte que ce n’était pas exactement romantique. Et qu’en plus c’est un match de championnat. Alors, je me dis que je pourrai peut-être lui demander son avis sur une technique de dribble… avant de me rappeler qu’Ava ne faisait pas partie de l’équipe de foot et que ce genre de question risquait de la faire fuir.
Au fur et à mesure que le match avançait, je deviens de plus en plus nerveux. Je décide alors de tenter une approche plus subtile : le fameux coup de la gorgée d’eau ratée. Vous savez, ce moment où vous renversez « accidentellement » un peu d’eau sur vous pour attirer l’attention de la personne à côté ? Eh bien, je me dis que c’est une bonne idée… jusqu’à ce que je me renverse carrément toute la bouteille sur les genoux.
Ava me regarda, les yeux ronds, tandis que rouge de honte, je bredouillais : « C’est… c’est pour me rafraîchir, tu sais, la pression du match… tout ça. »
Ava éclata de rire, un rire cristallin qui fit battre encore plus fort mon cœur. « Il fait pas si chaud que ça » me dit-elle.
Je me sentis mourir de l’intérieur. J’avais non seulement raté mon coup, mais en plus, je venais de m’humilier devant elle. Pourtant, le rire d’Ava avait quelque chose de réconfortant. Je me dis qu’au moins, j’avais réussi à la faire rire, même si ce n’était pas tout à fait comme je l’avais prévu.
Après ce coup foireux, je décida de ne retenter ma chance que si l’équipe de mon père finissait invaincue.
Une seule défaite sur la phase retour, je tiendrais ma promesse intérieure. L’équipe de mon père n’a pas fini invaincue. Je n’irai pas parler à Ava. Quelque part, je suis soulagé…
L’équipe a quand même fini championne de la Ligue du Nord (2e saison d’affilée).
Pendant les célébrations, j’ai été invité par mon père à rejoindre le terrain. Pareil pour Ava mais par son frère. Mais en descendant des tribunes, j’ai trébuché sur mes propres lacets, manquant de dévaler trois rangées de sièges et de percuter Ava. Le seul mot que j’ai réussi à dire ce jour-là était un timide « désolé » en ramassant mon ego par terre.
Mais il fallait que je passe à l’action. Comme je ne suis pas capable de lui parler ce sera à elle de me parler. Si Papa et son équipe ne perdent pas les quatre premiers matchs, je passe à l’action!
Bien joué les Lilywhites. A mi-chemin, ils sont invaincus mais coincé en milieu de tableau. Mais la National League est très serrée cette année et ça peut vite grimper.
Du coup, j’ai décidé d’agir. J’ai tenté de faire le type mystérieux en restant dans mon coin, lunettes de soleil sur le nez, appuyé contre un poteau. Sauf que, distrait par la présence d’Ava qui allait passer devant moi pour aller à la buvette, j’ai reculé sans regarder et suis tombé dans une poubelle. Littéralement. Poubelle renversée, le ptit Milo les pieds en l’air, Ava riant tellement qu’elle en avait les larmes aux yeux. La honte!
Après cette honte suprême, j’ai décidé d’abandonner. Je n’allais plus au stade…
Heureusement que l’équipe de Papa n’a pas abandonnée, elle! Après une claque contre Wellington Olympic, la team s’est bien repris et a terminé en boulet de canon.
Malheureusement, l’équipe finit une fois encore assez proche d’une qualif’ en Champions League sans l’obtenir.
Il ne manquait que deux petits points pour décrocher cette qualification continentale qui semble fuir Papa… Malgré tout, on retiendra la très bonne saison d’Eastern Suburbs qui se rapproche petit à petit des meilleurs clubs du pays!
Mon père me demandait pourquoi je n’allais plus au stade. Je n’ai su lui répondre. Alors pour lui faire, plaisir, j’ai décidé d’y aller pour le 2e tour de coupe après un premier tour réussi haut la main.

Les remplaçants furent alignés car l’adversité semblait faible. Le frère d’Ava était titulaire pour ce match. Et elle, bien-sûr, a pris place dans les tribunes.
Mais ce fut un match catastrophique, perdu au pénos… Contre une équipe qui joue deux divisions en dessous… Il paraît que Papa était très en colère dans le vestiaire.
Ava semblait triste, surtout que son frère était sorti sur blessure. Alors qu’elle passe devant moi pour sortir du stade, je me dis que c’est le moment de lui parler. Mais pas un son ne sort de ma bouche.
Elle relève la tête et voit que je la regarde. "Salut!’ me dit-elle. Je souris mais rien ne vient. « Tu es le garçon qui est tombé dans la poubelle l’autre jour? Et qui a failli me faire tomber, quelques temps avant? Et le garçon qui a renversé sa bouteille aussi? »
Je secoue la tête pour répondre.
« Si tu veux, la prochaine fois, je peux t’amener une serviette. » dit-elle en rigolant.
Alors qu’elle part, je l’attrape par la manche. Elle se retourne.
Et là , j’ose lui parler! « Je voulais juste savoir si… si tu aimerais qu’on fasse quelque chose ensemble. Tu sais, autre qu’assister à un match de foot. Peut-être… aller prendre une glace ou… faire autre chose. Ce serait cool. »
Je l’ai fait! Quel exploit! Elle me regarde, un sourire malicieux aux lèvres. « Alors comme ça, le fils du coach a des projets autres que le foot ? Intéressant. » Elle fit semblant de réfléchir, me laissant transpirer un peu plus. « J’accepte, » finit-elle par dire. « Mais à une condition : pas de discussions sur les tactiques de jeu, d’accord ? »
Je hoche vigoureusement la tête, soulagé mais aussi euphorique. « Promis. Pas un mot sur le foot. Juste de la glace… et peut-être des frites ? »
Ava éclata de rire. « Ça marche. Et peut-être un autre litre d’eau, au cas où ? »
On a fini, quelques jours plus tard, par aller manger cette glace. Je découvris que, même sans parler de foot, je pouvais être amusant. Ava, de son côté, se rendit compte que derrière le roi des gaffes se cachait un garçon attachant et plein de surprises.
Mais un jour, Papa reçu un appel: « Bonjour, Mr Toopil. Ici le président de Melbourne City. Je veux vous recruter. »
Papa est tenté! Le City Group, c’est l’opportunité de se faire un nom! Mais ici j’avais Ava. Je devais le convaincre. Je ne voulais pas avoir fait tout ça pour rien. Mais c’est de Maman qu’est venu le salut: « On est bien en Nouvelle-Zélande, non? » Papa sourit et valida! On est resté en Nouvelle-Zélande et j’ai pu revoir Ava… et l’embrasser! Mais ça, c’est une autre histoire!
Milo






















