Réponse aux lecteurs
@Sythax je vais te choisir en co-auteur, je n’y avais même pas pensé. Que je me déçois… ![]()
@CaptainAmericka c’est vrai que partir jusqu’à Londres, c’est partir loin ![]()
@Nehoc HA NON! Le résultat, c’est le nerf de la guerre! ![]()
@celiavalencia promis on laissera ta Aya tranquille alors
Pour une fois que le touriste n’est pas un Japonais ![]()
@Loozar mauvaise nouvelle… Un traité de paix a rapidement été signé… Triste sort ![]()
Merci Ă tous de suivre cette story!
![]()
Bonjour à tous, c’est Jason Rokovucake, le 3e gardien de la sélection Fidjienne. Je continue à vous raconter mon histoire personnelle lors de cette belle compétition.
Ce matin, avec Isimali, on est réveillé par un Malakai en furie et nu comme un vers!
Malakai: "MON FRERE! MON FRERE! C’EST GENIAL!
Isimali: Ce qui aurait été génial c’est que tu nous laisse dormir et que tu mettes un slibard. Putain, il est 7h30, quoi…
Malakai: (en s’asseyant sur le lit de Isimali qui grogne): JE SUIS VRAIMENT AMOUREUX!
Moi: ArrĂŞte de hurler!
Isimali: Ouais… Va être amoureux ailleurs. J’ai des heures de sommeil à rattraper! Et pense à mettre un slibard!
Malakai: L’autre coup, j’avais pris ta mère en photo pour rigoler.
Moi: QUOI?
Isimali: Une chance qu’il ne l’ai pris qu’en photo! Vu la taille de l’engin!!!
Malakai: Ben justement… Ce matin, j’ai voulu me… Enfin… Un plaisir solitaire en regardant cette photo.
Moi: (en me levant) QUOIIIII?
Isimali: Les ennuis arrivent. Sinon, vous pouvez arrêter de hurler car je veux dormir! Et tu peux mettre un slibard ou ça ne choque que moi?
Malakai: Attends, attends, attends. Et ben j’ai pas réussi. Mou! Mais alors mou de chez mou!
Moi: Non seulement tu veux te… Haaaaa je ne veux pas le dire… Sur ma mère mais en plus tu me dis qu’elle n’est pas excitante!
Isimali: Moins que ta sœur. Quelle pureté cette petite! Avec elle, tu ne restes pas mou! Sinon, tu peux mettre un slibard? T’es en train de salir mes draps avec ton anaconda.
Malakai: Non, j’ai pas dit ça. Juste je pensais trop à ma petite Japonaise. C’est l’amour mon vieux. Je ne désire plus qu’elle!"
Au même moment, le coach arrive: « désolé de vous déranger en pleine partouze, mais le planning a changé: réunion à 9h, entraînement à 10h! »
Malakai rentre dans sa chambre, va se préparer comme Isimali et moi. A 9h, on a un brief d’avant-match. Le coach pose les bases: « Les mecs, on a bien rigolé, on a fait les cons, on était détente, c’est fini. Ok, en finissant 2e du groupe, on se donne le droit de continuer à jouer les qualif’ pour le Mondial! Mais, n’y pensons pas. Ce sera dans quelques mois… Là , on passe un niveau supérieur: la Nouvelle-Zélande. Ils étaient archi favoris. On a des lacunes au niveau du jeu on le sait, mais pour rivaliser, il va falloir hausser notre niveau de jeu sinon on va prendre l’eau. Je demande du sérieux, à tous! »
Le discours a fonctionné! A l’entraînement, personne n’a bronché! On était tous à fond, tous en mission pour le plus grand exploit du foot Fidjien!
L’entraînement du matin était dur mais tout le monde était bien concerné. Pour l’entraînement des gardiens, je trouve Mohammed Alam, le titulaire, bien silencieux, lui qui aime beaucoup déconner. Dans le vestiaire, où nous sommes côte à côte, il n’a même pas cherché à me fouetter avec sa serviette mouillée. D’ailleurs Isimali glissera sous la douche et retournera une fois de plus à l’infirmerie.
Puis on mange et tout le monde se sépare pour le moment détente: certains jouent au poker, aux jeux vidéos, d’autres regardent la télé ou lisent. Et d’autres encore font la sieste. Je suis de cette catégorie. Je m’allonge, j’envoie un message à Aliza et je commence à m’endormir. Mais ça toque à la porte. Je vais ouvrir, c’est le coach. "Mohammed n’est pas dans son assiette. Il a peur de ne pas être à la hauteur contre les All Whites. Je te donne un bon de sortie: faites un truc entre gardiens ce soir. Vous avez mon autorisation. Je garde Misiwani (NDLR: le 2e gardien) pour une séance vidéo."
Après l’entraînement du soir, je dis à Mohammed: "On va boire un coup en ville?
Mohammed: Si tu veux…
Moi: Oui je veux. Allez, on y va! Que tout les deux!"
Et nous voilà parti dans Melbourne. Je commence à bien connaître le quartier. Je l’emmène dans un pub. On discute de tout et de rien mais il ne retrouve pas le sourire. Un type vient s’assoir à côté de nous.
Le type: "Vous ĂŞtes Jason Rokovucake et Mohammed Alam?
Nous: (intrigué) Heu… Oui.
Le type: (en tendant la main) Enchanté, je suis @CaptainAmericka , le frère de votre coach.
Nous:(en lui serrant la main) Enchanté!
Captain Americka: TAVERNIER! Tiens Jason, je ne sais pas parler anglais. J’ai appris une phrase en anglais, faut que je la sorte, ça leur fera plaisir… I’M VERY GLAD TO YOU HELP! Bon… Il n’a rien compris… Demande-lui un coteaux d’Ancenis s’il te plait!
Le barman: (après ma traduction) Un quoi?
Captain Americka: Un coteaux d’Ancenis, bordel!
Le barman: On n’a pas ça… C’est quoi?
Captain Americka: (en nous regardant) C’est vraiment un pays de péquenots. Muscadet alors!
Le barman: (en haussant les épaules) Non plus!
Moi: Heu c’est bon! Deux diabolo fraises pour moi et mon copain!
Captain Americka: Et Great Northern du coup pour moi. (en se retournant vers nous) Bière dégueulasse mais bon… Il n’ont aucun alcool de la plus belle région du Monde. Bon les gars, vous faites quoi ici? Le mur? Attention hein. Départ illégal de l’hôtel, vous savez ce qu’on risque ?
Moi: Non mais c’est juste que…
Captain Americka: Il faut que je sois rentré le soir avant onze heures. (en voyant arriver sa bière) Mais tremblez pas comme ça, ça fait de la mousse !!! (en nous regardant) Vous pensez quoi des canaris?
Moi: Des canaris?
Captain Americka: Oui, des canaris!
Moi: (en regardant Mohammed aussi perdu que moi) Ben… Heu… Rien!
Captain Americka: HA ON VIT AU FIDJI ON SE FOUT DE LA PLANETE!
Moi: Heu… Non… Non… Non… J’aime bien les canaris!
Captain Americka: (retrouvant le sourire) Ha super! Mon boulot, c’est la sauvegarde des canaris. Le Canari est la forme domestiquée du Serin des Canaries.
Mohammed: Wahou… Cool! (et il soupire)
Captain Americka: La sélection de ces oiseaux au sein des élevages a permis de créer de nombreuses races et variétés en privilégiant trois aspects : le chant, la couleur ou la posture. Les canaris d’élevage les plus communs sont habituellement jaunes, avec les extrémités blanches. Aussi évoque-t-on le « jaune canari ».
Moi: (faisant semblant de s’interesser) Ha oui c’est vrai ça.
Captain Americka: Mais il existe de nombreuses variantes. Le canari peut être divisé en deux grandes catégories : le canari lipochrome et le canari mélanique. Les lipochromes sont des oiseaux ne présentant aucune mélanine, ils peuvent être blancs, jaunes ou rouges. Les mélaniques ont une couleur dite de fond (blanc, jaune ou rouge), et possédant des mélanines. Les canaris panachés sont classés dans les mélaniques. Le phénotype blanc peut être dû à deux mutations différentes, le blanc récessif et le blanc dominant. On les distingue par le fait que le canari blanc dominant possède toujours quelques traces de jaune (ou de rouge) dans ses rémiges, alors qu’un blanc récessif est totalement blanc. Les races élevées aujourd’hui ont des tailles variant de 11 cm (pour les races fife fancy, hoso japonais et raza) à 23 cm (pour le lancashire). Le canari de couleur a une taille de 13 à 14 cm. Ils peuvent vivre environ 6 à 10 ans selon la variété, certains atteignant même l’âge de 20 ans."
Là avec Mohammed, on se regarde et on ne sait plus quoi dire. Mais le type continue son monologue: « Le canari se croise facilement avec d’autres oiseaux de la famille des fringillidés. Certains hybrides sont stériles, comme celui issu du croisement entre canari et chardonneret élégant, appelé mulet par analogie avec l’hybride de l’âne et de la jument. D’autres sont féconds. En effet, un croisement entre canari et Chardonneret rouge du Venezuela donne des hybrides de couleur orangée. Ces hybrides, par sélection et croisement avec des canaris donneront les canaris rouges. Le canari est régulièrement hybridé avec le chardonneret, le bouvreuil pivoine ou ponceau (toujours un mâle de canari avec une femelle de bouvreuil dans ce cas), le verdier d’Europe, etc… »
Là , Mohammed a une idée: "Il est déjà 11h, Mr Wikipedia.
Captain Americka: Americka, pas Wikipedia. Ha oui mince! Il faut que je sois rentré le soir avant onze heures. (il boit sa bière cul sec et balance des pièces sur le comptoir) BAAAAAH elle est dégueulasse. Bon… Bonne fin de soirée les gars et ALLEZ LES FIDJI demain!"
Il se lève et se dirige vers la porte. Quand il l’ouvre, il s’arrête, se retourne vers nous et dit: « Ha j’avais oublié un truc important. Chez les canaris de couleur, on parle de différentes mutations, alors que chez les canaris de posture et de chant, on parle de véritables races. L’explication en est que les canaris de couleur suivent tous le même standard de morphologie, alors que les canaris de posture et de chant ont des standards de morphologie et de chant propres. Beaucoup de canaris néanmoins n’entrent dans aucune de ces classes, car ils ne sont tout simplement pas sélectionnés. Ils ont une morphologie et des couleurs variables, ce sont les canaris dits communs. Allez, bonne soirée les gars! »
Et il sortit. On se regarda avec Mohammed puis on explosa de rire. On passa par la suite une excellente soirée et Mohammed retrouva le sourire pour demain.
Le grand jour. On joue de nouveau au Melbourne Cricket Ground et tant mieux car s’il avait fallu se déplacer en Nouvelle-Zélande, cela aurait été un inconvénient pour nous.
Le coach fait un discours musclé, nous demande de ne pas être impressionné, qu’on peut le faire! Je vais voir Mohammed et je le motive en lui disant à l’oreille « si tu n’es pas à la hauteur, je te parle de canari toute la soirée! » et il explose de rire.
Pendant l’hymne, on a des frissons! Les Fidjiens sont venus nombreux et le stade est plein: 85 000 personnes. Beaucoup de Néo-Zélandais bien entendu, mais les Fidjiens se font entendre et le moment de l’hymne est mémorable.
Le match débute. Malakai est titulaire. Isimali et moi sommes sur le banc.
Comme prévu, la Nouvelle-Zélande pousse et domine d’entrée. On joue le contre! Marko Stamenic, le joueur de Monaco, est le meilleur joueur Océanien du moment et contrôle le milieu de terrain. Seru doit le marquer en individuel, mais le Néo-Zélandais le fait beaucoup courir. Jusqu’à la 22e minute où le Néo-Zélandais passe, court sur le côté gauche, récupère un ballon et centre pour Tyler Bindon qui ouvre le score pour les All Whites.
Le coach nous encourage, nous demande de ne pas lâcher. On prend le contrôle du ballon, on se crée des occasions. On est au niveau de notre adversaire. Je le sens bien ce match.
Sauf qu’à la 27e, on perd le ballon suite à un corner, les Néo-Zélandais nous contre et partent sur leur côté droit. Tuigulagula sprinte pour revenir et tacle très dangereusement Bell. Il lui attrape les deux jambes. Le Néo-Zélandais vole! L’arbitre n’hésite pas: rouge direct.
Isimali s’échauffe rapidement et rentre en jeu pour son premier match du tournoi. Il remplace Seru qui est sacrifié par le coach. A 10 contre 11 et à 0-1, le coach décide d’abandonner le marquage individuel de Stamenic. Mauvaise stratégie… Deux minutes plus tard, le génie Néo-Zélandais tire de loin et alourdit la marque (2-0).
Alors qu’on fait le forcing pour tenir jusqu’à la pause, Singh marque le 3e but pour son équipe à la 45e… On rentre au vestiaire la tête basse et on y retrouve Tuigulagula en pleurs.
La seconde période est anecdotique. Dès le retour des vestiaires, les Néo-Zélandais mettent le 4e. Malakai sauvera l’honneur pour nous (1-4), les All Whites prendront un rouge à la 69e mais c’est trop tard… La marche était trop haute à 10 contre 11, mais accessible à 11 contre 11 j’en suis sûr…
On va saluer les supporters qui nous acclament. Ce sont eux qui furent les meilleurs Fidjiens dans ce stade…
Dans le vestiaire, c’est la soupe à la grimace… Malakai chiale comme un gosse. Isimali est en pleurs aussi. Le coach et ses adjoints viennent nous voir un par un. Je reçois un message d’Aliza, mais rien ne me console…
On rentre à l’hôtel. Seul avec Isimali dans la chambre, on pleure à n’en plus finir… C’est la fin d’une belle aventure… La Nouvelle-Zélande remportera la compétition en battant d’épatantes Iles Cook en finale
C’est le départ… Nous reprenons l’avion pour rentrer au pays.
Nous sommes accueilli en héros. Les supporters, nos familles, nos amis sont venus nous féliciter. Je retrouve Aliza qui me saute dans les bras, me dit qu’elle m’aime et m’embrasse. Elle est encore plus belle sans ses seins surréalistes. Malakai me tape sur la tête et dit: « Bienvenue dans la famille ptit frère! » et il me soulève sous l’ovation des présents dont ma Maman et ma sœurette.
Avec Aliza, nous nous marions. Le coach et Malakai seront mes deux témoins. Ma mère est si fière et pleure toutes les larmes de son corps. Papa aussi est fier. Plus tard dans la soirée, nous retrouverons Isimali et ma sœur en train de faire l’amour dans les WC de la salle que nous avions réservés.
Eux aussi finiront par se marier. Le jour de son mariage, Isimali se prendra les pieds dans la robe de ma sœur au moment de danser et finira aux urgences. Du classique quoi…
Isimali et Malakai, mes deux beaux-frères… Sacré famille… et avec Aliza, nous aurons un petit garçon qui se nommera Toopil Rokovucake. Un nom qui lui portera chance j’en suis sûr.
D’ailleurs, Malakai aussi va devenir papa. Après être parti jouer en Anglererre, il retrouvera Sameshima Aya, la Japonaise du London Samurai United. Ils auront une petite fille avec qui se nommera Rei Love-Aya.
Isimali aura aussi droit à sa paternité avec ma sœur, un petit Jason Gavidi. Je serai son parrain.
Côté foot, je ne retrouverai jamais la sélection. Mais que je fus heureux de la connaître. Grâce à la sélection, j’ai connu Aliza, le coach Toopil et Isimali, mon meilleur ami. Grâce à tout ça, je suis heureux dans ma vie!
Quel honneur! Et voilà , je vous ai tout raconté. Ha non! J’ai oublié quelque chose!
Nous sommes avec Aliza en vacances d’après Coupe d’Océanie. Nous sommes à Auckland. Nous passons voir le coach qui nous a invité à manger. La soirée se passe bien. Il reçoit un appel et sort de table.
Quand il revient, il dit "je dois vous laisser!
Sa femme: Pourquoi? LĂ , maintenant?
Le coach: Oui. J’ai un truc urgent!
Sa femme: Mais quoi?
Le coach: J’ai reçu une offre! Une offre pour un emploi que je ne peux refuser. Allez, je vous laisse. Ravi de t’avoir accueilli Jason!"
Et il prépara son sac et quitta les lieux sans en rajouter!














