:storygreen: :s1: Tu sors d'où petit lapin ?

#1

La luge, c’est sympa quand on est enfant, et c’est marrant aussi quand on est parent. Mais quand on joue au foot, on devrait juste refuser quand le petit demande une dernière descente… On s’est retournés comme une crêpe et la luge s’est retournée sur mon pied, avec mon poids et celui de mon fils dessus. Bref, une petite entorse et du coup je regarde les copains jouer depuis les gradins.

C’est beau l’Andorre. C’est calme. Je peux me balader tranquillement, mes fils y grandissent en toute sécurité, et ma femme apprécie beaucoup la qualité de vie due à l’omniprésence de la nature. C’est un petit coin de paradis que j’ai rejoint via un ami d’ami qui m’a convaincu il y a trois ans de rejoindre le staff du FC Ordino.

A 35 ans, peu de temps après avoir raccroché les crampons suite à une période compliquée dans mon club de coeur, River, c’était une occasion de mettre le pied à l’étrier et de travailler tout de suite en même temps que je commençais ma formation d’entraineur. La fédération d’Andorre m’aide beaucoup et mon objectif est d’obtenir rapidement les diplômes qui me permettront d’entrainer un club pro. D’ailleurs, c’est pour bientôt, j’arrive au bout de ma formation entamée en 2016. J’aime bien les équipes de jeunes, mais j’ai envie de franchir un cap.

Pour m’entretenir physiquement, j’ai même repris le foot l’année dernière en rejoignant en tant que joueur le club voisin du FC Encamp dans l’équipe de futsal ! J’ai pris le train en marche mais j’ai quand même marqué lors de la finale :wink:

Bon désolé, comme tous les argentins, je suis un peu bavard. Un mélange d’Italie et d’Espagne dans le sang, ça ne vous engendre pas des contemplatifs ! J’ai les copains qui viennent de finir l’entrainement, je dois les rejoindre, je vous retrouve vite pour vous donner des news.

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#2

Avant de vous retrouver pour vous raconter la suite de mes aventures, je vous partage des extraits d’une interview faite par Antonio Moschella pour SoFoot, qui est un bon moyen de me connaître pour ceux qui me découvrent un peu !

Tu n’as que 35 ans et ça fait déjà un an que tu as pris ta retraite. Est-ce ta longue carrière qui a influencé ce choix ?
D’une certaine façon, oui. Avoir commencé si jeune, ça fait long. J’ai fait mes débuts avec River Plate à seize ans et, depuis ce jour, j’ai toujours joué au haut niveau, et plus je grandissais, plus ma compétitivité augmentait. Je sentais l’obligation de lutter toujours pour gagner et, donc, faire de mon mieux en toutes les occasions.

Ta carrière s’est déroulée dans six championnats différents, de l’Argentine à la Grèce. Pourquoi ce côté vadrouilleur ?
C’est sûrement une conséquence de mes inquiétudes, de vouloir toujours découvrir des émotions et des sensations différentes. On parle aussi de championnats très compétitifs.

Commençons par River Plate, le club de ta vie…
Mon début a été inoubliable et ça reste le meilleur souvenir de ma carrière. J’ai toujours dans ma tête l’image de Ramón Díaz qui me demande d’aller m’échauffer pour entrer sur le terrain. J’étais complètement bouleversé au niveau émotionnel. Je n’avais fait que quatre entraînements avec l’équipe première de River

Tu entres et tu marques après quelques minutes…
Incroyable ! Le début de mon rêve avec mon club. Un moment que je n’oublierai jamais dans ma vie.

Trois ans et 45 buts plus tard, tu rejoins un FC Barcelone qui n’était pas encore si puissant.
C’est vrai, il n’avait pas encore la dimension qu’il a aujourd’hui. Mais tu pouvais déjà voir le potentiel de plusieurs joueurs. Il y avait pas mal de jeunes qui venaient de la cantera et j’avais noté un certain style de jeu à la base. Après, le système a progressé et avec patience, ils ont obtenu de grands succès.

Un an après toi, Juan Román Riquelme arrive au Barça. Comment tu t’entendais avec un symbole de Boca Juniors, rival éternel de ton River ?
Je peux t’assurer qu’on ne parlait pas souvent de Boca et River, mais on partageait notre vie à Barcelone au quotidien. Simplement, je prenais un énorme plaisir à jouer avec lui et je profitais de ses passes décisives. Il avait une qualité de jeu extraordinaire, c’était un vrai privilège de partager le vestiaire et le terrain avec lui.

Après Riquelme, voilà Ronaldinho

Quel joueur ! Je n’oublierai jamais un but face à l’Espanyol. C’est un moment incrusté dans ma mémoire : Ronnie me fait une passe impensable avec le talon sans presque regarder où j’étais ! Ronaldinho avait de la magie dans ses pieds. Un talent inoubliable et unique.

Après le Barça, tu débarques à Séville, et avec toi, l’équipe gagne sa première Coupe de l’UEFA.
Un merveilleux souvenir. C’était le centenaire d’un club qui n’avait jamais rien gagné. Encore aujourd’hui, quand je passe à Séville, les gens me saluent avec beaucoup d’amour.

Pendant la Coupe du monde 2006, l’Argentine marque un but incroyable face à la Serbie. Tu as pris part à cette action historique…
Quel but ! Une action spectaculaire dans laquelle tous les Argentins ont touché le ballon. Le but arrive juste après un un-deux entre moi et Riquelme. Je vois « el Cuchu » (Cambiasso, ndlr) qui entre dans l’axe, je lui donne le ballon et après c’est lui qui, après une talonnade de Crespo, marque. Un vrai golazo .

Vidéo

Quels sont tes souvenirs de ta période à l’AS Monaco ?
Des très bons souvenirs. On avait terminé troisième en Ligue 1, c’était une équipe très compétitive qui avait gagné son groupe en Ligue des champions. J’ai encore une bonne relation avec des coéquipiers de cette époque. Et ce fut un vrai plaisir de pouvoir être entraîné par Didier Deschamps, un coach excellent.

Si tu devais retenir un seul but ?
C’est vraiment compliqué de choisir un moment ou un but. Mais je crois que je vais choisir celui de mes débuts avec River.

Et le gardien qui t’a le plus marqué ?
(Rires) Sans doute le Mono Burgos. C’est lui qui m’a appelé « Conejo » (lapin en espagnol, ndlr) pour la première fois. C’était pendant un des premiers entraînements avec l’équipe première de River. Je lui pique le ballon, il me regarde et il me dit : « Tu sors d’où, petit lapin ? » , car j’étais rapide et il ne m’avait pas vu. Et finalement, tu peux t’imaginer comment termina cette action…

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#3

C’est très sympa et bien écrit ! Je suis

#4

L’un de mes joueurs préféré !

Bon courage en Andorre, j’y suis actuellement avec Pas de la Casa :stuck_out_tongue:

#5

Cool Andorre !

Je suis curieux de voir ce que ça va donner :slight_smile:

#6

C’est pas dit que Javier entraîne en Andorre :slight_smile:

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#7

Fraichement diplômé depuis juin, l’été a été décevant. Je pensais qu’avec mon expérience internationale et mon réseau en Europe, j’aurais eu davantage d’opportunités, mais non. La concurrence est rude au poste d’entraineur, et je pense qu’il va falloir que je revoie mes ambitions à la baisse, au moins à court terme.

C’est vrai que j’adore ma vie en Andorre, mais côté challenge j’espérais vite avoir une opportunité.

Jusqu’à ce coup de fil du 4 octobre…

  • Allo ?
  • Bonjour Javier, c’est José Castro, président du Séville Football Club, je ne te dérange pas ?
  • Bonjour monsieur, non pas du tout
  • J’ai rencontré hier Victor Santos, qui m’a parlé de ta formation et de ton investissement à la fédération d’Andorre, tu as déjà fait du super boulot, bravo
  • Ah, oui, merci, il m’a beaucoup aidé pour ma reconversion en tant qu’entraineur, je prends beaucoup de plaisir à entrainer les jeunes.
  • Bon, bon, je t’appelle car on cherche quelqu’un pour prendre les rênes de Sevilla Atlético. Elle est complètement dans les choux dans son groupe de 3ème division et on n’a pas eu d’autre choix que de renvoyer Toscano après 5 défaites consécutives.
  • J’imagine que je te prends un peu de court, mais la discussion avec Victor m’a convaincu. Je n’étais pas là quand tu as joué pour le club, mais je sais que tout le monde t’apprécie beaucoup ici et on serait ravi que tu rejoignes notre belle équipe. Pablo et Jordi font un très bon travail avec l’équipe première, et il nous faut un super coach pour la B, je suis certain que ce serait une belle façon pour toi de commencer le métier. Ne réfléchis pas trop longtemps !
  • Merci de votre confiance, c’est une très belle proposition, je vous rappelle demain sans faute !
  • Très bien, j’attends ton coup de fil. A demain Javier
  • Merci, à demain monsieur le président

Séville ! Quelle bonne idée ! Tellement de souvenirs remontent à la surface… Ce ne fut pas ma meilleure saison, mais j’ai quand même fini meilleur buteur du club avec 9 buts sous les ordres du coach Ramos. On a terminé 5ème de Liga, mais surtout on a gagné le premier titre européen du club en gagnant la coupe de l’UEFA ! C’est l’un de mes plus beaux titres. (oui bon j’ai été remplacé à la mi-temps, c’était pas mon grand soir…On peut pas être toujours au top :wink:)

Entrainer la réserve, mais pourquoi pas ? Vu mon inexpérience sur le banc, ce serait une belle occasion de me lancer sans me mettre en difficulté toute de suite sous le feu des projecteurs. Un peu comme Zidane qui a passé un peu de temps à coacher l’équipe B du Real avant de prendre les rênes de l’équipe A et du parcours que l’on connait ensuite… Bon, en même temps, je n’ai pas été ballon d’or, donc la comparaison est un peu flatteuse quand même ! Mais, « faire une zizou », ce serait pas mal !

Séville, c’est une sacrée bonne idée ! Séville… La chaleur andalouse, l’odeur des orangers, le flamenco, les jolies f……
Oui chérie ? non, je disais qu’il y a des jolies fleurs à Séville, oui voilà, des jolies fleurs !

11 octobre 2018 : c’est parti !

Je suis tout excité ! Je vais enfin diriger une équipe pro, dans un club que j’apprécie beaucoup et avec lequel j’ai gagné un titre important, même si je n’y suis resté qu’un an.

Côté staff , j’ai la possibilité de continuer avec l’équipe en place ou d’amener du sang neuf, je vais attendre les premiers entrainements pour voir comment ça se passe et éventuellement passer quelques coups de fil. A priori, ce que j’ai vu ce matin à l’entrainement ne m’a pas convaincu, mais c’est difficile de juger en quelques heures. Même si je ne connais pas encore grand monde, j’ai quand même deux ou trois noms qui me viennent en tête et qui seraient heureux de me rejoindre ! Il y a un adjoint, un préparateur physique, un entraineur des gardiens, un kiné et un médecin.

Côté structures , c’est la grande classe. Le centre d’entrainement est magnifique et le stade pour notre équipe est nickel avec 5000 places. On est loin de El Monumental de mes débuts à Buenos Aires mais c’est déjà ça !

Côté effectif , c’est simple, je ne connais aucun des joueurs, je vais donc avoir un œil assez neuf ! En y regardant de plus près, le seul gardien n’est pas fou, je manque de latéraux en défense, personne sur le flanc droit de l’attaque…

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En clair, c’est bien devant, mais c’est pas terrible derrière (oooooh, vous avez vraiment les idées mal placées…)

Un petit coup d’oeil à mon meilleur joueur, malheureusement blessé pour encore 15 jours :

Côté tactique , ils ont eu l’habitude de jouer dans un 4 4 1 1 pas terrible qui ne leur a causé que des soucis, autant en attaque qu’en défense. Ça tombe bien, je n’aime pas du tout cette tactique, et je vais démarrer avec un bon petit 4 4 2 des familles, voire un 4 2 3 1 si j’ai les profils adéquats. Je suis un attaquant, donc j’aime bien le jeu porté vers l’avant… Si je n’ai pas de joueurs à faire remonter de l’équipe C ou de l’U19, je vais tenter le 4 3 3 vu le nombre de milieux et d’attaquants que j’ai à disposition.

Côté classement , c’est juste la catastrophe, 5 défaites et deux nuls, donc 2 points pris sur 21. Il n’y a que l’équipe B de Grenade qui fait pire que nous. Indigne de notre niveau, n’oublions pas que l’équipe était en 2ème division l’année dernière…

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Le prochain match a déjà lieu dans trois jours contre El Ejido, actuellement 8ème. Pas le temps de tergiverser, je vais peu dormir et m’atteler à faire un programme d’entrainement béton et préparer mon onze de départ. Mon premier match en tant qu’entraineur d’une équipe pro sera forcément commenté, j’espère que ce sera une victoire…

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#8

Bon courage !

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#9

14 octobre 2018

C’est donc mon 1er match sur un banc en tant qu’entraineur. On jour contre le 8ème. C’est la première fois que je ressens de la pression de ce côté du terrain. En tant que joueur, ou récemment en tant qu’adjoint pour une petite équipe, c’était différent. Là, je suis l’entraineur.

Je me souviendrai longtemps de cet après midi d’automne …

Malgré une tactique travaillée deux jours avant le match, les joueurs semblent déjà y adhérer et je suis heureux de les voir « jouer » au ballon. On garde la possession, on remonte vite le ballon dans le terrain adverse, on presse haut… Quel plaisir ! Les attaquants tentent des choses mais n’ont pas de réussite. C’est au milieu que ça se joue aujourd’hui : juste avant la mi-temps, Mena tente une reprise de volée lumineuse qui finit au fond ! Le moment idéal pour marquer…

A la mi-temps, je félicite mes joueurs pour leur état d’esprit conquérant, et je leur demande d’en faire plus pour creuser l’écart.

La 2ème mi-temps se déroule comme la première : des tirs souvent cadrés mais pas de réussite… Jusqu’à la 82ème, ou le milieu de terrain Cera, entré à l’heure de jeu, qui est plutôt défensif dans le dispositif, nous met un but encore plus beau, une reprise de volée limpide de l’entrée de la surface qui finit dans la lucarne ! Le match est plié.

Je débute ma carrière par une victoire !!! C’est fantastique.

Par contre, une ombre au tableau : la blessure de mon ailier gauche Pejino, je vais devoir faire jouer mon petit Bryan de 17 ans pendant quelques matchs car il n’y a personne d’autre à ce poste…

21 octobre 2018

Match à nouveau à domicile, tant mieux, contre le 4ème, qui ne compte qu’une défaite pour 5 victoires et 2 nuls. Là encore, gros travail du milieu, et cette fois c’est notre milieu offensif José Lara qui a plus que fait le boulot. Autre source de satisfaction : le travail sur coups de pied arrêté a payé, puisque notre défenseur central argentin Mariano Konyk marque d’une belle tête sur corner. On sort de la zone de relégation après ces deux belles victoires.

Par contre, grosse tuile, notre latéral droit Manu Sanchez s’est blessé assez gravement et ne reviendra pas avant plusieurs semaines. Je n’avais déjà personne à son poste, il va falloir que je réorganise ma défense et ma tactique.

28 octobre 2018

Premier déplacement, et grosse difficulté : on joue le premier du classement, candidat affiché à la montée…

Même si j’ai préparé mes joueurs, même si j’ai tenté de mettre en place une tactique adaptée, ce fut douloureux. Je ne sais pas si c’est le fait de jouer à 12h00 ou l’ambiance hostile, mais dès la 26ème minute, notre défenseur nous gratifie d’un petit CSC, et on rentre au vestiaire avec ce but de retard. On s’accroche, on tente des choses, on arrive à poser le ballon un peu, mais tout bascule en 7 minutes : Murcia réussit à marquer un 2ème but à la 59ème, Mena tacle à retardement et se fait expulser sur l’engagement suivant à la 62ème, et ils enfoncent le clou à la 66ème. Réduits à 10, complètement désorganisés, on boit l’eau jusqu’à la tasse à la 77ème. 4-0, c’est une bonne fessée !

4 novembre 2018

La semaine a été mise à profit pour se remettre en question après la cinglante défaite. On joue Malaga B, qui est un peu dans les choux en bas de tableau, une équipe en mal de confiance. Ca ne me plaît pas trop ! J’adapte ma tactique, je change un peu de stratégie à l’extérieur, j’essaie de remotiver les troupes, et nous voilà dans leur tout petit stade, coup d’envoi 19h.

Muet lors des premiers matchs, Chris Ramos garde ma confiance et est à nouveau titulaire en attaque. Le plan de jeu fonctionne, on maitrise le ballon et on tente pas mal de belles choses. Et le voilà qui s’illustre à la 26ème puis qui récidive 3 minutes plus tard ! A cause d’une erreur, on se fait rejoindre bêtement à l’heure de jeu, mais on bétonne en défense et on tient notre premier succès à l’extérieur. Match référence qui nous fait du bien pour la confiance !

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11 novembre 2018

Retour au bercail. On travaille beaucoup la tactique à l’entrainement ainsi que les coups de pied arrêtés. Mon MVP Curro a retrouvé de la couleur depuis son retour de blessure, c’est de bon augure… Ramos a tapé dans l’œil de l’équipe A qui fait appel à lui en liga, c’est donc Martin qui sera à la pointe de l’attaque.

Super match à la maison bien maitrisé, Martin honore sa sélection avec un but, et Curro est élu homme du match avec un but à son actif. On remonte au classement !

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18 novembre 2018

Déplacement difficile contre un top 4 du championnat. On tente des choses mais on a du mal à poser notre jeu. L’inévitable Ramos, de retour après son bref passage en 1, nous sort un beau but à la 20ème, ce qui nous libère côté confiance mais qui fait encore davantage jouer l’adversaire qui se rue à l’attaque. Nous craquons malheureusement à la 81ème et obtenons malgré tout un bon résultat à l’extérieur.

25 novembre 2018 : Jeu, set et match

Besoin de faire le plein de points à domicile contre un adversaire à notre portée ? Pas de souci, le message est passé ! Nous monopolisons la ballon et avons un paquet d’occasion : Ramos fait son show et réalise un hat-trick, Konyk marque son 2ème but sur corner, et notre ailier Pejino est intenable à gauche avec un doublé en 15 minutes.

Match le plus prolifique, même si nous avons des soucis à régler absolument en défense, notamment en nous relâchant après les buts ou encore sur la fin de match.

2 décembre 2018 : une histoire de pénaltys manqués …

Déplacement chez un mal classé, nous arrivons à produire du jeu, bien en place tactiquement, et notre milieu offensif Lara inscrit son deuxième doublé de la saison. A noter que chaque équipe aura bénéficié d’un pénalty et l’aura raté ! Belle opération au classement pour nous.

9 décembre 2018 : piège en vue

Rencontre un peu terne et stressante contre l’avant dernier du championnat. Seul notre Curro national nous rassure avec un but en 1ère mi temps. Malgré une nette domination, nous n’arriverons pas à faire mieux.

16 décembre 2018 : la confirmation

Voilà notre match référence à domicile ! Du beau jeu, de l’audace, de la finition… J’ai félicité mes joueurs pour leur état d’esprit et l’application à suivre la tactique. Pejino continue de confirmer son talent, pendant que Curro est totalement indispensable et réalisé un doublé.

23 décembre 2018 : Petit Papa Noël

Tout le monde attend avec impatience la trêve, mais il faut finir le boulot à domicile contre la lanterne rouge. C’est au final un match étrange, avec une outrageuse domination mais un problème de finition inquiétant des attaquants. Heureusement, Pejino est l’auteur d’un superbe match et inscrit un doublé en 2ème mi temps.

Déjà la tête au réveillon, on se prend un but inutile à la dernière minute, mais tant pis : encore une victoire, et on s’empare de la 6ème place !

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#10

Un bilan de cette première partie de saison :

  • Notre progression au classement est fulgurante, surtout étant donné la situation catastrophique lors mon arrivée. Je suis très fier d’avoir redressé la barre avec les joueurs

  • Côté joueurs, même si je constate certaines lacunes à certains postes, et une profondeur de banc faible, j’ai un effectif de qualité qui permet cette belle série.
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  • Pour achever de rendre positif ce tableau, nous sommes sur une très belle série de 5 victoires consécutives !
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Avant de vous retrouver pour la suite de cette saison, un petit point rapide sur le reste du monde : Barcelone mène la liga, les deux Manchester se partagent le haut de la première league, le PSG domine en France, la vieille dame est en tête en Italie et le Bayern survole la Bundesliga …

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#11

C’est bon ça! C’est bien écrit et bien décrit, et le challenge est sympa. Je vais suivre.

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#12

Merci ! J’ai un peu trop détaillé, mais j’ai tenté le coup, ça m’a amusé de le faire, surtout pour les débuts de Saviola en tant qu’entraineur. Je pense que je vais grouper par demi-saison, avec donc plutôt un bilan détaillé global, et alterner avec de l’écriture.

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#13

Belle remontée au classement pourquoi pas essayer de viser une place dans le top 5

#14

Salut,

Comment ça se passe niveau recrutement ? Vu que tu es une équipe B, tu dois attendre que le coach des A t’envoie des joueurs ?

#15

Je vise carrément de remonter en 2ème div !

#16

Cest plutôt l’équipe A qui me pique des joueurs, aucun de la A n’a été changé d’effectif (dommage !)
Je n’ai aucun budget recrutement mais je peux signer sans souci des joueurs libres ou en prêt, j’attends le Mercato avec impatience pour au moins avoir quelques renforts!

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#17

Pendant la trêve, pas question de ne pas passer Noël en Famille. Et Noël en argentine, comment dire… Le Père Noël, les sapins, tout ça tout ça quand il fait 30 degrés dehors, ça fait bizarre !

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Rassurez-vous, je ne vais pas vous raconter mon repas de famille, quoiqu’il y aurait des choses croustillantes à raconter. Je crois même que je vais consacrer un chapitre à des moments qui s’y sont déroulés, on verra.
Bref, certains le savent déjà, mais il y a une chose dont nous raffolons nous autres argentins, en particulier quand on organise de bons repas : le dulce de leche.
C’est tout simplement la folie la plus incroyable qu’un peuple peut vouer à un pot de quelques grammes. C’est l’idole du pays, et je pense qu’entre l’équipe de foot et le dulce de leche, certains n’hésiteraient pas et choisiraient ce dernier. D’ailleurs, les argentins qui habitent en Europe en ramènent des stocks entiers lorsqu’ils passent des vacances en Argentine ! (oui, comme moi, j’avoue).

Les bretons connaissent bien le ‘salidou’, qui est une pâte de caramel mou faite à base de crème fraîche, de sucre, et de beurre salé. Du temps où je jouais à Monaco, Shabani Nonda m’avait fait gouté car il en était dingue après son passage au Stade Rennais. Certains connaissent également peut-être la confiture de lait, que l’on trouve aussi en France. Ils ont d’ailleurs la même apparence et la même consistance. Et bien, la confiture de lait, c’est le dulce de leche ! C’est une pâte de caramel mou également, mais élaborée à partir de la caramélisation du lait concentré.

Je vous disais donc que c’est le pot le plus idolâtré d’Argentine, il suffit de voir les grandes surfaces pour s’en rendre compte : des rayons entiers sont consacrés au dulce de leche ! Des dizaines de marque se partagent ce marché hyper lucratif puisque la consommation de ce produit dépasse la raison. Les argentins en mettent partout ! D’ailleurs, pour les spécialistes du fast food, au Mac Do de Buenos aires vous n’avez pas de Sundae au caramel, vous avez un Sundae au dulce de leche ! Il se mange avec des fruits, dans des yaourts, avec de la glace, et dans des gâteaux.

Les gâteaux proposés dans les restaurants ou dans les magasins contiennent une fois sur deux le dulce de leche, et surtout, il existe un type de gâteau qui occupe aussi tout un rayon : imaginez des gâteaux de la taille d’un palet breton, à peu près la même épaisseur, constitués de deux couches de biscuit séparées par une couche de dulce de leche. On les appelle les ‘alfajores’, et ce sont LES gâteaux par excellence. Plus riche, tu meurs…

Inutile de vous dire que bon nombre d’argentins mangent les pots à la cuillère, ce qui en dit long sur leur consommation annuelle de pots de dulce de leche. C’est vraiment le « précieux » des argentins ! C’est une véritable drogue…

Bon allez, une dernière cuiller et je me remets à préparer le mercato moi ! C’est pas le tout mais j’ai une équipe à entrainer quand même…

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